Petites Sœurs de l'Assomption

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Les Petites Sœurs de l'Assomption (PSA) forment une congrégation religieuse catholique fondée à Paris en 1865 par le père Étienne Pernet, Augustin de l'Assomption, un des premiers compagnons du Père Emmanuel d'Alzon, fondateur de la congrégation des Augustins de l'Assomption, et Mère Marie de Jésus (née Antoinette Fage, 1824-1883), pour l'apostolat social auprès des milieux défavorisés.

Fondation[modifier | modifier le code]

La congrégation des Petites Sœurs de l’Assomption a été fondée en 1865 en France, au début de l’industrialisation, par le Père Etienne Pernet, assomptionniste, et Antoinette Fage, en religion Mère Marie de Jésus, dans le but de « procurer la Gloire de Dieu par le salut des pauvres et des petits ». Actuellement en 2015, elles sont présentes dans vingt pays de tous les continents. Aux côtés d’autres chrétiens, avec des femmes et des hommes de bonne volonté, elles œuvrent pour que la solidarité effective et l’intégrité de la création contribuent à la réalisation d’un monde juste et porteur de paix.

La congrégation s'est consacrée depuis ses origines aux soins gratuits des malades pauvres à domicile. Elle est reconnue en 1875 par l'archevêque de Paris, le cardinal Guibert, obtient les approbations de Rome en 1897 et 1901.

En 1946 la congrégation centralisée est divisée en provinces ; en 1949, elle absorbe les Servas dos Pobres du Portugal ; en 1962 elle absorbe les Petites Sœurs des Champs fondées en 1844 à Gandalou (Tarn-et-Garonne) par l'abbé Jean-Baptiste Marie Delpech (1807-1887). En 1993, est officialisée la scission d'avec une partie de la province italienne qui devient la congrégation des Sœurs de la Charité de l'Assomption (S.C.A.).

La succession des supérieures générales est ainsi établie

  • Mère Marie de Jésus Fage, supérieure de 1865 à 1883
  • Mère Marie du Saint-Sacrement, née Eugénie Jacobs (1853-1922), supérieure de 1883 à 1922,
  • Mère Marie-Germaine de Jésus, née Catherine Friedel (1867-1950), supérieure de 1922 à 1946,
  • Mère Marie Sainte-Elisabeth, née Élisabeth Barbe (1890-1979), supérieure de 1946 à 1968,
  • Mère Marie-Madeleine Godelieve, née Marie-Madeleine Termont (1920-2009), supérieure de 1968 à 1981
  • Mère Maria Teresa de l'Eucharistie, née Shirley Dick (1929-2012), supérieure de 1981 à 1987,
  • Sœur Céline Heon (1935-), supérieure de 1987 à 1999,
  • Sœur Mercedes Martinez (1942-), supérieure de 1999 à 2011.
  • Sœur Marie-Françoise Phelippeau, élue en 2011 pour 6 ans.

On compte dans leur histoire dix-huit chapitres généraux : 1906, 1909, 1921, 1927, 1933, 1939, 1946, 1952, 1958, 1964, 1968, 1975, 1981, 1987, 1993, 1999, 2005 et 2011.

Le dix-huitième chapitre général a eu lieu du 1 au 25 juin 2011 à Paris (Maison-Mère). Ce chapitre a élu Marie-Françoise Phelippeau nouvelle Supérieure Générale de la Congrégation (France). Le Conseil général élu est composé de Piedad Berrio (Colombie), Mary Keenan (Irlande), Geneviève Langlois (France), Eugenia Hueto (Espagne).

Au 1er janvier 2015, on compte 688 sœurs réparties en 107 communautés et 6 territoires. Leur expansion internationale s'est faite rapidement dès les origines : France (1865), Angleterre (1880), Irlande et États-Unis en 1891, Belgique en 1900, Italie en 1902, Espagne en 1903, Argentine en 1910, Uruguay en 1923, Tunisie en 1931, Canada en 1933, Colombie en 1940, Venezuela, Pérou, Algérie et Maroc en 1946, Portugal et Brésil en 1949, Égypte en 1951, Chili et Nouvelle-Zélande en 1955, Costa Rica en 1956, Bolivie en 1957, Liban en 1960 (quitté en 1975), Éthiopie en 1985, Afrique du Sud en 1991, Madagascar en 1995, Philippines en 2001 (quitté en 2013), République démocratique du Congo en 2002, Burkina Faso (2010) et Vietnam (2010).

Martyrs de la congrégation[modifier | modifier le code]

Membres notables[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le fanatisme frappe à Alger » Article de José Fort publié le 9 mai 1994 dans L'Humanité
  2. « Huit religieux catholiques tués en huit mois . L'ordre des Pères blancs » Article publié le 28 décembre 1994 dans Libération
  3. « Dix-neuf religieux assassinés en deux ans » Article publié le 3 septembre 2010 dans La Croix
  4. « 1994-2014, l’héritage des premiers religieux assassinés en Algérie » Article de Martine de Sauto publié le 11 mai 2014 dans La Croix

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]