Palais de l'Ombrière

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Palais de l'Ombrière
Image illustrative de l'article Palais de l'Ombrière
Le palais de l'Ombrière au XVIe siècle
Début construction XIe siècle
Propriétaire actuel détruit
Coordonnées 44° 50′ 19″ nord, 0° 34′ 09″ ouest[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Guyenne
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Commune Bordeaux

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Palais de l'Ombrière

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Palais de l'Ombrière

Le palais de l'Ombrière était un palais construit au Moyen Âge à l'intérieur de la ville de Bordeaux et aujourd'hui disparu. Son nom est dû à l'ombrage de grands arbres qui formaient une avenue à l'époque.

Description[modifier | modifier le code]

Le plan du palais montrant son aspect hétérogène

Cette résidence habituelle des ducs d'Aquitaine a été construite progressivement à partir de la fin du XIe siècle à l’angle sud-est de l’enceinte gallo-romaine, à l'emplacement de l'actuelle place du Palais.

Il intégrait probablement des éléments de la muraille gallo-romaine comme le suggère la figuration d’une tour construite dans un appareil de moellons et d’arases de brique, dite « tour de la Chître » [2].

Le palais a été construit peu à peu sans plan d'ensemble autour de la tour de « l’Arbalesteyre » mentionnée pour la première fois dans un document daté de 1080 [2]. C'était un donjon implanté à 40 mètres en avant du rempart, sous forme d'une grosse tour rectangulaire de 18 mètres sur 14 sans escalier intérieur [3]. Son nom était du à son adossement à une caserne où logeaient les arbalétriers royaux. Devant le Palais s’étendait la place en triangle dite "du Palais ".

Au début du XIIIe siècle, plusieurs maisons constituaient avec l’Arbalesteyre et des éléments fortifiés de l’enceinte antique le palais de Jean Sans Terre. Au XIVe siècle, la documentation plus abondante fait apparaître une grande salle construite après 1254, un châtelet que l’on peut associer à la « porte » mentionnée en 1242, ainsi que la « tour du roi » rebâtie après 1310 [2].

Vu la documentation réduite qui nous est parvenue et l'absence de plan d'ensemble, il est difficile de se faire une idée précise du plan du Palais avant le XVIIe siècle. La construction hétérogène et peu pratique laissait une impression "peu flatteuse" : " Nous vîmes le Palais des plaideurs qui consiste en une salle assez médiocre qui a une rangée de piliers par le milieu qui fait deux allées de différente largeur, le tout sale et malpropre, de même que les chambres qui sont petites, obscures et sales, presque autant qu'à Poitiers " (Claude Perrault) [3].

Historique[modifier | modifier le code]

Louis VII, Aliénor d'Aquitaine y ont séjourné. Puis à compter de 1154 où Bordeaux devient anglaise, des rois d'Angleterre et leurs représentants.

Le Palais abritait la Cour mais aussi les bureaux du Sénéchal de Gascogne et de la Connétablie, c'est-à-dire de l'administration judiciaire et financière de la province à l'époque anglaise. Cette province occupait l'équivalent des régions actuelles de l'Aquitaine, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes [3].

Le château est agrandi et sa défense est renforcée à la veille de la guerre de Cent Ans [4]. Mais cela n'empêcha pas la chute de l'Aquitaine anglaise et de Bordeaux en 1453.

Après le rattachement à la Couronne de France, le Parlement de Guyenne s'y installait de 1462 à 1790 [4].

De 1557 à 1570, Michel de Montaigne, qui avait succédé à son père (à 24 ans) dans l'office de Conseiller à la Cour des Aides de Périgueux, y siégea lorsque cette juridiction fut rattachée au Parlement de Bordeaux [3].

L’Ombrière resta jusqu'à la Révolution le siège des tribunaux et la prison principale de Bordeaux [3]. Pendant la Révolution française, le palais et la place prirent le nom de Brutus, référence à l'Antiquité assez courante à cette période. Le palais Brutus servit de prison [5].

Après divers incendies (1597, 1704), il fut démoli en 1800 et la rue de l'Ombrière a été ouverte à sa place.

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

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