Saint-Gourson

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Saint-Gourson
Saint-Gourson
L'église paroissiale
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Nord
Intercommunalité Communauté de communes Val de Charente
Maire
Mandat
Guy Rivalland
2014-2020
Code postal 16700
Code commune 16325
Démographie
Gentilé Saint-Goursonnais
Population
municipale
139 hab. (2016 en diminution de 4,79 % par rapport à 2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 57′ 07″ nord, 0° 19′ 25″ est
Altitude Min. 89 m
Max. 161 m
Superficie 10,09 km2
Localisation

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Saint-Gourson est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Saint-Goursonnais et les Saint-Goursonnaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Gourson (1 009 ha) est située dans une région vallonnée et boisée du Nord-Charente, à 13 km au sud-est de Ruffec et 36 km au nord d'Angoulême.

Le bourg de Saint-Gourson est aussi à 6 km au sud de Nanteuil-en-Vallée, 8 km au sud-ouest de Champagne-Mouton, 13 km au nord-ouest de Saint-Claud, 14 km au nord-est de Mansle et 28 km à l'ouest de Confolens[2].

À l'écart des grandes routes, la commune est traversée par la D 76, D 102 et D 177 qui se croisent au bourg[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte trois principaux hameaux : les Augers à l'ouest, chez Maillou à l'est, chez Cognet au nord, ainsi que des fermes[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Gourson
Nanteuil-en-Vallée
Poursac Saint-Gourson Chassiecq
Couture Saint-Sulpice
-de-Ruffec
Beaulieu-sur-Sonnette,
Ventouse

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le calcaire du Jurassique présent en profondeur est assez ancien (Bajocien et Bathonien) et fortement altéré. On le retrouve en surface sur les coteaux de la Tiarde et surtout ceux de Domezac.

Les sols argilo-siliceux du Cénozoïque dominent le plateau calcaire karstique[4],[5],[6] et expliquent sans doute la forte proportion de forêts dont les plus grandes sont la Madeleine et la Brande, car peu propices à la culture.

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau d'une altitude moyenne de 120 m creusé par deux vallées de direction nord-sud. Le point culminant est à une altitude de 161 m, situé à l'extrémité sud-est (borne IGN). Le point le plus bas est à 89 m, situé sur la limite sud-ouest (vallon de Domezac). Le bourg, construit dans la vallée de la Tiarde, est à 115 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Tiarde et le lavoir, au bourg

La commune est arrosée par le ruisseau de la Tiarde qui prend sa source au lavoir du bourg et qui se jette dans le Son-Sonnette, affluent de la Charente, à Mouton.

La Font Pinaud est située le long de la Tiarde en limite sud de la commune[3].

Au nord-est du bourg, la Tiarde est prolongée en amont par un ruisseau souvent à sec, qui prend sa source en dessous du village de chez Mailloux. 

À l'ouest, le vallon de Domezac est également parcouru par un ruisseau intermittent naissant au pied des Augers et du château de Domezac, et qui s'infiltre dans un gouffre juste après la fontaine de la Côte après un parcours de moins d'un kilomètre[réf. nécessaire].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans une grande partie du département, le climat est océanique aquitain, légèrement dégradé au nord du département.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La forêt occupe 45 % du territoire communal.

Les boisements de ces « terres rouges » glaiseuses sont dominés par le chêne pédonculé et surtout le châtaignier, essence reine exploitée en taillis.

Les assolements n'ont cessé d'évoluer depuis les années 1980 avec l'abandon progressif de l'activité d'élevage au profit de mises en culture malgré l'acidité et la lourdeur des terres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Sergonson, Sergonsonio, Sargossonium, Sargonson, Sargorson[7]. Ces formes persistent jusqu'à la fin du XVIe siècle. Parallèlement, à partir de la fin du XIVe siècle, on trouve la forme latinisée Sancto Gorsonio.

L'origine du nom de Saint-Gourson remonterait à un nom de personne gallo-romain d'origine celtique Serguntius auquel est apposé le suffixe -onem. Le nom a été transformé en saint imaginaire au Moyen Âge[8],[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

La terre de Saint-Gourson était la possession de la famille Desmiers de Chenon, vieille famille noble de l'Angoumois, dont le château de Domezac datant des XVIe et XVIIe siècles est la résidence depuis des siècles. Un de ses membres, Alexandre, fut compagnon d'armes du roi Henri III de Navarre alors qu'il était protestant. Lors de la conversion du roi au catholicisme et de son accession au trône de France en tant qu'Henri IV, Alexandre Desmiers préféra se retirer dans ses terres[10].

Au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, la paroisse dépendait du comté et du diocèse d'Angoulême, bien que limitrophe de la province du Poitou et du diocèse de Poitiers (canton de Champagne-Mouton).

Au début du XXe siècle, une des principales ressources de la commune était encore la fabrication du charbon de bois à partir des nombreux bois de châtaigniers couvrant la commune[10].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
depuis 2001 En cours Guy Rivalland SE Retraité de la Poste

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2016, la commune comptait 139 habitants[Note 1], en diminution de 4,79 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
539423502486562630649603536
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
545525522529542521481462449
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
443430406391366352321325262
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016
232170179147136129142139139
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Saint-Gourson en 2007 en pourcentage[15].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
6,9 
7,0 
75 à 89 ans
12,1 
15,5 
60 à 74 ans
22,4 
50,7 
45 à 59 ans
36,2 
8,5 
30 à 44 ans
10,3 
12,7 
15 à 29 ans
6,9 
5,6 
0 à 14 ans
5,2 
Pyramide des âges du département de la 'Charente en 2007 en pourcentage[16].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'entrée de l'église
  • L'église paroissiale Saint-Pierre contient une chaire en pierre sculptée du XIVe siècle, classée monument historique au titre objet depuis 1933[17].
  • Situé dans l'ouest de la commune et dominant un vallon boisé, le château de Domezac est une élégante demeure des XVIe et XVIIe siècles qui appartient depuis longtemps à la famille Desmiers de Chenon, ancienne famille de l'Angoumois. Les tours sont du XVIe siècle[18],[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 26 avril 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ruffec », sur Infoterre, (consulté le 7 janvier 2012)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. II, Angoulême, imprimerie Roux et Despujols, , 588 p., p. 209
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 604.
  9. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  10. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 334
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. « Evolution et structure de la population à Saint-Gourson en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  17. « Chaire à prêcher », notice no PM16000268, base Palissy, ministère français de la Culture
  18. Robert Dexant, Châteaux de Charente, Paris, Nouvelles Éditions latines, , 30 p., p. 14
  19. « Château de Domezac », sur chateau-fort-manoir-chateau.eu (consulté le 19 décembre 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]