Londigny

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Londigny
Londigny
Église Saint-Hilaire de Londigny.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Nord
Intercommunalité Communauté de communes Val de Charente
Maire
Mandat
Monique Ragonnaud
2014-2020
Code postal 16700
Code commune 16189
Démographie
Gentilé Londinois
Population
municipale
250 hab. (2016 en diminution de 1,19 % par rapport à 2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 05′ 01″ nord, 0° 08′ 16″ est
Altitude Min. 110 m
Max. 158 m
Superficie 9,67 km2
Localisation

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Londigny est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Londinois et Londinoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La commune est située tout au nord du département de la Charente et du canton de Villefagnan. Elle est limitrophe du département des Deux-Sèvres.

Londigny est proche de Ruffec en Charente et de Sauzé-Vaussais dans les Deux-Sèvres.

Elle est à l'écart des grands axes routiers mais proche de l’axe nord-sud que forme la RN 10 (elle est à mi-chemin entre Poitiers et Angoulême). Elle est proche de la D 740 Villefagnan-Ruffec et de la D 19 Sauzé-Villefagnan-Aigre[2].

La gare la plus proche est celle de Ruffec qui est desservie par un TGV et des navettes TER entre Poitiers et Angoulême. La future LGV Sud Europe Atlantique traversera la commune (début des travaux en 2011, mise en service prévue fin 2015 - début 2016)[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

En plus de nombreuses fermes, la commune compte quelques hameaux comme Landraudière au sud-est, le Peu au sud près du château, la Brousse à l'ouest, la Grande Métairie et Chez Courtioux au nord[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Londigny
Sauzé-Vaussais
(Deux-Sèvres)
Montalembert
(Deux-Sèvres)
Montjean Londigny
Saint-Martin-du-Clocher

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le canton de Villefagnan est situé sur les plateaux sédimentaires jurassiques du Bassin aquitain et occupé par des formations calcaires et marnocalcaires plus ou moins argileuses du Bathonien, fines ou graveleuses. Sur une partie du territoire de Londigny il y a présence d'argile à silex issue de l'altération des marnes et des calcaires[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La partie nord de la commune fait partie de la zone des collines boisées de Montalembert, qui forme la ligne de partage des bassins de la Charente, de la Vienne et de la Sèvre Niortaise.

Le relief de la commune est celui d'un plateau assez uniforme, d'une altitude moyenne de 140 m, traversé sur sa partie occidentale par la vallée de la Péruse de direction nord-sud. Le point culminant est à une altitude de 158 m, situé dans la forêt sur la limite départementale au nord-est (Lac de Saudon). Le point le plus bas est à 110 m, situé le long de la Péruse en limite sud. Le bourg, sur le flanc de la vallée, s'étage entre 115 et 130 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Péruse traverse la commune du nord au sud dans une vallée étroite et y faisait fonctionner quatre moulins. Elle rejoint le Lien à Ruffec puis la Charente. Actuellement la Péruse s'enfonce sous terre une bonne partie de l'année, elle s'assèche au fil de l'eau avant d'arriver à Saint-Martin-du-Clocher, et elle ne réapparaît qu'à Ruffec. Elle ne rétablit son cours entre Bernac et Saint-Martin-du-Clocher qu'en période de fortes pluies.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, légèrement dégradé au nord du département aux abords du seuil du Poitou.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

Le nord et l'est de la commune sont boisés en grande partie.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les prairies ont été remplacées par du maïs, le nombre des agriculteurs a fortement diminué et ils se sont reconvertis en céréaliculture et élevage intensif porcin et bovin. Mais se sont aussi installés des agriculteurs biologiques, deux élevages de porcs et un de bovins avec vente directe.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme ancienne est Loundigniaco (non datée)[7].

L'origine du nom de Londigny remonterait à un nom de personne germanique Landonus auquel est apposé le suffixe -iacum, ce qui correspondrait à Landoniacum, « domaine de Landonus »[8],[9]. De façon plus probable, les celtisants comme Xavier Delamarre, rapprochent le nom de celui de Londres: " Au Londinium, domaine de Londinios (Londres) correspond, au suffixe près, le Londiniacon du continent" (Londigné avant 1801,aujourd'hui Londigny en Charente)[10].

Londigny est au nord de la limite des noms en -ac (au sud de la France) et des noms en , -ay ou -y (au nord), qui traverse la France d'ouest en est et le nord-ouest du département de la Charente entre Rouillac/Montigné et Bernac/Londigny[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle les Jousserand, seigneurs de Londigny, avaient droit de haute et basse justice (attesté par la présence d'une fuie ronde au château du Peu) et des écrits sur les logis de la Blanchetière et Guignebourg (ruiné dès le XVIIIe siècle) existent[11]. Fille de René de Jousserand de Londigny, Nicole de Jousserand, dame d'Aulnay en Poitou, épouse avant 1604 René de Menou de Charnizay (Touraine), et leur fils Charles de Menou, né à Charnizay, partira du port d'Auray en Bretagne avec Isaac de Razilly et Nicolas Denys en 1632 pour l'Acadie dont il deviendra plus tard gouverneur[12]. Une plaque commémorative de Charles de Menou a été posée en 2004 sur le parvis de l'église[13].

Londigny était un fief important, dépendant de la châtellenie de Ruffec. Il a appartenu aux Jousserand entre le XVe et XVIIe siècles. En 1687, la seigneurie de Londigny est passée à Casimir Prévost de Touchimbert, écuyer, seigneur de l'Isleau. La famille de Touchimbert, représentée au XXe siècle par le marquis de Lameth, a conservé Londigny jusqu'à nos jours. Le château a été entièrement reconstruit[11],[14].

Route de la Poste[modifier | modifier le code]

Londigny était aussi situé avant le XVIIIe siècle sur l'ancienne route de la Poste entre Paris et Bordeaux, directe entre Chaunay et Barbezieux par Villefagnan, Aigre, Moulidars et Châteauneuf, avant que celle-ci ne soit déviée pour desservir Angoulême par Turgot, intendant de la généralité de Limoges[15],[16],[17]. Un relais de poste à Villefagnan est attesté en 1542 et ce n'est qu'en 1760 que la route postale a été modifiée pour emprunter l'actuelle route nationale 10. Ensuite, en 1788 a été construite l'actuelle RD 740 Villefagnan-Ruffec.

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

À sa création en 1793 la commune de Londigny faisait partie du canton de Ruffec mais depuis 1801 elle appartient au canton de Villefagnan et depuis 1995 à la communauté de communes du Pays de Villefagnan formée d'une partie des communes de ce canton.

Aux élections de 2007 elle a voté massivement à gauche : ses 183 inscrits ont donné aux présidentielles 59 voix à Nicolas Sarkozy et 96 voix à Ségolène Royal et aux législatives 87 voix à Jérome Lambert PS élu et 33 voix à l'UMP. Son maire de l'époque, Yves Manguy agriculteur à la retraite, connu comme syndicaliste agricole, était adhérent des Verts.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2008 Yves Manguy Les Verts Agriculteur à la retraite
2008 En cours Monique Ragonnaud SE Retraitée France Télécom

En 2008 les élus de Londigny se sont fédérés à l'initiative des élus du Pays ruffécois avec 17 communes du Nord Charente et 5 des Deux-Sèvres en une fédération qui demande des compensations aux nuisances que va leur apporter la LGV Sud Europe Atlantique[18].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].

En 2016, la commune comptait 250 habitants[Note 1], en diminution de 1,19 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
532559464579587648647663642
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
593552550567572504517474451
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
416399342368353361348322311
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
278242242228219241244247246
2016 - - - - - - - -
250--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Londigny en 2007 en pourcentage[23].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
1,7 
9,5 
75 à 89 ans
18,2 
17,5 
60 à 74 ans
17,4 
23,0 
45 à 59 ans
18,2 
15,9 
30 à 44 ans
16,5 
9,5 
15 à 29 ans
14,0 
24,6 
0 à 14 ans
14,0 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[24].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Londigny est une commune essentiellement agricole, avec une dizaine d'exploitations[25] et du maïs irrigué, ce qui a porté préjudice aux nappes phréatiques et entraîné des assecs sur la Péruse, obligeant ainsi à revoir les méthodes culturales[26].

Les élevages sont de deux types : élevage classique et élevage à label bio pour deux élevages porcins et un élevage bovin qui pratique la vente directe à la ferme.

Les quelques artisans sont un ébéniste, un chauffagiste et deux entrepreneurs agricoles[25].

Il n'y a aucun commerce ni industrie.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas d'école à Londigny.

La zone scolaire est le regroupement pédagogique intercommunal (RPI) Montjean-Bernac avec une classe maternelle à Bernac et deux classes élémentaires à Montjean. Le secteur du collège est Villefagnan[27].

Vie locale et associations[modifier | modifier le code]

La bibliothèque intercommunale est en association avec Montjean dans l'ancienne poste de Montjean, près de l'école.

Les activités sont celles proposées par le foyer rural (fête du 15-Août, théâtre) et par la société de chasse.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Hilaire du XIIe siècle aurait été bâtie auprès d'une source miraculeuse, la Font Béquille. Elle était avant la Révolution dans le diocèse de Poitiers et l'archiprêtré de Ruffec. Elle a été restaurée et a retrouvé son toit de tuiles plates. C'est une église à campenard dont la vieille cloche porte le blason des Jousserand et la date de 1608[28].
  • Le château de Londigny, dit aussi château du Peu[29], connu dès 1635 pour appartenir à René Jousserand, puis en 1666 à Casimir Prévost, et à partir de 1729 à la famille Prévost de Touchimbert, dont il ne reste que le pigeonnier, une fuie en partie ruinée et une tour ronde en ouest. Le château a été reconstruit dans l'esprit de Viollet-le-Duc, au XIXe siècle. Il est de style baroque, et le gothique côtoie le style Renaissance, avec des statues en ciment dans le parc[30],[31].
  • Le Breuil-Goulard attesté dès le XVe siècle dont les bâtiments actuels seraient du XVIe et XVIIIe siècles. Le logis à deux étages et toit mansardé recouvert de tuiles plates est flanqué d'un pavillon rectangulaire et du côté cour d'une tour ronde[30].
Article détaillé : Château du Breuil-Goulard.
  • La Blanchetière attestée en 1694 qui a été très remaniée en 1967[32].
  • Le lavoir de l'aire de la Liberté, les puits et les maisons anciennes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 16 janvier 2015)
  2. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. La future ligne TGV Sud-Europe Atlantique entre Tours et Angoulême
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ruffec », sur Infoterre, (consulté le 7 janvier 2012)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 232
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 409.
  9. Foerstemann, Altdeutsches Namenbuch, Berlin, 1856, p.836
  10. Xavier Delamarre, Noms de lieux celtiques de l'Europe ancienne, Paris, Errance, , page 10 note 2
  11. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 219
  12. Gervais Carpin, Le réseau du Canada, Septentrion, , 562 p. (ISBN 2-89448-197-7, lire en ligne), p. 135
  13. « Menou d'Aulnay de Charnizay » (consulté le 27 novembre 2015)
  14. Pascal Baudouin, « Histoire de Londigny », (consulté le 16 janvier 2015)
  15. Atlas de Trudaine - 1745 ; généralité de La Rochelle - vol. II, base Mistral, Ministère de la Culture
  16. Georges Reverdy, Histoire des routes de France du Moyen Âge à la Révolution, Presses de l'École nationale des ponts et chaussées, , 271 p. (ISBN 285978280X, lire en ligne), p. 231
  17. Société archéologique et historique de la Charente, Documents historiques sur l'Angoumois, Aubry, (lire en ligne), p. 236-237
  18. Journal Sud Ouest du 26 juillet 2008
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  23. « Evolution et structure de la population à Londigny en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  24. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  25. a et b La Charente Libre : Londigny vu du ciel
  26. L’Irrigation en question!
  27. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 6 juillet 2012)
  28. « Cloche de l'église », notice no PM16000180, base Palissy, ministère français de la Culture
  29. « Château du Peu », base Mémoire, ministère français de la Culture
  30. a et b Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias, , 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 24
  31. Lydie Foulon, Belles demeures de la Charente, éditions Patrimoine et médias, , 69 p. (ISBN 2-910137-13-9), p. 6
  32. Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sepulchre, (réimpr. 2005), 893 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]