Les Adjots

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Les Adjots
Les Adjots
La mairie des Adjots.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Intercommunalité Communauté de communes Val de Charente
Maire
Mandat
Alain Dunoyer
2020-2026
Code postal 16700
Code commune 16002
Démographie
Gentilé Adjotois
Population
municipale
523 hab. (2019 en diminution de 0,57 % par rapport à 2013)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 39″ nord, 0° 12′ 26″ est
Altitude Min. 120 m
Max. 168 m
Superficie 10,94 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Ruffec
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Charente-Nord
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Les Adjots
Géolocalisation sur la carte : Charente
Voir sur la carte topographique de la Charente
City locator 14.svg
Les Adjots
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Les Adjots
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Les Adjots

Les Adjots est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Adjotois et les Adjotoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Les Adjots est une commune située au nord du département de la Charente. Elle est à la fois limitrophe des départements voisins des Deux-Sèvres (au nord-ouest) et de la Vienne (au nord-est).

Traversée par la N 10 à l'ouest du village et la voie de chemin de fer à l'est, Les Adjots se trouvait sur la route de Paris à Bordeaux, comme l'atteste la planche 28 de l'Atlas de Trudaine[1].

Les routes départementales D 176 puis D 306 puis D 8 permettent de rejoindre Ruffec à 8,5 km au sud.

La ligne de chemin de fer Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean passe à la limite est de la commune. Ruffec est la gare la plus proche.

La N 10 permet aussi de rejoindre aussi Ruffec, et Angoulême la préfecture à 47 km au sud et Poitiers à 57 km au nord.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Au nord-ouest du bourg des Adjots, Chez Branger est le hameau le plus important de la commune. Il est situé sur l'ancienne N10. Au nord du bourg on trouve aussi Chez Chagnaud et Chez Machet et au sud la Cour, les Robins et les Loges. Enfin au sud-ouest, le hameau de la Batarderie est séparé du reste de la commune par la N 10[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme tout le Nord-Charente. Le Bathonien apparaît sur une petite zone à l'est du bourg, mais le plateau est toutefois recouvert par des altérites sous forme d'argile rouge à silex, et localement par de l'argile à pisolithes de fer au sud du bourg[3],[4],[5].

Le relief de la commune est celui d'un plateau d'une altitude moyenne de 140 m. Le point culminant est à une altitude de 168 m, situé sur la limite nord-ouest de la commune, dans le prolongement du horst de Montalembert.

Le point le plus bas est à 120 m, situé sur la limite sud-est (bois des Vallons). Du fait de la nature karstique du sol, on trouve aussi quelques dépressions et gouffres. Le bourg est à 127 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans le bassin de la Charente, mais elle ne compte aucun cours d'eau ou plan d'eau[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, légèrement dégradé au nord du département aux abords du seuil du Poitou.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Les Adjots est une commune rurale[Note 1],[6]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Ruffec, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (69,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,5 %), forêts (26,7 %), zones agricoles hétérogènes (14,5 %), zones urbanisées (4,4 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous la forme latinisée Adjotis en 1280[12], qui pourrait être « les ajoncs »[13]. Le mot bas-latin adjotum voulant dire : ajonc, terre couverte d'ajoncs[14].

La graphie actuelle s'explique par cette latinisation médiévale du mot vieux français ajou (XIIIe siècle) « ajonc », qui remonte en réalité à un prélatin *ajaugone > *ajon (d'où ajonc qui est graphié avec un c final par analogie avec jonc, issu du latin juncus) > ajou.

Il existe au moins deux variantes dialectales dans la région : ajaillon et jogue (forme féminine, issue de *ajauga) plus au sud.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les photos aériennes montrent au lieu-dit le Tertre les marques d'une ancienne construction quadrangulaire d'origine indéterminée[1].

Aux XVIe et XVIIe siècles, Les Adjots étaient le siège d'une importante seigneurie qui appartenait à la famille d'Alloue, qui habitait au logis de la Bastarderie, situé en lisière de la forêt de Ruffec[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Créée en 1793, Les Adjots est passée de l'arrondissement d'Angoulême à l'arrondissement de Confolens le .

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2008 Josette Pacton    
2008 2020 Francis Grimaud SE Retraité cadre Sécurité sociale
2020 En cours Alain Dunoyer    

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2002 (second tour)[modifier | modifier le code]

Inscrits : 344 - Abst. : 16,2 % - Jacques Chirac : 226 voix (83,70 %) - Jean-Marie Le Pen : 44 voix (16,30 %)

Élection présidentielle de 2007 (second tour)[modifier | modifier le code]

Inscrits : 309 - Abst. : 11,33 % - Ségolène Royal : 150 voix (56,82 %) - Nicolas Sarkozy : 114 voix (43,18 %)

Élection présidentielle de 2012 (second tour)[modifier | modifier le code]

Inscrits : 340 - Abst. : 14,71 % - François Hollande : 164 voix (63,08 %) - Nicolas Sarkozy : 96 voix (36,92 %)

(source : Ministère de l'Intérieur[réf. incomplète])

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2019, la commune comptait 523 habitants[Note 3], en diminution de 0,57 % par rapport à 2013 (Charente : −0,42 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
661683646749896821864942879
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
810781744727690690695601593
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
580562520512502494469512513
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2019
488515453448390440509529523
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Après avoir perdu 45 % de sa population de 1851 à 1921, les Adjots a stabilisé sa démographie entre 390 et 530 habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,3 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 26,1 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 275 hommes pour 247 femmes, soit un taux de 52,68 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,41 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
0,8 
8,0 
75-89 ans
5,7 
19,0 
60-74 ans
17,8 
16,6 
45-59 ans
19,7 
19,0 
30-44 ans
20,2 
16,5 
15-29 ans
14,3 
20,1 
0-14 ans
21,6 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2018 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
90 ou +
2,5 
8,9 
75-89 ans
11,8 
20 
60-74 ans
20,3 
21 
45-59 ans
20,8 
16,9 
30-44 ans
16,2 
15,6 
15-29 ans
13,7 
16,6 
0-14 ans
14,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Les Adjots est une commune agricole avec quelques artisans, tracto-services, maçons, peintre.

Au bourg se trouve une épicerie.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Les Adjots et Taizé-Aizie, qui accueillent chacune une école élémentaire[22].

Médico-social[modifier | modifier le code]

L'IME Marc-Signac se trouve à La Cour.

Autres services[modifier | modifier le code]

Ils sont tous à Ruffec à 8,5 km.

Vivre aux Adjots[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le club de foot est une entente entre Taizé-Aizie et les Adjots.

Fête communale et patronale[modifier | modifier le code]

La fête communale est à Pâques et la fête patronale le dimanche suivant le .

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église des Adjots.

L'église paroissiale Saint-Laurent était le siège d'une cure dont l'origine remonte au XIe siècle. Elle fut fondée et construite par l'abbaye de Nanteuil dont elle dépendait. Elle a été souvent remaniée, et restaurée au XIXe siècle[23].

La tour du Pavillon daterait du XVIIe siècle[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Les Adjots », base Mémoire, ministère français de la Culture
  2. a b et c Carte IGN sous Géoportail
  3. Carte du BRGM sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ruffec », sur Infoterre, (consulté le )
  6. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  8. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  12. Henri Beauchet-Filleau, Pouillé historique du diocèse de Poitiers, t. III, Niort, Clouzot, , 574 p. (lire en ligne), p. 231.
  13. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 3.
  14. Charles du Fresne du Cange, Glossarium mediae et infimae latinitatis, Paris, Firmin Didot, (lire en ligne), p. 78
  15. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 36
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  20. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune des Adjots (16002) », (consulté le ).
  21. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de la Charente (16) », (consulté le ).
  22. Site de l'inspection d'académie
  23. Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 13
  24. Jean-Claude Vrillac, « Les grandes familles du Pays ruffécois - Les Adjots », sur cgcp.asso.fr, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]