Saint-Martin-du-Clocher

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Saint-Martin-du-Clocher
Saint-Martin-du-Clocher
Marie de Saint-Martin-du-Clocher
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Nord
Intercommunalité Communauté de communes Val de Charente
Maire
Mandat
Joël Trouvé
2014-2020
Code postal 16700
Code commune 16335
Démographie
Gentilé Martiniens
Population
municipale
124 hab. (2015 en diminution de 6,06 % par rapport à 2010)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 03′ 45″ nord, 0° 09′ 20″ est
Altitude Min. 103 m
Max. 152 m
Superficie 6,66 km2
Localisation

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Saint-Martin-du-Clocher est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Martiniens et les Martiniennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-du-Clocher est une commune du Nord-Charente située à 5 km au nord-ouest de Ruffec et 46 km au nord d'Angoulême.

Le bourg de Saint-Martin est aussi à 8 km au nord-est de Villefagnan, 9 km au sud de Sauzé-Vaussais. Il est aussi à 2,5 km du département des Deux-Sèvres et 5 km de la Vienne. Niort est à 56 km et Poitiers à 60 km[2].

Elle est à l'écart des grands axes de communication, mais proche de la RN 10 entre Angoulême et Poitiers que l'on doit traverser pour rejoindre Ruffec et qui passe à 3 km à l'est. La D 26, route de Ruffec à Sauzé, traverse l'ouest de la commune. La D 180 et la D 305 desservent le bourg[3].

La gare la plus proche est celle de Ruffec, desservie par des TER et TGV à destination d'Angoulême, Poitiers, Paris et Bordeaux.

La LGV Sud Europe Atlantique traversera la commune en 2017[4].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les principaux hameaux sont Lombonnière à l'ouest, et Villeborde au nord. Ceux de Monjandon, la Pironne et les Molles entourent le bourg[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Martin-du-Clocher
Londigny Montalembert
(Deux-Sèvres)
Montjean Saint-Martin-du-Clocher Les Adjots
Villiers-le-Roux La Chèvrerie Bernac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme tout le Nord-Charente. Plus particulièrement, le Bathonien occupe la surface communale, avec du Callovien à l'extrême sud. Le plateau est toutefois recouvert par des altérites sous forme d'argile à silex, dépôts du Cénozoïque[5],[6],[7].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau assez uniforme, d'une altitude moyenne de 130 m. De nombreux gouffres sous forme de dolines parsèment ce plateau. Le point culminant est à une altitude de 152 m, situé sur la limite départementale à l'extrême nord-est. Le point le plus bas est à 103 m, situé le long de la Péruse sur la limite sud. Le bourg de Saint-Martin, sur le flanc de la vallée, est à 120 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée en son centre par la Péruse (ou Péruze), affluent de la Charente, qui a souvent des assecs durant l'été malgré la politique de gestion de l'eau mise en place par la préfecture.

À noter que, déjà au début du XXe siècle, dû au terrain karstique, ce ruisseau se perdait aux environs du bourg et que, à partir de cet endroit, son lit était complètement à sec, sinon après de longues périodes de pluie[8].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, légèrement dégradé au nord du département aux abords du seuil du Poitou.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

Ses 700 hectares sont pour plus d'un tiers recouverts de bois.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Sanctus Martinus de Cortaldeira au XIe siècle, Sanctus Martinus de Clocherio en 1280[9].

Martin de Tours était évêque de Tours et apôtre des Gaules, mort en 397.

Cortaldeira, ou *Cordalaria, serait issu d'un nom d'homme "Courtaud" et suffixe -aria signifiant « domaine de Courtaud ». Clocherio est la forme latinisée du nom commun clocher[10],[11].

La commune a été créée Saint-Martin en 1793, avant de devenir Saint-Martin-du-Clocher en 1801[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

La découverte en 1967 d'un sarcophage avec une plaque-boucle en bronze et une épingle, ainsi que deux sites à tegulae, atteste une occupation à l'époque romaine et au cours du haut Moyen Âge entre les Ve et IXe siècles[13].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
depuis 1995 en cours Joël Trouvé SE Agriculteur

En 2008 les élus de Saint-Martin-du-Clocher se sont fédérés à l'initiative des élus du Pays du Ruffécois avec 17 communes du Nord-Charente et 5 des Deux-Sèvres en une fédération qui demande des compensations aux nuisances que va leur apporter la LGV Sud Europe Atlantique[14].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2015, la commune comptait 124 habitants[Note 1], en diminution de 6,06 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
291304326341341351337356372
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
349362292297302328303299286
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
278278241252225210220191207
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
188136137131139134133132129
2015 - - - - - - - -
124--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Saint-Martin-du-Clocher en 2007 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
12,5 
75 à 89 ans
20,0 
6,9 
60 à 74 ans
11,7 
33,3 
45 à 59 ans
26,7 
15,3 
30 à 44 ans
21,7 
11,1 
15 à 29 ans
11,7 
20,8 
0 à 14 ans
8,3 
Pyramide des âges du département de la 'Charente en 2007 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

C'est une commune agricole qui compte un apiculteur, un bûcheron débardeur et huit exploitations agricoles, centrées sur les céréales et les oléoprotéagineux et l'élevage caprin et bovin.

Il y a quelques artisans, deux plombiers-couvreurs, un mécanicien, un chaudronnier-ferronnier et un forain en habillement.

Il n'y a pas de commerce.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

L'école a fermé en 1975 et tous les services sont à Ruffec à 6 km, ou à Villefagnan.

L'ancienne salle de classe accueille un Restaurant du Cœur charentais.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin

L'église paroissiale Saint-Martin qui date initialement du XIIe siècle, possède une cloche en bronze datant de 1693 avec l'inscription :

« SIT NOMEN. DOMINI BENEDICTUM. JE SUIS POUR ST. MARTIN DU CLOCHER. 1693 B+S »

Cette cloche est classée au titre objet monument historique depuis 1944[20].

La commune comporte divers bâtiments, un lavoir, quelques fours à pain et un four à chaux[21].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 30 avril 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b et c Carte IGN sous Géoportail
  4. Tracé de la ligne TGV Sud-Europe Atlantique Tours-Angoulême
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ruffec », sur Infoterre, (consulté le 7 janvier 2012)
  8. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, vol. III : Arrondissement de Confolens et Ruffec, L.Coquemard, Angoulême, (réimpr. Éd. de la Tour Gile, 1996), 523 p. (ISBN 2-878022-8-15), p. 473
  9. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 234
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 615.
  11. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 219
  14. Journal Sud Ouest du 26 juillet 2008
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. « Evolution et structure de la population à Saint-Martin-du-Clocher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  20. « Cloche de l'église Saint-Martin », notice no PM16000271, base Palissy, ministère français de la Culture
  21. Pascal Baudouin, « Saint-Martin-du-Clocher, canton de Villefagnan » (consulté le 19 juillet 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]