Bernac (Charente)

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Bernac
La mairie de Bernac
La mairie de Bernac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Nord
Intercommunalité Communauté de communes Val de Charente
Maire
Mandat
Jean-Jacques Vrignon
2014-2020
Code postal 16700
Code commune 16039
Démographie
Gentilé Bernacois
Population
municipale
482 hab. (2014 en augmentation de 5,01 % par rapport à 2009)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 48″ nord, 0° 10′ 32″ est
Altitude Min. 94 m
Max. 153 m
Superficie 8,46 km2
Localisation

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Bernac

Bernac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Bernacois et les Bernacoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Bernac est une commune du Nord-Charente située à 3 km au nord-ouest de Ruffec.

La route principale est la D 26, route de Ruffec à Sauzé-Vaussais (Deux-Sèvres), qui passe près de l'église. La mairie est située à 0,6 km au nord-est de cette route, aux Montées. Le reste de la commune est desservi par de petites routes; la D 305 traverse le nord de la commune entre Saint-Martin-du-Clocher et Les Adjots[2].

Bernac est aussi à 44 km d'Angoulême, 8 km de Villefagnan, 11 km de Sauzé-Vaussais[3].

La gare la plus proche est celle de Ruffec, à 2 km, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Poitiers, et des grandes lignes vers Bordeaux et Paris.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le bourg de Bernac est assez petit. L'église est située à l'ouest près du cimetière, et la mairie est située aux Montées.

La commune compte de nombreux hameaux : au nord on trouve la Gadelière, le Breuil au Vigier, la Paizière, les Jarris, et au sud, Masquinant. Le château de Beauregard est situé au sud du bourg. On trouve aussi de nombreuses fermes[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bernac
Saint-Martin-du-Clocher Les Adjots
La Chèvrerie Bernac Ruffec
La Faye

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme tout le Nord-Charente. Plus particulièrement, le Bathonien occupe la surface communale, avec du Callovien sur une petite partie au sud-ouest du bourg. Le plateau est toutefois recouvert par des altérites sous forme d'argile rouge à silex[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau d'une altitude moyenne de 120 m. Le point culminant de la commune est à une altitude de 153 m, situé à l'extrémité nord. Le point le plus bas est à 94 m, situé le long de la Péruse sur la limite sud-est. Le bourg est à environ 110 m d'altitude[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente.

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, légèrement dégradé car la commune se situe aux abords du seuil du Poitou.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Péruse, ruisseau descendant de Sauzé-Vaussais, traverse la commune du nord-ouest au sud-est en faisant des méandres. Il traverse le bourg en séparant l'église de la mairie. Cet affluent rive droite de la Charente à Condac est à sec en été en entrant dans la commune à la Gadelière jusqu'à Ruffec, où sa partie aval permanente car regonflée par des résurgences s'appelle le Lien[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Brenad en 855, Brenaco en 1110[7].

L'origine du nom de Bernac remonterait à un personnage gallo-romain Brennus (nom gaulois) auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Brennus »[8],[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la paroisse de Bernac dépendait de la baronnie de Ruffec. Elle appartenait à la province d'Angoumois mais religieusement dépendait du diocèse de Poitiers.

Le Breuil-au-Vigier (aujourd'hui orthographié aussi Breuil-Vigier) était une seigneurie dont le nom évoque l'ancienne maison des Vigier, dont fut l'historien François Vigier de la Pile, et qui aurait appartenu à cette famille. Le fief du Breuil-aux-Vigiers (selon l'orthographe ancienne) a été acquis en 1458 par Eustachon de Lesmerie, et a appartenu à cette famille jusqu'au XVIIe siècle, qui possédait aussi dans les dernières années du XVIe siècle le petite seigneurie de Mocquetable (aujourd'hui orthographié Moctable et non habitée), au sud-ouest de la Paizière face à ce hameau.

Au début du XVIIIe siècle, le Breuil-au-Vigier est passé à la famille Avril, qui possédait aussi le fief de Masquinand, au sud de la commune. Cette famille fut maintenue dans sa noblesse par d'Aguesseau, en 1666. François René Avril de Masquinand fut le dernier seigneur du Breuil-aux-Vigiers et de Masquinand.

Le château de Beauregard, près du bourg, appartient encore à la famille de Champvallier[10].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Christiane Bouroumeau    
2008 en cours Jean-Jacques Vrignon SE Assistant familial
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2014, la commune comptait 482 habitants[Note 1], en augmentation de 5,01 % par rapport à 2009 (Charente : +0,65 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
461 514 439 467 548 573 546 556 544
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
567 564 520 501 474 470 441 424 373
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
379 376 321 318 322 330 300 291 297
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
259 278 387 433 420 409 459 482 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bernac en 2007 en pourcentage[15].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
7,4 
75 à 89 ans
9,4 
13,5 
60 à 74 ans
9,4 
28,4 
45 à 59 ans
25,0 
20,5 
30 à 44 ans
17,2 
11,6 
15 à 29 ans
14,3 
18,1 
0 à 14 ans
23,0 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[16].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Équipements, vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Bernac et Montjean. Bernac accueille l'école maternelle et Montjean l'école élémentaire[17].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale

L'église paroissiale Saint-Pierre est située au bourg près du cimetière sur la route principale. Son origine remonte au XIe siècle. Elle était le siège d'un prieuré-cure qui dépendait de l'abbaye Saint-Séverin de Poitiers[Note 2]. Elle fut élargie au XVe siècle et les derniers dégâts des guerres de religion ne furent réparés qu'en 1720. Sa façade est surmontée d'un clocher-mur à une seule ouverture, qu'occupe une cloche de 1741, qui a eu pour parrains le duc Louis de Saint-Simon et sa femme[18].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Du château du Breuil-Vigier il ne reste que le pigeonnier octogonal sur piliers à base carrée et toiture de tuiles plates surmontée d'un épi de faîtage en poterie[19].

Le lavoir de la Paizière est restauré[20].

La mairie est située à Mouchedune, à 500 m au nord-est de l'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .
  2. Peut-être une confusion avec Saint-Cyprien de la part de C.Gillet ?

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 23 mars 2014)
  2. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ruffec », sur Infoterre, (consulté le 7 janvier 2012)
  7. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 56,57,126
  8. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 54.
  10. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 79
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  15. « Evolution et structure de la population à Bernac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  17. Site de l'inspection d'académie de la Charente
  18. Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 69
  19. Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias, , 499 p. (ISBN 2-910137-05-8)
  20. Pascal Baudouin, « Bernac, canton de Villefagnan », (consulté le 23 mars 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]