Condac

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Condac
Condac
La Charente et l'église de Condac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Nord
Intercommunalité Communauté de communes Val de Charente
Maire
Mandat
Christophe Demaille
2014-2020
Code postal 16700
Code commune 16104
Démographie
Gentilé Condacois
Population
municipale
473 hab. (2016 en augmentation de 1,28 % par rapport à 2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 01′ 30″ nord, 0° 13′ 43″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 141 m
Superficie 9,59 km2
Localisation

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Condac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Condacois et les Condacoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Condac est une commune située au nord du département de la Charente, située à 2 km à l'est de Ruffec, dont elle fait pratiquement partie de l'agglomération, et au bord de la Charente[2].

Elle est aussi à 42 km d'Angoulême et 63 km de Poitiers. Elle est située sur la D 740, route de Ruffec à Confolens qui traverse le fleuve à cet endroit, et elle est distante de 15 km de Champagne-Mouton et 34 km de Confolens[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune comprend les premières maisons de l'agglomération ruffécoise à l'ouest : Voleperdrix. Elle comprend aussi quelques hameaux, comme la Leigne, situé au sud sur la rive gauche de la Charente, et Madanville et Rejallant à l'ouest. Il y a aussi de nombreux petits domaines et fermes[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Condac
Taizé-Aizie
Ruffec Condac Bioussac
Barro

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme tout le Nord-Charente. Plus particulièrement, le Bathonien occupe une grande partie de la commune, avec du Callovien au sud-est et à l'extrême sud-ouest. Des altérites sous forme d'argile à silex couvrent une petite partie nord ainsi que la limite orientale. La vallée de la Charente est couverte par des alluvions du Quaternaire dont les plus anciennes ont formé des terrasses comme au bourg. On trouve aussi quelques zones de sable argileux sur des sommets, au nord et au sud-est[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un bas plateau traversé du nord au sud par la vallée de la Charente. Le point culminant de la commune est à une altitude de 141 m, situé non loin de la limite orientale, au sud de la route de Confolens. Le point le plus bas est à 77 m, situé le long de la Charente en limite sud. Le bourg, construit sur la rive droite, s'étage entre 80 et 110 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Charente traverse la commune du nord au sud, en faisant quelques méandres.

Sur sa rive droite et en aval du bourg, elle reçoit le Lien, ruisseau qui passe à Ruffec et qui s'appelle la Péruse plus en amont[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, légèrement dégradé au nord du département aux abords du seuil du Poitou.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Condacinsis vicaria à la fin du Xe siècle[7], Condato en 1280, Condat (non daté)[8].

L'origine du nom de Condac remonterait à un nom de personne gaulois Condus auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Condus »[9]. Dottin évoque une forme abrégée de Condomagus signifiant "le champ ou le marché de Condus", ce qui exclut la forme ancienne pourtant attestée condate souvent liée à un confluent à l'époque romaine, Condac étant au confluent du Lien et de la Charente[10],[Note 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un cimetière gallo-romain avec tuiles à rebord a été trouvé à la fin du XIXe siècle[11].

Au Moyen Âge, Condac dépendait de l'abbaye de Nanteuil.

Condac était sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle qui passait en Charente par Nanteuil-en-Vallée, Tusson, Saint-Amant-de-Boixe, Angoulême, Mouthiers, Puypéroux, Aubeterre[12]. Les pèlerins traversaient la Charente au « gué de Rejallant ».

Entre le Xe et XVIIIe siècles, comme sa voisine Ruffec, Condac était le siège d'une viguerie, qui rendait la justice localement. Elle était alors dans le diocèse de Poitiers, puis fut rattachée aux six autres du comté d'Angoulême, qui en comptera une vingtaine de par son extension au XIe siècle[13].

Un souvenir historique reste attaché à Condac. Au mois de mars 1442, vers la fin de la guerre de Cent Ans, le roi Charles VII de France, préparant l'expédition de Guyenne contre les Anglais, se trouvait à Ruffec pour les fêtes de Pâques en compagnie du dauphin âgé de 19 ans et plusieurs hommes de sa cour. Le jour du Vendredi saint, le roi et son fils, accompagnés du duc du Maine et de Louis de Valori, se promenaient en bateau sur la Charente, lorsque l'embarcation fut prise par le courant et vint chavirer sur l'écluse d'un moulin; le roi et sa suite faillirent se noyer. C'est à cette occasion que le dauphin, le futur roi Louis XI, s'y rendit en pèlerinage et plus tard, fit reconstruire la chapelle et y fonda un chapitre.

Les plus anciens registres paroissiaux remontent à 1629[11].

Ets SIMONETON
Ancienne annonce publicitaire concernant les établissements Simoneton à Condac en 1922.

La minoterie à meules située au lieu-dit le Moulin Enchanté, construite en 1771 sur l'ordre du comte de Broglie et marquis de Ruffec, fut la plus importante du département de la Charente. Elle fut transformée en usine de filature et de tissage au début du XIXe siècle (établissement Simoneton, filatures et tissage de la Charente) puis en partie détruite vers 1940. Un restaurant s'y est construit vers 1980[14].

Au début du XXe siècle, deux autres minoteries fonctionnaient sur la Charente en amont, à Refousson et Grégueuil[11]. Un autre moulin, situé sur le lien, existait à Moulin Neuf.

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1991 2008 Marie-France Suaud    
2008 En cours Christophe Demaille SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2016, la commune comptait 473 habitants[Note 2], en augmentation de 1,28 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
489576519517453472499504496
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
462449437390422411405369375
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
384373355330300318341287277
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
327376401429470472472466473
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Condac en 2007 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
0,8 
7,7 
75 à 89 ans
11,4 
18,7 
60 à 74 ans
17,7 
18,7 
45 à 59 ans
21,9 
20,4 
30 à 44 ans
20,7 
14,0 
15 à 29 ans
11,0 
20,0 
0 à 14 ans
16,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[20].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Actuellement la principale activité provient de la discothèque « Le Moulin Enchanté ».

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Grégueuil a été construit au XVIIe siècle (il est daté de 1665) et remanié au XIXe siècle. Deux tours, une ronde et une carrée en sont séparées et l'encadrent[21].

Des maisons du village sont marquées de croix de Saint-André[22].

Le patrimoine environnemental est constitué de la vallée de la Charente, zone Natura 2000 et de sources.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir aussi Merpins, au confluent du Né et de la Charente, supposé être le Condate de la voie romaine de Saintes à Périgueux, et Condéon.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 13 juillet 2014)
  2. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ruffec », sur Infoterre, (consulté le 7 janvier 2012)
  7. Cartulaire de l'abbaye Saint-Cyprien de Poitiers
  8. Henri Beauchet-Filleau, Pouillé historique du diocèse de Poitiers, t. III, Niort, Clouzot, , 574 p. (lire en ligne), p. 221.
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 206.
  10. Georges Dottin, La langue gauloise, , 381 p. (lire en ligne), p. 247
  11. a b et c Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 141
  12. Joël Guitton et al., Les chemins de Saint-Jacques en Charente, éditions Sud Ouest, , 254 p. (ISBN 978-2-8177-0053-3, présentation en ligne)
  13. André Debord in Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents », , 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 88
  14. « Le Moulin Enchanté », notice no IA00066245, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. « Evolution et structure de la population à Condac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  21. Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias, , 499 p. (ISBN 2-910137-05-8)
  22. « fiche quid »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]