Famille de Bertrand

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Famille de Bertrand
Image illustrative de l'article Famille de Bertrand
Armes

Blasonnement D'or, à un lion de sable, armé, couronné et lampassé de gueules.
Devise Sapient et Confident
Période Apparue vers le XIe siècle
Pays ou province d’origine Suse
Montmélian
Allégeance Comtes, puis ducs de Savoie
Fiefs tenus Archamp, Bonvillard, Bourgneuf, Bozel, Bruzolo, Chamousset, Chianoc, Evieux, Gilly, Molettes, Montfort, La Pérouse, Quintal, Rougemont, San Didero, San Giorio, Thônes, Villarfouchard, Villard-sous-Salève
Demeures Liste
Charges
Fonctions ecclésiastiques
  • Évêque de Genève et de Lausanne
    * Archevêque-Comte de Tarentaise
    * Patriarche de Constantinople
    * Conseiller de l'Empereur Sigismond IV de Luxembourg

La famille Bertrand ou Bertrandis ou Bertrand de la Pérouse est une famille noble de Savoie apparu vers le XIIIe siècle.

Mgr François Augustin Della Chiesa, évêque de Saluces, rapporte que leur nom ancien était « De Montmélian », changé plus tard en celui de « De Bertrand »[1]. On ne connait aucune des preuves qui ont motivé cette assertion (souvenir de Beltramino de Montmelliant, Castellano Susa, le prénom devenant le nom patronymique ?) et celle suivant laquelle la forteresse de Montmélian aurait été bâtie sur un emplacement leur appartenant et les ferait ainsi anciens seigneur de Montmélian[1]. Jean-Louis Grillet s'appuie pour le premier de ces faits sur la « Corona reale di Savoia »[2]. L'ouvrage indique : « Bertrandi che si dicevano prima di Momigliano o perche fossero signori d'esso casstello o pure principali della terra… ». Plus loin, feuille numéro 23, celui-ci précise cependant : « Chiamosset e Perosa di casa gia detti de Momiliano e indi Bertrandi », mais cela est loin de fournir une preuve. Le comte Amédée de Foras dans son ouvrage, l'Armorial et Nobiliaire de Savoie (XIXe siècle), maintient l'origine piémontaise de la famille[1], cependant l'historien Félix Bernard (1969) conteste aussi cette conclusion[3]. Léon Menabrea, spécialiste de l'histoire de Montmélian, beaucoup plus prudent, rapporte que selon un autre auteur le comte Pierre de Savoie, jouissait en l'an 1266, du droit d'administrer la justice et de percevoir les bans du bourg

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

La famille De Bertrand ou Bertrand (Beltrandi) est une famille noble d'origine féodale, cependant les historiens n'arrivent pas à déterminer avec précision leur origine exact ou la chose demeure incertaine. Soit la famille est un produit purement Savoisien, possédant des fiefs au sein de la vallée de Suse (Bruzolo, Chianoc, San Didero et ayant des droits comme seigneur ou coseigneur sur la forteresse de San Giorio), soit la famille est d'origine Piémontaise et trouverait son origine (sous réserve) dans un lieu très proche de Bruzolo ou Bruzolo même, exerçant un rôle de représentation du pouvoir officiel[réf. nécessaire]. Le mot officialis, « official », vient manifestement d'officium, « office », « service ». Il a donc le sens général de fonctionnaire ou ministre. Au XIIe siècle, il a reçu le sens de fonctionnaire chargé de rendre la justice.

Les branches [modifier | modifier le code]

Il est particulièrement complexe de pouvoir établir avec justesse la filiation de la famille Bertrandi depuis Beltramino car ses membres ont une récurrence élevée des noms similaires : Hugh, Ugonetto, John Bertrand[réf. nécessaire]. Cependant, il semble que nous pouvons distinguer au sein de cette famille deux branches, l' une des Bruzolo et l' un des Chianocco - San Giorio[réf. nécessaire].

Branche des Bertrandi di Bruzolo[modifier | modifier le code]

Appartenant à la branche de Bruzolo, Beltramino de Montmelliant, Castellano Susa (fondateur) est investi par Thomas Ier de Savoie, le 30 août 1227 du territoire correspond à celui de la paroisse Bruzolo , de la rivière Dora Riparia au sommet de la montagne[réf. nécessaire].

Branche des Bertrandi di Chianocco et San Giorio [modifier | modifier le code]

Dans le village de Saint-Geoire, dans la vallée de Suse, a lieu chaque année devant le château la reconstitution de la tradition légendaire de l'abolition du seigneur féodal en raison de ius primae noctis.

Un membre de l'une branches de la famille Bertrandi serait alors établi de façon permanente en Savoie. Installés dans le bourg de Montmélian dès le XIIIe siècle[4], certains auteurs indiquent qu'ils deviennent les seigneurs de ce fief, sans toutefois apportés de sources. Cependant, il semble bien qu'ils possédaient certains des droits féodaux sur cette ville, aux XIVe et XVe siècles[5]. Selon Jean-Louis Grillet, un certain Hugues II de Bertrand les vend par contrat à Philippe Ier de Savoie, le 5 avril et le 7 mai 1272.

Vers 1274, un Guillaume de Bertrand (Bertrandis), noble de Moûtiers (La Tarentaise est alors un État ecclésiastique indépendant, relevant du pouvoir du Comte- Archevêque de Tarentaise ), s'établit dans la ville de Montmélian (Capital ancestral de la Savoie). Son fils, Jean, porte le titre de seigneur de la Pérouse et de Chamousset en 1306[6].

Le comte Amédée de Foras relate une troisième possibilité d'origine de la famille, dont les premiers membres auraient suivi la comtesse Cécile des Baux au XIVe siècle[1]. Toutefois, cette thèse est fausse puisque la famille était déjà mentionnée depuis un siècle[7].

Lorsque le comte de Foras rédige son ouvrage, il mentionne que les membres de cette famille sont à ce jour représentée par Mmes de Gise et d'Henin, en Bavière[7].

Il existe à ce jour une famille qui pourraient après vérifications généalogique sérieuse (chose pas toujours aisée, documents perdus, brûlés pendant la révolution, raturés,conservés dans un état déplorable au sein de la cure de certaines paroisses ou diocèse et même au sein des archives départementales...) ce prétendre descendant de cette noble et fort ancienne maison Savoisienne. Il s'agit d'une famille portant le nom patronymique de Bertrand dont les racines se trouve localisé à Saint-Michel-de-Maurienne dont la filiation remonte pour l'instant en 1654 sur preuves d'extraits de naissances et actes de décès mais, qui par filiation divers remonte à la présence d'un jean Bertrand vers les années 1480 époux éventuel selon certaines sources d'une Jeanne Corcollion[réf. nécessaire]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Famille de Bertrand

Les armes de la famille de Bertrand se blasonnent ainsi :

d'or, à un lion de sable, armé, couronné et lampassé de gueules[1],[8].

Support : deux lions du même[1].

Cimier : un lion issant de même[1].

Devise : SAPIENT ET CONFIENT ou SIMPLICITER ET CONFIDENTER (selon Besson)[1].

Filiation[modifier | modifier le code]

  • Beltramin de Bertrand (vivant 1227)
  • Guillaume de Bertrand[9], (vivant v.1274).
  • Jean de Bertrand[9], fils de Guillaume, (vivant en 1306 et 1323), seigneur de La Pérouse et Chamousset.
  • Bertrand Ier de Bertrand, archevêque-comte de Moûtiers-Tarentaise (1297-1334). Lors de la succession au trône du comté à la mort d'Édouard de Savoie, il préside les États généraux de Savoie. La fille du comte, Jeanne, épouse de Jean III, duc de Bretagne, réclame son héritage, étant la seule héritière. L'archevêque apporte la réponse suivante : « que par une ancienne coutume du pays de Savoie, les filles ne succédaient jamais à sa couronne pendant qu'il y avait des mâles ; et que les États de Savoie ne tombaient jamais de lance en quenouille. ».
  • Hugues Ier de Bertrand[9], petit-fils de Jean, († v.1347)
  • Jean III de Bertrand (†1365), fils de Jean de Bertrand, évêque de Lausanne (1341-1342), archevêque-comte de Moûtiers-Tarentaise (1342-1365)[10]
  • Jean V de Bertrand (†1432), fils de Pierre de Bertrand et d'Antoinette Séchal, évêque de Genève (1408-1418), puis archevêque-comte de Moûtiers-Tarentaise (1419-1432)[11]
  • Hugon Bertrand[9], seigneur de La Pérouse.
  • François de Bertrand, gouverneur de Quiers et second président du Sénat de Savoie (1659). Il représenta le duc de Savoie au traité des Pyrénées en 1660.
  • Catherine de Bertrand de Chamousset[12], fille du baron de Gilly, épouse de Philippe de Valpergue.
  • Joseph François de Bertrand, baron de Gilly, marquis de Chamousset par lettre patente de 1681, fut premier président du Sénat de Savoie en 1691.
  • Victor de Bertrand (vivant en 1713), Marie-Anne de La Mar, son épouse, dernière du nom, lui apporte le fief de La Mar, le [13]. Sa mère, Christine de Valpergue, lui lègue le marquisat de Thônes[14], qu'elle tient de son frère Joseph de Valpergue (mort en 1695).
    • Adélaïde de Bertrand (vivante en 1734), elle est mariée, en 1734[15], à Joseph Pantaléon de Bertrand, son propre cousin, comte de Vieux ou d' Evieux.
  • Joseph Pantaléon de Bertrand (vivant en 1734), comte de Vieux ou de Evieux, marié, en 1734[15], à sa propre cousine, Adélaïde de Bertrand.
    • Thérèse-Lucie de Bertrand (vivante en 1766 et encore cité en 1818), mariée, en 1766[16], à Claude-Nicolas-Julien, comte de Montmayeur et 5e marquis d'Arvillars, elle vend, en 1818[16], le château de La Mar à Benoît de Boigne.
  • François-Joseph de Bertrand[9], (†1816 à Munich), comte de La Pérouse dit Saint-Rémy, colonel de cavalerie dans les armées sardes, dernier descendant mâle de la famille de Bertrand.

Jean-Louis Grillet a considéré dans son ouvrage que le cardinal Pierre Bertrand était membre de cette famille.

Titres et possessions[modifier | modifier le code]

La famille de Bertrand porte les titres suivants[1] : Seigneurs de Villarfouchard ,puis Vicomte de Villar Focchiardo, (le par le comte de Savoie Édouard le Libéral (Prince de Piémont) pour services rendu), de Saint-Geoire (San Giorio di Susa), Chinoc (Chianocco) et Brussol (Bruzolo, en 1227) dans la vallée de Suse ; seigneurs de La Pérrouse , de Chamousset, de Villarosset, puis marquis de Chamousset (1681) et de Thônes (1695), comtes de Saint-Rémy, d'Evieu et de La Pérrouse, barons de Quintal, du Villard/Villars-sous-Salève (Archamp) et de Gilly, seigneurs de Bourgneuf, Bonvillard (1673 à 1801)[4], Molettes, Montfort (Archamp), Rougemont, Arvey, etc. dans le duché de Savoie, Bresse et Bugey

Ils furent également comte Bavarois et maréchal héréditaire du Duché de Luxembourg (par mariage via la famille von Crichingen).

Liste non exhaustives des possessions tenues en nom propre ou en fief de la famille de Bertrand :

En Vallée de Suse, Piémont
En Savoie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Comte Amédée de Foras, continué par le comte F.-C. de Mareschal, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 1, Grenoble, Allier Frères, 1863-1910 (lire en ligne), p. 189-195, « Bertrand (de) »
  • Jean-Louis Grillet, Dictionnaire historique, littéraire et statistique des départements du Mont-Blanc et du Léman, contenant l'histoire ancienne et moderne de la Savoie, et spécialement celle des personnes qui y étant nées ou domiciliées, se sont distinguées par des actions dignes de mémoire, ou par leurs succès dans les lettres, les sciences et les arts, volume 3, Puthod, 1807, p. 119 et suivantes.
  • Saverio Provana di Collegno in Notizie d'alcune certose del Piemonte, all'interno di Miscellanea di Storia Italiana, terza serie, Tomo VI, numero XXXVII della raccolta, Fratelli Bocca Librai di S.M., Torino 1901.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Foras, p. 189.
  2. Corona reale di Savoia, partie 1, Chapitre 1, feuille numéro 19, qui n'en dit pas si long.
  3. Félix Bernard, Les Origines féodales en Savoie-Dauphiné : la vie et les rapports sociaux d'alors, Imprimerie Guirimand, , 396 p., p. 216.
  4. a et b Jean Prieur et Christiane Fusier, Bonvillard : Pays de la combe de Savoie, La Fontaine de Siloé, (ISBN 978-2-8420-6259-0), p. 165-167, liste des Seigneurs de Bonvillard.
  5. Société d'Histoire et d'archéologie de Genève, Mémoires et Documents, 1977, p. 364 (Note de bas de page)).
  6. Mémoires et documents de la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, 1913, volume 54, p. 40.
  7. a et b Foras, p. 195.
  8. Borel d'Hauterive, Annuaire de la Noblesse de France et des Maisons souveraines de l'Europe, , p. 374-375.
  9. a, b, c, d et e Michèle Brocard, Les châteaux de Savoie, Cabédita, 1995 (ISBN 9782882951427), château de la Pérouse p. 190-191.
  10. Claire Martinet, « Bertrand, Jean » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  11. Martine Piguet, « Bertrand, Jean de » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  12. Michèle Brocard, op. cit., château de Chevron p. 174-175.
  13. Jean Létanche, op. cit., p. 12-14.
  14. Archives départementales de la Haute-Savoie, cote E DEPOT 280/DD57 (généalogie des possesseurs du marquisat de Thônes).
  15. a et b Michèle Brocard, op. cit., p. 164.
  16. a et b Michèle Brocard, op. cit., p. 165.