Château du Belvédère (Belgique)

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Château du Belvédère
Période ou style XVIIIe siècle
Architecte Antoine Payen l'Aîné
Début construction vers 1788
Propriétaire actuel Donation royale
Destination actuelle Résidence d'Albert II et Paola de Belgique
Coordonnées 50° 53′ 29″ nord, 4° 21′ 17″ est
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale
Commune Bruxelles-ville
Section Laeken

Géolocalisation sur la carte : Bruxelles

(Voir situation sur carte : Bruxelles)
Château du Belvédère

Le château du Belvédère (en néerlandais: Kasteel Belvédère) est un château royal belge, situé à Laeken (Bruxelles).

Origine[modifier | modifier le code]

Il fut construit en 1788 pour Édouard de Walckiers, receveur général et conseiller des Finances des Pays-Bas autrichiens[1] par l'architecte Antoine Payen l'Aîné inspiré par la Villa Capra de Vicence, œuvre du Palladio[2]. Il n'était à l'origine qu'un pavillon de campagne avec une vaste rotonde, sur un lieu dit côteau de Caillou[3].

Vivant en exil à Paris, Édouard de Walckiers s'empêtre dans la débâcle de la Révolution brabançonne qu'il finance en vain et meurt ruiné. Sa demeure laekenoise, d’un classicisme épuré, est vendue par ses héritiers à Jean-Baptiste Cartinel. Ambitieux, ce dernier agrandit la propriété à 8 hectares et la surnomme désormais le petit Laeken[4].

À son décès, en 1854, elle est rachetée par François-Philippe de Haussy (1789-1869). Avocat, homme d’affaires hennuyer et premier gouverneur de la Banque nationale de Belgique. Très fortuné, il agrandit l’arrière de la villa, y ajoute des annexes et un belvédère à coupole, d'où découle la dénomination actuelle de l'immeuble.

Entrée dans le patrimoine royal belge[modifier | modifier le code]

Château du Belvédère vers 1900.

Le 29 octobre 1867, aux termes de longues négociations toujours empreintes de courtoisie, le domaine est racheté pour 500 000 francs-or (env. 4,53 million d’€ au cours de l'or le 6 nov. 2013) par Léopold II. Alors que le roi avait d’abord songé à y installer sa sœur, l’impératrice Charlotte, pendant la saison d’hiver, de Haussy y séjournera finalement jusqu’à sa mort. Un peu plus tard, Léopold II, qui n’envisage plus d’usage particulier pour la propriété, accepte de l’amputer largement au profit du parc royal de Laeken.

Les souverains y ont vécu pendant les restaurations du château de Laeken, victime d'un important incendie en 1890. Le Belvédère devient propriété de la Donation royale en 1903[1]. Au début du XXe siècle, le Belvédère est occupé par la princesse Clémentine (fille cadette de Léopold II et de Marie-Henriette) avant son union avec le prince Napoléon Victor Napoléon. Lors de l'Exposition universelle de 1958, il sert de lieu de réception pour le commissaire général, le baron Moens de Fernig, et abrite l'administration chargée d'organiser l'évènement.

Propriété de la Donation royale, le château du Belvédère est la résidence principale du prince Albert et de la princesse Paola de Belgique depuis leur mariage en 1959. C'est là que sont nés leurs trois enfants : le prince Philippe en 1960, la princesse Astrid en 1962 et le prince Laurent en 1963. Grâce au goût très sûr de Paola, la demeure est réputée pour son élégance et son raffinement. Les jardins bénéficient aussi de sa surveillance constante.

Lors de leur accession au trône en 1993, le roi Albert II et la reine Paola ont émis le désir de ne pas quitter le château du Belvédère, où ils vivaient depuis plus de trente ans. Ils organisent leurs réceptions officielles au palais royal de Bruxelles et au château de Laeken.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Historical dictionary of Brussels, Paul F. State, 2004.
  2. Carlo Bronne, Financiers et comédiens au XVIIIe siècle, Bruxelles, 1969, p. 159 :« L'architecte passe pour s'être souvenu particulièrement de la Villa Capra, à Vicence, due à André Palladio ».
  3. K. F. Wiebeking, Architecture civile théorique et pratique, vol. 5, Munich, Lindauer, 1829, p. 176.
  4. DEMEY (Th.), Léopold II, la marque royale sur Bruxelles,Bruxelles, Badeaux, 2009, pp. 394 à 396