Sophie Wilmès

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Sophie Wilmès
Illustration.
Sophie Wilmès en 2017.
Fonctions
Première ministre de Belgique
En fonction depuis le
(1 mois et 16 jours)
Monarque Philippe
Gouvernement Wilmès
Législature 55e
Coalition CD&V-Open VLD-MR
Prédécesseur Charles Michel
Ministre fédérale de la Fonction publique
chargée de la Politique scientifique

(10 mois et 18 jours)
Premier ministre Charles Michel
Gouvernement Michel II
Prédécesseur Sander Loones (Fonction publique)
Zuhal Demir (Politique scientifique)
Successeur David Clarinval
Ministre fédérale du Budget
chargée de la Loterie nationale

(4 ans, 1 mois et 5 jours)
Premier ministre Charles Michel
Gouvernement Michel I et II
Prédécesseur Hervé Jamar
Successeur David Clarinval
Biographie
Date de naissance (44 ans)
Lieu de naissance Ixelles (Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique MR
Diplômé de IHECS
ISC Saint-Louis
Résidence Rhode-Saint-Genèse (personnelle)
Le Lambermont, Bruxelles (officielle)

Sophie Wilmès
Premiers ministres belges

Sophie Wilmès (/sɔ.fi wil.mɛs/[1]) est une femme politique belge francophone membre du Mouvement réformateur (MR), née le à Ixelles.

Conseillère communale à Uccle puis échevine à Rhode-Saint-Genèse entre 2000 et 2015, elle devient en 2014 députée fédérale en suppléance de Didier Reynders. Elle entre en 2015 au gouvernement, comme ministre du Budget, et ajoute les compétences de la fonction publique trois ans plus tard.

En octobre 2019, elle est choisie comme Première ministre, après l'élection de Charles Michel à la présidence du Conseil européen et dans l’attente de la formation d’un nouveau gouvernement, devenant ainsi la première femme à occuper ce poste en Belgique.

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Sophie Wilmès est issue d'une famille engagée en politique. Son père, Philippe Wilmès, a été professeur d'économie à l'Université catholique de Louvain, régent de la Banque nationale de Belgique et administrateur de nombreuses sociétés privées et publiques[2]. Il a été également membre de plusieurs cabinets ministériels, notamment celui de Jean Gol.

Sa mère a aussi travaillé dans plusieurs cabinets, notamment celui de Mieke Offeciers[3]. Selon le président du Consistoire central israélite de Belgique Philippe Markiewicz cité par The Times of Israel, elle était juive ashkénaze et aurait perdu plusieurs proches lors de la Shoah[4].

Sophie Wilmès est licenciée en communication appliquée, section publicité de l'Institut des hautes études des communications sociales (IHECS), et en gestion financière de l'ISC Saint-Louis.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Après avoir travaillé dans une agence de publicité, Sophie Wilmès effectue un stage à la Commission européenne en tant qu'assistante d'administration dans une unité de gestion financière chargée du contrôle budgétaire de dossiers d'assistance technique[5].

Elle poursuit sa carrière en tant que conseillère économique et financière au sein d'un cabinet d'avocats d’affaires[2].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Local[modifier | modifier le code]

Ses premiers pas en politique remontent à sa gestion de la campagne électorale d'Éric André aux élections communales de 2000 à Uccle, où elle est elle-même 29e sur la liste PRL-FDF. Elle est élue conseillère communale[5].

Par la suite, elle s'installe à Rhode-Saint-Genèse et y prend un poste d’échevine.

En 2014, elle est élue conseillère provinciale du Brabant flamand. Candidate dans le district de Hal sur la liste de l'Union des francophones (UF), elle remporte 3 505 voix de préférence, soit le meilleur score personnel des élus de l'UF[6].

Fédéral[modifier | modifier le code]

Aux élections fédérales du 25 mai 2014, Sophie Wilmès est première suppléante sur la liste fédérale. Elle remplace Didier Reynders à la Chambre le 14 octobre suivant, celui-ci étant reconduit au poste de ministre des Affaires étrangères, et elle s'inscrit à la commission des Finances et du Budget[5].

En septembre 2015, le ministre fédéral du Budget Hervé Jamar choisit d'occuper à partir du 1er octobre suivant le poste de gouverneur de la province de Liège et se retire du gouvernement fédéral. Sophie Wilmès lui succède le 22 septembre. Après la rupture de la coalition au pouvoir, elle devient également le 9 décembre 2018 ministre fédérale de la Fonction publique.

Première ministre[modifier | modifier le code]

Lors du comité ministériel restreint du 26 octobre 2019, Sophie Wilmès est choisie pour succéder à Charles Michel, dont elle est considérée comme une proche, au poste de Premier ministre. Ce dernier, également membre du MR, est déchargé de ses fonctions le lendemain afin de prendre dans les meilleures conditions le poste de président du Conseil européen le 1er décembre. Première femme à assumer la direction du gouvernement belge, elle prend cependant la tête d'un exécutif d'affaires courantes pour quelques semaines ou mois et privé de majorité à la Chambre[7],[8]. Le roi Philippe l'assermente le lendemain, et David Clarinval lui succède dans ses fonctions ministérielles[9].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est mariée depuis 2009 avec Christopher Stone, de nationalité australienne et originaire de Tasmanie. Le couple a trois enfants, tandis que Christopher Stone a un fils d'une précédente union. La famille réside à Rhode-Saint-Genèse[3],[10].

Mandats politiques[modifier | modifier le code]

Résumé des mandats occupés par Sophie Wilmès[11] :

  • 2000 - 2006 : conseillère communale de la commune d'Uccle ;
  • Depuis 2007 : conseillère communale de la commune de Rhode-Saint-Genèse ;
  • 2007 - 28 septembre 2015 : première échevine chargée des Finances, du Budget, de l'Enseignement francophone, de la Communication et de l'Économie locale à Rhode-Saint-Genèse ;
  • 15 décembre 2012 - 14 octobre 2014 : conseillère provinciale du Brabant flamand ;
  • 14 octobre 2014 - 22 septembre 2015 : députée fédérale belge, suppléante de Didier Reynders ;
  • 22 septembre 2015 - 27 octobre 2019 : ministre fédérale belge du Budget, chargée de la Loterie nationale ;
  • 9 décembre 2018 - 27 octobre 2019 : ministre fédérale belge de la Fonction publique, chargée de la politique scientifique ;
  • Depuis le 27 octobre 2019 : Première ministre de Belgique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en français de Belgique standard retranscrite phonémiquement selon la norme API.
  2. a et b « Qui est Sophie Wilmès, la nouvelle ministre fédérale du Budget? », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne, consulté le 27 octobre 2019)
  3. a et b « Qui est vraiment Sophie Wilmès, notre nouvelle Première ministre », Sud Info,‎ (lire en ligne, consulté le 1er novembre 2019)
  4. « Belgique : une mère juive devient la première femme Première ministre », The Times of Israel,‎ (lire en ligne, consulté le 27 octobre 2019)
  5. a b et c Francis Van de Woestyne, « "Adolescente, je me disais : la politique, jamais !" », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne, consulté le 27 octobre 2019)
  6. Agentschap Binnenlands Bestuur, « Vlaams-Brabant provincieraad Lokale Verkienzingen 2012 », sur vlaanderenkiest.be/verkiezingen2012 (consulté le 27 octobre 2019).
  7. « Belgique: la ministre du budget choisie comme première ministre par intérim », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 27 octobre 2019)
  8. « Belgique : qui est Sophie Wilmès, la Première ministre par intérim ? », RTL,‎ (lire en ligne, consulté le 27 octobre 2019)
  9. « Sophie Wilmès a été nommée Première ministre par intérim par le Roi », RTBF,‎ (lire en ligne, consulté le 27 octobre 2019)
  10. Catherine Ernens, « Ministre modèle ou notaire du budget : qui est Sophie Wilmès ? », L'Avenir,‎ (lire en ligne, consulté le 27 octobre 2019)
  11. « Les 4 mandats de Sophie Wilmès (MR) », sur Cumuleo (consulté le 15 juillet 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]