Période byzantine de l'Égypte

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Vierge à l’Annonciation
(Fin du Ve siècle de notre ère)

La période byzantine de l’Égypte commence à la mort de Théodose Ier en 395, lorsque la province d’Ægyptus, alors intégrée à l’empire romain, passe dans le giron de l’empire romain d’Orient. Elle s’achève avec la conquête arabe en 639/645.

L’Égypte byzantine connaît une longue période de paix, du Ve siècle au début du VIIe siècle, qui lui permet de connaître une « rare opulence » (Jean-Claude Cheynet). Véritable mégalopole, Alexandrie réunit philosophes et mathématiciens autour du Mouséion et est aussi le siège d’une Église disposant d’une intense vie spirituelle.

En effet, de vives querelles entre le monophysisme et le dyophysisme, avec, bien sûr, leurs implications religieuses (portant sur la nature du Christ), mais aussi politiques, provoquent des émeutes. Le monophysisme finit par être vaincu. Par ailleurs, l’empereur Justinien, par un édit de 551, ordonne la fermeture du temple de Philæ, ultime reliquat du paganisme, où se pratiquaient encore les vieux cultes, en particulier celui d’Isis. Cependant, les monophysites d’Égypte se sont regroupés, et une Église indigène et nationale apparaît, l’Église copte orthodoxe.

Sous le règne d’Héraclius, l’Égypte subit deux invasions : la première, en 615, du roi de Perse Khosro II, la seconde, en 639, de `Amr, lieutenant du khalife Omar. Avec la complicité de Mokoukos (ou Makaukas), préfet de la Moyenne-Égypte, il entre dans Memphis, s’empare de la forteresse de Babylone et marche sur Alexandrie, où l’élément melkite (c’est-à-dire les Grecs) oppose la plus opiniâtre résistance. Enfin, après quatorze mois de siège, lasse de n’avoir reçu aucun secours de Byzance, Alexandrie se rend le 22 décembre 640.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • L’Égypte byzantine par Jean-Claude Cheynet, professeur d’histoire byzantine à l’université de Paris IV-Sorbonne.