Amr ibn al-As

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Amr.
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (février 2016).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

image illustrant l’histoire
Cet article est une ébauche concernant l’histoire.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Mosquée Ibn al-`Aṣ au Caire. Construite en 641, mais reconstruite en 1845 par Mohammed Ali Pacha.

‘Amr ibn al-‘As ou ʿAmrū ibn al-ʿāṣ ibn Wāʾil ibn Hāšim ibn Saʿīd ibn Sahm transcrit de l'arabe عمرو بن العاص بن وائل بن هاشم بن سعيد بن سهم est un compagnon de Mahomet et fut nommé général par celui-ci. Il mourut en 664.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pendant la période de l'Hégire, `Amr faisait du commerce avec l'Abyssinie. Il faisait partie des opposants à Mahomet et chercha à inciter le Négus à soutenir le combat contre les musulmans. Le Négus l'aurait convaincu de se convertir à l'islam. Il rejoignit alors Médine et se convertit[1].

Il fut ensuite envoyé par Mahomet comme ambassadeur en Oman. Cette ambassade est un échec et à son retour à Médine, Mahomet le charge d'une expédition au puits de Dsât al-Salâsil. La tribu qui s'était réunie près de ce puits était celle de sa mère. Il les convainquit de se convertir et rentra à Médine sans avoir eu besoin de combattre[2].

Il participe à la bataille d'Adjnadaïn contre les Byzantins avec le futur calife omeyyade Yazid (30 juillet 634). En 639, il entre en Égypte et s’empare de Péluse, puis de Babylone d'Égypte, non loin de l'antique Memphis, que les Grecs quittent précipitamment pour Alexandrie. Après la première prise d'Alexandrie (fin 641), il conquiert la Basse-Égypte, puis occupe la Nubie.

En 643, Alexandrie, évacuée par la garnison grecque, est livrée par le patriarche Cyrus qui paye tribut[3] aux troupes arabes de ‘Amr qui prend la Cyrénaïque et fonde le camp de Fostat - qui deviendra Le Caire - au nord de Babylone d’Égypte. Cette prise est décrite par la Chronique de Jean de Nikiou. Amr imposa l'islamisation et l'arabisation progressives de l'Égypte copte, alors diocèse byzantin. La population est écrasée d'impôts, mais les villes ne sont pas totalement détruites et les églises épargnées. Le régime de la propriété du sol n’est pas modifié, et les Arabes reçoivent une solde surtout en nature, ainsi que des lotissements. Ils assurent une garde par rotation à Alexandrie face à la mer et à Khirbeta face au désert.

‘Amr marche alors sur Tripoli en Libye. Le calife Umar lui refuse la conquête du reste du Maghreb et ‘Amr retourne en Égypte. En 643, ‘Amr est nommé gouverneur (wali) d’Égypte. Il fait restaurer le canal du Nil à la mer Rouge pour transporter en Arabie le blé d’Égypte. Il prend le nom de « canal de l’émir des croyants » en hommage au calife Umar.

‘Amr administre l’Égypte avec « sagesse ». Avant son règne, de nombreuses antiquités et reliques d'Égypte avaient été détruites. Les Romains envisageaient même de détruire les Pyramides. Le calife Omar aurait donné en 642 l'ordre de reconstruire la bibliothèque à son chef militaire 'Amr Ibn al-'As.

Le montant de l’impôt est fixé en fonction de la crue du Nil. ‘Amr fait construire des nilomètres à Assouan et Dendérah pour enregistrer la montée des eaux. L’État doit pourvoir à l’entretien des digues et des canaux, qui emploie 120 000 ouvriers et nécessite le tiers du montant de l’impôt.

Après la déposition de ‘Amr, le nouveau gouverneur Abd Allah ibn Saad parvient à lever un tribut de deux millions de dinars de plus, bien que l’Égypte souffre alors d’une terrible disette.

Il se range du côté de Mu`awîya. En 657, il participe à la bataille de Siffin contre `Alî. Il est ensuite désigné pour arbitrer la conciliation entre les deux adversaires. Cela lui vaudra la haine des kharidjites qui organisèrent un attentat dont il réchappa (661).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans Tabari : La Chronique (Volume II, Mohammed le sceau des prophètes), Actes-Sud (ISBN 2-7427-3318-3), p. 268
  2. Tabari, La Chronique (Volume II, Mohammed le sceau des prophètes), Actes-Sud (ISBN 2-7427-3318-3), p.  267
  3. Jean de Nikiou, Chronique, p.  375 et suivantes, trad. de Hermann Zotenberg