Sérapéum de Canope

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Sérapéum de Canope
Temple de l’Égypte antique
Divinité Sérapis
Ville Canope
Coordonnées 31° 18′ 12″ nord, 30° 05′ 00″ est

Géolocalisation sur la carte : Égypte

(Voir situation sur carte : Égypte)
Sérapéum de Canope

Le sérapéum de Canope est un sanctuaire dédié à Isis et Sérapis situé à Canope. Il était l'un des lieux de culte des plus renommés pendant les époques ptolémaïque et romaine. Ses célébrations et rites étaient si populaires que les temples et sanctuaires aux dieux égyptiens qui se répandront à travers tout l'empire reprendront symboliquement le plus souvent les éléments essentiels de l'architecture de leur modèle.

Pour les exemples gréco-romain, il s'agissait donc d'un téménos renfermant le temple principal dédié aux divinités et qui dans les ensembles monumentaux était précédé d'un propylée ou d'une cour à péristyle. On pouvait également trouver des chapelles annexes dédiées à d'autres dieux égyptiens : Anubis ou Hermanubis, Hermès Trismégiste ou Thot-Hermès, Harpocrate, etc.

L'ensemble était souvent en lien avec une source ou un puits censé être une résurgence miraculeuse du Nil — c'est le cas par exemple pour les sanctuaires aux dieux égyptiens de Délos — ou encore un bassin comme substitut du Nil, l'eau restant un élément central dans la liturgie de ces cultes que l'on qualifiait alors d'isiaques.

L'empereur Hadrien (117-138) en fit construire un dans sa villa Adriana de Tibur qui atteignit des proportions inégalées. Un immense bassin formant un canal de 119 mètres sur 18 entouré de portiques et de statues, menait au sanctuaire de Sérapis. Abrité par une coupole monumentale, il se composait d'une partie presque théâtrale et d'une autre plus intime, souterraine, dédiée à l'aspect chtonien de la divinité. À l'occasion de l'inauguration du temple, Hadrien frappera monnaie à son effigie en compagnie du dieu Sérapis sous un dais à deux colonnes supportant un fronton arrondi. L'empereur devient « synnaos », c’est-à-dire compagnon de naos du dieu bénéficiant à égalité du culte célébré au Sérapéïon de Canope.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Isabelle Laborie, Le Sérapéum, catalogue d’exposition « La Gloire d’Alexandrie », Agde, 1998