Oysonville

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Oysonville
Image illustrative de l'article Oysonville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Auneau
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
René Dauvilliers
2008-2014
Code postal 28700
Code commune 28294
Démographie
Gentilé Oysonvillois
Population
municipale
501 hab. (2011)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 40″ N 1° 57′ 17″ E / 48.3944, 1.9547 ()48° 23′ 40″ Nord 1° 57′ 17″ Est / 48.3944, 1.9547 ()  
Altitude Min. 143 m – Max. 154 m
Superficie 9,63 km2
Localisation

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Oysonville

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Oysonville
Liens
Site web mairie-oysonville.over-blog.com

Oysonville est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir (région Centre). Oysonville appartient au canton d'Auneau et à l'arrondissement de Chartres. Ses habitants sont appelés les Oysonvillois ; au dernier recensement de 2011, ils étaient 501.

Géographie[modifier | modifier le code]

Oysonville est une commune appartenant à la plaine de la Beauce. La superficie est de 9,6 km2. Oysonville porte le code Insee 28294 et est associée au code postal 28700. Elle se situe géographiquement à une altitude de 150 mètres environ.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des outils d'hommes préhistoriques (silex) et des objets gallo-romains (morceaux d'amphores, de tuiles et des monnaies) ont été retrouvés sur les terres avoisinant le village. Château-fort avec sa basse cour et son donjon. Certainement construit sur une motte féodale.

Baudoin, fils de Baudoin de Beauvais, est seigneur d'un fief à Oysonville du chef de sa femme Aveline d’Étampes, vers 1138[1]. Au XIIIe siècle, l’héritage revient à Péronnelle de Corbeil, fille de Baudoin VIII et de Marguerite de Vienne.

La terre d'Oysonville entre dans la famille d'Allonville par le premier mariage de Charles d'Allonville, maître d'hôtel du roi Louis XI, avec la petite-fille d'Adam de Crosnes, seigneur d'Oysonville en 1386, Marguerite de Crosnes[2].

La baronnie d'Oysonville appartient à Paul Le Prevost (1606-1679), capitaine de la compagnie des chevaux-légers de Richelieu et ambassadeur en Saxe. Louis XIV lui érige cette terre en marquisat, par lettres-patentes données à saint-Germain-en-Laye en mars 1664[3], pour le remercier des services rendus à lui-même et à son père Louis XIII. François-Bernard Briçonnet (†1688), lieutenant des chasses de Saint-Germain et de Versailles, marié à Françoise (†1702), fille et héritière de Paul Le Prevost, devient marquis d'Oysonville[4]. Leur petite-fille Geneviève-Claude Briçonnet (†1793), marquise d'Oysonville en 1773, avait épousé André-René du Pont d'Aubevoye (1707-1755)), marquis de la Roussiere, famille où la terre restera jusqu'à ce qu'elle passe par alliance dans la famille Odart de Rilly[5].

Le château actuel[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, François d'Allonville, débute la reconstruction du château, préalablement brûlé par les Anglais. Au début du règne d'Henri IV, il est achevé par son fils François d'Allonville, avec quelques modifications.

Au XVIIIe siècle, le seigneur des lieux, le marquis Paul-Guy Briçonnet, mort à la bataille de Parme en 1734, y fait de nombreux travaux.

Ce n'est que vers 1835, que Théodore du Pont d'Aubevoye (1784-1862), commandant du vaisseau Superbe en 1833, l'adapte à la vie moderne par de gros travaux[5]. Acquis par les Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne, il abritera à partir de 1949-1950 jusque probablement vers 1970 un des centres de colonie de vacances pour les enfants des employés de cette société.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2008 Jacques Callens    
mars 2008 en cours René Dauvilliers    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 501 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
530 547 528 548 554 521 475 502 464
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
462 465 431 405 410 417 423 437 432
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
412 384 433 362 324 380 335 338 325
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
362 318 325 441 485 471 491 496 498
2011 - - - - - - - -
501 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Oysonville a une évolution démographique générale positive. 274 habitants en 1962, les Oysonvillois sont 501 en 2010. Après une forte croissance entre le milieu des années 1970 et le milieu des années 1980, coïncidant avec l'installation de couples issus de la génération du baby-boom, la population s'est quelque peu stabilisée au cours des années 1990 et au début des années 2000.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre et Saint-Paul est jouxtée par le château et son parc. Elle recèle des trésors du patrimoine (lambris de revêtement du XVIIIe siècle, retable de l'autel Saint-André du XVIIe siècle, plusieurs dalles funéraires dont celle d'Adam D'Ecrosnes et d'Agnès le Morhier datant du XVe siècle).

On compte trois croix des chemins, ayant pour vocation de symboliser l'acte de foi de la communauté, de guider le voyageur, de le protéger de l'inconnu et des mauvaises rencontres. Une mariette dite « la Bonne Vierge » se situe à quelques centaines de mètres de l'entrée du village sur les bords de la route départementale en direction de Congerville (91).

Le parc communal du Calvaire, du nom de la colline (aussi appelée Golgotha) à l'extérieur de Jérusalem sur laquelle Jésus de Nazareth fut crucifié, est un ancien lieu de culte voué à la Vierge, à la suite du vœu de Louis XIII consacrant la France à la Vierge Marie le 10 février 1638, après la grossesse de son épouse Anne d'Autriche. Il comporte une butte de terre sur laquelle domine un monticule de pierres fixant Jésus sur une croix de bois. L'enceinte du parc est ornée de différentes plaques figurant les diverses étapes du chemin de croix effectué par le Christ.

Après avoir longtemps été la demeure du prêtre, du curé de l'église paroissiale, le presbytère n'a aujourd'hui plus sa vocation religieuse.

Le village, comme tant d'autres à travers la France, possède un monument aux morts, dédié aux combattants oysonvillois de la Première (1914-1918) et de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) Celui-ci est érigé sur un ancien cimetière du XVIe siècle.

La mairie-école date de l'époque de Jules Ferry, ministre de l'Instruction publique dans les années 1880 sous la IIIe République. Elle comporte un logement de fonction, autrefois réservé aux instituteurs du village.

La commune comporte également un terrain de loisirs (boulodrome, courts de tennis, panier de basket, pelouse pour ballon rond), baptisé en 2007 « Stade Marie-Paule Pommeret », en hommage à une ancienne maire ou mairesse de Oysonville, ainsi qu'une salle polyvalente servant aux diverses fêtes et manifestations organisées par la commune ou par des associations.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marc Blondel (1938), syndicaliste, réside dans la commune.

Vie associative[modifier | modifier le code]

L'association Oysonvilloise « l'Atelier des Fleurs du Calvaire » anime le village et la région par un spectacle historique « son et lumière de nuit » avec comme fil conducteur des personnages ayant marqué la Beauce. Henry IV, un village à l'heure allemande etc. Elle a joué Beau François le célèbre chef de la bande d'orgères dans une ferme à Pussay (Essonne) en juin 2010 et 2011.

En 2011 :

  • elle participe aux journées du patrimoine en offrant un après-midi à thème intitulé « visite en blason » suivi d'un repas campagnard.
  • elle a visité la Picardie « sur les traces de Vincent de Paul » et regardé le son et lumière d'Ailly-sur-Noye.
  • pour 2012, elle prépare un nouveau spectacle 'la Ferme de la Pierre Levée (des Histoires en Pays d'Etampes).

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

2 écus : 1) d’or à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d’argent et 2) de gueules aux trois fleurs de lys d’argent.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

{{Allan ANCHISI, Etonnantes histoires d'Oysonville, un village beauceron, Editions du nets}}

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Armorial chartrain, 1909, Tome 1, p. 364.
  2. François-Alexandre de La Chenaye-Aubert, Dictionnaire de la noblesse, [lire en ligne], vol. 1, 2e éd., 1770, p. 196.
  3. Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliare universel de France, [lire en ligne], vol. 7, 1807, p. 98.
  4. Édouard Rott, Histoire de la représentation diplomatique de la France auprès des cantons suisses, [lire en ligne], Imprimerie A. Benteli et Company, 1917, p. 964.
  5. a et b Archives du diocèse de Chartres, Châteaux en Eure-et-Loir, [lire en ligne], vol. 1, 1902, p. 44-46.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011