Lumeau

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Lumeau
Image illustrative de l'article Lumeau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Châteaudun
Canton Voves
Intercommunalité Communauté de communes de la Beauce d'Orgères
Maire
Mandat
Marc Lange
2014-2020
Code postal 28140
Code commune 28221
Démographie
Population
municipale
183 hab. (2014)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 00″ nord, 1° 47′ 11″ est
Altitude Min. 120 m – Max. 134 m
Superficie 15,28 km2
Localisation

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Lumeau est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes et département limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lumeau
Loigny-la-Bataille Tillay-le-Péneux
Lumeau Baigneaux
Terminiers Sougy (Loiret) Poupry

Lumeau est situé dans la région naturelle de Beauce, à 33 km au nord d'Orléans, à 51 km au sud de Chartres et à 108 km au sud de Paris.
La commune est frontalière du département du Loiret avec la commune voisine de Sougy.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune de Lumeau est accessible

  • par la route
de Paris ou Orléans par l'autoroute A10 (8 km à l'ouest de la sortie sortie 13 Artenay)
de Paris ou Orléans par la route nationale 20 (D 2020 via Artenay et route départementale D 10)
de Chartres par la route nationale 154 (D 954 via Artenay et route départementale D 10)
d'Artenay et Poupry par les routes départementales D 10 et D 3.9
d'Orgère-en-Beauce et Loigny par la route départementale D 3.9
de Patay et Terminiers ou Baigneaux par la route départementale D 19
TER Centre-Val de Loire (ligne Paris-Austerlitz - Orléans)
  • par autocar
Transbeauce ligne 2 Orléans- Chartres

Hameaux[modifier | modifier le code]

Les hameaux de Auneux, Domainville, Écuillon et Neuvilliers sont inclus dans la commune de Lumeau.

Site[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte de Cassini (1757).
Carte de Lumeau et des communes limitrophes (2012).

Géologie et gisement de fossiles[modifier | modifier le code]

Lumeau se situe sur le plateau calcaire[1] de la Beauce[2]. « La Beauce en géologie correspond à la zone d'affleurement des calcaires lacustres qui se sont déposés depuis l'Eocène moyen (43 millions d'années) jusqu'au début du Miocène (25 millions d'années) », recouverts d'un limon d'une épaisseur métrique[3].

En 1908, « à Lumeau, dans la carrière de sable appartenant à M. Piau jeune, il a été trouvé des débris fossiles, ossements, dents d'animaux, coquilles, haliotides de grandes dimensions et nacrées, reposant sur le tuf même, tout au fond de la sablière[4]. » « Le procès-verbal de la séance du 3 janvier 1908, de la Société d'agriculture, sciences, belles-lettres et arts d'Orléans mentionne que l'haliotide de grandes dimensions trouvée à Lumeau par M. Dumuys est analogue à certaines autres haliotides du Pacifique, et que d'autres découvertes laisseraient croire que le lac de Beauce n'était pas un lac d'eau douce, mais bien une mer d'eau salée. »

En 1916, « au nom de M. Faucheux, carrier à Lumeau, M. Esnault fait don à la Société de plusieurs morceaux d'un fragment d'arbre silicifié qui a été trouvé dans une carrière de sable sise commune de Lumeau, sur la route d'Artenay. Enfoui dans le sable à 2 mètres 80 de profondeur, ce fragment mesurait environ 1 mètre 80 de longueur sur 20 centimètres de diamètre ; il s'est désagrégé en plusieurs morceaux lors de son extraction[5]. »

Hydrologie[modifier | modifier le code]

L'hydrologie est caractérisée par la nappe phréatique de Beauce[6].

Deux mares sont situées dans Lumeau[7].

Végétation[modifier | modifier le code]

Plusieurs zones de la commune sont boisées

  • Parc du château de Lumeau
  • Bois de Neuvilliers
  • Bois de Domainville
  • Bois d'Auneux

Les parties non urbanisées de la commune sont consacrées aux cultures agricoles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Lumeau dérive du nom gaulois de l'orme. « Son nom est d'origine celtique : Limoialum, devenu Limogilum, Limolium, Limulium en latin médiéval. Il signifie « endroit planté d'ormes » ; du gaulois limos ou lemos (signifiant) orme (irlandais : lem) et ialon (signifiant) espace découvert, endroit, champ (gallois : ial). Limoialum est le synonyme du latin classique ulmetum, d'où provient le nom de la commune d'Ormoy (aussi en Eure-et-Loir)[8]. » Du latin ulmus[9] et du bas latin ulmetum dérivent aussi ulmeau, désignant l'arbre « orme » en langue d'oïl utilisée à la Renaissance.

« Limogilo : ce nom est l'un de ceux qui, dans notre région, a donné la terminaison -eau. Limogilum a donc dû devenir Limeau, et si nous ne trouvons plus identiquement cette graphie, nous avons aujourd'hui Lumeau qui en est une altération. L'i s'est souvent changé en u (...) Lumeau, aujourd'hui commune du canton d'Orgère (Eure-et-Loir), est nommé au pouillé du diocèse de Chartres du XIIe siècle, Limaium, ce qui confirmerait au besoin l'identification[10]. »

La dénomination Limogilum est notée en l'an 877 ; Limogilo est citée en 938, 954-972, 979, 990. La référence à Limogilus apparait en 979 dans « Limogilus villa Ecclesiae Aurelian confirmatum à Ludovico R Fr[11] ». Limolium est utilisée en 1270, Lumolium en 1369-1370[8] et enfin Lumeau vers le XVIIe siècle.

Localité gauloise[modifier | modifier le code]

Lumeau (Limoialum) est une localité gauloise sur le territoire des Carnutes, habitée bien avant l'époque romaine. Une sépulture gauloise a été découverte à Lumeau, contenant le squelette d'une femme de 25 ans ayant subi un traumatisme facial ainsi que des céramiques. Deux fibules ont été ramassés à proximité, qui dateraient de la fin de l'âge du fer[12].

Villa gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Elle est traversée par une ancienne voie romaine.

« La voie de Blois à Paris à travers la Beauce (...) passait (...) à peu près à égale distance de Patay (Papitacus) et de Coinces, sur le territoire de cette dernière commune, et rencontrait non loin de Terminiers (dont le nom, Termenier en vieux français, indique la frontière de la civitas Carnutum et de la civitas Aurelianorum) la route d'Orléans à Chartres, et par Lumeau (Limoialum, localité celtique), un peu à gauche, Baigneaux, un peu à droite, et Bazoches-les-Hautes (Basilicae), marché-frontière, un peu à gauche, se dirigeait sur Allaines (cantonnement d'Alains à la solde de l'Empire) où elle croisait la deuxième route d'Orléans à Chartres et la route de Sens au Mans[13]. »

« A Lumeau, au lieu-dit « Ferme de l'Epinette » (...) existerait une construction gallo-romaine : des tuiles à rebords, des poteries sigillées, un gros bronze d'Antonin le Pieux » y ont été trouvées[14].

Village médiéval[modifier | modifier le code]

Limogilum est citée dans les actes royaux actes de Charles II le Chauve (vers l'an 877)[15].

La villa est une possession de l'évêché d'Orléans, confirmée en l'an 979[16]. L'archidiaconé de Beauce comprend Lumeau, Poupry et Terminiers, dépendant de la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans[17].

Lumeau est nommé Limalum au pouillé du diocèse de Chartres du XIIe siècle[18].

En 1969, « deux fragments de poterie provenant des fours de Saran (...) ont été trouvés à Lumeau et sont datables de la première moitié du IXe siècle[19]. »

Hypogée de Neuvilliers[modifier | modifier le code]

En 1963, dans le hameau de Neuvilliers (cadastre section ZK, n° 26), commune de « Lumeau, eut lieu la découverte d'un hypogée, comprenant une galerie et une salle circulaire qui fait certainement partie d'un ensemble assez important ».

« Cet hypogée a donné des fragments de bords de pots cassés et déposés intentionnellement (des fragments de bords seulement), et ces poteries ont été également datées du XIIIe siècle[20]. » « Une tête de cheval se trouvait derrière une fermeture dans le souterrain de Neuvilliers, commune de Lumeau[21]. » Ont été aussi des palets-disques taillés dans des tuiles ou ardoises anciennes trouvés en dépôt, alignés sur les marches de l'entrée primitive du souterrain de Neuvilliers.

L'hypogée de Neuvilliers (« hypogée type de Lumeau ») fait partie d'un ensemble régional de souterrains que l'on observe aussi sous l'ancien château de Terminiers ou sur les « sites de Dambron au nord d'Artenay (souterrain sous l'ancien cimetière), de Bazoches-les-Hautes et Tillay-le-Péneux[22] ». Leurs usages sont incertains sur des périodes allant de « l'Empire romain païen ou à l'époque paléo-chrétienne[22] » jusqu'au milieu du Moyen Âge. « Les très nombreux souterrains signalés un peu partout ne sont pas si anciens qu'on a souvent voulu le dire, mais bien médiévaux. Ils n'ont pas été des refuges, sinon accidentellement ; ils n'ont pas été creusés pour relier deux points éloignés l'un de l'autre comme le voudrait une affirmation très souvent entendue et qui se révèle, toujours, entièrement imaginative ; ils avaient, selon toute apparence, une origine cultuelle : demeure de l'esprit (les traditions anciennes reconnaissent trois monde : un premier, avec sa manifestation informelle : l'esprit ; un second, avec sa manifestation subtile : l'âme ; le troisième avec sa manifestation grossière : le corps)[23]. »

Seigneurie de Lumeau[modifier | modifier le code]

Le village est dénommé Limolium (de Limolio) vers l'an 1369. Durant la Guerre de Cent Ans, notamment en 1361, des Anglais occupent le château de Terminiers et pillent les alentours[24].

Par ordonnance de 1388, Charles VI établit le « privilège des gentishommes de Beauce », assurant une exemption d'impôt de taille.

En 1651, sous la Fronde, une agitation pour la confirmation du privilège conduisit à une initiative le 27 février 1652, où « fut arrêtée à Terminiers l'union de plusieurs gentilshommes de Beauce contre les désordres des gens de guerre. Les seigneurs de Baigneaux, des Bordes, de Viabon, de Cambray, Frouville (Samuel de Frouville, sieur de l'Esperonnière), Germignonville, la Carrée, Cottainville, Lumeau, Luplanté, Menainville, Mihardouin, Montvilliers en Denonville, Villeprévost, s'unirent avec plusieurs de leurs voisins pour se défendre, eux et leurs fermiers, contre les excès des gens de guerre[25]. »

Les bénéfices de la cure de Lumeau (Saint-Pierre de Lumeau) dans l'archidiaconé de Beauce du diocèse d'Orléans, collationnés par l’évêque, ont une modeste valeur de 357 Louis entre 1641 et 1648 et de 430 Louis entre 1750 et 1758[26].

Troubles révolutionnaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chauffeurs d'Orgères.

De 1785 à 1792, les fermes isolées de Beauce ont subi les attaques d'une bande criminelle, nommée les chauffeurs d'Orgères.

Le compte rendu de leur procès en 1800 indique que les fermes d'Auneux et de Domainville sur la commune de Lumeau avaient notamment été les cibles de leurs pillages[27]. Un acte marquant, retenu comme charge majeure dans le procès, eu lieu par un mouvement de la bande à partir du bois de Goury au nord-est de Lumeau vers le bois Pussin après Poupry, en volant et assassinant un cultivateur du hameau du Milhouard[28].

Bataille du [modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Loigny.

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, Lumeau fait partie du champ de la bataille de Loigny-Poupry, impliquant l'armée de la Loire et les troupes bavaroises et prussiennes le . La bataille s'étend sur les communes de Guillonville, Loigny, Lumeau et Poupry. Lumeau est principalement impliquée du 29 novembre au 3 décembre 1870, des activités d'ambulance ayant cours du 2 décembre 1870 au 18 février 1871[29].

« Dans la journée du 1er décembre, le général Chanzy avait repoussé les avant-postes bavarois en arrière de la ligne Nonneville-Villepion. Néanmoins, le gros des troupes du général Von der Thann était toujours établi entre Orgères, Bazoches et Loigny, les avant-postes s'étendant jusqu'à Lumeau. »

« Les positions occupées par les Français s'étendaient en cercle du nord au sud par Nonneville, Terminiers, Patay, Artenay et Bucy-le-Roy. Les positions à emporter étaient Loigny, le Château-Goury, Lumeau et Poupry, formant la seconde ligne bavaroise. (...) Le grand-duc de Mecklembourg, qui commandait en chef, avait résolu de faire un effort au centre vers Lumeau et Patay, pour couper le général Chanzy du général d'Aurelle.(...) la 17e division prussienne, débouchant d'Allaines par la roule de Chartres, vint se jeter sur les troupes des généraux Barry et Jauréguiberry. L'arrivée de ces renforts détermina un mouvement de recul parmi les Français; la division Morandy fut rejetée de Lumeau sur Terminiers. (...) Les Bavarois, délivrés à Château-Goury, s'étaient emparés de Loigny avec les Prussiens de Tresckow. Le général de Sonis lança alors les zouaves pontificaux commandés par Charelle, de Patay sur Loigny, qu'on reprit[30]. »

Le détail des mouvements le 2 décembre témoigne de l'importance de Lumeau dans l'issue de la bataille.

« La 2e division du 16e corps se porta de Terminiers sur Loigny, tandis que la 3e division vint occuper sa place à Terminiers pour se diriger de là sur Lumeau. (...) Loigny fut enlevé de la façon la plus brillante, la brigade bavaroise qui l'occupait se retira (...) dans le château de Goury. Le général Barry, à la tète de la 2e division, ne fait que traverser Loigny, se porte sur Goury et l'enlève, dans un brillant effort. Malheureusement, les batteries établies à Lumeau rendaient cette position presque intenable. La division Barry, quelque peu démoralisée par la mitraille, se replia brusquement sur Loigny.

L'amiral Jauréguiberry dut se porter en avant, dans la direction de Goury, que les Bavarois avaient immédiatement réoccupé. La 3e division était en marche sur Lumeau dont il importait de se rendre maître pour faciliter l'attaque de Goury. La 17e division d'infanterie prussienne, venant d'Allaines et de Janville, avait occupé Lumeau et c'étaient ses batteries qui avaient fait reculer déjà la division Barry. La 3e division du 16e corps, en arrivant en vue de Lumeau, fut accueillie par une canonnade excessivement vive. Toute l'artillerie de la 17e division Allemande dut concentrer maintenant ses feux sur les colonnes qui s'approchaient. (...) Malheureusement, la 3* division, très-impressionnée par les pertes que lui causaient les projectiles ennemis, se replia vers trois heures dans la direction de Sougy.

(...) Par contre, la 17e division prussienne, n'ayant plus d'adversaires devant ses lignes, se dirigeait de Lumeau sur Goury pour soutenir et dégager les Bavarois. (...) Le général de Sonis, qui venait d'arriver de Saint-Péravy et de Patay, continue sa route avec la division qu'il a sous la main. (...) Le général de Sonis se met lui-même à la tête de sa colonne, et marche directement sur Loigny, qu'il enlève aux Bavarois qui viennent de le réoccuper ; poursuivant son effort, il se dirige sur Chàteau-Goury. Mais les batteries de la 17e division d'infanterie prussienne ouvrent un feu terrible sur nos colonnes. Le général de Sonis tombe frappé d'un éclat d'obus. Le colonel Charette, commandant des zouaves pontificaux, est grièvement blessé; son bataillon subit des pertes énormes. La nuit, du reste, va arriver ; il importe de se retirer en ordre, et le général Chanzy, prenant par intérim le commandement du 17e corps, prescrit la retraite sur Patay[31]. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune de Lumeau fait partie du canton d'Orgères-en-Beauce et de la communauté de communes de la Beauce d'Orgères. Le village de Lumeau était inclus dans la province de l'Orléanais, mais lors de la formation des départements en 1789-1790, la commune fut rattachée à l'Eure-et-Loir[32].

La construction d'une mairie et maison d'école mixte est proposée en 1880, décidée en 1881[33] et son financement approuvé en 1884 ; le bâtiment scolaire est agrandi en 1930.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  2008 Gaston Langé    
2008 2014 Charlie Peillon    
2014 en cours Marc Langé SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le registre paroissial de Lumeau est conservé depuis l'an 1586[34]. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[36],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 183 habitants, en diminution de -2,66 % par rapport à 2009 (Eure-et-Loir : 1,9 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
424 413 379 421 484 466 463 503 501
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
503 508 506 472 442 447 477 454 463
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
482 428 409 327 345 337 350 320 313
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
267 297 229 194 179 177 185 184 183
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité économique sur la commune est caractéristique des grandes cultures céréalières de Beauce.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument des mobiles à Neuvilliers[39]

Un monument[40] en forme d'obélisque blanc d'une hauteur de huit mètres sur socle ossuaire de granit entouré d'une chaine[41] est élevé à Neuvilliers (commune de Lumeau) en 1873[42]. Le monument marque l'emplacement de la charge de la division du général Maurandy qui tente de prendre Lumeau, sous la mitraille des batteries de la 17e division d'infanterie prussienne du général von Treskow au matin du 2 décembre 1870. « La 3e division (Général Maurandy) appuyait la droite de la 2e en se portant de Terminiers sur Lumeau. L'ennemi, après un premier moment de surprise, se reforma et la 2e division, qui était déjà maîtresse du château de Goury, fut obligée de se replier sur Loigny, laissant, dans sa retraite, la 3e division, qui s'avançait entre Écuillon et Neuvilliers après s'être emparée de ce dernier point, exposée aux feux directs des batteries allemandes de Lumeau, et aux feux d'écharpe de celles de Goury[43]. ». Il s'agit de l'un des plus sanglants épisodes de la bataille de Loigny. L'ossuaire sous le monument contenait initialement les ossements de plus d'un millier de soldats, parmi les neuf mille morts dispersés sur le champ de bataille de la journée du 2 décembre 1870. Le monument rend hommage aux combattants de la Haute-Vienne[44](71e régiment de mobiles de la Haute-Vienne, 2e brigade, 3e division d'infanterie (général Maurandy) du 16e corps d'armée du général Chanzy) durant la bataille de Loigny, avec des mentions sur plaques de marbre : « À la mémoire des mobiles du 71e régiment tués à Lumeau. Combats de Lumeau 2 XII 1870, le département de la Haute-Vienne. Le département de la Haute-Vienne garde un souvenir reconnaissant aux habitants de Neuvilliers et Lumeau qui ont recueilli ses blessés. ». « Sous ce monument reposent les ossements de 1100 soldats français appartenant à divers régiments dont le 71e mobiles et de 40 allemands tués le 2 décembre 1870 en différents points du champ de bataille. »

  • Mares de Lumeau[7]
  • Château de Lumeau
  • Église saint Pierre de Lumeau[45], évoquée comme église fortifiée en 1382[46], consacrée en 1556[47] par Étienne de Paris[Note 2] [Note 3] .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Étienne de Paris est évêque d'Albonne, originaire d'Orléans et nommé vicaire général en 1552 par Jean de Morvillier, évêque d'Orléans.
  3. « Plusieurs curés furent menacés de la fureur populaire, entre autres ceux: de Terminiers, Lumeau, Sancheville et Gironville. » Ernest Sevrin, « Croyances populaires et médecine supranaturelle en Eure-et-Loir au XIXe siècle. », Revue d'histoire de l'Église de France., no Tome 32. N°121,‎ , p. 265-308 (ISSN 0048-7988, lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Rapport sur les travaux de la carte géologique agronomique du département d'Eure-et-Loir », Rapports et délibérations - Eure-et-Loir, Conseil général,‎ , p. 88 à 99 et suivantes (ISSN 1262-6155, lire en ligne)
  2. « Lumeau - Carte géologique », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le 7 mai 2014)
  3. « Etude géologique de la nappe de Beauce » (consulté le 7 mai 2014)
  4. L. Dumuys, Mémoires de la Société d'agriculture, sciences, belles-lettres et arts d'Orléans : Gisements fossiles de Lumeau et de Baigneaux, la mer de Beauce, t. VIII, 452-454 p.
  5. Bulletin de la Société dunoise : archéologie, histoire, sciences et arts, t. 14, (lire en ligne), p. 102
  6. « Nappe de Beauce », sur acces.ens-lyon.fr (consulté le 7 mai 2014)
  7. a et b « Mares de Lumeau » (consulté le 7 mai 2014)
  8. a et b Jacques Soyer, Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais : L'origine du nom de la commune de Lumeau, vol. T24,N241,A1941, t. XXIV, Orléans, , 163-164 p. (lire en ligne)
  9. « Orme », sur Centre national de ressources textuelles et lexicales
  10. Société archéologique et historique de l'Orléanais, Mémoires de la Société archéologique de l'Orléanais, t. 30, , 772 p. (lire en ligne), p. 87.
  11. Léopold Delisle, Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. 9, coll. « Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, FOL-L45-8 (B,9) », 1867-1880 (lire en ligne), p. 661.
  12. CALVO J. M. ; BARDET P. ; GEORGIADES C. ;, Revue Archéologique du Loiret : Une sépulture gauloise à Lumeau, Eure-et-Loir (28.221.01), vol. 1, Neuville-aux-Bois, , 28-40 p. (présentation en ligne), Structure et remplissage de la fosse à inhumation. Description du squelette (annexe anthropologique: femme de 25 ans ayant subi un traumatisme facial). Matériel céramique tourné et non tourné. Industrie lithique peu abondante. Fragments de pisé. Faune. Datation à La Tène III. Deux fibules ont été ramassés à proximité, qui dateraient de la fin de l'Age du fer.
  13. Jacques Soyer, Mémoires de la Société archéologique et historique de l'Orléanais : Les voies antiques de l'Orléanais, t. 37, Orléans, (notice BnF no FRBNF32813241, lire en ligne)
  14. Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, t. 1968/01 (T5,N37,A1968)-1968/06, Orléans, (lire en ligne), p. 184
  15. Recueil des actes de Charles II le Chauve [Texte imprimé], roi de France, commencé par Arthur Giry, continué par Maurice Prou, terminé et publié sous la direction de MM. Ferdinand Lot et Clovis Brunel,... par M. Georges Tessier,... : [Acte royal. 861-877], t. Tome II. 861-877, Paris, Impr. nationale, (notice BnF no FRBNF36252532), p.505
  16. Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais : Diplôme de Louis V en faveur de l'Eglise d'Orléans (traduction) [dans P. Riche, G. Tate, Textes et documents d'histoire du Moyen Age Ve-Xe siècles, t. II, milieu VIIIe siècle-Xe siècle, Paris 1974, p. 492-495], t. 4, Orléans, (lire en ligne), p. 23-24
  17. « Procès-verbaux de la Société archéologique d'Eure-et-Loir », Procès-verbaux de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, vol. 1880 (T7)-1885.,‎ , p. 350 (ISSN 1149-7203, lire en ligne)
  18. Mémoires de la Société archéologique de l'Orléanais, t. 30, (lire en ligne)
  19. Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, t. 4, Orléans, (lire en ligne)
  20. Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, t. 10, Orléans, (lire en ligne), p. 238
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  46. Bernard Chevalier, Les pays de la Loire moyenne dans le Trésor des chartes : Berry, Blésois, Chartrain, Orléanais, Touraine, 1350-1502 : Archives nationale, JJ 80-235, CTHS, coll. « Collection de documents inédits sur l'histoire de France », (ISBN 2735502759, lire en ligne), p. 107, acte 985 ; 24 mai 1382 à Melun ; Registre JJ 121 ; 120 n°307 fol 150
  47. Gustave Baguenault de Puchesse, Jean de Morvillier, évêque d'Orléans, garde des sceaux de France, 1506-1577 : étude sur la politique française au XVIe siècle, d'après des documents inédits : thèse pour le doctorat, présentée à la Faculté des lettres de Paris (2e édition), Paris, Didier, (notice BnF no FRBNF30046651, lire en ligne), En 1556, l'évêque d'Albonne consacra les églises de Loury, de Creusy, d'Artenay, de Lumeau.