Origines de l'islam

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La recherche scientifique sur les origines de l'islam est née des recherches de Theodor Nöldeke (1836 - 1930). Elle s'appuie alors sur les sciences historiques dont la philologie, servant à la même époque aux recherches bibliques. À la démarche philologique se sont aujourd'hui ajoutées la méthode historique et l'archéologie.

L'exégèse historico-critique du Coran a acquis une renommée auprès des non-spécialistes à la suite de différentes affaires : celles du Coran de Sana'a, l'affaire Anton Spitaler et la publication de l'ouvrage de Christoph Luxenberg : Die Syro-Aramäische Lesart des Koran: Ein Beitrag zur Entschlüsselung der Koransprache[explic 1],[1].

Racines et naissance de l'Islam selon la tradition musulmane[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mahomet.

Avant la naissance de Mahomet tout comme à son époque, l'Arabie était peuplée de nomades ou bien d'agriculteurs vivant dans les oasis dans le nord, ou dans les secteurs plus fertiles au sud au Yémen, parlant l’arabe et qui suivaient majoritairement des religions polythéistes ; quelques tribus avaient néanmoins pour confession le judaïsme ou le christianisme. La ville de La Mecque était déjà un centre religieux, pour certains des polythéistes arabes.

Selon la tradition islamique, Mahomet serait né en 570 à La Mecque. Il devient orphelin dès son jeune âge et fut élevé par son grand-père puis par son oncle. Il entre alors au service d'une riche veuve Khadija qui organisait des caravanes marchandes. C'est en 610 que, pour la première fois, l'archange Gabriel (Jibrîl) lui serait apparu dans la grotte « Hirâ' » où il avait coutume de se recueillir et lui transmet la révélation, la parole de Dieu.

Mahomet fonde alors un groupe de croyants qui s'appelleront les musulmans : nommés ainsi en référence au prophète Abraham (Ibrāhīm). Musulman, est celui qui se donne, qui se soumet volontairement à Allah, « Dieu ».

Mahomet et ses compagnons auraient alors été persécutés par les Mecquois. L'ordre est donné aux musulmans mecquois d'émigrer à Yathrib (Médine) en 622. En 624, la bataille de Badr éclate. Les Mecquois prendront leur revanche lors de la bataille de Uhud, en 625[2]. Mahomet retournera à Médine, où il décéderait en 632 âgé de soixante-trois ans après une courte maladie[3]. Peu après, l'Islam se serait diffusé grâce à des victoires militaires.

Critique de la vision traditionnelle[modifier | modifier le code]

De nombreuses recherches ont mis à mal la présentation traditionnelle des origines de l'Islam, aussi bien dans ses origines, sa naissance et sa diffusion. Selon Prémare, « Autant dire que toute biographie du prophète n'a de valeur que celle d'un roman que l'on espère historique »[4] D'autres aspects de la naissance sont remis en cause. Ainsi, des recherches récentes tendent à prouver une naissance de l'Islam en Arabie pétrée et non dans les territoires de l’Arabie désertique[5] Par ailleurs, selon Robert Kerr, il n'y a aucune trace d'une invasion musulmane de l'Arabie pétrée et l'archéologie n'a pas mis au jour de rupture particulière avant le VIIIe siècle[6]..

Les racines nazôréennes et sabéennes-Elkasaïtes[modifier | modifier le code]

Dans le récit traditionnel, Mahomet aurait été en effet, étroitement en contact avec une secte chrétienne, identifiée plus tard comme nestorienne ou docète, par l'intermédiaire d'un prêtre nazaréen, Waraqa, qui aurait béni son mariage avec Khadija. Les doctrines de ce dernier auraient fortement influencé les prêches de Mahomet et des passages entiers du Coran. Le roman de Barouk Salamé Le Testament syriaque (Rivages/Thriller, 2009) est fondé sur cette hypothèse[biblio 1].

Dans son mémoire de licence, en 1874, Adolph von Harnack, après un travail systématique, en vient à conclure que "le mahométisme n'est qu'une lointaine dérivation de la gnose judéo-chrétienne, et non une religion nouvelle"[7]

Origines nazôréennes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Nazôréens.

L'historien musulman du XIIe siècle, Muhammad al-Shahrastani, mentionne des juifs, vivant à proximité de Médine et Hedjaz, qui acceptent Jésus comme prophète et suivent les traditions du judaïsme, rejetant les vues chrétiennes catholiques ou orthodoxes[8].

Certains savants soutiennent que les nazôréens ont contribué à l'élaboration de la vision islamique de Jésus (Îsâ) grâce aux échanges avec les premiers musulmans[9],[10]. Ce serait ces communautés que le Coran désigne sous le nom de « nazôréens » et qui, selon Muhammad (Mahomet), le prophète de l'islam, appartiennent aux « gens du Livre », avec les juifs et les sabéens[11].

Influences ébionites[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ebionisme.

Selon Simon Claude Mimouni, il semble que ce soit plutôt l'ébionisme (considéré par certains chercheurs comme le même groupe que les Nazôréens), « qui ait exercé une certaine influence, pour ne pas dire plus » sur l'islam à sa création. « Il est possible que les chrétiens avec lesquels Mahomet et son groupe de disciples au VIIe siècle ont été en contact ou aient appartenu au mouvement ébionite dont les adeptes auraient encore existé dans le nord de l'Arabie à cette époque[biblio 2]. »

Influences elkasaïtes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : elkasaïtes.

Selon Simon Claude Mimouni, l'hypothèse d'une influence des Elkasaïtes sur l'islam d'avant les Abbassides est à considérer[12]. Elle est, selon lui, « acceptée par certains et rejetée par d'autres[12]. »Il n'est toutefois pas exclu qu'au côté de l'ébionisme, « l'elkasaïsme ait aussi exercé une certaine influence, notamment après l'arrivée de l'islam en Babylonie et en Assyrie[12] ».

Les influences extérieures sur l'Islam[modifier | modifier le code]

Le Moyen-Orient est un carrefour entre les régions d'Afrique, de Grèce, du Levant. Les savoirs et connaissances circulaient entre ces cultures.

Influences bibliques[modifier | modifier le code]

Selon la vision islamique, le Coran est un retour aux sources, une ultime confirmation des écritures déjà révélées antérieurement (Torah/Bible), dont les juifs et les chrétiens se sont éloignés[13]. Mahomet s'inspire alors des textes juifs et tout particulièrement de la Torah. Si le reflet de l'Ancien Testament dans le Coran est assez partiel, celui-ci comporte néanmoins de nombreuses allusions et mentionne nombre d'histoires et de personnages bibliques. Ainsi, Abraham et Moïse ont été, par exemple, islamisés en Ibrahim et Moussa.

Le Coran ne fait pratiquement jamais de citation littérale de verset biblique mais en donne des versions remaniées ou commentées soulignant que le Coran s'intéresse à ce qu'il saisit de l'Ancien Testament et non à sa formulation. Tout se passe comme si le lecteur était censé connaître l'histoire biblique transmise par ailleurs par tradition orale populaire[14].

L'école de la rhétorique sémitique, représentée par Michel Cuypers, de l'université de Louvain, travaille sur la comparaison entre la structure des récits de la Bible et celle du Coran. La seule réserve qu'on lui ait trouvée jusqu'ici porte sur la méthodologie fortement appuyée sur la rétroversion (en ce qui concerne la Bible).

Influences juives[modifier | modifier le code]

Selon certains chercheurs, une grande partie des enseignements de Mahomet sont présents dans le judaïsme talmudique.

Influences syriaques[modifier | modifier le code]

Luxenberg conclut de ce travail sur le Coran, que celui-ci est dérivé d'un lectionnaire syro-araméen, contenant des hymnes et des extraits de la Bible, utilisés dans les services rituels chrétiens. Ce lectionnaire aurait été traduit en arabe, dans une intention missionnaire. Il ne s'agissait pas d'inaugurer une nouvelle religion, mais d’en répandre une plus ancienne. Il s’appuie ici sur un travail antérieur de Günter Lüling[15]. Luxenberg n'a pas « corrigé » la totalité du Coran selon ces thèses. Il fonde ses conclusions sur ce qu'il présente comme un échantillon représentatif de passages difficiles.

Selon les recherches de R. Kerr sur les origines de l'Islam, le vocabulaire du Coran et certaines subtilités du langage comme la transcription des noms biblique prouve une transmission par le syriaque[16].

Influences éthiopiennes[modifier | modifier le code]

Avec l'affinement des études et des réflexions, l'école philologique élabore diverses théories avec des chercheurs comme Gerd-Rüdiger Puin, Manfred Kropp qui travailleront sur les sources bibliques du Coran (Ancien et Nouveau Testament). En particulier, Manfred Kropp adjoint à son champ d'études l'épigraphie nabatéenne, araméenne, guèze et arabe ; ceci le conduit à évoquer la possibilité d'insertion dans le Coran de textes issus d'une bible éthiopienne, l'existence d'un proto-Coran comme le suggère l'étude des inscriptions gravées à l'intérieur de la coupole de la mosquée d'Omar[biblio 3]. Il comprend que ce texte, qui diverge d'avec la version de la vulgate uthmanienne sur des points sémantiques et grammaticaux, provient d'un texte suffisamment officiel pour avoir été gravé dans la coupole.[réf. incomplète]

Influence hellénistiques[modifier | modifier le code]

John Wansbrough dans ses travaux intitulés Quranic studies et The Sectarian Milieu[biblio 4], souligne des emprunts de motifs de récits à des ouvrages en vogue à l'époque comme le Roman d'Alexandre du Pseudo-Callisthène, par exemple dans cette sourate[tex 1] où Moïse, accompagné d'un jeune serviteur revient sur ses pas pour rechercher le poisson prévu pour le déjeuner et qui est ressuscité puis reparti vers l'eau.

L’influence de la médecine grecque, tout particulièrement de Galien, sur la pensée médicinale de Mahomet a été reconnu par les penseurs musulmans[17]. Celui-ci est traduit en syriaque dès le VIe siècle. Elle implique la transmission de la pensée grecque dans le Moyen-Orient pré-islamique.

L’hypothèse d'Édouard-Marie Gallez :  le judéo-nazaréisme[modifier | modifier le code]

L'hypothèse judéo-nazaréenne est décrite dans l’ouvrage en 2 tomes : le Messie et son prophète[explic 2] d'Édouard-Marie Gallez. Après une étude serrée des documents de Qumran, un discernement de leurs auteurs et une étude des courants ayant donné naissance aux apocryphes du Nouveau Testament, il trace un lien de parenté entre l'islam de la période de Mahomet avec les doctrines de la secte des nazaréens, une branche des judéo-chrétiens apparue dès le Ier siècle de l'ère chrétienne.

L'hypothèse judéo-nazaréenne a, essentiellement, deux représentants (francophone et/ou Europe) dans la filiation des théories de John Wansbrough : Christoph Luxenberg et Édouard-Marie Gallez. Peuvent aussi se ranger dans cette catégorie Patricia Crone et Nasr Hamid Abû Zayd.

Autres hypothèses sur les origines de l'Islam[modifier | modifier le code]

Gunter Lüling[modifier | modifier le code]

Günter Lüling centre sa thèse sur l'interprétation de quelques sourates comme anciens hymnes chrétiens d'origine arienne en 1970 [biblio 5]et [biblio 6]. Selon Luling, Mahomet était un chrétien qui rompt avec son groupe quand le christianisme devient trinitaire.

Dans son hypothèse, Gunter Lüling [biblio 7], envisage la possibilité d'un substrat composé d'hymnes chrétiens collectés et retravaillés par le rédacteur arabe. Le chercheur distingue 4 couches de rédaction successives :

  • a) Couche 1 : de strophes hymnales avec des contenus en Syriaque, composé par la communauté chrétienne de la Mecque
  • b) Couche 2 : Collecte par le prophète et adaptation pour des raisons dues à la phonétique de l'arabe, syntaxiques et stylistiques
  • c) Couche 3 : les passages composés exclusivement par le prophète
  • d) couche 4 : passages altérés par les derniers compilateurs du Coran, postérieurs au prophète.

Cette théorie trouve sa critique, en particulier chez Anton Spitaler[explic 3] qui conteste les travaux de Günter Lüling. Il obtient son exclusion de l’université, peut-être plus à partir d'une cabale[explic 4] qu'à partir de la critique de ses travaux. Toujours est-il que les études à base de "couches rédactionnelles" sont de plus en plus contestées dans la recherche coranique comme dans la recherche biblique [explic 5].

Bruno Bonnet-Eymard[modifier | modifier le code]

Il est difficile de classer le frère Bruno Bonnet-Eymard parmi les "chercheurs" :

  • la neutralité axiologique n'est pas son fort ; il ne cache pas que son projet est à mi-chemin de la polémique et de l'évangélisation. Son angle de vue reprend une vieille affirmation de Jean Damascène : "l'islam est une hérésie du christianisme"[biblio 8]
  • il n'atteste d'aucune formation universitaire, d'aucune autre publication que celle de sa traduction exégétique et systémique du Coran[biblio 9] mais son érudition dans les 3 langues (hébreu, arabe, araméen) est impressionnante et elle reconnue par Edouard-Marie Gallez
  • La communauté scientifique critique ses liens avec l’extrême-droite catholique de la Contre-Réforme catholique.

On peut dire que le frère Bruno est un "orientaliste" au sens où Edward Saïd les caricature. Pour autant, ses méthodes d'investigation philologiques sont celles utilisées par des chercheurs reconnus comme Anne-Sylvie Boisliveau [biblio 10] ou Geneviève Gobillot.

On ne peut donc rejeter la totalité de ses travaux au prétexte de son manque d'insertion statutaire. En particulier, il semble avoir découvert le sens des lettres isolées "ALM"[biblio 8] qui figurent en tète de certaines sourates ; ce serait une abréviation rabbinique, classique dans le notarikon[biblio 11] signifiant "Dieu des délivrances".

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie utilisée dans l'article[modifier | modifier le code]

  1. Une intéressante bibliographie est citée dans la note 3, p. 509-510
  2. Simon Claude Mimouni, Les chrétiens d'origine juive dans l'Antiquité, éd. Albin Michel, 2004, Paris, p. 193-194.
  3. Le cours de Manfred Kropp, professeur au Collège de France, Chaire européenne, est disponible sur le site de l'ENS. Les supports de cours sont aussi téléchargeables sur ce site de l'ENS.
  4. John Wansbrough, Quranic Studies : Sources and Methods of Scriptural Interpretation, Londres, Oxford University Press, 1977 : The Sectarian Milieu: Content and Composition of Islamic Salvation History, Londres, Oxford University Press, 1978.
  5. Claude Gilliot, L’origine syro-araméenne du Coran
  6. Hélène Roquejoffre, Aux origines du Coran, le Monde de la Bible, 2012
  7. Über den Urkoran : Ansätze zur Rekonstruktion der vorislamisch-christlichen Strophenlieder im Koran", Erlangen, 1974, 2e édition 1993 (fr:)A propos d'un Coran primitif, prémices de reconstruction d'un hymne chrétien préislamique)
  8. a et b affirmé plusieurs fois dans sa première vidéo, en particulier vers la fin dans la 2e vidéo dans laquelle il expose ses thèses sur les sources du Coran
  9. Le Coran, traduction et commentaire systémique, éditions CRC, 1988-1990-1997, 3 tomes, sourates I à V,
  10. Dans le séminaire coranique(2) du 7 mars 2014, Anne-Sylvie Boisliveau expose la méthode philologique qui fait abstraction des hadiths, littérature postérieure au Coran et fait appel aux lexiques les plus anciens dans les 3 langues anciennes considérées. La version de cet entretien avec Abdelwahab Meddeb peut être écoutée pendant 3 ans et téléchargée pendant 1 an. Une version sur Academia.edu est attendue qui pourrait être plus pérenne. Présentation de Anne-Sylvie Boisliveau dans l'annuaire de Medhi Azaieze
  11. Définition du notarikon dans le Jewish Virtual Library qui en fait un système de sténographie au contraire de l'article de Wikipédia qui veut en faire exclusivement un système herméneutique cabalistique

références textuelles[modifier | modifier le code]

  1. Sourate 18,59.

Notes explicatives[modifier | modifier le code]

  1. Lecture syro-araméenne du Coran. Contribution pour décoder la langue coranique.
  2. méthode, exposé et extraits
  3. référencé comme agent de renseignent du IIIème Reich par Philip Le Roy dans la Porte du Messie
  4. cabale conduite par Spitaler qui cachait des documents de toute première importance. Günter Lüling réintégra l’université après un long procès qui l’épuisa. Il n’hésita pas à déclarer que presque tous les orientalistes allemands avaient été liés de près ou de loin aux nazisme et que ceux-ci suivaient d’un mauvais œil les recherches coraniques. Celles-ci ne manqueraient pas d’irriter les musulmans, contrariant ainsi leur alliance avec des dirigeants islamistes avec lesquels ils partageaient une même haine des Juifs, des dirigeants qui par ailleurs pourraient leur fournir un précieux appui contre les Britanniques au Moyen-Orient. Cf. Jeffrey Goldberg, article publié dans ‟The New York Times” du 6 janvier 2008, sous le titre ‟Seeds of Hate”
  5. sur la théorie des couches rédactionnelles, leur fonctionnement et la critique qui en est faite, Cf. article Histoire deutéronomiste

Références diverses[modifier | modifier le code]

  1. Luxenberg, Die Syro-Aramäische Lesart, Verlag Hans Schiler, 2004.
  2. Dalil Boubakeur, Les défis de l'islam, éd. Flammarion, Paris, 2002, p. 45
  3. Abdul-Rahman Arabi, L'Islam et la guerre à l'époque du prophète Mahomet, éd. Les Presses de Savoie, 1954, p. 17
  4. Alfred-Louis de Prémare, Les Fondations de l'Islam : entre écriture et histoire, Seuil, Paris, 2002.
  5. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées :0
  6. R. Kerr, "Ist der Qurʾān in Mekka oder Medina entstanden?" in K.-H. Ohlig und M. Gross (Hg.), Die Entstehung einer Weltreligion III, Inârah-Sammelband 7 (Schiler Verlag, Berlin-Tübingen, 2014), S. 39-45 Lire en ligne : https://www.academia.edu/7932579/Ist_der_Qur%CA%BE%C4%81n_in_Mekka_oder_Medina_entstanden
  7. citation de Harnack
  8. (en) Muhammad al-Shahrastani, Kitab al–Milal wa al-Nihal, Gorgias Press, , p. 167
  9. O. Cullmann, « Ebioniten », dans Religion in Geschichte und Gegenwart, vol. 2, p. 7435
  10. (en) Hans-Joachim Schoeps, Jewish Christianity : Factional Disputes in the Early Church., Fortress Press,
  11. 15 occurrences de nasârâ dans le Coran, e.a. les sourates 2:62, 22:17
  12. a, b et c Simon Claude Mimouni, Les chrétiens d'origine juive dans l'Antiquité, éd. Albin Michel, 2004, Paris, p. 201.
  13. Geschichte des Qorâns (1860) en langue allemande, document téléchargeable sous différents formats sur le site "American Libraries". Publiée en 2005, à Beyrouth, l'ouvrage fut aussitôt banni par une fatwa du ‟Dar Al-Ifta”, une haute autorité sunnite.
  14. Françoise Mies, Jean Noël Aletti, Bible et sciences des religions: judaïsme, christianisme, islam, éd. Presses Universitaires de Namur, 2005, p 10
  15. « Sur le Coran primitif - Éléments pour la reconstruction des hymnes préislamiques chrétiens dans le Coran » [archive], cité par Claude Gilliot « L'origine syro-araméenne du Coran », paru dans Le Nouvel Observateur hors-série avec France Culture, avril/mai 2004.
  16. Robert Kerr, Aramaisms in the Qurʾān and Their Significance, p. 149.
  17. Ibn Qayyim,, Medicine of the Prophet, p. 113-116.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Recherche historique et critique[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred-Louis de Prémare, Aux origines du Coran, Tétraèdre, , 144 p. (ISBN 291286819X)

Laboratoires et équipes de recherche[modifier | modifier le code]

Chercheurs notoires[modifier | modifier le code]

Autres articles historiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Une approche historico-critique de l'islam des origines par Jacqueline Chabbi, Professeur à l’université Paris VIII-Saint-Denis.
  • Les origines du Coran par Manfred Kropp Conférences vidéo à l'École Normale Supérieuren
  • | Antoine Borrut Introduction : la fabrique de l’histoire et de la tradition islamiques, REMMM 129 | juillet 2011
  • Claude Gilliot Le Coran, production littéraire de l’Antiquité tardive ou Mahomet interprète dans le “lectionnaire arabe” de La Mecque, REMMM 129 | juillet 2011
  • Conférences de de M. Mohammad Ali Amir-Moezzi École pratique des hautes études, Section des sciences religieuses. Annuaire. Tome 113, 2004-2005 lien Année 2004 lien p. 175-180