Roiffé

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Roiffé
Roiffé
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Loudun
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Loudunais
Maire
Mandat
Didier Baillergeau
2014-2020
Code postal 86120
Code commune 86210
Démographie
Population
municipale
755 hab. (2016 en augmentation de 7,7 % par rapport à 2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 32″ nord, 0° 03′ 11″ est
Altitude Min. 35 m
Max. 118 m
Superficie 24,30 km2
Localisation

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Roiffé est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fontevraud-l'Abbaye (Maine-et-Loire) Couziers (Indre-et-Loire) Rose des vents
Saix
Raslay
N Lerné (Indre-et-Loire)
O    Roiffé    E
S
Morton Les Trois-Moutiers Bournand

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[1], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6 °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans les années 1660, les faux-sauniers attaquent la chaîne des condamnés aux galères, qui se dirige vers le bagne de Rochefort : ils parviennent ainsi à libérer leurs compagnons[2]. Roiffé est situé jusqu'en 1789 en Généralité de Touraine.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les équipes techniques du Jagdgeschwader 26 (escadron de chasse no. 26), surnommé Schlageter, sont stationnées à Roiffé, près du village de Cisay. Elles sont bombardées le 7 juin 1944 par cinq Mustang du 375e fighter squadron, du 361e Fighter group (groupe de chasse) de l’US Air Force[3]. Du côté allemand, les pertes sont d’un mort, un blessé, un camion citerne incendié et un autre mitraillé. Du côté américain, le pilote américain Georges Merritt, as aux onze victoires, est abattu et retrouvé mort à proximité de l’épave de son appareil[4]. Un agriculteur français meurt dans le crash[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Michel Grellier    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2016, la commune comptait 755 habitants[Note 1], en augmentation de 7,7 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
920945978920942947925907903
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8868638561 2141 2041 2701 1161 0661 012
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0801 0571 0651 0419911 0119271 009951
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
847773475535593658672693754
2016 - - - - - - - -
755--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 27 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Ddrection régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[10], il n'y a plus que 12 exploitations agricoles en 2010 contre 19 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 900 hectares en 2000 à 705 hectares en 2010. 35 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement et orges), 14 % pour les oléagineux (tournesol), 26 % pour le fourrage et 18 % reste en herbes. En 2000,2 hectares (1 hectare en 2010) étaient consacrés à la vigne[10].

Six exploitations en 2010 (contre sept en 2000) abritent un élevage de bovins (497 têtes en 2010 contre 530 têtes en 2000). L'élevage de volailles a connu une baisse : 133 têtes en 2000 répartis sur cinq fermes contre 58 têtes en 2010 répartis sur trois fermes. L'élevage d'ovins a disparu au cours de cette décennie[10]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué en moyenne de 43,7 % de 1990 à 2007[11]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de la Roche Martel (ou Roche-Marteau ou Roche-du-Maine) est situé sur un promontoire dominant la plaine de Loudun. Cet ancien château fort occupait, donc, une position stratégique. Les Plantagenêts en auraient été propriétaire. Il a été reconstruit au cours de la première moitié du XVe siècle. Il a été remanié au XIXe siècle. Toutefois, il est inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des monuments historiques pour son châtelet et sa galerie extérieure depuis 2005.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le bois de Grandjean fait partie d’une étendue forestière qui s’étend entre Roiffé et Bournand, de part et d’autre de la D 147.

Dans ce secteur du Loudunais, les sols sont constitués d’épais dépôts sableux sur lesquels se sont formées des « varennes » ou « sables verts », des sols sableux à argilo-sableux intercalés de niveaux marneux, profonds, acides ou neutres selon les secteurs, et tantôt arides ou tantôt hydromorphes. La nature très particulière de ces sols, qui couvrent près de 55 000 hectares dans le nord du département de la Vienne, a généré le développement d’une flore très originale mêlant les plantes calcicoles, acidophiles, hygrophiles et xérophiles que l‘on retrouve dans le bois de Grandjean. Le couvert arboré est essentiellement composé de chênes pédonculés et de chênes pubescents. La strate herbacée est, quant à elle, composée de plantes typiques des landes et des pelouses calcifuges comme la callune ou la potentille des montagnes. Ces plantes voisinent avec des espèces nettement calcicoles telles que l’astragale à feuilles de réglisse ou la campanule à feuilles de pêcher. Les lisières forestières sont un conservatoire de plantes rares qui sont à l’origine du classement et de la protection du bois de Grandjean (ZNIEFF) [12]. Ont été recensées les plantes suivantes:

La flore des zones hydromorphes est composée des plantes communes aux autres sites de même biotope située en Poitou. En revanche, celle des chemins et des clairières sablonneuses présente diverses petites espèces annuelles plus ou moins exceptionnelles telles que le céraiste à cinq étamines ou le géranium grêle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Isaac de Razilly (né le 5 juillet 1587 sur la commune de Roiffé au château d’Oiseaumelle -Généralité de Tours, ses parents possédaient plusieurs châteaux en Touraine à Beaumont en Véron et Cuon ). Après avoir été en poste dans la Marine Royale sur l'Ile de Ré, il fut nommé Commandeur de la Commanderie de l'Ile Bouchard (Indre et Loire) jusqu'à son départ en 1632 d'Auray en Bretagne pour l'Acadie avec 300 Hommes d'Elite où il devient Gouverneur de Nouvelle-France jusqu'à sa mort en 1636.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  2. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, (ISBN 978-2-07-035971-4), p. 562
  3. Christian Richard, 1939-1945 : la guerre aérienne dans la Vienne, Geste éditions, , 348 p. (ISBN 2-84561-203-6), p. 130-131
  4. Richard, op. cit., p. 133
  5. Richard, op. cit., p. 134
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. a b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  11. Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013
  12. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes, 2011.
  13. Qui connaît l'avoine de Loudun ? « La Nouvelle République » 15 mai 2011
  14. Cahiers du patrimoine naturel - Pays loudunais