Capuche

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La capuche [1] ou le capuchon [2] (parfois aussi nommé « capuce » chez les moines) est une coiffe conçue soit pour encadrer le visage, soit pour le cacher ; de fait, il a généralement une forme de voûte.

La capuche fait souvent partie intégrante d'un vêtement, d'un manteau ou d'un imperméable (une sorte de grand bonnet qui couvre la tête et qui se rabat sur les épaules) et est souvent imperméable. La capuce monastique était cependant autrefois une pièce de vêtement indépendante

Son utilité principale est de protéger le porteur des intempéries (vent, pluie, froid) et chez les moines d'encourager l'isolement médiatif.

Histoire[modifier | modifier le code]

La capuce est le grand capuchon porté par certains ordres monastiques
Saint François en extase (portant le « capuce » des franciscains de l'époque), par Francisco de Zurbarán, Alte Pinakothek de Munich (1658).

Au Moyen Âge, il est considéré comme un accessoire sophistiqué et élégant.

C'est aussi un signe religieux chez les moines qui sur leur « robe de bure » portent une grande « capuce » (mot d'origine italienne, qui sera aussi à l'origine du nom des capuçins ainsi nommés en raisin d'une capuce particulièrement longue[3],[4],[5]).

Les capuçins parfois aussi désignés comme « Frères du Capuce »[6] se sont d'ailleurs offusqué de voir d'autres ordres ou sectes religieuses[7] copier leur long capuce[8]. En particulier l'ordre des capuçins attaque celui des Récollets au motif que ces derniers ont trop allongé la forme de leur capuce[9].

En 1670, un moine, le frère Clément de Marseille a écrit un texte intitulé La capuchonade ou mémoire sur l’excellence et les prérogatives du capuce[10].

Description[modifier | modifier le code]

Elle peut être en toile de lin amidonnée, en carton souple décoré, en paille tissée ou en drap épais. Elle comporte parfois des liens pour la maintenir qui permettent de la rabattre en arrière sans la perdre, elle se désigne alors aussi sous le terme de chaperon[11].

Elle peut descendre plus ou moins bas sur les épaules ou au milieu du dos. Quand elle comporte une très longue pointe qui part du haut du crâne, on parle de liripipion[12] ; couvre-chef très en vogue dans les années 1300, parfois la pointe était si longue qu'elle se portait enroulée sur la tête comme un turban.

Les femmes la portaient comme un bonnet avec de longues extrémités qui s'enroulaient sur la tête à la manière d'un turban. Elle peut être brodée ou encore ornée de fil de fer, de manière à faire une pointe au milieu du front avec les deux côtés qui remontent.

Actuellement, la capuche est aussi un accessoire de mode porté même en l'absence de vent ou de pluie, notamment par certains adolescents en zone urbaine ou par certains chanteurs de hip-hop.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. capuche, sur le site cnrtl.fr, consulté le 24 novembre 2014
  2. capuchon, sur le site cnrtl.fr, consulté le 24 novembre 2014
  3. Séguy J (2003) Claude-Charles Billot, Les Capucins. Une réforme franciscaine au XVIe siècle. Nantes-Blois, Siloë, 2001, 284 p. Archives de sciences sociales des religions, (122), 59-157.
  4. du Chesnay Charles, B. (1968). Raoul de Sceaux, OFM Cap. [Histoire des Frères mineurs capucins de la province de Paris (1601-1660) Tome Ier. Revue d'histoire de l'Église de France, 54(153), 362-365.
  5. Varry, D. (2008, May). L'introduction des capucins en Franche-Comté et le" miracle" de Faverney. In Autour du miracle de Faverney (1608): colloque national.
  6. Helyot P (1718) Histoire des ordres monastiques religieux et militaires, et des congrégations séculiéres de l'un et de l'autre sexe, qui ont esté establies jusqu'à present, contenant leur origine, leur fondation, leur progrès, les évenemens les plus considérables qui y sont arrivés,... les vies de leurs fondateurs et de leur réformateurs, avec des figures qui représentent tous les différens habillemens de ces ordres & de ces congregations... JB Coignard.
  7. Séguy, J. (2003). Jean-Pierre Chantin, Marges du christianisme.«Sectes», dissidences, ésotérisme. Archives de sciences sociales des religions, 122(2), 67-67.
  8. Thiers J.B (1740) La guerre séraphique, ou histoire des périls qu'a courus la barbe des Capucins par les violentes attaques des Cordeliers. On y a joint une Dissertation sur l'Inscription du grand Portail de l'Eglise des Cordeliers de Reims: Deo-Homini & Beato Francisco, utrique Crucifixo. chez Pierre de Hondt.
  9. Hassoulier B (1916) Athènes au XVIIe siècle. Capucins et consuls. Journal des savants, 14(3), 128-136.
  10. La capuchonade ou mémoire sur l’excellence et les prérogatives du capuce, par frère Clément religieux de la communauté de Marseille, La Guillotière, 1670.
  11. chaperon, sur le site cnrtl.fr, consulté le 24 novembre 2014
  12. liripipion, Dictionnaire étymologique, ou Origines de la langue françoise

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]