Oblast de Léningrad

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Oblast de Léningrad
(ru) Ленинградская область
Blason de Oblast de Léningrad
Armoiries de l'Oblast de Léningrad.
Drapeau de Oblast de Léningrad
Drapeau de l'Oblast de Léningrad.
Oblast de Léningrad
Village de Soguinitsy.
Administration
Pays Drapeau de la Russie Russie
Région économique Nord-Ouest
District fédéral Nord-Ouest
Statut politique Oblast
Création
Capitale Gatchina[1]
Gouverneur Alexandre Drozdenko
Président de l'Assemblée législative Sergueï Bebenine
Démographie
Population 1 907 590 hab. (2022)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 60° nord, 32° est
Superficie 83 908 km2
Autres informations
Langue(s) officielle(s) russe
Fuseau horaire UTC+3
Code OKATO 41
Code ISO 3166 RU-LEN
Immatriculation 47
Localisation
Localisation de Oblast de Léningrad
Liens
Site web http://lenobl.ru
Carte
Carte interactive de l’Oblast de Léningrad

L’oblast de Léningrad (en russe : Ленинградская область, Leningradskaïa oblast ([lʲɪnʲɪnˈgratskəjə ˈobləsʲtʲ])[a]) est une subdivision territoriale de la fédération de Russie, ou oblast. Situé dans le district fédéral du Nord-Ouest, en Russie européenne, il tire son nom du nom soviétique de Saint-Pétersbourg, connue sous le nom de Léningrad de 1924 à 1991. Toutefois, la ville fédérale en est administrativement séparée, les institutions léningradoises siégeant plus au sud, à Gatchina. Cette dernière a officiellement reçu le titre de capitale de l'oblast le [2]. Sa population s'élevait à 2 023 767 habitants en 2023.

S'étendant sur 83 908 km2, soit 0,49 % de la Russie, elle est la 39e région la plus grande. Elle s'étend sur 500 km d'ouest en est et de 320 km du nord au sud au maximum. Au nord, elle borde la Finlande et la république de Carélie, à l'est l'oblast de Vologda, au sud-est l'oblast de Novgorod, au sud l'oblast de Pskov et au sud-ouest l'Estonie. L'oblast est baigné par les eaux du golfe de Finlande de la mer Baltique. La ville de Saint-Pétersbourg est enclavée dans sa partie centre-ouest.

Historiquement, la région appartenait à la république de Novgorod, au tsarat de Russie, puis au royaume de Suède après la guerre russo-suédoise de 1610 à 1617 pendant le temps des Troubles. La région se faisait alors appeler Ingrie, et fut conquise par la Russie de Pierre Ier le Grand pendant la Grande guerre du Nord. Ce dernier y fonde Saint-Pétersbourg en 1703, et la région s'appelle alors le gouvernement de Saint-Pétersbourg, formé lui en 1708. L'oblast est créé sous l'URSS le , perd sa capitale en 1931 (qui devient son propre sujet), et est aux premières lignes pendant la Seconde Guerre mondiale. Une fois la guerre d'Hiver, le siège de Léningrad et la guerre de Continuation, l'oblast s'agrandit avec de nouvelles terres auaparavant finnoises sur l'isthme de Carélie. L'oblast est aujourd'hui l'une des régions les plus riches de Russie et possède un patrimoine culturel et naturel important.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

L'un des nombreux lacs de l'isthme de Carélie.
Vue de Viipuri.
La Vuoksi à Priozersk.
L'Oredej près de Siversky.

L'oblast couvre une superficie de 83 908 km2[3],[4]. Au nord, il borde la Finlande et la république de Carélie, à l'est l'oblast de Vologda, au sud-est l'oblast de Novgorod, au sud l'oblast de Pskov et au sud-ouest l'Estonie. L'oblast est baigné par les eaux du golfe de Finlande de la mer Baltique. La ville de Saint-Pétersbourg est enclavée dans sa partie centre-ouest[5],[6].

L'oblast de Léningrad est situé autour du golfe de Finlande et au sud de deux grands lacs d'eau douce, le lac Ladoga et le lac Onega. L'oblast comprend l'isthme de Carélie et certaines îles, dont Hogland dans le golfe de Finlande et Konevets (en) dans le lac Ladoga.


Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'oblast compte en tout 1 800 lacs, tandis que la longueur totale des cours d'eau irriguant l'oblast est de plus de 50 000 km[7]. Les cours d'eau de la partie ouest de l'oblast se jettent dans le golfe de Finlande; les deux plus grands fleuves sont le Louga et le Narva, qui forment la frontière entre la Russie et l'Estonie.

Une grande partie de la superficie de l'oblast appartient au bassin versant du fleuve Neva, qui est le seul exutoire du lac Ladoga. Le Neva, qui se jette dans le golfe de Finlande (la ville de Saint-Pétersbourg est située dans embouchure) est relativement court, mais son bassin versant est très vaste, comprenant le lac Onega et le lac Ilmen. Les rivières Svir et Volkhov coulent du lac Onega et du lac Ilmen, respectivement, au lac Ladoga. Les autres principaux affluents du lac Ladoga sont la Vuoksi et la Sias[8].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est tempéré froid, dans une transition du maritime au continental[9]. Le climat se caractérise par des étés frais, avec des températures moyennes en juillet de +16 à +18 °C et des hivers modérément froids. Les températures moyennes en janvier varient de −6 °C dans l'ouest à −11 °C dans sa partie orientale, et les dégels sont fréquents. Le mois le plus froid est février, avec une température moyenne aux alentours de −8 – −8,5 °C[10].

Les températures moyennes annuelles sont toutes positives, et varient de +2,7 °C dans le nord-est à +5,5 °C dans l'ouest. La partie occidentale bénéficie du golfe de Finlande pour ses températures plus clémentes que la partie orientale[10],[11].

Les précipitations annuelles sont de l'ordre de 550 à 650 mm en moyenne, mais certaines crêtes ont des précipitations plus importantes (Lembolovskaïa, Tivkhine, des Vespes), avec sur les monts Lembolovskaïa (dans la partie occidentale) des précipitations dépassant les 850 mm annuellement[11].

Relief[modifier | modifier le code]

L'oblast est en général plat[12], avec des altitudes inférieures à 150 mètres, et les hauteurs les plus hautes qui se situent dans l'est dans les crêtes Tivkhine et des Vepses, avec dans cette dernière le point culminant, haut de 274 mètres[13]. L'isthme de Carélie est aussi assez haut, même si cela est relatif[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Au , l'occupation des sols est la suivante[14]:

Occupation des sols dans l'oblast de Léningrad[14]
Année 2022 (%)
Fonds forestier 56,7
Terrains agricoles 20,3
Espaces aquatiques 12,9
Localités 2,8
Réserves 0,5
Aires protégées (hors réserves) 2,2
Espaces industriels et autres 4,6
Total 100

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transport routier[modifier | modifier le code]

La route fédérale A181, en 2x3 voies, en vue aérienne, avec de chaque côtés des étendues de taïga aux couleurs automnales.
L'A181 près de Tsvelodoubovo, en direction de Saint-Pétersbourg.
Vue depuis le bas-côté d'une route à 1x2 voies sans séparateur, avec de châque côté des arbres.
La route fédérale R23 à Bekovo dans le raïon de Louga en septembre 2023.

Au , selon le Comité des routes de l'oblast de Léningrad, l'oblast comprend un réseau routier d'une longueur totale de 22 742,5 km. Plus de la moitié sont des routes locales totalisant 4 697 km, suivies par les routes régionales et intermunicipales avec 9 305,6 km. Arrivent enfin les routes fédérales avec une longueur totale de 1 789,6 km. De par la longueur de son réseau, l'oblast de Léningrad se classe au deuxième rang du district fédéral du Nord-Ouest, et elle est 4e du district en termes de densité du réseau routier par 1 000 km2[15].

La structure du réseau routier régional est en forme radial, centré sur Saint-Pétersbourg. Le réseau comprend 10 routes fédérales[16],[17] et 931 routes régionales, ces routes constituant la base du réseau routier. Les routes radiales reliant la ceinture périphérique de Saint-Pétersbourg et les routes situées à différentes distances de la ville. Cette forme de réseau entraîne une forte densité des routes en banlieue de Saint-Pétersbourg, et une densité plus clairsemée dans les territoires périphiques de l'oblast de Léningrad[18].

Le réseau routier de l'oblast de Léningrad est presque entièrement pavée. Ainsi, la part des routes pavées de la longueur totale des routes de l'oblast est de 99 % dans l'oblast, avec une longueur totale de 22 515 km. Cette longueur a considérablement augmenté ces dernières années, avec une longueur en 2020 de routes pavées de 18 064,6 km, soit un augmentation de 4 450,4 km en un peu moins de deux ans[18].

Un vate réseau de routes fédérales dessert le territoire de l'oblast, connectant à la fois l'oblast à d'autres sujets de Russie, tels que Moscou, la Carélie ainsi que les oblast de Mourmansk, de Novgorod de Pskov et de Vologda, mais aussi à deux pays européens ; l'Estonie et la Finlande. L'oblast compte en tout 10 routes fédérales traversant l'oblast[16],[17]. La route fédérale M10 relie Saint-Pétersbourg à Moscou via Novgorod au sud, en faisant partie de l'E105. Elle est prolongée par la route fédérale A181 vers la frontière finlandaise, vers Helsinki via la Valtatie 7, en étant partie de l'E18[16]. Par ailleurs, la M10 est doublée depuis 2017 par l'autoroute Néva, qui relie elle aussi Moscou à Saint-Pétersbourg[17].

La route fédérale R21 (partie de l'E105) va de Saint-Pétersbourg à Mourmansk via Petrozavodsk, et la route fédérale A180 (partie de l'E20) relie Saint-Pétersbourg à Ivangorod et la frontière estonienne pour être prolongée par la RN1 estionienne jusqu'à Tallinn. La route fédérale R23 (partie de l'E95) relie Saint-Pétersbourg par Pskov à la frontière biélorusse, tandis que la route fédérale A114 va par Tcherepovets à Vologda. La route fédérale A121 relie Saint-Pétersbourg par Sortavala à Priaja, en longeant de la côte ouest du lac Ladoga. Il y a aussi la route fédérale A120, dit « demi-anneau sud de Saint-Pétersbourg », entre Kirovsk et Gatchina. Enfin, la route fédérale A215 relie Lodeïnoïe Pole dans l'oblast, par Vytegra et Plessetsk à Bryn-Navolok, près d'Arkhangelsk, où passe la M8[16]. En 2021, les routes fédérales les plus empruntées par les voitures sont les routes R21, avec plus de 28 000 voitures/jour, la R23 avec près de 19 000 voitures/jour, puis la M10 avec en moyenne plus de 13 000 voitures/jour. Du côté du trafic de camions, la M10 a le plus fort trafic avec 12 959 camions par jour, suivie de la R21 avec 11 611 camions/jour[19].

Outre le réseau fédéral, les routes régionales et locales desservent presque toutes les diférentes zones de l'oblast. Néanmoins, environ 800 localités rurales, qui sont très éloignées des principales zones d'urbanisation, ne disposent pas de connexions routières toute l'année, ce qui représente environ 15 000 personnes, soit moins de 1 % de la population de l'oblast[20].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Train blanc photographié de devant sur une ligne ferroviaire électrifiée.
Un train à grande vitesse Allegro circulant entre Helsinki et Saint-Pétersbourg.

L'oblast de Léningrad bénéficie d'un transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises très développé. Il existe pas moins de dix lignes ferroviaires partant de Saint-Pétersbourg qui traversent l'oblast de Léningrad[20],[21]:

Photographie de devant d'un train de marchandise roulant sur des rails dans un paysage enneigé, avec des arbres autour des deux voies.
Un train de marchandise avec une locomotive VL10 entre Mga et Gory.

Au total, l'oblast de Léningrad compte un réseau d'une longueur supérieure à 3 000 km, avec un réseau électrifié à hauteur de 30 %. La densité du réseau ferroviaire est de 32 km/1000km2, et le réseau est connecté à de nombreuses régions, telles que la Carélie, les oblasts de Pskov, de Novgorod, de Vologda, ainsi qu'à de nombreuses localités industrielles et des ports de l'oblast[21].

Le réseau ferroviaire est exploité par les Chemins de fer d'Octobre, une branche des chemins de fer russes (RJD), et ces chemins de fer assurent aussi le transport de passager[22],[23]. Le transport de marchandise est lui assuré aussi par les Chemins de fer d'Octobre, mais de plus par d'autres filiales des RJD, avec la First Freight Company, la TransContainer et la Refservice. Des entreprises privées exploitent aussi le transport de marchandise et sont propriétaires d'une partie du matérial roulant[24]. Le chiffre d'affaires du fret est supérieur à 100 millions de tonnes/an[21].

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'oblast de Leningrad compte des aérodromes. Des vols réguliers et internationaux sont assurés exclusivement depuis l'aéroport de Poulkovo à Saint-Pétersbourg.

Transport fluvial et maritime[modifier | modifier le code]

Vue aérienne d'une jetée d'un port avec un tanker amarrée.
Un quai du port de Primorsk avec un tanker.

L'oblast de Léningrad possède une longueur totale de voies navigables de 1 850,7 km, dont 1 193,7 km qui permettent le passage de navire de grand gabarits[24]. Le Louga, la Svir, la Volkhov et le Neva sont navigables et très utilisés pour le transport de marchandises. Le canal de l'Onega, partagé avec l'oblast de Vologda, sert de contournement du lac Onega par le sud. De même, le canal du Ladoga, reliant la Svir et le Neva, contourne le lac Ladoga par l'Est. Ces canaux font partie de la voie navigable Volga-Baltique. Le canal Saimaa reliant le lac Saimaa en Finlande au golfe de Finlande en traversant l'oblast de Léningrad, a un statut spécial et est utilisé pour le transport de passagers[25].

Le transport fluvial de passager est principalement utilisé pour acheminer et transporter biens et personnes vers les territoires insulaires. Les traversée en ferry sur la rivière Svir jusqu'au village de Voznessenié (commune de Voznessenié) et vers l'île de Konevets sur le Ladoga sont celles les plus fréquentées[24]. Sinon, il y a des itinéraires vers les îles Orekhvoy, le musée de la forteresse d'Oreshek, vers le monastère de Valaam en Carélie[26]. Par ailleurs, des itinéaires de croisières fluviales traversent l'oblast, pour naviguer vers Moscou, Saint-Pétersbourg, Valaam, Kiji, ou encore Petrozavodsk entre autres. En tout, le trafic de passagers aux ports fluviaux de l'oblast s'est élevé à 519,5 mille personnes en 2021[26].

Les ports d'Oust-Louga, Vyborg, Vyssotsk et Primorsk sont les principaux terminaux maritimes du golfe de Finlande, et ils ont tous un statut de port d'importance fédérale. En 20 ans, le volume de marchandises manutentionnées a été multiplié par plus de 45 fois, pour atteindre 186 millions de tonnes en , grâce, entre autres, à la mise en service de nouveaux terminaux[26]. Le volume de manutention des ports de l'oblast était de 198 509,7 milliers de tonnes en 2022, soit une augmentation de 106,8 % par rapport à 2021[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire avant la Russie impériale[modifier | modifier le code]

Le territoire de l'actuel oblast de Léningrad a été peuplé peu de temps après la fin de la glaciation vistulienne et abrite aujourd'hui de nombreux vestiges archéologiques[27],[28],[29].

La route commerciale de la Volga et la route commerciale des Varègues aux Grecs traversaient le territoire. Fondée aux VIIIe – IXe siècles, Staraïa Ladoga, la première capitale du légendaire Riourik, est située à l'est de l'oblast, au bord de la rivière Volkhov.

Aux XIIe – XVe siècles, le territoire est divisé entre le royaume de Suède et la république de Novgorod (voir guerres novgorodo-suédoises) et peuplé principalement de divers Finnois de la Baltique tels que les Caréliens (nord-ouest), les Ingriens et les Votes (ouest), les Vepses (à l'est), ainsi que les Slaves de Novgorod (sud).

Pendant les guerres russo-suédoises des XVe – XVIIe siècles, la frontière a fait des allers-retours sur le territoire.

Au XVIIe siècle, le territoire de l'oblast de Léningrad actuel faisait partie de l'empire suédois

La partie centrale du territoire est connue comme la région historique d'Ingrie. Au XVIIe siècle, après que la majeure partie du territoire actuel de l'oblast de Léningrad a été prise par la Suède avec le traité de Stolbovo de 1617, elle subit un afflux important de population luthérienne de la Carélie finlandaise (qui comprenait l'isthme de Carélie, la partie nord-ouest de l'actuel oblast de Léningrad) et de la Savonie.

Ayant fait face à la pression religieuse des pasteurs luthériens et des autorités suédoises, la population orthodoxe locale d'ascendance russe et finnoise a massivement fui l'Ingrie vers les provinces russes voisines, de sorte que les Finnois d'Ingrie sont rapidement devenus le groupe ethnique dominant[30].

De 1700 à 1927[modifier | modifier le code]

Pendant la Grande Guerre du Nord (1700-1721), le territoire de l'actuel oblast de Léningrad a été pris à la Suède par la Russie de Pierre le Grand, qui a fondé Saint-Pétersbourg au milieu du territoire en 1703, qui est rapidement devenue la capitale de l'Empire russe.

En 1708, la majeure partie du territoire a été organisée en Gouvernement d'Ingermanland avec le gouverneur général Alexandre Danilovitch Menchikov. Il est rebaptisé gouvernement de Saint-Pétersbourg en 1710 (les frontières de ce gouvernement, cependant, différaient très sensiblement de celles de l'oblast actuel et comprenaient une grande partie des zones des oblasts actuels de Novgorod, Pskov et Vologda). En 1721, les concessions territoriales de la Suède sont confirmées par le traité de Nystad.

En 1719-1810, le canal du Ladoga est creusé entre la rivière Svir et le fleuve Neva dans le cadre de la voie navigable Volga-Baltique pour contourner les eaux tumultueuses du lac Ladoga. Depuis l'avènement du transport ferroviaire à la fin du XIXe siècle, les zones proches de Saint-Pétersbourg étaient des destinations estivales populaires (datchas) pour ses habitants. Cependant, alors que Saint-Pétersbourg elle-même était peuplée principalement de Russes dès le début, ce n'est qu'au XXe siècle que sa population environnante a été russifiée.

En 1914, au début de la Première Guerre mondiale, Saint-Pétersbourg est rebaptisée Petrograd et le gouvernement est renommé en conséquence gouvernement de Petrograd.

Période soviétique[modifier | modifier le code]

De 1918 à 1927[modifier | modifier le code]

En 1918, après la révolution russe, la capitale est transférée de Petrograd à Moscou, plus éloignée des frontières du pays. En 1919, pendant la guerre civile russe, l'armée blanche du nord-ouest venant d'Estonie et dirigée par Nikolaï Ioudenitch tente de capturer Petrograd et réussit à atteindre sa périphérie sud, mais l'attaque contre l'Armée rouge dirigée par Léon Trotsky échouera et Nikolaï Ioudenitch doit se retirer.

La frontière avec l'Estonie est établie dans le traité russo-estonien de Tartu de 1920. Les Finlandais ingriens du nord de l'Ingrie, soutenus par la Finlande, tenteront de faire sécession en 1918-1920, mais sont réincorporés avec le traité russo-finlandais de Tartu, qui a fixé la frontière entre la Finlande et la Russie soviétique. En 1924, Petrograd est rebaptisée Léningrad et le gouvernement de Petrograd devient le gouvernement de Léningrad.

Création de l'oblast et années 1930[modifier | modifier le code]

L'oblast de Léningrad est créé le , par les résolutions du Comité exécutif central panrusse intitulées Sur la création de l'oblast de Léningrad et Sur les frontières et la composition des Okrougs de l'oblast de Léningrad en fusionnant Cherepovets, Leningrad, et les gouvernements de Mourmansk, Novgorod et Pskov[31]. Le territoire de l'oblast correspondait aux territoires modernes de l'actuel oblast de Leningrad (à l'exception de l'isthme de Carélie et des territoires le long de la frontière avec l'Estonie), de l'oblast de Novgorod, de l'oblast de Pskov, de parties de l'oblast de Vologda, la plupart de l'oblast de Mourmansk, et la ville fédérale de Saint-Pétersbourg. La superficie totale de l'oblast était de 360 400 kilomètres carrés plus de quatre fois plus grande que l'entité moderne[32],[33].

Progressivement, des régions de l'oblast de Léningrad se séparent, avec la sécession de l'okroug de Velikié Louki en 1929, de celui de Tcherepovets en 1937, puis de l'okroug de Mourmansk en 1938[34]. Par ailleurs le , la ville de Léningrad est séparée de l'oblast[33].

À l'automne 1934, la zone frontalière interdite le long de la frontière ouest de l'Union soviétique est établie, où personne ne peut accéder sans autorisation spéciale donnée par le NKVD. au départ, la zone n'a que 7,5 km de profondeur, mais le long de la frontière estonienne, elle s'étend jusqu'à 90 km. La zone devait être nettoyée des populations finnoises et des autres personnes considérés comme "politiquement peu fiables" par le régime[35],[36].

À partir de 1929, les autorités soviétiques ont procédé à des déportations massives à l'est des Finnois d'Ingrie de l'oblast, qui constituait la majorité dans de nombreuses localités rurales jusqu'au début du siècle, en les remplaçant par des personnes venant d'autres parties de l'Union Soviétique.

Guerres (1939-1945) et années 1940[modifier | modifier le code]

Le , l'Union soviétique déclenche la guerre d'Hiver contre la Finlande voisine et, par le traité de paix de Moscou en 1940, elle gagne des territoires, dont l'isthme de Carélie. La population carélienne de ces territoires est évacuée à la hâte vers l'intérieur de la Finlande puis sera remplacée par des personnes d'autres parties de l'Union soviétique. Une petite partie du territoire (les municipalités de Kanneljärvi (fi), Koivisto et Rautu) a été incorporée à l'oblast de Léningrad, le reste étant inclus dans la République socialiste soviétique carélo-finnoise.

En 1941, l'Allemagne envahit l'Union soviétique dans le cadre de l'opération Barbarossa, et peu de temps après, le territoire sera le site du siège de Léningrad. La Wehrmacht conquiert la partie sud-ouest de l'oblast et atteint Tikhvine à l'est, tandis que les troupes finlandaises reprennent rapidement les territoires cédés lors de la guerre de Continuation, encerclant Léningrad depuis la terre. Cette fois, les territoires nouvellement acquis sur l'isthme de Carélie sont incorporés dans l'oblast de Léningrad (raïon de Vyborg et raïon de Priozersk). En 1947, ces gains territoriaux seront confirmés par le traité de Paris[37].

L'oblast de Novgorod et l'oblast de Pskov ont été formés à partir des parties sud de l'oblast de Léningrad en 1944. En janvier 1945, une petite partie de la RSS d'Estonie à l'est du fleuve Narva avec la ville de Jaanilinn (aujourd'hui Ivangorod) a été transférée à la RSFS de Russie et incorporé à l'oblast de Léningrad. Depuis lors, le territoire de l'oblast de Léningrad n'a pas changé de manière significative[38], bien que certaines banlieues de Léningrad (aujourd'hui Saint-Pétersbourg) aient été retirées de l'oblast et incorporées à la ville[37].

Par ailleurs en 1944, la Charte de l'oblast de Léningrad est adoptée[34].

En octobre 1946, Léningrad gagne des anciens territoires finlandais le long de la côte nord du golfe de Finlande formant en district de Sestroretsky et district de Kurortny dont la ville de Terijoki.

Depuis la fin de l'URSS[modifier | modifier le code]

Après un référendum en 1991, la ville de Léningrad a été renommée par décret du Présidium du Conseil suprême le Saint-Pétersbourg, mais l'oblast de Léningrad a conservé son nom[5],[39].

Le sujet avait un cas spécial en Russie, sa capitale se situant depuis 1930 hors du sujet, car la capitale était Saint-Pétersbourg. Mais conformément aux modifications apportées par la loi de l'oblast du à la Charte de l'oblast, Gatchina a reçu les institutions régionales[5],[34], et cette dernière a officiellement reçu le titre de capitale de l'oblast le [2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Conformément au décret du président de la RSFSR du 22 août 1991 no 75 « Sur certaines questions relatives aux activités des autorités exécutives dans la RSFSR », l'administration de l'oblast Léningrad a été créée. En 1994, la Charte de l'oblast de Léningrad a été adopté pour régir son fonctionnement[5].

L'oblast est dirigé par un gouverneur élu. Depuis le , la fonction est occupée par Alexandre Drozdenko, membre du parti Russie unie.

Il y a aussi l'assemblée législative de l'oblast de Léningrad.

Chefs de l'exécutifVoir et modifier les données sur Wikidata
IdentitéPériodeDuréeÉtiquette
DébutFin
Aleksandr Drozdenko (en)[40]
(ru) Александр Юрьевич Дрозденко
(né en )

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e % 3e % 4e %
Présidentielle 2012[41] ER 61.90 KPRF 14.18 SE 9,98 LDPR 6,77 Victoire au premier tour
Gouvernorale 2015[42] ER 82,10 KPRF 6,98 LDPR 4,17 SRZP 3,02 Victoire au premier tour
Législative 2016[43] ER 50,04 LDPR 13,30 KPRF 10,37 SRZP 9,61 Tour unique
Législative régionale 2016[44] ER 51.25 LDPR 14.65 SRZP 12.79 KPRF 12.49 Tour unique
Présidentielle 2018[45] ER 79.01 KPRF 8.82 LDPR 5,44 GRANI 2,10 Victoire au premier tour
Gouvernorale 2020[46] ER 83,61 LDPR 7,31 SRZP 4,57 GP 3,06 Victoire au premier tour
Législative 2021[47] ER 43,08 KPRF 18,41 SRZP 9,76 LDPR 8,34 Tour unique
Législative régionale 2021[48] ER 46.37 KPRF 20.70 SRZP 15.20 LDPR 10.60 Tour unique

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Administrativement, au , 205 municipalités ont été établies dans l'oblast de Léningrad : 1 okroug urbain - Sosnovy Bor, 17 raïons municipaux, qui comprennent 66 établissements urbains et 121 établissements ruraux[49],[6]. En termes de superficie, le plus grand raïon est le raïon de Podporojie (7 706 kilomètres carrés et le plus petit est le raïon de Lomonossov (1 919 kilomètres carrés). Il existe 205 municipalités sur le territoire de l'oblast de Léningrad[6].

Population[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Les deux tiers de la population vivent en ville, et le reste est rural[50].Sept villes de l'oblast sont classées comme moyennes (population de plus de 50 000 habitants) : Vyborg, Gatchina, Tikhvin, Sosnovy Bor, Kirishi, Volkhov, Kingisepp[6]. En 2016, l'espérance de vie était de 73,1 ans[51].

Immeuble d'habitation à Gatchina.

Recensements (*) et estimations de la population[52],[53]:

Évolution démographique
1926* 1941 1944 1959* 1970* 1979* 1989* 2002*
3 450 6531 547 300213 3001 244 9911 435 7291 519 1651 661 1731 669 205
2010* 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
1 716 8681 733 9071 751 1351 763 9241 775 5401 778 8571 791 9161 813 816
2019 2020 2021* 2022 2023 - - -
1 847 8671 875 8722 000 9972 006 0222 023 767---

Répartition par âge et par sexe[modifier | modifier le code]

La population de l'oblast est dans la moyenne. Selon le recensement de 2021, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 28,4 %, et le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans est de 24,4 %. L'âge moyen est de 42,3 ans, avec celui des hommes, qui est de 39,7 ans, en-dessous de celui des femmes, qui est lui de 44,5 ans. En 2021, l'oblast comptait 940 455 hommes pour 1 060 542 femmes, soit un taux de 55,3 % de femmes[54].

Les pyramides des âges de l'oblast en % et en nombre d'individus s'établissent comme suit[54] :

Pyramide des âges en 2021 de l'oblast en %[54]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
85 et +
2,5 
75-84
5,6 
16 
60-74
21,4 
20,4 
45-59
19,8 
29,2 
30-44
25,3 
17,1 
15-29
13,9 
14,3 
0-14
12 
Pyramide des âges en 2021 de l'oblast en nombres d'individus[54]
HommesClasse d’âgeFemmes
5 490 
85 et +
21 542 
24 163 
75-84
59 232 
150 666 
60-74
226 574 
191 015 
45-59
209 256 
274 792 
30-44
267 939 
160 074 
15-29
148 957 
134 255 
0-14
127 042 

Localité les plus peuplées[modifier | modifier le code]

Liste des quinze localités les plus peuplées de l'oblast
Nom Statut Raïon Population

(dernier recensement)

Mourino ville Raïon de Vsevolojsk 104 611 (2021)
Gatchina ville Raïon de Gatchina 92 684 (2021)
Vsevolojsk ville Raïon de Vsevolojsk 78 849 (2021)
Vyborg ville Raïon de Vyborg 71 772 (2021)
Sertolovo ville Raïon de Vsevolojsk 70 921 (2021)
Koudrovo ville Raïon de Vsevolojsk 64 904 (2021)
Sosnovy Bor ville Aucun 64 121 (2021)
Tikhvine ville Raïon de Tikhvine 54 286 (2021)
Kirichi ville Raïon de Kirichi 50 346 (2021)
Kingissepp ville Raïon de Kingissepp 49 005 (2021)
Volkhov ville Raïon de Volkhov 37 955 (2021)
Louga ville Raïon de Louga 37 536 (2021)
Slantsy ville Raïon de Slantsy 34 113 (2021)
Tosno ville Raïon de Tosno 32 961 (2021)
Kirovsk ville Raïon de Kirovsk 27 089 (2021)

Natalité[modifier | modifier le code]

Le premier semestre 2007, le taux de natalité est de 8,1 pour 1000[55]

Ville de Tosno.

Ethnies[modifier | modifier le code]

L'oblast de Léningradest principalement peuplée de Russes du point de vue ethnique d'après Rosstat. Selon le recensement de 2021, en prenant bien en compte ceux n'ayant pas répondu à la question sur l'ethnie (volontairement ou non), le pourcentage de Russes est de 82,10 %. Les ethnies suivantes sont les Ukrainiens avec 12 905 individus, soit 0,64 % de la population totale. Viennent ensuite les Ouzbeks en troisième position avec 7 797 personnes (0,39 %) et les Biélorusses en quatrième position avec 7 527 personnes[56]. 8 918 personnes dans l'oblast ont indiqué qu'elles n'avaient pas d'ethnie, tandis que 248 151 personnes n'ont pas répondu à la question sur l'ethnie[56].

Ethnie[56] Nombre de personnes %
Russes 1 642 897 82,10
Ukrainiens 12 905 0,64
Ouzbeks 7797 0,39
Biélorusses 7527 0,38
Tatars 6805 0,34
Arméniens 6182 0,31
Tadjiks 4896 0,24
Azéris 3814 0,19
Kirghizes 2004 0,10
Autres 306 170 15,31
Total 2 000 997 100
Volkhov.
Gare d'Otradnoïe.

Économie[modifier | modifier le code]

Le produit intérieur brut de l'oblast de Léningrad a dépassé 1 000 milliards de roubles en 2018[51], dont 36 % produit par l'industrie[4]. Entre 2013 et 2016, la croissance des salaires a été de 128,3 %[51].

Emplois[modifier | modifier le code]

Les emplois se répartissent dans les divers secteurs économiques comme suit[57] :

Répartition de l'emploi par catégorie socio-professionnelle[57].
Répartition 1980 (%) 2020 (%)
Industrie 37 22,4
Commerce (1980) / Commerce, réparation automobile et de motos (2020) 7,7 17,9
Construction 8,4 11,8
Transports et communications (198) / Transport, stockage, informatique et communications (2020) 8,3 9,6
Agriculture et foresterie (1980) / Agriculture, foresterie, pêche et pisciculture (2020) 13,5 8,1
Autres 25,1 30,2
Total 100 100

Agricultre et agroalimentaire[modifier | modifier le code]

Le secteur agro-industriel est très développé, et la production agricole produit 4,7 % de l'économie régionale. Elle est la première région de Russie en terme de production d'œufs, la onzième de Russie et première du district fédéral du Nord-Ouest pour la production de viande et la seizième et première place respectivement pour la production de lait[58].

Énergie[modifier | modifier le code]

La centrale nucléaire de Léningrad est située dans la ville de Sosnovy Bor[25]. L'oblast regroupe quatre grandes centrales hydroélectriques. La centrale hydroélectrique de Volkhov, sur la rivière Volkhov, a été construite en 1921 et est devenue la première grande centrale hydroélectrique de l'Union soviétique.

Les autres centrales sont la centrale hydroélectrique de l'amont de la Svir (en) et la centrale hydroélectrique de l'aval de la Svir (en), toutes deux sur la rivière Svir, et la centrale hydroélectrique du Narva (en) sur le fleuve Narva.

Environnement[modifier | modifier le code]

Paysages et forêts[modifier | modifier le code]

Le parc de Monrepos à Viipuri.

Plus de la moitié du territoire de l'oblast de Léningrad est couvert par des forêts, des réserves naturelles et des parcs.La superficie des aires protégées représente environ 6 % de la superficie totale de l'oblast[4]. À la fin 2018, le fond forestier représentait 5 015,6 milliers d'hectares, soit 59 % du territoire de l'oblast. Le couvert forestier est le plus faible dans l'agglomération de Saint-Pétersbourg (dans les zones proches de la ville, le couvert est inférieur à 20 %), tandis qu'il est le plus élevé dans les régions de la partie orientale, avec plus de 80 % dans ces endroits-là. Cela est dû à un peuplement inégal du territoire[59].

Les forêtes appartiennent principalement à la taïga (sous-zones de la taïga moyenne et méridionale)[59]. Dans la partie sud-ouest (à l'ouest du fleuve Volkhov et au sud de la Neva et du golfe de Finlande), les forêts sont classés comme transition de de la zone naturelle de la taïga à la zone naturelle des forêts mixtes. Dans le sud, les sous-bois d'abres feuillus sont importantes (sorbier des oiseleurs, plusieurs espèces d'érable, etc.). Il y a aussi dans le sud de nombreuses clairières[12].

L'environnement est réparti en quatorze différentes zones : deux de la taïga moyenne et douze de la taïga méridionale. Il y a aussi despaysages de plaine inondable et de marécage. La région étant plate, les zones sont créées par la géologie, le climat et les latitudes[12]. Les zones sont plus diverses sur l'isthme de Carélie à cause de son hétérogénéité géologique. Le sud et l'ouest ont aussi des paysages fragmentés, même si bien moins fragmentés que l'isthme, tandis que la diversité paysagère est moins grande dans l'est, avec des unités paysagères bien plus grandes[60].

Faune et flore[modifier | modifier le code]

L'oblast de Léningrad abrite 328 espèces d'oiseaux, 61 espèces de mammifères, 8 espèces d'amphibiens, 5 espèces de reptiles, ainsi que 12 500 espèces d'insectes. Parmi les espèces de mammifères se trouvent l'élan, l'écureuil, le lièvre, la martre, le renard, le putois et la taupe entre autres. Dans la perspective d'enrichir la faune locale, le castor, le rat musqué et le vison d'Amérique ont été introduits avec succès. Les oiseaux les plus répandus sont les échassiers, la gélinotte des bois, la perdrix grise, le tétras-lyre ainsi que plusieurs espèces de canards[61].

Conformément au Livre rouge de l'oblast et aux accords internationaux de protections, 415 espèces d'insectes, 64 espèces d'oiseaux, 14 espèces de mammifères, 4 espèces d'amphibiens et 4 espèces de reptiles font l'objet d'une protection dans l'oblast[61].

Aires protégées[modifier | modifier le code]

L'oblast de Léningrad possède 55 aires protégées, d'une superficie totale de 605,3 mille hectares, soit 7,2 % de la superficie totale de l'oblast. Les aires protégées comprennent 3 aires d'importance fédérale, 48 d'importance régionale et 3 aires d'importance locale. Les aires protégées d'importance fédérale sont la réserve naturelle de du Bas-Svir (raïon de Lodeïnoïe Pole), la zakaznik du marais de Mchinskoïe (raïons de Gatchina et de Louga) et la réserve naturelle du golfe de Finlande oriental (raïons de Vyborg et de Kingissepp)[61].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Au total, sur le territoire de l'oblast, il y avait selon le rapport de 2023 4 795 objets du patrimoine culturel. Ils étaient répartis entre 640 objets d'importance fédérale, 1 994 objets d'importance régionale, 54 objets d'importance locale (municipale) ainsi que 2 107 objets identifiés[62]. Les monuments militaires forment une part importante, avec 25 objets d'importance fédérale, 940 objets d'importance régionale, et 127 objets identifiés[62].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En finnois : Leningradin alue, en vepse : Leningradan agj.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (ru) Article du 24 mars 2021
  2. a et b (ru) « Гатчина официально стала столицей Ленинградской области » [« Gatchina est officiellement devenue la capitale de l'oblast de Léningrad »], sur Interfax,‎ (consulté le )
  3. (ru) « Предварительная оценка численности постоянного населения на 1 января 2022 года и в среднем за 2021 год », sur rosstat.gov.ru,‎ (consulté le )
  4. a b et c Administration de l'oblast de Léningrad 2016, p. 48.
  5. a b c et d Comité pour le développement économique et les activités d'investissement de l'oblast de Léningrad 2023, p. 6.
  6. a b c et d Comité des ressources naturelles de la région de Léningrad 2023, p. 6.
  7. a et b Kovalenko 2022, p. 8.
  8. Comité des ressources naturelles de la région de Léningrad 2023, p. 20.
  9. Kovalenko 2022, p. 15.
  10. a et b Kovalenko 2022, p. 16.
  11. a et b Kovalenko 2022, p. 17.
  12. a b et c Kovalenko 2022, p. 19.
  13. Kovalenko 2022, p. 13.
  14. a et b Comité pour le développement économique et les activités d'investissement de l'oblast de Léningrad 2023, p. 14.
  15. Comité pour le développement économique et les activités d'investissement de l'oblast de Léningrad 2022, p. 90.
  16. a b c et d Comité pour le développement économique et les activités d'investissement de l'oblast de Léningrad 2022, p. 91.
  17. a b et c (ru) « Трасса М-11 «Нева» с картой », sur avtodor-tr.ru (consulté le )
  18. a et b Comité pour le développement économique et les activités d'investissement de l'oblast de Léningrad 2022, p. 89.
  19. Comité pour le développement économique et les activités d'investissement de l'oblast de Léningrad 2022, p. 92.
  20. a et b Comité pour le développement économique et les activités d'investissement de l'oblast de Léningrad 2022, p. 93.
  21. a b et c Comité pour le développement économique et les activités d'investissement de l'oblast de Léningrad 2022, p. 94.
  22. « ОЖД сегодня | Октябрьская ЖД », sur web.archive.org,‎ (consulté le )
  23. « Структура ОАО "РЖД" | ОАО "РЖД" », sur web.archive.org,‎ (consulté le )
  24. a b et c Comité pour le développement économique et les activités d'investissement de l'oblast de Léningrad 2022, p. 95.
  25. a b et c Comité des ressources naturelles de la région de Léningrad 2023, p. 10.
  26. a b et c Comité pour le développement économique et les activités d'investissement de l'oblast de Léningrad 2023, p. 191.
  27. (ru) V. A. Lapshin, Археологическая карта Ленинградской области, t. 1 (Западные районы, régions occidentales), Leningrad, Université d'État de Saint-Pétersbourg,‎
  28. (ru) V. A. Lapshin, "Археологическая карта Ленинградской области, t. 2 (Восточные и северные районы, régions de l'est et du nord, Saint-Pétersbourg, Université d'État de Saint-Pétersbourg,‎ (ISBN 5-87403-052-2)
  29. (ru) G. S. Lebedev, "Археологические памятники Ленинградской области", Leningrad, Lenizdat,‎
  30. (en) Dominic Lieven, The Cambridge History of Russia: Volume 2, Imperial Russia, 1689-1917, Cambridge University Press, (ISBN 0521815290, lire en ligne), p. 495
  31. Administrative-Territorial Division of Murmansk Oblast, p. 33–34
  32. Administrative-Territorial Division of Leningrad Oblast, p. 10
  33. a et b Comité pour le développement économique et les activités d'investissement de l'oblast de Léningrad 2023, p. 5.
  34. a b et c Comité pour le développement économique et les activités d'investissement de l'oblast de Léningrad 2023, p. 4.
  35. (en) Ian M. Matley, « The Dispersal of the Ingrian Finns », Slavic Review, vol. 38, no 1,‎ , p. 1–16 (ISSN 0037-6779, DOI 10.2307/2497223 Accès libre, JSTOR 2497223)
  36. (en) Terry Martin, « The Origins of Soviet Ethnic Cleansing », The Journal of Modern History, University of Chicago Press, vol. 70, no 4,‎ , p. 813–61 (ISSN 1537-5358, DOI 10.1086/235168, JSTOR 10.1086/235168, lire en ligne)
  37. a et b (ru) « Ленинградская область в целом: Административно-территориальное деление Ленинградской области »,‎ 8.6. 2009
  38. Comité pour le développement économique et les activités d'investissement de l'oblast de Léningrad 2023, p. 7.
  39. (ru) « Что и почему переименовывали в Ленинградской области », Общая газета Ленинградской области,‎ (lire en ligne, consulté le )
  40. « http://lenobl.ru/gubernator/biografiya/ »
  41. (ru) Commission électorale centrale de la fédération de Russie, « Сведения о проводящихся выборах и референдумах », sur web.archive.org,‎ (consulté le )
  42. « Сведения о проводящихся выборах и референдумах », sur web.archive.org,‎ (consulté le )
  43. (ru) « Выборы депутатов Госдумы VII созыва - РИА Новости, 18.09.2016 », sur РИА Новости,‎ 20160918t2137z (consulté le )
  44. (ru) « Определены результаты выборов в Заксобрание »,‎
  45. (ru) Commission électorale centrale de la fédération de Russie, « Сведения о проводящихся выборах и референдумах », sur web.archive.org,‎ (consulté le )
  46. « Центральная избирательная комиссия Российской Федерации », sur web.archive.org,‎ (consulté le )
  47. (ru) Commission électorale centrale de la fédération de Russie, « Сведения о проводящихся выборах и референдумах », sur web.archive.org,‎ (consulté le )
  48. (ru) « Результаты выборов в ЗАКС Ленобласти »
  49. Comité pour le développement économique et les activités d'investissement de l'oblast de Léningrad 2023, p. 8.
  50. Kovalenko 2022, p. 7.
  51. a b et c Administration de l'oblast de Léningrad 2016, p. 5.
  52. (ru) « Le premier recensement général de la population de l'Empire russe en 1897 . La population réelle dans les provinces, les raïons, les villes de l'Empire russe (sans la Finlande) », sur demoscope.ru (consulté le )(ru) « Recensement de la population de toute l'Union de 1926. Population des territoires, ASSR, provinces et raïons de la RSFSR selon l'état matrimonial, le sexe et l'âge », sur demoscope.ru (consulté le )(ru) « Recensement de la population de toute l'Union de 1959 - La population réelle des villes et autres agglomérations, districts, centres régionaux et grandes agglomérations rurales au 15 janvier 1959 dans les républiques, territoires et régions de la RSFSR », sur demoscope.ru (consulté le )(ru) « Recensement de la population de toute l'Union de 1970 - La population réelle des villes et autres agglomérations, districts, centres régionaux et grandes agglomérations rurales au 15 janvier 1970 dans les républiques, territoires et régions de la RSFSR * », sur demoscope.ru (consulté le )(ru) « Recensement de la population de toute l'Union de 1979 - La population réelle des villes et autres agglomérations, districts, centres régionaux et grandes agglomérations rurales au 15 janvier 1979 dans les républiques, territoires et régions de la RSFSR * », sur demoscope.ru (consulté le )(ru) « Recensement de la population de toute l'Union de 1989 Population de l'URSS, de la RSFSR et de ses unités territoriales par sexe », sur demoscope.ru (consulté le )(ru) « Recensement panrusse de la population 2002 Population de la Russie et de ses unités territoriales par sexe », sur demoscope.ru (consulté le )(ru) « Recensement panrusse de la population 2010 Population de la Russie et de ses unités territoriales par sexe », sur demoscope.ru (consulté le )(ru) Tableau 5. Population de la Russie, districts fédéraux, entités constitutives de la fédération de Russie, districts urbains, districts municipaux, districts municipaux, agglomérations urbaines et rurales, agglomérations urbaines, agglomérations rurales de 3 000 habitants ou plus. Résultats du recensement panrusse de la population 2020-2021 (lire en ligne [xlsx]).
  53. (ru) Service fédéral des statistiques de l'État russe, « Population résidente par municipalité de la fédération de Russie au  » [rar], sur web.archive.org(ru) Service fédéral des statistiques de l'État russe, « Population résidente par municipalité de la fédération de Russie au  » [rar], sur web.archive.org(ru) Service fédéral des statistiques de l'État russe, « Population résidente par municipalité de la fédération de Russie au  » [rar], sur web.archive.org(ru) Service fédéral des statistiques de l'État russe, « Population résidente par municipalité de la fédération de Russie au  » [rar], sur web.archive.org(ru) Service fédéral des statistiques de l'État russe, « Population résidente par municipalité de la fédération de Russie au  » [rar], sur web.archive.org(ru) Service fédéral des statistiques de l'État russe, « Population résidente par municipalité de la fédération de Russie au  » [rar], sur web.archive.org(ru) Service fédéral des statistiques de l'État russe, « Population résidente par municipalité de la fédération de Russie au  » [rar], sur web.archive.org(ru) Service fédéral des statistiques de l'État russe, « Population résidente par municipalité de la fédération de Russie au  » [rar], sur web.archive.org(ru) Service fédéral des statistiques de l'État russe, « Population résidente par municipalité de la fédération de Russie au  » [rar], sur rosstat.gov.ru(ru) Service fédéral des statistiques de l'État russe, « Population permanente de la fédération de Russie par municipalités au (en tenant compte des résultats du recensement panrusse de la population de 2020) » (consulté le )(ru) Service fédéral des statistiques de l'État russe, « Population permanente de la fédération de Russie par municipalités au (en tenant compte des résultats du recensement panrusse de la population de 2020) » (consulté le )
  54. a b c et d (ru) Département du Service fédéral des statistiques de Saint-Pétersbourg et de l'oblast de Léningrad, Recensement de la population russe de 2020, t. Tableau 2.1. Population par âge et sexe par raïons municipaux, okroug urbain, établissements urbains et ruraux, localités urbaines au 1er octobre 2021"d : Volume 2 Âge, composition par sexe et état civil Oblast de Léningrad, Saint-Pétersbourg, Pétrostat, (présentation en ligne)
  55. (ru) [1]
  56. a b et c (ru) Département du Service fédéral des statistiques de Saint-Pétersbourg et de l'oblast de Léningrad, Recensement de la population russe de 2020, t. Tableau 1. Composition ethnique de l'oblast de Léningrad : Volume 5. Composition ethnique et maîtrise des langues, Saint-Pétersbourg, Pétrostat, (présentation en ligne, lire en ligne [XLSX])
  57. a et b Comité pour le développement économique et les activités d'investissement de l'oblast de Léningrad 2023, p. 42.
  58. Administration de l'oblast de Léningrad 2016, p. 50.
  59. a et b Kovalenko 2022, p. 18.
  60. Kovalenko 2022, p. 20.
  61. a b et c Comité pour le développement économique et les activités d'investissement de l'oblast de Léningrad 2023, p. 16.
  62. a et b (ru) Comité pour la préservation du patrimoine culturel de l'oblast de Léningrad, Доклад об объектах культурного наследия. [« Rapport sur les sites du patrimoine culturel. »], Gatchina,‎ , 7 p. (présentation en ligne, lire en ligne Accès libre [docx])

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (ru) Comité des ressources naturelles de l'oblast de Léningrad, Об экологической ситуации в Ленинградской области в 2022 году [« À propos de la situation environnementale dans l'oblast de Léningrad en 2022 »], Saint-Pétersbourg, Administration de l'oblast de Léningrad,‎ , 219 p. (présentation en ligne, lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (ru) Administration de l'oblast de Léningrad, Стратегия социально-экономического развития Ленинградской области до 2030 года [« Stratégie pour le développement socio-économique de l'oblast de Léningrad jusqu'en 2030 »], Saint-Pétersbourg,‎ , 55 p. (présentation en ligne, lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (ru) Stanislav Rodionovich Kovalenko, тему Управление водными ресурсами Ленинградской области [« Gestion des ressources en eau dans l'oblast de Léningrad »], Saint-Pétersbourg, Université hydrométéorologique d'État de la Fédération de Russie,‎ , 97 p. (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (ru) Comité pour le développement économique et les activités d'investissement de l'oblast de Léningrad, 95 лет Ленинградской области [« 95 ans de l'oblast de Léningrad »], Gatchina,‎ (présentation en ligne, lire en ligne [PDF])
  • (ru) Comité pour le développement économique et les activités d'investissement de l'oblast de Léningrad, Свод исследование ЛГУ [« Résumé des recherches de l'Université d'État de Léningrad »], Gatchina,‎ , 828 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]