Oblast d'Orenbourg
| Oblast d'Orenbourg (ru) Оренбургская область | |
Armoiries de l'Oblast d'Orenbourg. |
Drapeau de l'Oblast d'Orenbourg. |
Paysage typique de l'oblast vers Jeltoïe. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région économique | Oural |
| District fédéral | Volga |
| Statut politique | Oblast |
| Création | 7 décembre 1934 |
| Capitale | Orenbourg |
| Gouverneur | Denis Pasler (intérim) |
| Démographie | |
| Population | 1 862 767 hab. (2021) |
| Densité | 15 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 52° 08′ nord, 55° 36′ est |
| Superficie | 123 702 km2 |
| Autres informations | |
| Langue(s) officielle(s) | Russe |
| Fuseau horaire | UTC+5 |
| Code OKATO | 53 |
| Code ISO 3166 | RU-ORE |
| Immatriculation | 56 |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | http://www.orb.ru |
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|
L'oblast d'Orenbourg (en russe : Оренбургская область, Orenbourgskaïa oblast) est une région (oblast) du sud de la Russie d'Europe.
La population de la région est composée essentiellement de russes qui représentent 72 % du total. On trouve également des ressortissants tatares (7 %) et kazakh (5 %). Les principaux secteurs d'activité de la région sont l'extraction du pétrole et du gaz ainsi que le raffinage. La seule grande agglomération hors la capitale Orenbourg est Orsk, la ville pétrolière située aux confins de la région. Les autres villes sont Novotroïtsk, Bouzoulouk et Sol-Iletsk.
Géographie
[modifier | modifier le code]Situation
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L'oblast d'Orenbourg est l'un des 89 sujets de la fédération de Russie[1]. Il se situe à cheval entre l'Europe et l'Asie, de part et d'autre de l'Oural, au sein du district fédéral de la Volga. La région est limitrophe de la république du Tatarstan au nord-est, de la Bachkirie au nord, de l'oblast de Tcheliabinsk à l'est, du Kazakhstan au sud, de l'oblast de Saratov su une très courte distance au sud-est, et de l'oblast de Samara à l'est. La longueur totale des frontières est de 3 700 km, dont 1800 km avec le Kazakhstan[2].
Couvrant une superficie de 123 702 km2, sa superfice est supérieure à celle de la Hongrie ou de la Bulgarie. Il s'étire sur 320 à 215 km du nord au sud, et sur 755 km d'ouest en est. Le corridor de Kouvandyk relie l'ouest et l'est de l'oblast par un territoire que s'étend que sur 50 km du nord au sud[3]. L'oblast est compris entre les 50e et le 54e parallèle nord, à la même latitude que le Royaume-Uni[2]. L'ensemble de l'oblast se trouve dans l'heure de Samara (MSK+1). Le décalage par rapport au temps universel coordonné est de +04:00[4].
- Paysages de l'oblast :
-
Vue depuis le mont Braguine, raïon d'Octobre.
-
Réserve de Chaïtan-Taou dans l'Oural méridional.
-
Raïon de Saraktach.
Topographie
[modifier | modifier le code]L'oblast d'Orenbourg est caractérisé par sa surface plaines et ses steppes à perte de vue. La seule exception est l'Oural méridional, dans le nord-est de l'oblast. Le point culminant de l'oblast est dans les monts Maly Nakas, dans le raïon de Tioulgan, avec ses 667 m d'altitude, tandis que le point le plus bas est situé dans la vallée de la Tchagan avec ses 28 m[5]. Le relief se distingue sinon par les principaux reliefs suivantes : les plaines du Cis-Oural, la pénéplaine trans-ouralienne et les plaines du plateau de Tourgaï. La quasi-totalité de la partie occidentale de la région appartient à l'Obshchy Syrt. Le point culminant est le mont Medveji Lob (405 m). Au nord, le Syrt est bordé par le plateau de Bougoulma-Belebeïevo, au sud par la dépression caspienne[6].
Au sud de l'Oural se trouve le syrt cis-ouralien. À l'est des rivières Bolchoï Ik et Bourlia commence la région montagneuse de l'Oural. Entre les rivières Sakmara et Oural s'étend un plateau appelé plateau de Sara. Le long de la rivière Sakmara et de ses affluents se trouvent la chaîne de Chaïtan-Taou, les chaînes de Ziïantchurino, le plateau de Prisakmara et le long de l'Oural, les monts Gouberlino. Dans le cours supérieur de l'Oural s'étend la chaîne d'Irendyk. À l'est de la région se trouve le plateau d'Oural-Tobolsk[5].
Hydrographie
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Les cours d'eau de l'oblast appartiennent presque tous au bassins de l'Oural et de la Volga, exception faite pour la partie la plus orientale qui appartient au bassin du Tobol, et donc de l'Ob. À l'extrême sud-est, quelques cours d'eau se jettent dans les Jetykol, Chelkaregakara et Aike, un bassin endoréique[7]. Le principal cours d'eau de l'oblast est le fleuve Oural, qui couvre les deux tiers du territoire. Il prend sa source dans l'Oural, et coule à partir d'Orsk d'est en ouest. Ses principaux affluents sont la Sakmara, l'Ilek et l'Or[8]. Dans l'ouest de l'oblast coule la Samara, qui prend sa source dans l'Oural. Ses principaux. Elle s'écoule dans la Volga, et ses principaux affluents sont le Tok, le Bolchoï Kinel et le Bouzoulouk. La Dema dans l'ouest de l'oblast appartient aussi au bassin de la Volga[9].
Le plus grand lac de l'oblast est le Chalkaregakara, lac steppique peu profond. Sinon, les vallées de l'Oural, de la Sakmara, de l'Ilek, de la Samara et de leurs affluents possèdent de nombreux bras morts. Le réservoir artificiel le plus étendu est le réservoir d'Iriklinskoïe, d'une superficie de 260 km2 près d'Orsk[10].
Climat
[modifier | modifier le code]L'oblast d'Orenbourg possède un climat continental, caractérisé par des étés chauds et secs et des hivers froids et faiblement enneigés. Les hivers dans l'oblast ont une températures moyenne de −14 à −17 °C, tandis que la température minimale absolue est de −49 °C en 1942. L'été est caractérisé par une absence de fraîcheur. Si les températures moyennes en juillet sont de 19 à 22 °C, elles peuvent parfois atteindre 40 à 43 °C. La température moyenne annuelle varie de +2,5 °C dans le nord à +4,5 °C dans le sud[11].
Peu de précipitations tombent sur l'oblast, avec des moyennes allant de 450 mm dans le nord-ouest à 250 mm dans le sud-est. Des précipitations importantes tombent dans l'Oural méridional, partie la plus humide de l'oblast. Les chutes de neige en hiver sont faibles, mais une faible couche de neige recouvre la steppe près de six mois par an. L'épaisseur varie de 20 cm dans la steppe à 40 cm dans l'Oural méridional[11].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Voies de communciation et transports
[modifier | modifier le code]Infrastructures routières
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Fin 2024, selon Rosstat, la longueur totale des voies publiques dans l'oblast d'Orenbourg est de 24 691,5 km, dont 1 306,8 km de routes d'importance fédérale, 11 635,9 km de routes d'importance régionale et 11 748,8 km de routes d'importance locale[12]. Les principales routes fédérales sont la R224 (Samara-Orenbourg), la R335 (Orenbourg-Ilek-Kazakhstan), la R239 (Kazan-Bougoulma-Abdoulino-Orenborug-Sagartchine-Kazakhstan), la R240 (Oufa-Sterlitamak-Orenbourg) et la R336 (Orenbourg-Orsk)[13].
Réseau ferroviaire
[modifier | modifier le code]Le transport ferroviaire dans l'oblast est le principal moyen pour exporter et importer des marchandises. Les principales lignes ferroviaires de l'oblast sont celles d'Orenbourg-Kartaly et de Kinel-Bougourouslan-Abdoulino-Oufa. Des lignes ferroviaires relient l'oblast au Kazakhstan, à la Sibérie, à l'Oural et à la région de la Volga[14].
Aviation
[modifier | modifier le code]Environ une vingtaine d'aéroports et d'aérodromes se trouvent dans l'oblast, mais seuls les aéroports d'Orenbourg et d'Orsk sont fonctionnels[15].
Histoire
[modifier | modifier le code]Préhistoire
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Les plus anciennes traces de peuplement dans l'oblast d'Orenbourg remontent au Paléolithique supérieur, avec les sites d'Idelbaïevskaïa (près de Mednogorsk), de Staro-Tokskaïa et d'Ivanovskaïa. L'Âge néolithique inclue les sites funéraires de Novoorsk, d'Ichkinine près de Gaï et d'Ivanovskaïa. Les fouilles ont permis de mettre au jour des armes[16].
L'Âge de Bronze commence à la fin du IVe millénaire av. J.-C., et est marqué par les mines Choudskié, qui comprennent plusieurs anciennes mines de cuivre. Les mines de Kargaly (raïon d'Octobre), dans l'Oural méridional, n'ont aucun équivalent dans l'ensemble de l'Eurasie. Étalés sur plus de 500 km2, elles ont été exploitées du Ve au IIe millénaire av. J.-C., et plus d'une vingtaine de localités préhistoriques ont été mises à jour autour de ces mines. Le début de l'Âge du Bronze récent au IIe millénaire av. J.-C. a été marqué par d'importantes migrations et des campagnes militaires. Cela se traduisit par l'apparition de nombreux villages fortifiés, avec notamment le groupe du « Pays des villes », dont le plus important dans l'oblast est celui d'Aldanskoïe (XIXe – XVIe siècle av. J.-C.), où a été retrouvé des armes et des chars, et qui était peuplé par des populations indo-iraniennes[16].
Le début de l'Âge du fer est marqué par les sites funéraires de Sorotchinsk et d'Arkhangelsk et par les collines funéraires de Goumarov, ces dernières considérées comme appartenant aux Sarmates. La plus haute colline funéraire de la région est celle de Chkounovka dans le raïon d'Akboulak. Sur le site de Philippi, découvert au XXe siècle, de nombreux ornements en or, armes et objets religieux ont été retrouvés. La zone de Tchiorni Iar, dans le raïon de Sol-Iletsk, contient une cinquantaine de collines funéraires, datant de l'Âge du bronze et de l'Âge du fer. Neuf des colline funéraire de Piatimari I et II remontent à l'Âge du fer et appartiennent à la noblesse sarmate[16].
Empire russe
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La région est pratiquement inhabitée jusqu'aux années 1730, seules quelques nomades Bachkirs y vivaient, ainsi que des Kazakhs sur la rive gauche du Iaïk. Les Cosaques étaient seulement présent dans le village de Sakmara, et appartenaient aux Cosaques de l'Oural. À partir du milieu des années 1730, après la décision prise d'annexer les tribus bachkires et kazakhes dans l'Empie russe, le territoire de l'actuelle Orenbourg a commencé à être activement colonisé par des colons venus des provinces centrales de la Russie. Ces steppes furent colonisées par des Cosaques, des paysans de Petite russe, des Tatars, des Nogaïs, des Mordves et des Tchouvaches. La majorité des colons étaient des militaires et des exilés, même si des serfs fugitifs s'installèrent aussi. En 1735 est construite la forteresse de Kamych-Samarskaïa, et en 1737 est construit la ville d'Iletsk, fondée par en partie par des Circassiens qui avaient été exilés dans la région[17].
Orenbourg est fondée pour la première fois en 1735, mais le site est constamment inondée. La ville est refondée plus en aval en août 1739. Mais au final, la ville est encore déplacée en 1743, lorsqu'est construit la forteresse d'Orenbourg[18]. Elle devient le centre administratif du gouvernement d'Orenbourg, établi l'année suivante par décret de l'impératrice Anna Ivanovna. La province s'étendait sur des parties de l'oblast actuel, du Kazakhstan, de la Bachkirie et des oblasts actuels de Tcheliabinsk et de Samara. Des privilèges sont accordés à la nouvelle région pour permettre le développement du commerce avec l'Asie centrale et l'Orient[19]. Fin 1743, la forteresse de Rassypnoïe est attaquée par les Kazakhs, et 82 Circassiens sont capturés. En 1744, le Sénat autorise les Circassiens obligés de s'exiler dans la région de retourner dans le Caucase. Les années suivantes sont marquées par la fondation de nombreux villages dans toute la région. En 1768, la Chancellerie d'Orenbourg autorisé des familles Nogaïs à s'installer à la frontière de l'oblast, dans le but de la garder. La population du gouvernement évolua fortement : alors qu'il y avait 282 000 habitants en 1744, ils étaient 760 000 habitants en 1795[17].
Période soviétique
[modifier | modifier le code]Entre 1920 et 1925, la région se trouve la dans la république soviétique socialiste autonome kirghize, et Orenbourg en est la capitale. La région est ensuite incorporée dans l'oblast de la Moyenne-Volga[20]. L'oblast d'Orenbourg est créé le par décret du Présidium du Comité exécutif central panrusse[19].
Fédération de Russie
[modifier | modifier le code]La rupture du barrage d'Orsk le le lors d'un épisode important d'inondation dans la région du fleuve Oural entraîne l'inondation de 10 000 maisons et l'évacuation de plus de 4 000 personnes[21],[22].
Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
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Au , la population s'élève à 1 816 898 habitants, dont 61,02% en milieu urbain. La densité de population de l'oblast est de 14,69 hab./km2[23].
Recensements (*) ou estimations de la population[24]:

| Année | Fécondité | Fécondité urbaine | Fécondité rurale |
|---|---|---|---|
| 1990 | 2,20 | 1,87 | 3,01 |
| 1991 | 2,03 | 1,71 | 2,81 |
| 1992 | 1,86 | 1,52 | 2,64 |
| 1993 | 1,62 | 1,33 | 2,28 |
| 1994 | 1,62 | 1,37 | 2,19 |
| 1995 | 1,49 | 1,25 | 2,01 |
| 1996 | 1,38 | 1,20 | 1,79 |
| 1997 | 1,33 | 1,14 | 1,75 |
| 1998 | 1,38 | 1,19 | 1,81 |
| 1999 | 1,25 | 1,15 | 1,45 |
| 2000 | 1,32 | 1,15 | 1,63 |
| 2001 | 1,34 | 1,16 | 1,66 |
| 2002 | 1,42 | 1,25 | 1,77 |
| 2003 | 1,41 | 1,24 | 1,76 |
| 2004 | 1,42 | 1,25 | 1,77 |
| 2005 | 1,36 | 1,19 | 1,69 |
| 2006 | 1,42 | 1,23 | 1,76 |
| 2007 | 1,58 | 1,32 | 2,07 |
| 2008 | 1,66 | 1,38 | 2,18 |
| 2009 | 1,74 | 1,44 | 2,33 |
| 2010 | 1,80 | 1,49 | 2,45 |
| 2011 | 1,80 | 1,47 | 2,58 |
| 2012 | 1,95 | 1,55 | 2,98 |
| 2013 | 2,00 | 1,60 | 3,04 |
| 2014 | 2,03 | 1,59 | 3,16 |
| 2015 | 2,01 | 1,67 | 2,93 |
| 2016 | 1,95 | 1,60 | 2,89 |
| 2017 | 1,73 | 1,42 | 2,60 |
| 2018 | 1,70 | 1,42 | 2,52 |
| 2019 | 1,59 | 1,33 | 2,39 |
Pyramide des âges
[modifier | modifier le code]D'après le recensement de 2021, la population est composée de 863 980 hommes (46,38 % de la population) et de 998 787 femmes (53,62 % de la population). Il y a ainsi 1 302 femmes pour 1 000 hommes dans la ville. L'âge moyen de la population est de 40,9 ans, celui des hommes de 38,4 ans et celui des femmes de 43,1 ans[25].
La population plus jeune que valide est de 344 417 individus, celle en âge de travailler de 1 041 543 individus[26], et plus âgés que valide 476 807 individus[25].
Composition ethnique
[modifier | modifier le code]L'oblast est principalement peuplé de Russes. Selon le recensement de 2021, 74,12 % des habitants étaient Russes. Les ethnies suivantes sont Tatars (6,26%), les Kazakhs (5,78 %) et les Bachkirs (1,94 %)[27].
| Principales ethnies[27] | Individus | % |
|---|---|---|
| Russes | 1 380 674 | 74,12 % |
| Tatars | 116 605 | 6,26 % |
| Kazakhs | 107 734 | 5,78 % |
| Bachkirs | 36 181 | 1,94 % |
| Mordves | 18 300 | 0,98 % |
| Ukrainiens | 16 639 | 0,89 % |
| Autres[28] | 186 634 | 10,02 |
| Population totale | 1 862 767 | 100 |
Langues
[modifier | modifier le code]Presque l'ensemble de la population de l'oblast sait parler russe, mais de petites minorités parlent d'autres langues, comme le tatar et le kazakh[29].
| Langue[29] | Nombre de locuteurs | % |
|---|---|---|
| Russe | 1 785 876 | 95,87 |
| Tatar | 65 975 | 3,54 |
| Kazakh | 38 046 | 2,04 |
| Bachkir | 19 958 | 1,07 |
| Langues mordves | 10 661 | 0,57 |
| Ukrainien | 3 859 | 0,21 |
| Population totale | 1 862 767 |
Économie
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En 2022, selon les données officielles de Rosstat, le produit intérieur brut de l'oblast s'élevait à 1 571,4 milliards de roubles. Le PIB par habitant était lui de 850 000 roubles/hab.[30].
Environnement
[modifier | modifier le code]Aires protégées
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Fin 2023, la superficie des aires protégées d'importance régionale es'élève à 167 444,2 hectares, tandis que la superficie des aires protégées d'importance fédérale s'élève à 100 400 hectares. Fin 2023, l'oblast comptait 3 aires protégées fédérales (dont le parc national de la forêt de Bouzoulouk et la réserve naturelle d'Orenbourg), 3 zakazniks d'importance régionale et 328 monuments naturels d'importance régionale[31].
Faune et flore
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Le ministère des Ressources naturelles et de l'Environnement de la fédération de Russie recense fin 2023 2 197 espèces végétales et 559 espèces animales[31]. Les mammifères représentent à eux seuls 80 espèces. Environ un tiers des animaux sont seulement trouvables dans la région dans les espaces steppiques, comme les écureuils, les marmottes et les grandes gerboises. Le pika des steppes vit uniquement dans les steppes rocheuses parsemées de buissons[32]. Dans les forêts du nord de l'oblast se trouvent la belette de Sibérie, la noctule et l'ours brun, tandis que le renard corsac se trouve dans l'espace désertique au sud. Dans les steppes du nord se trouvent la taupe commune, tandis que dans le sud se trouvent le hérisson à grandes oreilles. Les zones humides abritent le desman de Moscovie, une espace rare de la plaine russe[33]. Autrefois, la steppe abritait le tarpan et le kulan turkmène; qui ont été chassés à la fin du XIXe siècle[33].
L'avifaune de l'oblast est representée par plus de 280 espèces, et la plupart des grands oiseaux sont désormais considérées comme rare et en voie d'extinction, comme les grandes outardes et les outardes canepetières. La steppe abrite de grands rapaces comme l'aigle des steppes, l'aigle impérial et la buse féroce, mais aussi de plus petites espèces comme la crécerelle et le faucon kobez. Des busards vivent près des zones humides tandis que l'alouette des champs vit dans la steppe. Dans les zones forestières se trouvent le tétras lyre, le tétras du Canada, et la pygargue à queue blanche vit dans les forêts de la plaine inondable de l'Oural[32]. 13 espèces de reptiles vivent dans la région[32], avec une omniprésence des lézards, tels que le lézard vivipare. Des couleuvres vivent dans les zones inondables et la vipère des steppes est aussi commune. Parmi les dix espèces d'amphibiens vivent le triton crêté et le triton Commun, et des grenouilles comme la grenouille des marais, la grenouille des champs et la grenouille des bois peuvent être aperçus. Des crapauds verts vivent dans les forêts[34]. L'ichtyofaune comprend des espèces rares comme l'esturgeon russe, l'esturgeon étoilé et le sterlet. Parmi les espèces communes sont recensés l'aspe, la brème, le brochet, le carassin, le gardon et la perche. Des poissons-chats et des lottes sont fréquents dans les petits cours d'eau[34].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Nombre d'après les revendications russes. Il comprend l'annexion de la Crimée à la Russie à la suite du référendum de 2014, non reconnu par la majeure partie de la communauté internationale, ainsi que le rattachement à la Russie à la suite des référendums de 2022, eux aussi non reconnus par la majeure partie de la communauté internationale.
- Tchibilev 2003, p. 11.
- ↑ Ministère des ressources naturelles et de l'écologie de l'oblast de Saratov 2025, p. 245.
- ↑ (ru) Gouvernement de la fédération de Russie, Loi fédérale du 3 juin 2011 no 107-FZ (telle que modifiée le 14 avril 2023) « Sur le calcul du temps », Moscou, (lire en ligne)
- Tchibilev 2003, p. 24.
- ↑ Tchibilev 2003, p. 24-28.
- ↑ Tchibilev 2003, p. 36.
- ↑ Tchibilev 2003, p. 37.
- ↑ Tchibilev 2003, p. 39.
- ↑ Tchibilev 2003, p. 40.
- Tchibilev 2003, p. 28-32.
- ↑ (ru) Service fédéral des statistiques de l'État russe, Longueur des routes publiques par sujet de la fédération de Russie pour 2024, Moscou, (lire en ligne)
- ↑ (ru) Ministère des transports de la fédération de Russie, « Приказ Минтранса РФ от 07.02.2007 N 16 "Об утверждении Правил присвоения автомобильным дорогам идентификационных номеров" (Зарегистрировано в Минюсте РФ 30.03.2007 N 9186) » [« Arrêté du ministère des transports de la fédération de Russie du 07.02.2007 N °16"Sur l'approbation des règles d'attribution des numéros d'identification aux routes à moteur" (Enregistré au Ministère de la Justice de la fédération de Russie le 30 mars 2007 N° 9186) »], (consulté le )
- ↑ Tchibilev 2003, p. 110.
- ↑ Tchibilev 2003, p. 112.
- I Filimonova, V Chibilyova et N Sviatokha, « Archaeological Heritage of Steppe Zone as Tourism Development Resource (Case of Orenburg Region) », IOP Conference Series: Earth and Environmental Science, vol. 666, no 6, , p. 062083 (ISSN 1755-1307 et 1755-1315, DOI 10.1088/1755-1315/666/6/062083, lire en ligne, consulté le )
- Кузнецова Юлия Владимировна et Федорова Алла Владимировна, « К ВОПРОСУ О ЗАСЕЛЕНИИ ОРЕНБУРГСКОГО КРАЯ В XVIII ВЕКЕ », Современная научная мысль, no 1, , p. 22–26 (ISSN 2308-264X, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Tchibilev 2003, p. 9.
- (ru) « Оренбургская область: История Оренбургской области. Русская Цивилизация » [archive du ], sur www.bg-znanie.ru (consulté le )
- ↑ Tchibilev 2003, p. 10.
- ↑ (en-GB) « Russia declares federal emergency over floods after dam bursts », The Guardian, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Record flood waters rise in Russia's Urals, forcing thousands to evacuate », Reuters (consulté le )
- ↑ Ministère des ressources naturelles et de l'environnement de la fédération de Russie 2024, p. 389.
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(ru) « Recensement de la population de toute l'Union de 1970 - La population réelle des villes et autres agglomérations, districts, centres régionaux et grandes agglomérations rurales au 15 janvier 1970 dans les républiques, territoires et régions de la RSFSR * », sur demoscope.ru (consulté le )
(ru) « Recensement de la population de toute l'Union de 1979 - La population réelle des villes et autres agglomérations, districts, centres régionaux et grandes agglomérations rurales au 15 janvier 1979 dans les républiques, territoires et régions de la RSFSR * », sur demoscope.ru (consulté le )
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(ru) Iouri Koriakov, База данных "Этно-языковой состав населённых пунктов России. Перепись 2020/21 года" [« Base de données « Composition ethnolinguistique des localités en Russie. Recensement de 2020-2021 » »] (lire en ligne) - (ru) Service fédéral des statistiques, Recensement de la population russe de 2020, t. Tableau 2. Population par tranche d'âge et sexe : vol. 2. : Âge, composition par sexe et état civil par sujet de la fédération de Russie, Moscou, Rosstat, (présentation en ligne, lire en ligne)
- ↑ Hommes de 16 à 61,5 ans, femmes de 16 à 56,5 ans
- (ru) Rosstat, La composition nationale de la population de la Fédération de Russie selon le recensement de 2021 (lire en ligne)
- ↑ Dont ceux n'ayant pas indiqué leurs ethnies
- (en) Egor Kuznetsov, « Linguistic Landscape Of Orenburg Oblast », HSE Working papers, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Ministère des ressources naturelles et de l'environnement de la fédération de Russie 2024, p. 449.
- Ministère des ressources naturelles et de l'environnement de la fédération de Russie 2024, p. 450.
- Tchibilev 2003, p. 53.
- Tchibilev 2003, p. 51.
- Tchibilev 2003, p. 54.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (ru) Ministère des ressources naturelles et de l'environnement de la fédération de Russie, О состоянии и об охране окружающей среды Российской Федерации в 2023 году. Государственный доклад. [« Sur l'état et la protection de l'environnement de la fédération de Russie en 2023. Rapport d'État. »], Moscou, Ministère des ressources naturelles et de l'environnement de la fédération de Russie, , 707 p. (présentation en ligne, lire en ligne).

- (ru) A.A. Tchibilev, География Оренбургской области: Учебник для 8—9-х классов общеобразовательной школы, Orenbourg, Moscou, Оренбургское литературное агентство, Изд-во МГУ, , 192 p. (ISBN 5-211-04840-7, lire en ligne)