Lac Ladoga

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Lac Ladoga
Image illustrative de l'article Lac Ladoga
Administration
Pays Drapeau de la Russie Russie
Géographie
Coordonnées 60° 48′ N 31° 30′ E / 60.8, 31.5 ()60° 48′ Nord 31° 30′ Est / 60.8, 31.5 ()  
Superficie 17 700 km2
Longueur 219 km
Largeur 138 km
Altitude 4 m
Profondeur
 · Maximale
 · Moyenne
 
230 m
51 m
Volume 908 km3
Hydrographie
Bassin versant 276 000 km2
Alimentation Svir, Volkhov, Vuoksi
Émissaire(s) Neva
Îles
Nombre d’îles Env. 660
Île(s) principale(s) Valaam

Géolocalisation sur la carte : République de Carélie

(Voir situation sur carte : République de Carélie)
Lac Ladoga

Géolocalisation sur la carte : Russie européenne

(Voir situation sur carte : Russie européenne)
Lac Ladoga

Le lac Ladoga (en russe : Ладожское озеро, en finnois : Laatokka, en carélien : Luadogu) est le lac le plus étendu d'Europe (17 700 km2), le deuxième de Russie (après le lac Baïkal) et le 15e dans le monde par sa superficie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte du lac Ladoga.

Le lac Ladoga est situé au nord-est de Saint-Pétersbourg, en Carélie, non loin de la frontière finlandaise. Il reçoit une trentaine de rivières dont le Svir, émissaire du lac Onega. Son émissaire est la Neva qui traverse la ville de Saint-Pétersbourg, située à son embouchure et se jette dans la mer Baltique. Le lac compte plus de 600 îles et îlots pour une superficie totale de 435 km2. La plupart des îles sont situées près de la côte nord-ouest du lac, dont les célèbres îles Valaam.

La superficie de son bassin de drainage est de 276 000 km2 incluant près de 50 000 lacs secondaires et 3 500 cours d'eau de plus de 10 km de long. Plus de 85 % des eaux alimentant le lac Ladoga proviennent des trois plus importantes rivières :

Le lac Ladoga fait partie de la route fluviale dite « Volga-Baltique » par laquelle Moscou est reliée à la Baltique et à Saint-Pétersbourg.

Le lac héberge une sous-espèce de phoque annelé connue sous le nom de phoque Ladoga (en) (Pusa hispida ladogensis).

Histoire[modifier | modifier le code]

Cathédrale de Konevets (vue Est)

Le lac formait un important tronçon de la route commerciale entre les Varègues et les Grecs. La plus ancienne capitale de Russie, Staraïa Ladoga, tire son nom du lac.

Le monastère de Valaam est fondé sur la plus grande île de l'archipel Valaam (en finnois : Valamo), qui est aussi la plus grande du lac Ladoga. Il est abandonné entre 1611 et 1715, puis magnifiquement restauré au XVIIIe siècle et évacué vers la Finlande pendant la guerre d'Hiver de 1940. Les moines reviennent en 1989. Il y a d'autres monastères historiques dans les environs, comme le monastère Konevets qui est situé sur une île voisine ou le monastère Alexandre Svirsky qui conserve quelques exemples d'architecture médiévale moscovite.

La frontière russo-suédoise passait à travers le lac entre 1617 et 1721, puis plus tard, entre 18121940, la frontière russo-finlandaise.

Pendant le siège de Léningrad de 1941 à 1944, le lac Ladoga fournit le seul accès à la ville assiégée. Les marchandises étaient transportées vers Léningrad par camions circulant sur des « routes d'hiver » sur le lac gelé, et par bateaux l'été. Cette route fut appelée la route de la vie, bien que plus d'un million de personnes périrent de faim pour la majorité d'entre elles. Les eaux gelées du lac permirent d'évacuer plus d'un million de personnes et d'acheminer des milliers de tonnes de vivres durant les 872 jours du siège de Léningrad par les troupes hitlériennes.

Après la guerre, la Finlande perdit la Carélie au profit de l'URSS et la plupart des Finnois furent forcés d'évacuer les territoires perdus. Cependant, certains Caréliens restèrent et vivent toujours dans la région. (Source?)

Les chevaux du lac Ladoga[modifier | modifier le code]

Dans son roman Kaputt (1943), l'écrivain italien Curzio Malaparte relate l'anecdote suivante, que l'on présume survenue en 1942, lors du siège de Léningrad :

« Le troisième jour un énorme incendie se déclara dans la forêt de Raikkola. Hommes, chevaux et arbres emprisonnés dans le cercle de feu criaient d'une manière affreuse. (…) Fous de terreur, les chevaux de l'artillerie soviétique — il y en avait près de mille — se lancèrent dans la fournaise et échappèrent aux flammes et aux mitrailleuses. Beaucoup périrent dans les flammes, mais la plupart parvinrent à atteindre la rive du lac et se jetèrent dans l'eau. (…)

Le vent du Nord survint pendant la nuit (…) Le froid devint terrible. Soudainement, avec la sonorité particulière du verre se brisant, l'eau gela (…)

Le jour suivant, lorsque les premières patrouilles, les cheveux roussis, atteignirent la rive, un spectacle horrible et surprenant se présenta à eux. Le lac ressemblait à une vaste surface de marbre blanc sur laquelle auraient été déposées les têtes de centaines de chevaux. »

— Curzio Malaparte, Kaputt, 1943

L'astrophysicien et vulgarisateur Hubert Reeves reprend ce récit et le tient pour véridique dans son livre L'Heure de s'enivrer (1986). Il émet l'hypothèse que le gel quasi instantané de l'eau du lac était causé par un changement de phase rapide dû à l'état présumé de surfusion de l'eau au moment de l'incident.

L'homme politique Alain Peyrefitte publia en 1981 un livre intitulé Les Chevaux du lac Ladoga - la justice entre les extrêmes, dans lequel l'eau surfondue emprisonnant les infortunés chevaux devient une métaphore des instabilités sociopolitiques latentes qui peuvent être révélées de façon imprévue par un mouvement de masse ou une décision d'un chef.

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Les îles[modifier | modifier le code]

Il y a environ 660 îles sur le lac Ladoga[1] pour la plus grande part situées dans le Nord-Ouest du lac dont :

Lien interne[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]