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Kraï de Perm

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Kraï de Perm
(ru) Пермский край
Blason de Kraï de Perm
Armoiries du Kraï de Perm.
Drapeau de Kraï de Perm
Drapeau du Kraï de Perm.
Kraï de Perm
Mont Polioudov.
Administration
Pays Drapeau de la Russie Russie
Région économique Oural
District fédéral Volga
Statut politique Kraï
Création
Capitale Perm
Gouverneur Dmitri Makhonine
Démographie
Population 2 483 633 hab. (2025)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 59° 14′ nord, 56° 08′ est
Superficie 160 236 km2
Autres informations
Langue(s) officielle(s) Russe
Fuseau horaire UTC+6
Code OKATO 57
Code ISO 3166 RU-PER
Immatriculation 59, 159, 81, 181
Localisation
Situation de l'oblast
Voir la localisation en Russie
Situation de l'oblast
Voir la localisation en Russie européenne
Liens
Site web http://www.perm.ru

Le kraï du Perm (en russe : Пе́рмский край, Permski kraï), communément appelé région de la Kama (russe : Прика́мье, Prikamié), est un sujet (kraï) de la fédération de Russie, dont la capitale administrative est Perm. Rosstat lui attribue le code 57, son code d'immatriculation est le 57, et les langues officielles sont le russe et le komi-permiak dans le district autonome de Komi-Permiak.

La Permie, ou Grande-Permie, est habitée au milieu du Ier millénaire par des peuples finno-ougriens. C'est à la fin du millénaire, dès le IXe siècle, que les premiers Russes s'aventurent dans la région. La Permie rentre sous l'influence de la république de Novgorod à partir des XIIe – XIIIe siècles, cette dernière prélévant un tribut auprès des populations locales. Au cours du XIVe siècle, la Grande-principauté de Moscou accroît son influence sur la région sous l'impulsion d'Ivan Ier Kalita et de Dimitri Ier Donskoï. Ce dernier envoie Étienne de Perm, consacrée évêque en 1383, qui christianisa les peuples komis. Durant la Guerre de Succession moscovite, Vassili II crée une principauté sous son contrôle en Permie, qui cherche rapidement à s'émanciper. Mais Ivan III, avec sa victoire sur Novgorod en 1471, conquiert la région, qui passe définitivement sous contrôle moscovite. Aux XVIe et XVIIe siècles, la famille Stroganoff se voit concéder de nombreuses terres riches en gisement de sel dans la région, faisant sa richesse sans égale à travers le pays. En 1781, la région est intégrée au gouvernement de Perm, et commence à s'industrialiser au XIXe siècle. Définitivement sous les mains des communistes en 1920, ces derniers développent les industries, notamment celles d'armement autour de Perm, et créent en 1938 l'oblast de Perm. En 2005, l'oblast fusionne avec la Komie-Permiakie pour donner le kraï de Perm.

Peuplé de 2 483 633 habitants en 2025, le kraï est la 19e région la plus peuplée de Russie. Son économie est principalement axée sur l'industrie manufacturière et l'agriculture, et elle est desservie par plusieurs axes de transports importants comme la M12 et le transsibérien. Culturellement, la province est dotée d'un patrimoine riche notamment en architecture religieuse à Solikamsk, Tcherdyne et Ossa. Enfin, le kraï de Perm possède une faune et une flore diversifiée, grâce à ses grandes étendues de taïga et autres forêts qui occupent les trois-quarts du territoire.

Le mot Perm servait autrefois à nommer la région entière, et apparaît dès le XIIe siècle dans la Chronique des temps passés. Le nom viendrait des mots finno-ougriens pera ma, signifiant « terre distante »[1].

Géographie

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Carte physique du kraï de Perm.

Le kraï de Perm est l'un des 89 sujets de la fédération de Russie[2], situé à l'extrémité orientale de la plaine d'Europe orientale et sur la pente occidentale de l'Oural. Il se situe dans le nord-est de la partie européenne du pays, au sein du district fédéral de la Volga. La région est limitrophe de la république d'Oudmourtie et de l'oblast de Kirov à l'ouest, de la république des Komis au nord, de l'oblast de Sverdlovsk à l'est ainsi que de la Bachkirie au sud. Au total, l'oblast possède plus de 2 200 km de frontières avec ses voisins[3]. La distance entre Moscou et de son centre administratif Kirov est de 1 180 km à vol d'oiseau.

L'oblast s'étire sur 645 km dans le sens latitudinal, et sur près de 420 km d'ouest en est. Il est compris entre le 56e parallèle nord et le 61e parallèle nord, et entre le 51e méridien est et le 59e méridien est. Son point le plus septentrional est le mont Poura-Mounir tandis que son point le plus méridional se trouve près du village de Ielnik, dans la commune ruraule Biïachevo. Son extrémité occidentale se trouve sur la ligne de partage des eaux entre les rivières Lepiou, Peles et Kajim, tandis que son extrémité orientale est le mont Rakht-Sori-Siakhl, dans la chaîne Khoza-Toump[4].

D'une superficie totale de 160 236 km2, la région représente un peu moins de 20 % de la région économique de l'Oural et moins d'1 % de la superficie russe. Le kraï se situe presque totalement en Europe, à 99,8 %, et seulement 0,2 % se trouve en Asie[4]. L'ensemble de l'oblast se trouve dans l'heure de Iekaterinbourg (MSK+2). Le décalage par rapport au temps universel coordonné est de +05.00[5].

Topographie

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L'Oural septentrional dans le raïon de Krasnovichersk.

Le kraï de Perm se situe à l'extrémité orientale de la plaine d'Europe orientale, à la jonction du bouclier russe et du massif de l'Oural. Environ quatre-cinquièmes de son territoire est plat, tandis que la partie la plus orientale est d'abord marqué par des contreforts montagneux, puis par les sommets de l'Oural. La plaine du kraï ocille en altitude entre 200 et 400 m en moyenne, avec parfois des plateaux légèrement plus hauts. Les principaux plateaux sont les crêts du nord dans le nord ouest de la région, d'une altitude maximale de 270 m, les monts de la Haute-Kama à la frontière occidentale qui culminent à 337 m, et dans le centre-sud se trouvent les monts de la Toulva qui culminent à 446 m[6].

L'Oural est le plus grand massif de l'oblast, et commence d'abord par ses contreforts, qui atteignent 600 à 800 m d'altitude. Parmi les contreforts figurent plusieurs massifs, avec à l'extrême-nord le massif de Berezovski Kamen (altitude maximale : 780 m). L'Oural en lui-même est divisé entre l'Oural-moyen, d'une altitude moyenne de 900 m, et dans le nord-est du kraï une partie de l'Oural septentrional. Les sommets les plus hauts du kraï sont dans l'Oural septentrional, avec le Toulminski Kamen, point culminant du kraï avec ses 1 469 mètres. Les autres plus hauts sommets du kraï et du massif sont le Mouravini Kamen et ses 1 351 m, l'Icherim et ses 1 331 m ainsi que le Vogoulski Kame et ses 1 066 m[7].

Hydrographie

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La Tchoussovaïa, vue ici depuis Ouspenka, est la deuxième plus grande rivière de la région.

Le kraï possède un réseau fluvial bien développé, et occupe la première place de ressources en eau de l'ensemble de l'Oural. Près de 29 000 cours d'eau couleant dans l'oblast, pour une longueur totale de plus de 80 000 km. La Kama est la plus grande rivière de la province, prenant sa source en Oudmourtie, descendant vers le nord puis vers l'est, avant de traverser le kraï de Perm du nord au sud. C'est le plus grand affluent de la Volga, d'une longueur totale de 1 805 km. Outre la Kama, les plus longs cours d'eau de l'oblast sont ses affluents la Tchoussovaïa (592 km), la Sylva (493 km), la Kolva (460 km), la Vichera (415 km) et la Iavïa (304 km)[8]. Outre le bassin de la Kama, quelques rivières du raïon de Gaï, limitrophe de la république des Komis, appartiennent au bassin de la Vytchegda, affluent de la Dvina septentrionale[9].

De nombreux lacs parsèment l'oblast, la plupart, environ 85 %, d'une taille inférieure à 10 ha. Seuls 150 lacs dépassent les 10 ha[9], et les pus grands lacs se trouvent tous au nord de la région : Tchoussovskoïe (19,4 km2), Bolchoï Koumikouch (17,4 km2), Novojilovo (7,12 km2), Nioukhti (6,3 km2) et Adovo (3,7 km2)[10]. Le lac de la grotte Droujby Narodov, au sein de la grotte de Koungour, est considéré comme le plus grand lac souterrain avec ses 1,3 km2[11].

Plusieurs réservoirs artificiels ont été construits sur la Kama dans le cadre de la cascade Volga-Kama. Le réservoir de Votkinsk, formé par le barrage hydroélectrique de Votkinsk, se trouve à l'extrémité sud-ouest de l'oblast, à la frontière avec l'Oudmourtie, sur une superficie de 1 125 km2. L'autre réservoir est celui de Perm, formé par le barrage de la centrale hydroélectrique de la Kama à Perm. Il s'étend sur 1 910 km2, et son volume est de l'ordre de 12,2 km3[12]. Outre ces retenues, près de 400 réservoirs artificiels d'une superficie totale de 7 000 ha ont été construits sur les rivières de l'oblast, principalement à des fins d'approvisionnement en eau[11].

Le climat de la région est un climat continental, avec un hiver long, froid et neigeux, et un été modérément chaud et court[13].

Moyennes et records de températures
Lieux Perm (centre) Tcherdyne (nord)
Températures moyennes minimales −1,0 °C −2,0 °C
Températures moyennes 2,9 °C 1,4 °C
Températures moyennes maximales 7,3 °C 5,3 °C
Précipitations moyennes 687 mm 805 mm
Record de températures

Minimale / Maximale

−47,1 °C (décembre 1978) /

37,2 °C (auût 1936)

−51,6 °C (décembre 1978) /

36,4 °C (juin 1959)

Source : Pogoda i Klimat[14],[15]

Voies de communciation et transports

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Infrastructures routières

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Route fédérale R242 près de Perm.

Fin 2024, selon Rosstat, la longueur totale des voies publiques dans le kraï est de 32 464,7 km, dont 542,5 km de routes d'importance fédérale, 3 526,8 km de routes d'importance régionale et 28 395,4 km de routes d'importance locale[16]. Le principal axe est la M12, autoroute fédérale ouverte en juillet 2025, qui relie Moscou à Iekaterinbourg, en desservant l'extrémité sud du teritoire[17]. La route fédérale R242, entièrement en 2x2 voies, de Perm à Iekaterinbourg, est devenue une branche de la M12 entre Perm et Atchit[18]. La route fédérale R243 relie Kostroma, par Kirov et Omoutninsk à Perm[19]. La capitale Perm, est dotée d'un périphérique au sud et au nord, tandis que le périphérique nord pour entourer la ville devrait être complétée d'ici 2031[20].

Transport ferroviaire

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Fin 2024, selon Rosstat, le kraï de Perm compte 1 574,4 km de voies ferrées[21].

Répartition des terres

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La répartion des terres selon le rapport d'État « Sur l'état et la protection de l'environnement de la fédération de Russie en 2023 » du ministère des ressources naturelles et de l'environnement russe est, selon les catégories du code foncier russe, la suivante[22]:

Répartition des terres selon les catégories du code foncier russe en 2023[22]:
Répartition 2023

(km2)

2023

(%)

Terres agricoles 26 005 16,2
Terres des localités 4 609 2,9
Terres d'industrie et autres fins spéciales 1 071 0,7
Terres des territoires et des objets protégés 2 836 1,8
Terres du fonds forestier 120 328 75,1
Terres du fonds aquatique 3 046 1,9
Terres de réserve 2 331 1,4
Total 160 236 100

Colonisation russe (IXe – XVe siècles)

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Le nom de Perm apparaît dès le XIIe siècle dans la Chronique des temps passés. Le mot « Perm » servait alors à désiger la région s'étendant du bassin de la Vytchegda au nord aux bassins de la Petchora et de l'Ijma à l'est et aux bassins de la Vichera et de la Kama au sud[1]. C'est dans ce territoire que s'est développé entre le IXe et le XIVe siècle la culture archéologique de Vym, concentrée le long de la Vym, dans le bassin de la Vytchegda, de la Syssola et de la Vachka[23]. En 1212, la république de Novgorod mentionne dans l'un de ses traités qu'elle perçoit le tribut de la Permie[24]. Le pays des Gaïniens (autour de l'actuel village de Gaïny), dans le cours supérieur de la Kama, est connue depuis au moins 1220 par les Russes, lorsque Iouri II de Vladimir, sous l'ordre de Vasilkov Konstantinovitch, envoya selon la Chronique de la Résurrection un régiment dans la région[25].

Carte de la Principauté de Perm (en vert), vassale de Moscou, au XVe siècle.

Au XIVe siècle la région s'étendant de la Kama à l'Oural central et septentrional était appelée la Permie ou Perm-la-Grande, voire pays de la Vytchegda (rivière dans les Komis actuels) . La région est mentionnée dans la Chronique de la Trinité en 1321, sous le nom de Perm-la-Grande, ce qui est alors la première mention du nom. En l'hiver 1321, Iouri III de Moscou se serait rendu dans la région après s'être rendu à la Horde d'Or, passant par un portage entre la Syssola et le cours supérieur de la Kama[26]. En 1332, les terres des Gaïniens sous indirectement mentionnées, lorsque Ivan Ier Kalita réclama à Novgorod l'argent qu'elle avait récupérée en tribut de ces terres[27]. Au cours de cet hiver, Novgorod refusa au khan de la Horde d'Or d'utiliser le portage entre la Vytchegda et la Petchora, et en conséquence, Ivan Ier attaqua les Novgorodiens et Oustiouguites. Dès lors, la Grande-principauté de Moscou commença à percevoir un tribut aurpès des Permiens[24]. En 1367, Dimitri Ier Donskoï attaqua Novgorod, et s'empara de la région, faisant jurer aux Permiens fidélité. Étienne de Perm fut nommé évêque du territoire de Permie en 1383, et en réponse, l'évêque de Novgorod envoya sans succès des soldats pour attaquer la nouvellement établie éparchie de Permie. Cependant en 1386, Étienne de Perm s'inclina devant Novgorod, en échange que les Novgorodiens acceptent un renforcement du contrôle de Moscou sur la région par l'intermédiaire de l'évêque[28]. Il a longtemps été présumé qu'une principauté de Perm fut créée à ce moment-là par les Komis-Permiaks, peuple du nord-est de la région, cependant la thèse est aujourd'hui dépassée, en raison de l'abscence de sources historiques[29].

Au XIVe et au début du XVe siècle, le territoire restait de jure sous le contrôle de la république de Novgorod, mais à partir du milieu du XVe siècle, la Moscovie étendit son influence dans la région. Vers 1340, la ville de Solikamsk, l'une des plus anciennes colonies russes de la région, fut fondée par la famille marchande riche vologdienne des Kalinnikovs. Elle fut créée autour d'importants gisements de source dans le cours moyen de la Kama[30],[31]. La région est à nouveau mentionnée directement en 1396 dans l'hagiographie d'Étienne de Perm écrite en 1396 par Épiphane le Sage. Ce dernier délimite pour la première fois la région, en décrivant les peuples vivant autour de la Permie comme les Dvinians, Samoyèdes et Viatkans[32]. Si la région est appelée Perm-la-Grande, c'est par opposition à la Perm-de-la-Vytchegda, d'où venait une partie de la population qui s'installa en Perm-la-Grande[33].

Au XVe siècle

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Campagne de Tcherdyne en 1472.

Lors de la guerre de Succession moscovite, des détachements de la région participèrent aux combats, du côté de Vassili II[29]. En 1451, Vassili II envoya Mikhaïl Iermolitch, fils d'un prince régional moscovite, pour régner sur la région de Tcherdyne au nom de Moscou. Il fut alors proclamé prince de la région par l'évêque Pitrim de Perm[34]. Toutefois, comme Novgorod revendiquait toujours la région, pour éviter de la brusquer, Vassili II opta pour nommer les princes de cette principauté de les prendre de la noblesse locale[34]. Au cours des années 1450 et 1460, de nouveaux missionnaires orthodoxes foulèrent la région, résultant en la construction des premières églises et monastères de la région. Les Komis étaient jusque-là païens, et en 1455 arriva Vladyka Peterim à Tcherdyne. Cependant, les Mansis, peuple de l'autre côté de l'Oural et païen, vint à Tcherdyne pour capturer et tuer l'évêque missionnaire[35]. Un nouvel évêque fut envoyé en 1462, et baptisa des princes de la noblesse locale. En parallèle, Ivan III envoya la même année une armée dans la région. Le nouvel évêque profita de l'approche à Tcherdyne de militaires russes pour baptiser et donner une bonne image à Moscou[36]. En 1468, une bataille eut lieu en Permie entre les Oustiouguiens et les Tatars alliés des Tchérémisses, se soldant par une victoire russe[37].

En raison de la distance de la région, séparée de la Moscovie par le khanat de Kazan, et par sa vulnérabilité des attaques de Kazan et de Sibir, Mikhaïl perdit en loyauté envers en Moscou. En 1471, dans le traité de Korostyne signé après la bataille de la Chelon, Novgorod fit écrire qu'elle possédait toujours Perm dans sa version du traité, tandis que la Moscovie ne mentionnait aucun volost permien sous contrôle novgorodien. L'année d'après, Ivan III envoya en 1472 une armée pour conquérir Perm-la-Grande de manière définitive. Une bataille s'ensuivit sur la Kolva entre le prince Moscovite Fiodor et le commandant des Permiens Kacha. Les Moscovites gagnèrent, et les commandants permiens furent capturés. Fiodor fit incendier plusieurs villes, tandis que Mikhaïl Iermolitch fut envoyé à Moscou[30],[38],[39].

De la Moscovie à l'Empire russe

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En 1535, Tcherdyne devint le centre d'une voïvodie s'étendant sur toute la Permie, comprenant aussi Solikamsk et Pokcha[38].

En janvier et mai 1547, en réponse à une attaque moscovite sur Kazan, des raids nogaïs dévastèrent la région[38].

Au XVIe siècle débuta le développement économique de la région, lorsque en 1558, Ivan le Terrible concéda les terres du cours supérieur de la Kama à la famille Stroganoff. Ils s'enrichirent grâce à la production de sel, forant des dizaines de puits et produisant de la saumure. Ils ne manquaient pas de main-d'œuvre, utilisant les serfs fuyards de Russie centrale qui s'installaient dans les périphéries du tsarat. Les Stroganoff employaient au cous du siècle 15 000 personnes, dont les deux-tiers étaient des fugitifs[40].

La Permie à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle s'étendait sur trois ouïezds : Tcherdyne, Solikamsk et Kaïgorod. Pendant le Temps des troubles, la région ne fut pas affectée par les combats, resta loyale au tsar, et fournissait au trésor des recettes fiscales. Elle acquit de plus une importance capitale en devenant alors la porte d'entrée vers la Sibérie entran d'être colonisée[40].

Pont sur la Kama (photo de 1910, Sergueï Prokoudine-Gorski).

Période soviétique

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La région dans les années 1920 et 1930 connaît une indistrualisation massive sans précédent. En 1929 commença la production pétrolière dans la région de la Kama. En 1934, l'usine de moteurs d'avion de Perm est fondée, produisant de nombreux avions ui servirent pendant la Seconde Guerre mondiale. Perm devint elle un grande usine d'artillerie, produisant des canons et de nombreuses autres pièces[41].

Après la Seconde Guerre mondiale, l'industrie pétrolière s'étendit à travers toute la région, et Permneft, entreprise pétrolière, fut créée pour exploiter les gisements de Krasnokamsk, de Koungour, d'Ossa, de Polazna et de Tchernouchka. En 1979, le niveau de production pétrolière avait atteint 24 millions de tonnes par an[41].

Fédération de Russie

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En 1996, Permneft, après la privatisation, a été transféré à Lukoil[41].

Le district des Komis-Permiaks a toujours un statut autonome, à côté du kraï de Perm, en tant que sujet fédéral de Russie, ou auparavant dans l'Union soviétique. Pour la période 2006-2008, le district a eu un budget séparé de celui du kraï, conservant tous les transferts du fédéral. Par la suite, le budget du district sera sujet aux lois budgétaires du nouveau kraï. Cette période de transition fut insérée dans le processus, parce que le district des Komis-Permiak dépend fortement des subsides fédéraux, et une coupure brutale de ceux-ci aurait été dommageable à son économie.

Politique et administration

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Organisation des pouvoirs

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Dmitri Makhonine, gouverneur du kraï .

Le gouverneur est le plus haut fonctionnaire du kraï de Perm et dirige le pouvoir exécutif régional. Il est élu pour un mandat de cinq ans, renouvelable. Ses fonctions sont assurées par l'administration du gouverneur du kraï de Perm, et il nomme les ministres de cette administration[42].

Les élections de 2020 ont vu Dmitri Makhonine, le gouverneur par intérim depuis février 2020 l'emporter avec 75,69 % des suffrages exprimés au premier tour[43]. Il a été réélu en 2025 avec 70,94 % des voix.

Assemblée de l'oblast

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IVe législature du kraï.

L'assemblée législative du kraï de Perm détient le pouvoir législatif du territoire, et elle est composée d'un total de 60 sièges renouvelés tous les cinq ans, dont 30 sièges au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions électorales, et 30 sièges au scrutin proportionnel plurinominal avec un minimum de 5 % pour faire élire des députés[42].

Aux dernières élections en 2021, Russie unie a remporté 40 sièges (33,05 % des voix), suivi par le Parti communiste avec 11 sièges (22,74 % des voix) et Russie justes avec 4 sièges (11,31 % des voix). Le parti libéral-démocrate a obtenu 3 sièges (9,64 % des voix), tandis que les Nouvelles personnes (8,40 % des voix) ont chacun obtenu deux sièges. Enfin, un indépendant a été élu[44].

Représentation fédérale

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Le kraï de Perm est l'un des sujets de la fédération de Russie, et il est soumis aux mêmes règles que les autres sujets et doit respecter la Constitution russe de 1993[45]. L'oblast forme pour les élections législatives russes quatre circonscriptions : la circonscription de Perm (no 58) dans le sud-ouest, la circonscription de Tchoussovoï (no 59) dans l'est, la circonscription de Koungour (no 60) dans le sud-est, et la circonscription de Koudymkar (no 61) pour toute la partie nord. La seule ville de Perm est découpée dans les trois premières circonscriptions. Les quatre députés pour la législature 2021-2026 sont Igor Choubine (Russie unie, no 58)[46], Roman Vodianov (Russie unie, no 59)[47], Dmitry Skrivanov (Russie unie, no 60)[48] et Irina Ivenskikh (Russie unie, no 61)[49].

Le kraï, comme chaque sujet, est représenté au Conseil de la fédération par deux sénateurs. Le premier est élu par le pouvoir législatif (l'assemblée) du kraï et le représente, tandis que le second est nommé par le pouvoir exécutif (gouverneur) de l'oblast et le représente. L'assemblée et le gouvernement élisent leurs représentants lorsqu'ils prennent leurs fonctions respectives[50]. Le représentant du gouvernement est Viatcheslav Grigoriev (Russie unie) de septembre 2025 à septembre 2030[51], tandis que la représentant de l'assemblée du kraï est Alekseï Pouchkov (Russie unie) de septembre 2021 à septembre 2026[52].

Divisions administratives

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Début 2025, le kraï de Perm est composé d'un point de vue administratif du district autonome des Komis-Permiaks, unité administrative-territoriale dotée d'un statut spécial, de 33 raïons administratifs (dont 6 en Komie-Permiakie), de 51 établissements urbains (dont 14 villes d'importance de kraï qui comprennent Perm la capitale et Koudumkar capitale de la Komie-Permiakie, 11 villes d'importances régionales et 26 communes urbaines), de 7 arrondissements urbains (ceux de Perm), d'une ville fermée (Zvezdny) et de de 3524 établissements ruraux. Du point de vue municipal, le kraï comptait 2025 3 okrougs urbains et 40 okrougs municipaux[53].

Population et société

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Village de Tchernoukhi.

Démographie

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Selon Rosstat, la population du kraï s'élève à 2 483 633 habitants en 2025, faisant d'elle la 19e région la plus peuplée de Russie, et la densité de population est de 15,50 hab./km2 . La population urbaine représente 76,93 % de la population régionale[54],[55].

Recensements (*) ou estimations de la population[56],[55]:

Évolution démographique
1897* 1959* 1970* 1979* 1989*
2 994 3022 992 8763 023 4433 011 5403 099 994
2002* 2010* 2015 2016 2019
2 819 4212 635 2762 637 0322 634 4092 610 800
2021* 2025 - - -
2 532 4052 483 633---
Indicateurs démographiques[57]
Année Fécondité Fécondité urbaine Fécondité rurale
1990 1,99 1,80 2,85
1991 1,78 1,57 2,74
1992 1,62 1,42 2,48
1993 1,42 1,26 2,06
1994 1,39 1,25 1,96
1995 1,32 1,19 1,86
1996 1,31 1,17 1,85
1997 1,27 1,14 1,83
1998 1,34 1,20 1,90
1999 1,27 1,13 1,82
2000 1,30 1,17 1,80
2001 1,35 1,24 1,78
2002 1,44 1,32 1,88
2003 1,45 1,34 1,87
2004 1,44 1,34 1,85
2005 1,37 1,26 1,78
2006 1,39 1,26 1,82
2007 1,52 1,36 2,10
2008 1,63 1,45 2,30
2009 1,69 1,51 2,32
2010 1,77 1,58 2,47
2011 1,78 1,58 2,56
2012 1,91 1,68 2,89
2013 1,93 1,70 3,02
2014 1,98 1,72 3,16
2015 2,02 1,82 2,90
2016 1,98 1,82 2,71
2017 1,75 1,58 2,47

Composition ethnique

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Famille de Komis-Permiaks au début du XIXe siècle.

Le kraï de Perm est l'habitat du peuple autochtone des Komis-Permiaks, un peuple finno-ougriens apparanté aux Komis parlant le komi-permiak. Environ quatre-cinquième des Komis-Permiaks vivent dans le district autonome des Komis-Permiaks, dans le nord-ouest du kraï. Selon le recensement de 2010, s'ils n'accomptaient que pour 3 % de la population du kraï, ils composaient 81 % de la population du distrcit autonome. Ils ont été christianisé à la fin du XVe siècle (dès 1462), et vivent depuis en interaction avec les populations russes. Ils ont ainsi développé un bilinguisme komi-permiak et russe[58].

Selon le recensement de 2010, les groupes de plus de 4 000 personnes sont[59] :

Groupe Habitants Taux (%)
Russes 2 191 423 87,1
Tatars 115 544 4,6
Komis 81 084 3,2
Bachkirs 32 730 1,3
Oudmourtes 20 819 0,8
Ukrainiens 16 269 0,6
Biélorusses 6 570 0,3
Allemands 6 252 0,3
Tchouvaches 4 715 0,2
Maris 4 121 0,2
Usine de Kamski Kabel, une des plus grandes usines de câbles de Russie.

En 2022, selon les données officielles de Rosstat, le produit intérieur brut de l'oblast s'élevait à 2 002,8 milliards de roubles. Le PIB par habitant était lui de 795 800 roubles[60]. La ville de Perm est spécialisée dans le complexe militaro-industriel, produisant des des lance-roquettes, des missiles sol-air et des fusées spatiales entre autres[41].

Agriculture

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La superficie ensemencée est la suivante :

Superficies ensemencées :
année 1959[61] 1990[62] 2000[62] 2005[63] 2015[63] 2020[64]
Mille ha 2118 1850.3 1289 795,2 757,2 733,3

Environnement

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Une grive musicienne à Perm.

La faune et la flore du kraï de Perm sont riches et variées, rassemblant les différents biomes qui couvrent l'oblast. Le kraï de Perm est découpé en quatre habitats fauniques, qui correspondent aux zones paysagères de l'oblast : l'Oural et ses contreforts montagneux ; la taïga moyenne (nord de l'oblast); la taïga du sud (centre de l'oblast) ; ainsi que la sous-taïga et la steppe boisée de Koungour dans le sud de l'oblast. Des espèces de la faune européenne, de la faune sibérienne ainsi que de la faune arctique se retrouvent ainsi dans la région, l'Oural n'ayant été par ailleurs jamais une barrière écologique significative pour les animaux, en particuliers les oiseaux. Au total, l'oblast recense 339 espèces de vertébréssur son territoire, dont 225 espèces d'oiseaux (dont des migrateurs), 62 espèces de mammifères, 37 espèces de poissons, 9 espèces d'amphibiens et 6 espèces de reptiles[65].

L'avifaune est représentée dans les forêts de taïga par le grand Tétras, le jaseur boréal et la sitelle entre autres. Dans les forêts clairsemées peuvent être observées des étourneaux, des grives, des tétras lyre, mais aussi des rapaces comme l'autour des palombes et l'épervier d'Europe. Mise à part les gallinacés, quelques hiboux, les pics, l'autour des palombes et quelques autres espèces, tous les oiseaux des forêts de la région migrent vers le sud pour l'hiver[66]. Dans les steppes boisées vivent des échassiers comme les courlis et les bécassines, tandis que les grues cendrées vivent dans les marais[67]. En montagne, l'un des animaux les plus communs est le lagopède des saules[68]. Parmi l'ichtyofaune se retrouve des prédateurs comme le brochet, la lotte, la sandre, le gardon, et la brème commune. La carpe, espèce élevée dans les élevages artificiels, a aussi élu domicile dans les rivières du kraï[68].

Les mammifères du kraï vivant dans le kraï comprennent de grands prédateurs comme le carcajou, le lynx boréal et l'ours brun. Les artiodactyles comme l'élan, le chevreuil de Sibérie certaines années selon leur migration dans les steppes boisées, et le renne dans l'extrême nord-ouest peuvent aussi être aperçus dans la région. Dans les zones forestières vivent aussi de petits mamifères comme la martre, la belette de Sibérie, la loutre et le putois d'Europe. Les forêts mixtes et les forêts de pins, vers le sud, abritent des hérissons, taupes et autres insectivores[66]. Les castors d'Europe ont élu domicile sur les nombreux cours d'eau de région[66], tandis que le desman de Moscovie, autrefois très répandu, est devenu une espèce rare[69]. En général, les mammifères sont peu nombreux dans les steppes boisées et les zones agricoles, dans le sud et sud-est de l'oblast. Dans l'Oural, les élans migrent massivement au cours de l'été avant de repartir en autonome, tout comme certains prédateurs comme le loups et l'ours. Seules les zibelines et les martres résident dans les forêts de montagne[69].

Taïga le long de l'Ousva.

La flore du kraï de Perm est caractérisée par l'influence des climats et de la géographie du territoire. La région est recouverte à plus de 70 % par des forêts, avec une couverture presque totale dans le nord et l'est de la région, tandis que les zones du sud et de l'ouest ont des couvertures forestières bien plus faibles, comme 15,5 % seulement dans le raïon de Bolchoaïa Sosnova. Les deux tiers des forêts de l'oblast appartiennent à la taïga, qui recouvrent environ 5,5 millions d'hectares. Les principales essences de la taïga sont les épicéas communs et de Sibérie, les sapins de Sibérie, et de manière plus rares, les pins et mélèzes de Sibérie. Dans la partie septentrionale de la région dominée par la taïga moyenne, les épicéas et sapins sont les plus nombreux, avec dans une moindre mesure des pins, bouleaux et trembles. Le sous-bois est presque inexistant, avec de rares cerisiers, chèvrefeuilles et sorbiers, voire des myrtilles ou airelles rouges. Dans le nord-ouest du kraï poussent de nombreuses forêts de pins, comme dans le raïon de Gaïn et dans les bassins de la Kossa et de la Vichera, entre autres[70].

Plus ou moins sous le 59e parallèle, la taïga moyenne laisse place à la taïga méridionale, avec en plus des épicés et sapins des tilleuls communs, tandis que sous le sous-bois se développe avec du sureau, du viorne, de l'asaret d'Europe. Sous le 57e parallèle nord, les forêts d'épicéas se mêlent à des feuillus (la sous-taïga), avec de l'érable, de l'orme et du chêne. Le sous-bouis est très riche, composé de fusain, de noisetier commun et de nerpun purgatuf entre autres. Dans l'extrémité sud du kraï se trouvent des forêts uniquement composés de feuillus, appartenant aux forêts de feuillus d'Europe et d'Asie occidentale, avec de l'érable, de l'orme et du chêne. Vers Koungour, la végétation est similaire aux steppes boisées de Sibérie, et de vastes étendues sont recouvertes par des forêts de bouleaux[70].

Les prairies de montagnes de l'Oural, comprises entre 600 et 900 m d'altitude, sont surtout présentes dans le bassin de la Vichera. Elles sont composées de canches flexueuses, de fléoles des près, de géaniums blancs, de pâturins et de sétaires. Autour de 800 et 900 m d'altitude, les landes de montagne sont répandues, et les herbes sont abondantes. Au-delà commence la toundra, avec le sol recouvert de mousses et de lichens[71].

Aires protégées

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Réserve naturelle (zapovednik) de Bassegui dans l'Oural moyen.

Fin 2023, la superficie des aires protégées d'importance régionale et locale s'élève à 1 406 564,6 hectares, dont 279 300 hectares d'aires protégées d'importance fédérale. Au total, en 2023, l'oblast possèdait 371 aires protégées, dont 2 aires d'importance fédérale, 260 aires d'importance régionale et 109 aires d'importance locale. Les aires d'importance régionales se répartissent entre un parc naturel, 21 zakazniks, 88 monuments naturels, et 150 autres aires[22].

Culture locale et patrimoine

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Le kraï de Perm possède aujourd'hui un patrimoine riche et diversifié. En septembre 2025, selon les données du gouvernement du kraï, la région recensait 3 133 objets patrimoniaux culturels inscrits au registre d'État unifié des objets du patrimoine culturel, répartis entre 1 876 objets d'importance fédérale et 1 257 objets d'importance régionale[72].

Architecture

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Église de Verkh-Borovaïa, un des plus anciens édifices toujours debout du kraï.

En Permie, les premiers édifices en pierre ont été érigé au XVIIe siècle à Tcherdyne, avec l'église du monastère Saint-Jean-le-Théologien (1623-1624), aujourd'hui perdue[77]. Un des plus anciens édifices subsistants est l'église de l'Exaltation-de-la-Croix de Verkh-Borovaïa, construite en 1677-1678. Sa forme est similaire à l'architecture novgorodienne d'alors, et sur tout le tour de l'église est sculptée dans des briques plus de mille lettres en vieux slavon, tendance typique du XVe siècle[78].

L'architecture religieuse en Prikamié au XVIIe siècle et dans la première moitié du XVIIIe siècle tire ses inspirations de Novgorod, Moscou et Iaroslavl. Les tambours sont à plusieurs niveaux avec le principe de l'octogone sur quadrilatère, tandis que lees cols des dômes sont très fins. En parallèle dès la fin du XVIIe siècle, plusieurs édifices furent construits dans le style ouzorotché, comme l'église de l'Épiphanie (1695) à Solikamsk et plus tard la cathédrale de la Transfiguration (1731) à Oussolié. Ce style s'est régionalisé dans le Primalié, avec des églises aux structures tripartites, cinq coupoles croisées selon les points cordinaux et des architraves aux sommets en spirale et en volute. Enfin, au XVIIIe siècle, le baroque russe a influencé la construction de plusieurs édifices, comme l'église d'Oriol-Gorodok de 1735[77].

Église Saint-Jean-Baptiste de Solikamsk, de style baroque de la Haute-Kama.

Au XVIIIe siècle, sous l'influence de la richesse des Stroganoff et des styles architecturaux de Moscou et de Saint-Pétersbourg, le style architectural du baroque de la Haute-Kama se développa comme branche distincte du baroque Stroganov dans la région. Le baroque de la Haute-Kama est caractérisée par les ornements en forme de « Ж », des ceintures cubiques, et des corniches dentées en briques courbées, et les édifices religieux sont richement décorés. Parmi les édifices de ce style figurent l'ensemble religieux d'Oussolié, construit entre 1724 et 1728 ; l'église de la Dormition de Tcherdyne, construite en 1784 ; et l'église Saint-Nicolas le Thaumaturg de Nyrob, construite en 1736[79].

Au tournant des XVIIIe siècle et XIXe siècle, un classicisime, principalement religieux, s'est développé dans la région. Les églises en formes de croix ou de cube, couronnée d'une ou de cinq coupoles, et ornées de portiques à colonnes, étaient pami les plus nombreuses dans ce style. Un exemple de ce classicisme de Perm est l'église Saint-Nicolas-d'Oussolié, conçue par Andreï Voronikhine, construite entre 1813 et 1920. D'autres églises de ce style sont à rotondes, comme l'église de Tous-les-Saints de Perm, conçue par Ivan Sviïazev, de 1832. Au milieu du XIXe siècle, le classicisme a été remplacé à travers le pays, et dans la région, par l'élecltisme et surtout par le style russo-byzantin, comme l'église Sloudskaïa de Perm et l'église de Spasso-Barda. Au tournant des XIXe et XXe siècle, le style pseudo-russe a été particulièrement présent. Ce dernier style est illustré par l'église Feodosievskaïa de Perm, construite en 1910 ; de la cathédrale d'Ossa, construite en 1916 ; et de l'église Saint-Nicolas de Koungour de 1917 avec son clocher. Le style s'est même invité dans l'architecture islamique, avec la mosquée de Perm, érigée en 1902[77].

Notes et références

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  1. a et b Brumfield 2008, p. 317-318.
  2. Nombre d'après les revendications russes. Il comprend l'annexion de la Crimée à la Russie à la suite du référendum de 2014, non reconnu par la majeure partie de la communauté internationale, ainsi que le rattachement à la Russie à la suite des référendums de 2022, eux aussi non reconnus par la majeure partie de la communauté internationale.
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  7. Nazarov 2006, p. 31-32.
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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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