Oblast de Kirov
| Oblast de Kirov (ru) Кировская область | |
Armoiries de l'Oblast de Kirov. |
Drapeau de l'Oblast de Kirov. |
Les environs de Nemda. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région économique | Volga-Viatka |
| District fédéral | Volga |
| Statut politique | Oblast |
| Création | 7 décembre 1934 |
| Capitale | Kirov |
| Gouverneur | Aleksandr Sokolov (ER) |
| Démographie | |
| Population | 1 120 412 hab. (2025) |
| Densité | 9,3 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 58° 00′ 00″ nord, 50° 00′ 00″ est |
| Superficie | 120 374 km2 |
| Autres informations | |
| Langue(s) officielle(s) | Russe |
| Fuseau horaire | UTC+4 |
| Code OKATO | 43 |
| Code ISO 3166 | RU-KIR |
| Immatriculation | 43 |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | http://www.ako.kirov.ru |
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L'oblast de Kirov (russe : Ки́ровская о́бласть, Kirovskaïa oblast), est un sujet, en tant qu'oblast, de la fédération de Russie, dont la capitale administrative est la ville de Kirov, situé dans le district fédéral de la Volga. Rosstat lui attribue le code 43, son code d'immatriculation est le 43, et la seule langue officielle est le russe. Sa population s'élève à 1 120 412 habitants en 2025.
Historiquement située sur des terres permiennes, la région est peuplée jusqu'à l'arrivée des Russes par différents peuples finno-ougriens, dont les Komis, Votiaks et Maris. La terre de la Viatka, comme elle est appelée au Moyen Âge, est colonisée par les Russes à partir de la fin du IXe siècle, principalement par des populations novgorodiennes. Les premières colonies de la région voient le jour au siècle suivant, comme Kotelnitch, Nikoulitsyne et Khlynov. À la fin du XIVe siècle, la république de Viatka, fondée sur la gouvernance par la vétché, est établie dans la région, et gouverne le territoire jusqu'à sa conquête par la Moscovie en 1489. Les Oudmourtes quittent définitivement la région au cours du siècle suivant, tandis que la population russe s'accroît considérablement dans une région alors parmi les plus développées économiquement du pays. À la fin du XVIIIe siècle, la région est incluse dans le gouvernement de Viatka, et connaît tout au long du XIXe siècle un développement économique et démographique important grâce aux modernisations de l'époque. Au cours de la guerre civile russe, elle est définitivement conquise par l'Armée rouge en 1920, et les Soviétiques créent en décembre 1934 l'oblast de Kirov, en le nommant d'après Sergueï Kirov, assassiné quelques jours plus tôt.
Culturellement, malgré sa proximité avec la région de la Volga, elle appartient par son histoire au Nord russe, illustré par ses dialectes, son artisanat comme les jouets de Dymkovo, et son architecture en bois notamment. L'architecture de l'oblast est variée et très riche, marquée notamment par le baroque de Kirov au XVIIIe siècle et le classicisme du gouvernement de Viatka au siècle suivant. L'oblast vit aujourd'hui économiquement de l'agriculture, ainsi que de l'industrie manufacturières. Son patrimoine naturel est riche avec un important réseau d'aires protégées, dont la réserve naturelle de Nourgouch.
Géographie
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Situation
[modifier | modifier le code]Couvrant une superficie de 120 374 km2, l'oblast de Kirov est un des 89 sujets de la fédération de Russie[1]. Il se situe dans le nord-est de la partie européenne du pays, au sein du district fédéral de la Volga. La région est limitrophe de l'oblast de Nijni Novgorod au sud-ouest, des oblasts de Kostroma et de Vologda à l'ouest, de l'oblast d'Arkhangelsk au nord-ouest, de la république des Komis au nord, du kraï de Perm et de l'Oudmourtie à l'est, et du Tatarstan et de la république des Maris au sud[2]. La distance entre Moscou et de son centre administratif Kirov est de 800 km à vol d'oiseau.
L'oblast s'étire sur 570 km dans le sens latitudinal, et sur 440 km d'ouest en est. Il est compris entre le 56e parallèle nord et le 61e parallèle nord, et entre le 41e méridien est et le 54e méridien est. Son principal cours d'eau est la Viatka, tandis que la Kama coule dans le nord-est du territoire[3].L'ensemble de l'oblast se trouve dans l'heure de Moscou (MSK). Le décalage par rapport au temps universel coordonné est de +03.00[4].
- Paysages de l'oblast :
-
La Viatka à Kirov.
-
Kstininino au sud de Kirov.
-
Champs à Pijanka.
-
Rivière Velikaïa et taïga en automne dans le Nord.
Topographie
[modifier | modifier le code]Le relief de la région est caractérisé par son vallonnement sur l'ensemble de son territoire. Plusieurs reliefs érodés par les périodes glaciaires sont présents dans l'oblast. Le plus important, le plateau de la Kama supérieure, s'étend parallèlement à la Viatka dans le nord-est de l'oblast, aux frontières avec l'Oudmourtie et le kraï de Perm. Le massif, dont son altitude moyenne est de 200 mètres, contient le point culminant de l'oblast, le mont Krasnoïarsk, dans le raïon d'Afanassievo, avec ses 337 mètres. Les monts Ouvaly traversent le centre de l'oblast. Dans le sud de l'oblast, se trouve l'Ouval de la Viatka, dont l'atitude maximale est de 284 mètres. Le reste de l'oblast est composé de plaines et de collines[5].
Hydrographie
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L'oblast compte 19 753 cours d'eau d'une longueur totale de 66 628 km. La plupart des cours d'eau d'eau de l'oblast sont des ruisseaux et des petites rivières, 94% d'entre eux n’excédant pas les 10 km, et cinq autres pourcents comprennent des rivières comprises en longueur entre 11 et 50 km[6]. La région se situe principalement dans la partie supérieure du bassin de la Volga, et appartient dans le nord de l'oblast au bassin de la Dvina du Nord[7].
Seuls onze cours d'eau dépassent les 200 km[6]. Le plus grand cours d'eau de l'oblast est la Viatka, d'une longueur dans l'oblast de 1 189 km, qui prend sa source près de Kalevaïevskaïa (raïon de Iar, Oudmourtie). Elle s'écoule dans l'oblast d'abord vers le nord, avant de changer vers l'ouest, puis enfin vers le sud. Elle sort de l'oblast peu avant son embouchure et se jette de sa rive droite dans la Kama à Grakhan au Tatarstan[8]. Les autres principaux cours d'eau sont les affluents de la Viatka, avec la Bystritsa, la Kilmez, Tcheptsa, la Cobra (ru) et la Moloma (ru). La Pijma et la Louza, qui coulent dans le nord de l'oblast, appartiennent au bassin de la Dvina septentrionale[9].
L'oblast compte 4 137 lacs dans le bassin versant de la Viatka et 242 dans le bassin de la Louza. La plupart des lacs de l'oblast sont petits, et les plus nombreux sont les bras morts, avec aussi des lacs karstiques[10]. Près de 2,5 % de l'oblast est recouvert par des marécages et zones humides. Les plus grandes zones humides se situent dans le cours supérieur de la Viatka, jusqu'à la confluence avec la Kobra, ainsi que dans la partie supérieure du bassin de la Kama. D'autres zones marécageuses plus petites se trouvent dans le cours moyen de la Viatka, entre sa confluence avec la Tcheptsa et sa confluence avec la Pijma[7].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Voies de communciation et transports
[modifier | modifier le code]Infrastructures routières
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Fin 2024, selon Rosstat, la longueur totale des voies publiques dans l'oblast de Kirov est de 25 317,6 km, dont 785,9 km de routes d'importance fédérale, 2 623,8 km de routes d'importance régionale et 21 907,9 km de routes d'importance locale[11]. La principale route est la route fédérale R176, qui relie Tcheboksary (Tchouvachie) à Syktyvkar (Komis), en traversant du sud-ouest au nord l'oblast[12].
Transport ferroviaire
[modifier | modifier le code]Fin 2024, selon Rosstat, l'oblast de Kirov compte 1 095,2 km de voies ferrées[13]. Elle est notamment desservie par le chemin de fer transsibérien, reliant Moscou à la Sibérie et l'Extrême-Orient russe[12]
Autres
[modifier | modifier le code]La longueur des voies naviables est de 1 518 km[2]. L'aéroport de Pobedilovo à Kirov est le principal aéroport de l'oblast[12].
Répartition des terres
[modifier | modifier le code]La répartion des terres selon le rapport d'État « Sur l'état et la protection de l'environnement de la fédération de Russie en 2023 » du ministère des ressources naturelles et de l'environnement russe est, selon les catégories du code foncier russe, la suivante[14]:
| Répartition | 2023
(km2) |
2023
(%) |
|---|---|---|
| Terres agricoles | 32 137 | 26,7 |
| Terres des localités | 2 644 | 2,2 |
| Terres d'industrie et autres fins spéciales | 1 488 | 1,2 |
| Terres des territoires et des objets protégés | 88 | 0,1 |
| Terres du fonds forestier | 79 826 | 66,3 |
| Terres du fonds aquatique | 670 | 0,6 |
| Terres de réserve | 3 521 | 2,9 |
| Total | 120 374 | 100 |
Histoire
[modifier | modifier le code]Préhistoire
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Les premières traces de peuplement de la région remontent au Paléolithique supérieur, et plusieurs sites archéologiques des différents âges jusqu'à l'âge du Bronze sont connus. L'âge du fer commence dans l'oblast au VIIe siècle av. J.-C., et est représenté par le peuple de la culture Ananyino, d'appartenance finno-ougrienne. Un autre nom possible de ce peuple. Ils ont laissés les sites de Nagovitsyne (Kirov), de Pijemskoïe (Sovetsk) et de Krivoborskoïe (Prosnitsa), entre autres. Par la suite, aussi au cours de la première moitié du Ier millénaire av. J.-C., le peuple finno-ougrien des Permiens (ancêtres des Komis, Komis-Permiaks et Oudmourtes) s'installa dans la région, sur les rives de la Viatka, et dans les territoires environnants sur les rives de la Kama, Vytchegda et Petchora[17].

Au cours de la seconde moitié du Ier millénaire av. J.-C., des processus ethniques ont menées à l'émergence des peuples Oudmourtes dans la partie orientale du bassin de la Viatka, des tribus maris dans la partie occidentale et des tribus komi dans la partie nord. Cependant, le territoire restait dans l'ensemble presque inhabité et couvert de forêts vierges. Les habitants vivaient alors de l'agriculture, de l'élevage et de la chasse pour la fourrure[18].
Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Colonisation russe
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Entre la fin du IXe et le début du XIIIe siècle, les Russes commencèrent à pénétrer le bassin de la Viatka, s'installant dans les terres inhabitées entre les Oudmourtes et les Maris. C'est dans ce cadre, qu'au cours du Xe siècle, si aucun État n'est mentionné, la région est mentionnée pour la première fois dans les anciennes chroniques russes. Les habitants de la Viatka son mentionnés dès 966, lorsque Sviatoslav Ier leur imposa un tribut. En 983, Vladimir Ier conquit à nouveau la région après les avoir battu, et prit possession de leurs terres[19]. En 1174 (pour d'autres, 1181, 1181 ou 1187), la ville marie de Kokcharov, mentionnée dans le Conte du pays de Viatka dès 1154 ce qui fait d'elle la plus ancienne localité de la région connue est prise par les Novgorodiens, et renommée Kotelnitch peu de temps après. Plusieurs villes fondées par des colons de Novgorod, d'Oustioug, de Souzdal et de Nijni Novgorod virent le jour, comme Kovrovskoïe, Orlov[18] et Nikoulitsyne. Parmi ces localités, un certain nombre d'entre elles furent fortifiées par des remparts en terre et des palissades en bois. Ce serait en 1181 ou en 1199 selon le Conte du pays de Viatka que Khlynov aurait été fondée par deux détachements novgorodiens, possiblement impliquées dans la prise de Kokcharov. Les vestiges archéologiques confirment qu'un habitat rural remonte au XIIe siècle, et qu'un habitat urbain a fait son apparition entre le milieu et la fin du XIIIe siècle, ce qui confirme la mention de Khlynov telle que située par le Conte[20]. En 1181, selon le Conte, un détachement novgorodien a fondé la ville de Nikoulitsyne sur le village de Bolvanski Gorodok, peuplé par des Tchoudes-Votiaks. Les fouilles archéologiques ont confirmé l'apparition d'une colonie russe aux XIe et XIIe siècles, confirmant la chronique. Selon la légende, les Novgorodiens firent vœu aux saints princes Boris et Gleb de ne rien manger ni boire jusqu'à la prise de la ville, et peu après, la ville fut prise. Depuis, Boris-et-Gleb sont les Saints patrons de la région de la Viatka[21],[22].
Au cours du XIIIe siècle, la région attira un important afflux de Russes, en raison de l'invasion mongole de la Rus' de Kiev. La majorité des colons russes étaient des paysans, avec une minorité d'artisans, qui, ces derniers, commencèrent à se concentrer dans les grands villages, menant à l'apparition de cités médiévales. Les Russes de la région, appelé peuple Viatka ou Viatkans, établirent des relations avec les peuples de la région et plus loin avec les Khantys et les Bulgares de la Volga[18]. Selon la Chronique de Novgorod, les Novgorodiens firent un raid dans la terre de la Viatka en 1371, et en 1374, des Ouchkouïnis, des pirates, pillèrent Viatka[19]. La ville de Khlynov aurait été fondée à ce moment-là d'après la chronique d'Oustioug, après que les Novgorodiens aient descendu la Volga puis remonté la Kama et la Viatka[23], aujourd'hui contestée[22].
République de Viatka
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Le territoire devint alors la république de Viatka à la fin du XIVe siècle, avec comme capitale Khlynov. La république fonctionnait sur le modèle de la Vétché, tout comme Novgorod, et était subordonné seulement de manière formelle au grand-duc de Vladimir. Comparée aux républiques médiévales de la Rus' de Novgorod et Pskov, la république de Viatka était la seule sans institution de pouvoir princier, avec un exécutif de type militaire, et de plus, l'Église était autonome au pouvoir politique[23]. Tout au cours des XIVe et XVe siècles, les Ouchkouïniks et des détachements de la Horde d'Or firent des incursions sur les colonies viatkaises, entraînant leur reconstruction et la construction de fortifications défensives. En 1391, l'armée du khan Tokhtamych s'empara de Khlynov, tuant de nombreux habitants et faisant prisonniers les autres[24]. En 1437, la République brûla et détruisit l'ancienne cité de Gleden (oblast de Vologda). En 1459, la Grande-principauté de Moscou prit les villes de Kotelnitch, Orlov et Khlynov, vassalisant la république à la Moscovie[25].
En août 1489, l'armée de Moscou, dirigée par le voïvode Daniil Chtchenia, conquit finalement le territoire de la Viatka, et mettant fin à la république de la Viatka. Une partie de ses dirigeants fut exécutée, et le reste fut réinstallé près de Moscou. De nombreux habitants émigrèrent vers la Dvina septentrionale, la Kama, la Volga, et encore plus loin sur le Don, jetant les bases de l'armée cosaque du Don[26].
De la Moscovie à l'Empire russe
[modifier | modifier le code]Moscovie et tsarat russe
[modifier | modifier le code]Au XVIe siècle, la région était l'une des plus densément peuplée de la Russie, et l'une des plus développées économiquement. Les Russes commencèrent à ce moment-là à pénétrer dans le bassin inférieur de la Viatka, peuplé par les Maris et les Oudmourtes. Ces derniers finirent par abandonner le bassin occidental de la Viatka, et les Oudmourtes se concentrèrent dans le bassin de la Tcheptsa[27]. Dans les années 1530-1550, des troubles populaires secouèrent les villes de la Viatka en raison des impôts exorbitants et des abus commis par les gouverneurs. Entre 1540 et 1542, le pouvoir finit par concéder, et instaura des gouverneurs électifs à la tête des villes. À partir de 1557, le système des zemstvos fut mis en place, et de nombreux postes officiels étaient pourvus par des élections, y compris les voïvodes et greffiers municipaux qui exerçaient les pouvoirs militaires et policiers dans les villes[27].
Pendant le Temps des troubles, la région fut au centre des luttes entre les partisans du tsar Vassili IV Chouiski et des partisans du Second faux Dimitri. Profitant du siège de Moscou par le Second faux Dimitri, un soulèvement massif des paysans russes, mordves, maris et tchouvaches éclata dans la région de la Volga, qui s'étendit en janvier 1609 dans la région. Au cours de l'année 1609, les rebelles fidèles Second faux Dimitri et soutenus par Alexandre Jozef Lisovski occupaient les villes Tsarevosanchursk, Iaransk, Koukarka et Kotelnitch. À l'automne, le voïvode de Khlynov Mikhaïl Oukhtomski arrêta l'avancée des rebelles vers le nord, les empêchant de prendre Khlynov. En janvier 1610, après que des troupes tsaristes aient été envoyés à son secours, les rebelles furent vaincus à Iaransk. En même temps, à Khlynov, une milice populaire fut formée en mars 1609, et le régiment de Viatka rejoignit en 1611 la première milice populaire puis à la milice populaire de Minine et de Pojarski qui libéra Moscou des Polonais en 1612[27].
Au cours du XVIIe siècle, Khlynov fut secouée par un soulèvement majeur en 1635, et la région fut impactée par la guerre des paysans de Stenka Razine. Les forces de Razine capturèrent brièvement Tsarevossantchoursk, et des éclaireurs parvinrent à Iaransk, Orlov et Khlynov. En 1673, un soulèvement populaire eut lieu à Kaïgorod, similaire à celui de 1635[27].
Au XVIIIe siècle
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Lors de la réforme provinciale de Pierre le Grand de 1708-1710, le territoire viatkais fut attribué pour le centre et le nord au gouvernements de Sibérie (ouïezds de Khlynov, de Kotelnitch, de Slobodskoï, de Chestakovo et de Kaïgorod), tandis que le sud du territoire, autour de Iaransk, Malmyj, Ourjoum et Tsarevo-Santchoursk, fut attribué au gouvernement de Kazan. En 1719, la province de Viatka est créée dans la partie attribuée au gouvernement de Sibérie, en restant sous la juridiction de ce gouvernement, composé de sept ouïezds : Khlynov, Slobodskoï, Kotelnitch, Orlov, Chestakovo, Kaïgorod et Koungour. En 1727, la province de Viatka, à l'exclusion de l'ouïezd de Koungour, est transféré au gouvernement de Kazan[28].
Sous le règne de Catherine II, un plan de la ville de Khlynov vit le jour, et plusieurs villes reçurent des chartes, avec des gouvernements locaux. Par décret de Catherine II du 11 septembre 1780 ( dans le calendrier grégorien), la vice-royauté de Viatka fut créée, avec comme capitale Khlynov (renommée la même année Viatka). En 1782, la construction de routes commença de Viatka à Moscou, Kazan, Solikamsk et vers la Sibérie[28]. Le 12 décembre 1796 ( dans le calendrier grégorien), la vice-royauté de Viatka est transformée en gouvernement de Viatka, comprenant dix ouïezds et treize villes. Selon le recensement de 1795, 974 019 personnes vivaient sur un territoire d'environ 380 000 km2[28].
Du XIXe siècle à 1917
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À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le gouvernement comptait 11 ouïezds et 12 villes, Kaïgorod ayant été rétrogradé en village en 1854. Le gouvernement était alors limitrophe de ceux de Vologda au nord, de Kazan et d'Oufa au sud, de Kostroma et de Nijni-Novgorod à l'ouest, et de Perm à l'est. Le gouvernement de Viatka était caractérisé sur le plan économique par la prédominance de l'agriculture, un commerce et un artisanat développé, tandis que l'industrie commençait à se développer. Jusqu'à l'abolissement du servage en Russie, moins de 3% de la population étaient des serfs, la région n'ayant jamais connu de propriété foncière noble de par son histoire de république. La paysannerie était officiellement libre, mais liée à la terre par le système du mir pour 90% des habitants du gouvernement[29].

La recréation des zemstvos en 1867, a joué un rôle important dans la croissance du territoire dans la seconde moitié du XIXe siècle, et ces zemstvos, en raison de l'absence de noblesse, étaient dominés par les bourgeois. Ils permirent de moderniser les équipements agricoles, d'apporter des engrais synthétiques et d'améliorer les rendements, et développèrent l'éducation et la médecine dans la région. En conséquence, une croissance démographique sans précédent eut lieu, de 2 347 800 habitants en 1867, le gouvernement atteignit 3 813 000 habitants en 1913. Les premières usines de l'oblast virent le jour, souvent spécialisés dans l'agroalimentaire et la maroquinerie. L'est du gouvernement vit surgir quelques usines sidérurgiques, comme autour d'Omoutninsk et de Kholounitski, exploitant les mines adjacentes. Le chemin de fer atteignit la région à la fin du XIXe siècle, et un service de navigation à vapeur fut mis en place, afin d'exporter les marchandises, surtout agricole, vers les ports de l'Empire. De nombreuses entreprises, souvent petites, virent le jour, comme la Compagnie maritime Viatka-Volga en 1901, qui faisait du transport de passager sur les fleuves[29].
Au début du XXe siècle, le gouvernement de Viatka était bien développé économiquement, tandis que la propriété foncière privée et l'industrie manufacturière étaient faibles[29].
La révolution russe de 1905 toucha principalement le centre régional, et les ouvriers participèrent à la grève politique panrusse. Au cours de l'automne 1905, un mouvement paysan s'intensifia dans la province, et un congrès paysan provincial se tint en novembre-décembre[30].
Guerre civile russe
[modifier | modifier le code]Les caractéristiques socio-économiques de la région firent qu'en 1917 les soulèvements paysans et ouvriers dans la région furent bien moindre que dans les provinces centrales de l'Empire. Au cours de Révolution d'Octobre , le commissaire provincial du Gouvernement provisoire continua d'exercer ses fonctions à Viatka. Le Conseil provincial de gouvernement fut créé sous son autorité, et se maintint au pouvoir[29]. Le , des combats éclatèrent dans l'oblast de manière coordonnée entre les partisans intérieurs et l'Armée rouge. Le même jour, Sarapoul, Ourjoum, Nolinsk, Iaransk et Santchoursk furent occupés par les rebelles bolcheviks. Au printemps 1919, les troupes d'Alexandre Koltchak traversèrent la région et reprirent les villes aux mains des bolcheviks. Mais dès mai, l'Armée rouge repassa à l'offensive, et le 20 juin, le gouvernement de Viatka fut à nouveau occupé par l'Armée rouge[30].
Période soviétique
[modifier | modifier le code]En 1921-1922, la région fut gravement touchée par la famine soviétique, et se coupla à une épidémie de typhus en fin d'année, faisant doubler le taux de mortalité[30].
Le 14 janvier 1929, le gouvernement de Viatka est liquidé, remplacé par l'oblast de Nijni Novgorod nouvellement créé. Au sein du renommé (à l'été 1929) kraï de Nijni Novgorod, quatre okrougs sont créés : Viatka, Kotelnitch, Nolinsk et Nijni Novgorod, qui sont liquidés l'année suivante[31].
À la suite de l'assassinat de Sergueï Kirov le 1er décembre 1934, le , simultanément au changement de nom de la ville de Viatka en Kirov, le kraï de Kirov est créé, par scission du kraï de Gorki (nouveau nom du kraï de Nijni Novgorod à partir de 1932), et l'Oudmourtie est rattachée au kraï de Kirov. Le , en prévision de l'adoption de la Constitution de la RSFSR de 1937, la RSSA d'Oudmourtie fait sécession du kraï de Kirov, lequel est rebaptisé à la même occasion oblast de Kirov[31]. Le , les raïons de Votkinsk, de Sarapoul, de Karakouline et de Kiïassovo sont transférés à l'Oudmourtie, et en 1941, les raïons d'Oparino, de Lalsk et de Podosinovets sont transférés de l'oblast d'Arkhangelsk à l'oblast de Kirov.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la population a été entièrement mobilisé pour approvisionner le fonds, notamment en produits agricoles et de maroquinerie, tandis que des hôpitaux furent construits pour soigner les blesser. Pendant la guerre, plus de 600 000 habitants de l'oblast servirent dans l'Armée rouge, et 257 900 d'entre eux y perdirent la vie[32].
Dans les années d'après-guerre, l'agriculture connut une importante modernisation. Parallèlement, un important exode rural commença, tandis que les villes connurent de fortes croissances démographiques[32].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Organisation des pouvoirs
[modifier | modifier le code]Gouverneur
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Les élections de 2022 ont vu Alekansdr Sokolov, le gouverneur par intérim depuis mai 2022 l'emporter avec 71,85 % des suffrages exprimés au premier tour[33]. RFE/RL a noté que les élections s'étaient déroulées dans un climat de crainte de répression, d'apathie politique et de désintérêt des électeurs. Cependant, aucune violation grave n'a été noté, et les bourrages d'urnes et les votes carrousel, courant lors des précédentes élections, étaient quasiment absentes[34].
Assemblée de l'oblast
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L'assemblée législative de l'oblast de Kirov détient le pouvoir législatif du territoire, et elle est composée d'un total de 40 sièges renouvelés tous les cinq ans, dont 27 sièges au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions électorales, et 13 sièges au scrutin proportionnel plurinominal avec un minimum de 5 % pour faire élire des députés.
Aux dernières élections en 2021, Russie unie a remporté 25 sièges (27,26 % des voix), suivi par Russie juste avec 9 sièges (19,68 % des voix) et les communistes avec 2 sièges (17,75 % des voix). Le parti libéral-démocrate a obtenu 3 sièges (13,78 % des voix), tandis que les Nouvelles personnes (8,79 % des voix) et les retraités (6,19 % des voix) ont chacun obtenu un siège[35].
Représentation fédérale
[modifier | modifier le code]L'oblast de Kirov est l'un des sujets de la fédération de Russie, et il est soumis aux mêmes règles que les autres sujets et doit respecter la Constitution russe de 1993[36]. L'oblast forme pour les élections législatives russes deux circonscriptions : la circonscription de Kirov recouvrant le nord de l'oblast, et la circonscription de Kirovo-Tchepetsk recouvrant le sud de l'oblast. Un gerrymandering a été effectué, divisant la ville de Kirov entre les deux circonscriptions. Les deux députés pour la législature 2021-2026 sont Rakhim Azimov (Russie unie) pour la circonscription de Kirov[37], et Oleg Valentchouk (Russie unie), pour la circonscription de Kirovo-Tchepetsk[38].
L'oblast, comme chaque sujet, est représenté au Conseil de la fédération par deux sénateurs. Le premier est élu par le pouvoir législatif (l'assemblée) de l'oblast et le représente, tandis que le second est nommé par le pouvoir exécutif (gouverneur) de l'oblast et le représente. L'assemblée et le gouvernement élisent leurs représentants lorsqu'ils prennent leurs fonctions respectives[39]. Le représentant du gouvernement est Viktor Bondarev (Russie unie) de septembre 2022 à septembre 2027[40], tandis que la représentant de l'assemblée de l'oblast est Viatcheslav Timtchenko (Russie unie) de septembre 2021 à septembre 2026[41].
Divisions administratives
[modifier | modifier le code]Au 1er janvier 2025, l'oblast de Kirov est composé d'un point de vue administratif de 39 raïons et de 6 villes d'importance régionale. Du point de vue municipal, l'oblast compte 6 okrougs urbains, 24 okrougs municipaux, 15 raïons municipaux, ces derniers comprenant 44 établissements urbains et 208 établissements ruraux[2],[42],[43].
Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]Au 1er janvier 2025, la population de l'oblast s'élève à 1 120 412 habitants, et la densité de population est de 9,31 hab./km2. D'après les données de 2022, 79,4 % de sa population se trouve dans les villes[44],[45]:
Recensements (*) ou estimations de la population[46],[45]:
| Année | Fécondité | Fécondité urbaine | Fécondité rurale |
|---|---|---|---|
| 1990 | 2,01 | 1,82 | 2,57 |
| 1991 | 1,82 | 1,63 | 2,42 |
| 1992 | 1,62 | 1,43 | 2,19 |
| 1993 | 1,40 | 1,23 | 1,91 |
| 1994 | 1,36 | 1,22 | 1,78 |
| 1995 | 1,29 | 1,17 | 1,66 |
| 1996 | 1,21 | 1,09 | 1,58 |
| 1997 | 1,19 | 1,07 | 1,58 |
| 1998 | 1,23 | 1,11 | 1,65 |
| 1999 | 1,16 | 1,04 | 1,56 |
| 2000 | 1,19 | 1,08 | 1,58 |
| 2001 | 1,19 | 1,09 | 1,55 |
| 2002 | 1,27 | 1,17 | 1,64 |
| 2003 | 1,26 | 1,17 | 1,63 |
| 2004 | 1,32 | 1,22 | 1,71 |
| 2005 | 1,27 | 1,18 | 1,62 |
| 2006 | 1,32 | 1,22 | 1,69 |
| 2007 | 1,45 | 1,30 | 1,97 |
| 2008 | 1,55 | 1,40 | 2,12 |
| 2009 | 1,57 | 1,41 | 2,22 |
| 2010 | 1,59 | 1,42 | 2,32 |
| 2011 | 1,64 | 1,45 | 2,59 |
| 2012 | 1,81 | 1,57 | 3,20 |
| 2013 | 1,87 | 1,61 | 3,50 |
| 2014 | 1,89 | 1,62 | 3,61 |
| 2015 | 1,91 | 1,74 | 3,09 |
| 2016 | 1,94 | 1,76 | 3,17 |
| 2017 | 1,70 | 1,53 | 2,98 |
| 2018 | 1,61 | 1,45 | 3,13 |
| 2019 | 1,49 | 1,33 | 3,51 |
Composition ethnique
[modifier | modifier le code]L'évolution de la population des groupes ethniques principaux est la suivante[47],[45]:
| Groupe ethnique |
1989 | % | 2002 | % | 2010 | % |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Russes | 1 531 679 | 90,42 | 1 365 438 | 90,82 | 1 199 691 | 89,44 |
| Tatars | 45 666 | 2,70 | 43 415 | 2,89 | 36 457 | 2,72 |
| Maris | 44 496 | 2,63 | 38 930 | 2,59 | 29 598 | 2,21 |
| Oudmourtes | 22 955 | 1,36 | 17 952 | 1,19 | 13 639 | 1,02 |
| Ukrainiens | 18 885 | 1,11 | 11 399 | 0,76 | 7 718 | 0,58 |
| Azéris | 1 953 | 0,12 | 2 503 | 0,17 | 2 215 | 0,17 |
| Biélorusses | 4 753 | 0,28 | 2 846 | 0,19 | 1 942 | 0,14 |
| Arméniens | 926 | 0,05 | 2 123 | 0,14 | 1 825 | 0,14 |
| Tziganes | 1 420 | 0,08 | 1 499 | 0,10 | 1 417 | 0,11 |
| Tchouvaches | 2 724 | 0,16 | 1 856 | 0,12 | 1 399 | 0,10 |
| Allemands | 1 281 | 0,08 | 1 482 | 0,10 | 1 040 | 0,08 |
| Total | 1 694 008 | 100,00 | 1 503 529 | 100,00 | 1 341 312 | 100,00 |
Économie
[modifier | modifier le code]L'économie de l'oblast de Kirov est principalement centrée sur l'industrie manufacturière, l'agriculture et la sylviculture. Le secteur des transporteur, celui du commerce et celui des télécommunications occupent des parts non-négligeables de l'économie de l'oblast[48]. En 2022, selon les données officielles de Rosstat, le produit intérieur brut de l'oblast s'élevait à 554,6 milliards de roubles. Le PIB par habitant était lui de 484 900 roubles[49].
Environnement
[modifier | modifier le code]Faune et flore
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L'oblast de Kirov recense 1 470 espèces de plantes vasculaires, 142 espèces de lichens et 170 espèces de bryophytes[50]. Les forêts sont principalement composées de conifères, et près d'un quart de l'oblast est recouvert par les seuls forêts de pins. Les feuillus sont représentés par le bouleau et le tremble, tandis que dans le nord se trouvent des forêts marécageuses composées d'épicéas et de sapins. Le sous-bois des forêts du nord est riche en airelles et myrtilles, tandis que dans la moitié sud, le chèvrefeuille, l'églantier, le genévrier, le nerprun et le sorbier sont prédominants[51].
Quant-à la faune de l'oblast de Kirov, elle comprend en 2025 plus de 7 200 espèces d'invertébrés, ainsi que 297 espèces d'oiseaux, 64 espèces de mammifères, 55 espèces de poissons, 10 espèces d'amphibiens et 6 espèces de reptiles[50]. Parmi les espèces de l'oblast se retrouvent le carcajou, le lynx boréal, l'ours brun, le vison d'Europe, le grand Tétras, le râle des genêts et le courlis corlieu[15].
Dans le Livre rouge de l'oblast figure 266 espèces, dont 42 espèces d'oiseaux et 9 espèces de mammifères, mais aussi 98 espèces de plantes vasculaires et 18 espèces de champignons, entre autres. De toutes ces espèces, 47 espèces sont recensées dans le Livre rouge de Russie, parmi lesquelles 19 espèces d'oiseaux, 2 espèces de mammifères, 7 espèces d'invertébrés, 9 espèces de plantes vasculaires, 5 espèces de champignons et 3 espèces de lichens[50] .
Esapces protégées
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Au total, au , l'oblast de Kirov possède 152 aires protégées, dont 1 aire d'importance fédérale qui est une zapovednik, 148 aires d'importance régionale et 2 aires d'importance locale. Les aires régionales incluent trois zakazniks, 145 monuments naturels et la ceinture verte de Kirov, de Kirovo-Tchepetsk et de Slobodskoï. Au total, 3,12 % de l'oblast est couvert par des aires protégées, soit une superficie de 3 765,16 km2[50].
La réserve naturelle de Nourgouch est la seule zapovednik de tout l'oblast. Créé en 1994, elle couvre 23 449,7 ha, et regroupe deux sites, le site de Nourgouch dans le raïon de Kotelnitch et le site de Toulachor dans le raïon de Nagorsk. Le site de Kotelnitch, dans le centre sud-ouest de l'oblast, couvre une superficie de 5 634,1 ha, avec de plus une zone tampon de 7 942,4 ha. Le site de Toulachor couvre lui une superficie de 17 566,1 ha, avec de plus une zone tampon de 23 449,6 ha dans le nord-est de l'oblast. De nombreuses espèces rares vivent dans la réserve, parmi lesquelles le balbuzard pêcheur, la pygargue à queue blanche, la sterne naine, la chouette lapone, la pie-grièche grise et le lynx[50].
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Patrimoine
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L'oblast de Kirov possède aujourd'hui un patrimoine riche et diversifié. En septembre 2025, selon les données du Département d'État de la protection des sites du patrimoine culturel de l'oblast, l'oblast recensait 913 objets patrimoniaux culturels inscrits au registre d'État unifié des objets du patrimoine culturel, dont 563 objets d'importance fédérale, 348 objets d'importance régionale et 2 objets d'importance locale[53]. À cela s'ajoutait 288 objets identifiés, bénéficiant de la protection sans étant classé dans une catégorie, portant le nombre d'objets patrimoniaux dans l'oblast à 1201[54].La ville de Kirov détenant le plus d'objets patrimoniaux classés inscrits au registre, avec 128 objets, soit 14,02 % du total.
Dialecte
[modifier | modifier le code]Le dialecte de Viatka, aussi appelé oriental ou de Vologda-Kirov, fait partie des dialectes russes septentrionaux, hérités des premiers russes venus colonisés la région depuis Novgorod[55].
Images
[modifier | modifier le code]-
La Viatka.
-
Église du Sauveur à Viaz.
-
La rue du 6e anniversaire d'Octobre. à Kirovo-Tchepetsk.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Nombre d'après les revendications russes. Il comprend l'annexion de la Crimée à la Russie à la suite du référendum de 2014, non reconnu par la majeure partie de la communauté internationale, ainsi que le rattachement à la Russie à la suite des référendums de 2022, eux aussi non reconnus par la majeure partie de la communauté internationale.
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- ↑ Smirnov 2021, p. 65.
- Smirnov 2021, p. 8.
- Tachaïev 2025, p. 13.
- ↑ Tachaïev 2025, p. 13-14.
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Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- (ru) Site officiel