Élections législatives russes de 2021

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Élections législatives russes de 2021
450 sièges de la Douma
(Majorité absolue : 226 sièges)
Au plus tard le
Dmitry Medvedev 2016.jpg Russie unie – Dmitri Medvedev
Sièges sortants 343
Gennady Zyuganov Moscow asv2018-01 (cropped).jpg Parti communiste de la fédération de Russie – Guennadi Ziouganov
Sièges sortants 42
Vladimir Zhirinovsky 2015-06-29.jpg Parti libéral-démocrate de Russie – Vladimir Jirinovski
Sièges sortants 39
Sergey Mironov 2014-05-01 1.jpg Russie juste – Sergueï Mironov
Sièges sortants 23
Président du gouvernement
Sortant
Mikhaïl Michoustine
Indépendant

Les élections législatives russes de 2021 ont lieu au plus tard le afin de renouveler les 450 sièges de la 8e législature de la Douma, chambre basse de l'Assemblée fédérale de la Russie.

Contexte institutionnel[modifier | modifier le code]

Le parti Russie unie du président Vladimir Poutine est majoritaire à la Douma, ayant remporté les élections de septembre 2016 avec 54,20 % des voix et 343 sièges sur 450.

Les élections législatives de 2021 devaient être les dernières à être organisées sous la présidence de Poutine. Le mandat de celui ci - élu notamment en 2012 et 2018 - devait en effet s'achever en 2024, la constitution limitant alors à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs. La population russe approuve cependant la remise à zéro du compteur des mandats de Vladimir Poutine lors du référendum de 2020, permettant à celui ci d'effectuer deux mandats supplémentaires.

La Russie est marquée depuis quelques années par une grogne sociale et une stagnation économique, en partie due aux sanctions économiques infligées au pays suite à l'annexion de la Crimée, tandis que la popularité du parti au pouvoir, Russie Unie, s'effondre à l'été 2018 du fait de l'adoption de la très impopulaire loi relevant l'age de départ à la retraite[1]. Lors des élections infranationales de septembre 2019, un grand nombre de scrutin ont lieu en l'absence des principaux candidats de l'opposition, empêchés de se présenter par la Commission électorale[2]. En réaction, d'importantes manifestations pacifiques sont organisées au cours des deux mois précédents le scrutin pour réclamer des élections libres, notamment à Moscou où 50 000 personnes se réunissent le [3]. Le journaliste Ilya Azar (en), l'avocate Lioubov Sobol et le militant Nikolaï Liaskine, meneurs de la contestation, sont arrêtés et placés en détention préventive pour avoir participé à des « troubles massifs ». La police procède à près de 2 700 arrestations[1]. Le Parti Russie Unie remporte cependant les élections avec l'ensemble des gouverneurs élus et la majorité absolue dans tous les parlements, un résultat reproduit lors des élections infranationales de septembre 2020.

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

Bâtiment de la Douma à Moscou.

La Douma est la chambre basse de l'Assemblée fédérale, le parlement bicaméral de la Russie. Elle est composée de 450 sièges pourvus pour cinq ans selon un mode de scrutin parallèle. Sur ce total, 225 sièges sont ainsi pourvus au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions. Les électeurs votent pour un candidat dans leur circonscription, et le candidat arrivé en tête est déclaré élu. Les 225 sièges restants sont pourvus au scrutin proportionnel plurinominal avec listes fermées et seuil électoral de 5 % dans une unique circonscription nationale. Après décomptes des voix, les sièges sont répartis entre tous les partis ayant franchi le seuil électoral selon la méthode du plus fort reste, en appliquant le quota de Hare. La répartition des sièges à la proportionnelle n'est pas faite de manière à compenser le décalage entre les parts des voix des électeurs et celles des sièges obtenus par l'autre moitié, mais s'additionne simplement à celle ci, donnant au scrutin une forte tendance majoritaire[4],[5].

Ce système électoral parallèle est en vigueur dans le pays depuis la mise en place du multipartisme, à l'exception des élections de 2007 et de 2011 au cours desquelles la proportionnelle intégrale avec un seuil électoral de 7 % a été appliquée[6].

Forces en présences[modifier | modifier le code]

Principales forces politiques
Parti Idéologie Dirigeant Résultats en 2016
Russie unie
Yedinaya Rossiya
Centre droit à droite
Libéral-conservatisme, nationalisme russe, étatisme, national-conservatisme
Dmitri Medvedev 54,20 % des voix
343 sièges
Parti communiste de la fédération de Russie
Kommunisticheskaya Partiya Rossiyskoy Federatsii (KPRF)
Extrême gauche
Communisme, marxisme-léninisme
Guennadi Ziouganov 13,34 % des voix
42 sièges
Parti libéral-démocrate de Russie
Liberalno-demokratitcheskaïa partiïa Rossii (LDPR)
Droite à extrême droite
Ultranationalisme, libéral-conservatisme, conservatisme social
Vladimir Jirinovski 13,14 % des voix
39 sièges
Russie juste
Spravedlivaya Rossiya (SR)
Centre gauche à centre droit
Social-démocratie, progressisme, état-providence, troisième voie
Sergueï Mironov 6,22 % des voix
23 sièges

Sondages[modifier | modifier le code]

Graphique représentant les résultats des sondages depuis les élections législatives de 2016

Résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des législatives russes de 2021
Partis Circonscriptions Proportionnelle Total +/-
Voix % Sièges Voix % Sièges
Russie unie
Parti communiste
Parti libéral-démocrate de Russie
Russie juste
Rodina
Plateforme civique
Autres partis
Indépendants
Suffrages exprimés
Votes blancs et invalides
Total 100 225 100 225 450 Steady.svg
Abstentions
Inscrits / participation

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]