Joseph Frantz

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Joseph Frantz
Joseph Frantz et Louis Quenault
Joseph Frantz et Louis Quenault

Naissance
Beaujeu (Rhône)
Décès (à 89 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Flag of France.svg Armée française
Arme Armée de l'air
Conflits Première Guerre mondiale
Faits d'armes Première victoire aérienne de l'histoire
Distinctions Légion d'honneur
Médaille militaire
Autres fonctions président-fondateur de l'association des Vieilles Tiges
(pilotes brevetés avant le )

Joseph Frantz, né le à Beaujeu (Rhône) et mort le à Paris, est un pilote français de la Première Guerre mondiale célèbre pour avoir participé au premier combat aérien victorieux de l’histoire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Joseph Frantz apprend à piloter en 1910 et obtient son brevet de pilote, le 3 février 1911, à Mourmelon, engagé par la maison Robert Savary, constructeur de biplan, il commence sa carrière comme pilote d'essai juste avant la Grande Guerre. Il participe à de nombreux concours et événements, concours militaire en 1911, coupe Pommery[note 1] en 1912 et accumule les prouesses, En 1911 il établit le premier record du monde de durée avec 2 passagers, il passe entre les deux tours de cathédrale de Chartres[1]. Il devient le chef-pilote de chez Savary[2].

Fin 1912, il est appelé au service militaire, au 151e régiment d'infanterie à Verdun[3],[note 2]. Il passe dans le génie[note 3] Il continue à piloter à Chartres pendant ses permissions. Le 13 septembre 1913, il participe aux grandes manœuvres aéronautique à Toulouse sur avion Bréguet. En 1913 il établit le record d'altitude avec 3 passagers.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1914, il est affecté à l’escadrille de reconnaissance aérienne escadrille V 24 (comme Dieudonné Costes, basée en septembre sur le terrain de Lhéry (Marne). Nommé sergent le 6 août 1914[4], il se distingue le en remportant la toute première victoire aérienne de l’histoire mondiale de l’aviation, avec son mécanicien et mitrailleur Louis Quenault, au-dessus du point de jonction des communes de Jonchery-sur-Vesle, de Prouilly et de Muizon, au lieu-dit La Tuilerie à Muizon 49° 16′ 29″ N, 3° 53′ 30″ E, à quelques kilomètres au sud-ouest de Reims. Frantz pilote leur biplan Voisin III à moteur Salmson, tandis que Quénault abat avec sa mitrailleuse Hotchkiss, un Aviatik B.I allemand en quarante-sept balles. L'équipage était composé du sergent Wilhelm Schlichting, pilote, et du sous-lieutenant Fritz von Zangen, observateur[5]. Contrairement à une légende selon laquelle la presse de l'époque aurait escamoté, à cause de sa consonance germanique, le nom du vainqueur, Le Temps et le Figaro, par exemple, rapportent celui-ci fidèlement dès le 8 octobre[6],[7].

L’année suivante, toujours sur avion Voisin, Frantz descendit un second appareil.[réf. souhaitée]

Joseph Frantz met ensuite ses qualités d'ingénieur et de pilote d'essais au service de la firme Voisin et met au point douze prototypes d'avions dont le biplan quadrimoteur Voisin de 37 mètres d'envergure.

Entrepreneur[modifier | modifier le code]

En 1920, il crée une entreprise de réparation de moteurs d’avions à Boulogne-Billancourt. Cet atelier évolue en 1924 vers le traitement de surface des métaux[8].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Mobilisé de nouveau en 1939, il commande un groupe de transports basé à Bordeaux. En 1940, il suspend l’activité de son entreprise pour ne pas être contraint de participer à l’effort de guerre de l’occupant. À la Libération, l'activité reprend et au début des années 1960 ses deux fils développent sous sa direction un deuxième site voisin des usines Renault à Boulogne-Billancourt[8].

Associations[modifier | modifier le code]

Il fut le président fondateur de l’association des « Vieilles Tiges » et crée la revue Pionniers, Revue aéronautique trimestrielle des Vieilles Tiges dont le premier numéro parait le 15 juillet 1964.

Il pilota jusqu’à l’âge de quatre-vingts ans. Joseph Frantz s’est éteint à Paris le à l’âge de quatre-vingt-neuf ans.

Décorations[modifier | modifier le code]

Placard[modifier | modifier le code]

Legion Honneur GO ribbon.svg Medaille militaire ribbon.svg Croix de Guerre 1914-1918 ribbon.svg
Medaille de l'Aeronautique ribbon.svg

Décorations française[modifier | modifier le code]

Grand officier de la Légion d'honneur, titulaire de la médaille militaire, de la croix de guerre et de la médaille de l'Aéronautique

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La plus grande distance parcouru en un jour (puis en deux jours en 1913
  2. L'Aero écrit 153e régiment d'infanterie qui est à Toul, le 151e régiment d'infanterie à Verdun. Serait ce une coquille dans l'Aero ?
  3. L'Aviation est organisée en 1911 par le Général Pierre Auguste Roques, Directeur du Génie.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'Aéro du 12 juillet 1911 disponible sur Gallica
  2. L'Aéro du 28 septembre 1912disponible sur Gallica
  3. L'Aéro du 9 septembre 1912 disponible sur Gallica
  4. Carnets de comptabilité de l'escadrille 24, 3e trimestre 1914, http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/jmo/img-viewer/2_A_110_005/viewer.html
  5. Témoignage de Joseph Frantz à la RTBF le 22/11/1965 (en) « 14/18 (November 1965) », Europeana (consulté le 1er janvier 2013)
  6. « Nouvelles de guerre : un combat dans les airs », Le Temps,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  7. « Autour de la guerre : exploit d'aviateurs », Le Figaro,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  8. a et b A. Dana, Agenda presse de Boulogne-Billancourt, p. 3, Mairie de Boulogne-Billancourt, Boulogne-Billancourt, septembre 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]