Archidiocèse de Reims

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Archidiocèse de Reims
(la) Archidioecesis Remensis
La cathédrale Notre-Dame de Reims.
La cathédrale Notre-Dame de Reims.
Informations générales
Pays France
Affiliation Église catholique en France
Archevêque Mgr Thierry Jordan
Langue(s) liturgique(s) Français
Superficie 6 931 km2
Création du diocèse IIIe siècle
Élévation au rang d'archidiocèse IVe siècle
Province ecclésiastique Reims
Diocèses suffragants
Adresse Archevêché
3, rue du Cardinal-de-Lorraine
BP 2729
51058 Reims cedex
Site web http://www.catholique-reims.fr/
Statistiques
Population 613 000 hab.(2010)
Population catholique 565 000 fidèles(2010)
Pourcentage de catholiques 92,2 %
image illustrative de l’article Archidiocèse de Reims
Localisation du diocèse
image illustrative de l’article Archidiocèse de Reims
Diocèses suffragants
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Le diocèse de Reims a été érigé au IIIe siècle et a été élevé en archevêché dès le IVe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

D'après la tradition, l'évêché de Reims est fondé vers par les saints Sixte et Sinice.

L'existence d'un évêque de Reims est attestée au milieu du IIIe siècle, dans les Epistolae de Cyprien de Carthage[1],[2].

Le premier texte précis concernant le diocèse de Reims est du concile d'Arles en 314 ; parmi les seize évêques figurant à ce concile se trouvaient ceux de Reims (Bétause) et de Trèves, provinces de la Gaule belgique. Aucun de leurs successeurs ne fut plus célèbre que saint Remi, mort en 533, après 74 ans d'épiscopat.

Une des prérogatives des archevêques de Reims fut de sacrer les rois de France, avec l'huile de la Sainte Ampoule. Dans la cathédrale de Reims, de Henri Ier à Charles X, trente rois de France furent sacrés en ces lieux.

Au VIe siècle, le ressort du diocèse de Reims est réduit avec la création du diocèse de Laon[3]. Selon la tradition, celui-ci aurait été fondé par saint Remi qui lui aurait assigné pour ressort le comté de Laon dont son père était l'administrateur[3]. La date de la partition du diocèse de Reims reste discutée car l'existence d'un évêque de Laon n'est attestée qu'en , lorsque saint Génebaud se fait représenter au concile d'Orléans[4].

C'est dans La Chanson de Roland, vers 750, que l'évêque Tilpin (ou Turpin) de Reims est qualifié pour la première fois d'archevêque. Il avait pour suffragants : Châlons-sur-Marne, Soissons, Noyon, Tournai, Arras, Beauvais, Thérouanne, Amiens, Senlis, Cambrai et Laon.

En , le pape Étienne IV se rend à Reims afin d'oindre et de couronner empereur Louis le Pieux[5]. En , l'archevêque Foulques sacre Charles III le Simple[6].

En , le pape Sylvestre II, ancien archevêque de Reims, refuse de reconnaître aux archevêques de Reims un quelconque privilège lors du sacre des rois[7].

D'après Aubry de Trois-Fontaines[8], chroniqueur du XIIIe siècle, c'est en [9],[10] que l'archevêque Ebles, comte de Roucy, aurait acquis le comté de Reims d'un certain comte Eudes[8] que les Libelli de discordia intermonachas S. Remigii et S. Nicasii Remenses agitata tempore Paschalis II. papae identifient à au comte Eudes II de Blois[8]. Le comté de Reims est érigé en duché-pairie entre 1060 et 1170.

Le , par la bulle Potestatem ligandi[11], le pape Urbain II, ancien chanoine du chapitre cathédral de Reims, reconnaît à l'archevêque Renauld Ier et ses successeurs le privilège de sacrer les rois et reines de France « en souvenir de saint Remi qui, ayant converti Clovis à la fois chrétienne, l'établit premier roi chrétien du royaume »[7] ; il leur confère le privilège de suppléer le pape, en cas d'absence de celui-ci, pour procéder aux prémisses du couronnement[7] ; il leur confère la primatie sur la province de Belgique Seconde de sorte qu'ils ne soient subordonnés à personne, à l'exception du pape[7].

En 1559, dans le cadre de la réorganisation religieuse des Pays-Bas, les diocèses de Cambrai, Tournai et Arras furent détachés de la province ecclésiastique de Reims et rejoignirent la nouvelle province ecclésiastique de Cambrai.

À la veille de la Révolution française, le diocèse compte deux archidiaconés : le grand archidiaconé et l'archidiaconé de Champagne[12]. Le grand archidiaconé contient les cinq villes du diocèse — Reims, Rethel, Charleville, Mézières et Sedan — et subdivisée en onze doyennés — Braux, Charleville, Fismes, La Montagne, Lavanne, Mézières, Mouzon, Rethel, Rumigny, Saint-Germainmont et la Chrétienté avec la ville de Reims — ; quant à l'archidiaconé de Champagne, il est subdivisé en huit doyennés — Attigny, Bétheniville, Cernay-en-Dormois, Dun-sur-Meuse, Épernay, Grandpré, Le Châtelet et Veste —[12].

En 1790, dans le cadre de la nouvelle constitution civile du clergé, le département des Ardennes fut dissocié du diocèse de Reims.

Au concordat de 1801, l'archidiocèse de Reims fut supprimé. Reims et tout le département de la Marne furent intégrés au diocèse de Meaux, suffragant de Paris.

Par la bulle Paternae charitatis du [13], le siège de Reims fut rétabli, avec un territoire comprenant à nouveau celui du département des Ardennes, augmenté de l'arrondissement de Reims.

Quelques noms illustres émergent de l'histoire du diocèse de Reims : après celui de saint Remi, ceux de Gerbert (Sylvestre II), de saint Bruno, et du pape Urbain II, ceux de Jean de Gerson et de Jean Mabillon, de saint Jean-Baptiste de La Salle, sans oublier sainte Jeanne d'Arc

Les archevêques de Reims[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des archevêques de Reims.

Évêques originaires de l’archidiocèse de Reims[modifier | modifier le code]

Lieux de pèlerinage et sanctuaires du diocèse[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]