Magda Szabó

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Dans le nom hongrois Szabó Magda, le nom de famille précède le prénom, mais cet article utilise l’ordre habituel en français Magda Szabó, où le prénom précède le nom.
Magda Szabó
Description de cette image, également commentée ci-après

Magda Szabó en 2005

Nom de naissance Szabó
Naissance
Debrecen
Décès (à 90 ans)
Budapest
Activité principale
écrivaine
Distinctions
prix Kossuth, prix Femina étranger
Auteur
Genres
roman

Œuvres principales

La porte

Magda Szabó est une écrivaine, dramaturge, docteure en philologie, traductrice, auteure de livres pour enfants et poétesse hongroise, née à Debrecen le et morte à Kerepes[1] le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Née dans une famille cultivée de la grande bourgeoisie protestante , sa mère est pianiste et son père juge pour enfants, elle finit ses études de hongrois et de latin à l'université de Debrecen en 1940 et commence à enseigner dans sa ville natale, puis dans le lycée protestant pour filles de Hódmezővásárhely. À partir de 1945, elle est employée par le ministère de la Religion et de l'Éducation jusqu'à son licenciement en 1949, année où on lui retire également le prix Baumgarten.

En 1947, elle se marie avec l'écrivain et ancien secrétaire général de la radio hongroise Tibor Szobotka (1913-1982). Elle écrit ses premiers recueils de poèmes, comme Bárány ou Vissza az emberig. Ses premiers livres paraissent juste après la Seconde Guerre mondiale.

Puis s'ensuit, pour des raisons politiques, son écartement de 1948 jusqu'à 1956 où elle enseigne en école primaire. Son mari devient livreur de charbon. Elle adhère à un cercle d'écrivains dissidents, baptisé Nouvelle Lune, qui jurent refuser catégoriquement toutes commandes d'écriture du régime communiste et de ne pas avoir d'enfants, afin que le régime ne puisse pas avoir de moyen de pression[2],[3].

Ce long silence littéraire, est rompu seulement vers la fin des années 1950, où elle connaît alors un grand succès avec le Faon, un roman qui critique le régime en place. L'écrivain Hermann Hesse a accès à une traduction clandestine du texte et notifie son éditeur en lui mentionnant "J'ai pêché un poisson d'or pour vous, ne le laissez pas partir..."

En 1959, elle reçoit le prix Attila József, puis le prix Lajos Kossuth en 1978, le prix Pro Urbe Budapest en 1983, le prix Csokonai en 1987, le prix Getz en 1992, le prix Déry en 1996 et le prix Agnes Nemes Nagy en 2000.

Son roman La Porte (1987) obtient le prix Betz Corporation (États-Unis) en 1992 et le prix Femina étranger en 2003. En 2007, elle reçoit le prix Cévennes du roman européen pour Rue Katalin[4].

Le premier volume de son autobiographie Für Elise, paru en Hongrie en 2002, appelle un second volume, auquel elle travaillait...

Magda Szabó est une des écrivaines hongroises les plus traduites dans le monde. En France, ce sont les Éditions Viviane Hamy et le Livre de poche qui éditent aujourd'hui ses œuvres.

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • Dites à Sophie (Mondják meg Zsófikának, 1958), Seuil, 1963
  • Fresque (Freskó, 1958), Seuil, 1963
  • Le Faon (Az őz, 1959), Seuil, 1962 ; réédition V. Hamy, 2007
  • Bleu-île (Sziget-kék, 1959), Corvina et Flammarion, 1967. livre pour enfant
  • La Ballade d'Iza (Pilátus, 1963), Seuil 1967 ; réédition V. Hamy, 2004[5]
  • Les Parents perdus (Mózes egy, huszonkettő, 1967), Seuil, 1970
  • Lala, Prince du pays des fées (Tündér Lala, 1965), Flammarion-Jeunesse, 1971, livre pour enfant
  • Rue Katalin (Katalin utca, 1969), Seuil, 1974, V. Hamy, 2006[6]
  • Le Vieux Puits (Ókút, 1970), V. Hamy, 2008
  • La Porte (Az ajtó, 1987), V. Hamy, 2003 ; réédition, Le Livre de poche, 2017 — Prix Femina étranger[7]
  • L'Instant (A Pillanat, 1990), V. Hamy 2009
  • Abigaël,(Abigél, 1970) V. Hamy 2017, (ISBN 978-3312010172)

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Kellemes Ünnepeket kíván a STOP!
  2. Raphaëlle Rérolle, « Magda Szabo, romancière hongroise », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. Raphaëlle Rérolle, « Magda Szabó, toujours insoumise », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  4. Alain Beuve-Méry, « Magda Szabo, première lauréate du prix Cévennes », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. (en) « Magda Szabo, a Hungarian novelist once silenced, speaks again in a new book », The Washington Post,‎ (lire en ligne)
  6. Isabelle Martin, « Magda Szabo, la Hongrie au cœur », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  7. André Clavel, « Le chemin de lumière d’une Cendrillon hongroise », Le Temps,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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