Mór Jókai

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Dans le nom hongrois Jókai Mór, le nom de famille précède le prénom, mais cet article utilise l’ordre habituel en français Mór Jókai, où le prénom précède le nom.
Mór Jókai
Description de l'image Mór Jókai.jpg.
Naissance
Komárom
Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Décès
Budapest
Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Auteur
Langue d’écriture Hongrois
Genres

Œuvres principales

Az arany ember

Lithographie de Mór Jókai par Miklós Barabás (1854)

Mór Jókai né Móricz Jókay ([ˈmoːɾ], [ˈjoːkɒi] ; ásvai Jókai Móric en hongrois, Mór Jókai von Ásva en allemand, parfois Maurice Jokaï en français), né le à Komárom et décédé le à Budapest, est un écrivain hongrois, romancier et dramaturge. Auteur très prolifique (plus de 200 romans), il mêle un sens du romanesque et de l'humour à des descriptions précises, une imagination abondante et un goût pour l'exotisme. Son roman le plus célèbre est Az arany ember (L'Homme en or) et il est reconnu comme l'un des plus grands romanciers hongrois.

Il fut également parlementaire, membre de la Chambre des magnats, membre de l'Académie hongroise des sciences (dès 1858), Chevalier de l'Ordre de Saint-Étienne de Hongrie, membre de la Société Kisfaludy (en), Président de la Société Petőfi (hu) et membre honoraire de la Société Dugonics (hu).

Biographie[modifier | modifier le code]

Milieu familial[modifier | modifier le code]

Cinquième enfant d'une famille d’intellectuelles et de petits propriétaires de la noblesse protestante, Mór est le fils de József Jókay (1781–1837), avocat mais également poète et artiste amateur, et de Mária Pulay de Bana. La famille remonte à Mihály Jókay, anobli pour fait d'armes en 1668 par Léopold Ier lors d'un siège turque du château d'Esztergom. Ne voulant pas être favoriser par ses origines, Mór change, après mai 1848, le "-y" de son nom en "-i", de connotation moins noble.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Après des études à Komárom puis au lycée évangélique de Pozsony (1835-1837) où il apprend l'allemand, le latin et le grec et où il est excellent étudiant, Mór retourne malade chez lui en 1837, année du décès de son père. Parmi ses professeurs, il garde beaucoup d'affection et de gratitude pour François Vály qui lui apprit le français, l'anglais et l'italien et qui lui donna des cours de rhétorique (1837-1838) et de poésie (1838-1839). Etudiant en philosophie, il passe son baccalauréat en 1842 au Collège Réformé de Pápa (hu). Ses glorieux collègues sont alors Lajos Tarczy (hu), futur philosophe, scientifique et académicien, le peinte Soma Orlai Petrich (en), Károly Kerkapoly (en), futur ministre et académicien, Sándor Kozma (en), haut-magistrat et le célèbre poète Sándor Petőfi.

Souffrant de douleurs fréquentes à la poitrine nécessitant un changement d'air, sa mère l'envoie étudier le droit à Kecskemét. Son corps et son âme s'en trouvent revigorés. Il y étudie avec sérieux, écrit beaucoup, prend goût au théâtre, se divertit, dessine et peint. « Ici, je suis devenu un homme! Ici, je suis devenu un écrivain hongrois  », écrit-il dans ses mémoires. Il passe l'hiver 1845-1846 à Budapest avec ses amis Petőfi Sándor, Kálmán Lisznyai Damó (hu), Zsigmond Czakó, Albert Pákh (hu), Imre Vahot (hu) et Mihály Tompa.

Carrière[modifier | modifier le code]

Âgé d'à peine vingt ans en 1845, Petőfi l'introduit dans les salons en vue de Pest. Il publie la même année son premier roman remarquable, Hétköznapok (Jours de semaine), d'abord dans les colonnes du Pesti Divatlap puis sous forme de livre en 1846. Se dernier est immédiatement reconnu par les critiques comme un travail plein de génie. Jókai est par la suite nommé rédacteur en chef de l'Életképek, revue littéraire hongrois de premier plan. Il obtient en parallèle son diplôme d'avocat en 1846 et gagne un procès. Il s'éloigne cependant de l'institution judiciaire pour se lancer entièrement dans la littérature, encouragé par son ami Sándor Petőfi et par les éloges prononcés par l'Académie hongroise sur sa première pièce, Zsidó fiú ("Le garçon juif").

Il se marie avec la célèbre actrice Róza Laborfalvi (en) (1817-1886) le 29 août 1848 et accueil avec enthousiasme les idées de la Révolution hongroise de 1848 pour lesquelles il combat avec la plume et l'épée. Il est alors un libéral modéré, opposé à tous les excès. Il soutient cependant, suites aux glorieuses victoires hongroises d'avril et de mai 1849, Louis Kossuth et la déchéance de la dynastie des Habsbourg. Les hongrois sont finalement battu par la coalition austro-russe et la reddition de Világos (en) (août 1849). Jókai vit les quatorze prochaines années sous surveillance. Il écrit durant cette période pas moins de trente romans sous un pseudonyme[réf. nécessaire], de nombreux contes, critiques et essais.

Après le Compromis austro-hongrois de 1867, il fait son retour dans la vie politique[réf. nécessaire] et siège en tant que député pendant de nombreuses années[Quand ?]. Il fut un soutient indéfectible de Kálmán Tisza, non seulement comme parlementaire pendant plus de vingt ans, mais également comme éditeur de Hon, l'organe du gouvernement qu'il fonda en 1863. En 1894, le pays tout entier célèbre son jubilé littéraire[réf. nécessaire]. Membre de la Chambre des magnats en 1897, il fait scandale en 1899 en contractant un mariage avec Bella Nagy, une jeune actrice de cinquante-cinq ans sa cadette. Mór Jókai est enterré au cimetière national de Fiumei út.

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

  • Jours de semaine (Hétköznapok, 1846)
  • Scènes de batailles et de révolution (Forradalmi és csataképek, 1850)
  • L'Âge d'or de Transylvanie (Erdély aranykora, 1852)
  • Les Turcs en Hongrie (Török világ Magyarországon, 1852)
  • Le Nabab hongrois (Egy magyar nábob, 1853)
  • Le Déclin des janissaires (Janicsárok végnapja, 1854)
  • Zoltán Kárpáthy (Kárpáthy Zoltán, 1854)
  • Jour de tristesse (Szomorú napok, 1856)
  • Le Nouveau Seigneur (Az új földesúr, 1863)
  • Les Trois Fils de Cœur-de-Pierre (A kőszívű ember fiai, 1869)
  • Les Diamants noirs (Fekete gyémántok, 1870)
  • L'Homme en or (Az arany ember, 1872)
  • Le Roman du siècle futur (A jövő század regénye, 1872 - roman précurseur de la science-fiction[réf. nécessaire])
  • Ráby le prisonnier (Rab Ráby, 1879)
  • La Dame aux yeux de la mer (A tengerszemű hölgy, 1890)
  • La Rose jaune (Sárga rózsa, 1893)

Distinction[modifier | modifier le code]

Références, sources[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Sources, liens externes[modifier | modifier le code]