József Lengyel

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Dans le nom hongrois Lengyel József, le nom de famille précède le prénom, mais cet article utilise l’ordre habituel en français József Lengyel, où le prénom précède le nom.
József Lengyel
Lengyel József 1972.jpg
József Lengyel en 1972.
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BudapestVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinctions
Lengyel József sírja.jpg
La tombe de József Lengyel.

József Lengyel est un poète et romancier hongrois né le à Marcali et mort le à Budapest, en Hongrie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il révèle ses talents poétiques dans la revue moderniste A Tett (« L'Action »). En 1918, il est membre fondateur et rédacteur de l'organe du Parti communiste hongrois le Vörös Újság (« Journal rouge ») mais il est arrêté en 1919 par les autorités du régime de Mihály Károlyi. Le 21 mars, la veille de l'établissement de la république des conseils de Hongrie instaurée à la suite de la révolution prolétarienne hongroise dirigée par Béla Kun, il est élargi. Il se remet à travailler au Vörös Újság où il dirige la rubrique culturelle et devient directeur de Ifjú proletár (« Le Jeune Prolétaire »). De plus il rédige des brochures et donne des cours d'agitprop. Après la chute de ce nouveau gouvernement, il fuit à Vienne où il étudie l'œuvre de Lao Tseu, le Dao de jing et devient « christianiste », ce qui ne l'empêche pas de rejoindre ses camarades communistes. Il quitte la capitale autrichienne en 1927 et s'établit à Berlin où il continue en travaillant dans des quotidiens de gauche, s'initie au métier de reporter photographe tout en étudiant les possibilités artistiques du cinéma. En 1928, il arrive à Moscou où il travaille en tant que journaliste dans le cercle des écrivains hongrois en exil pour le quotidien de langue hongroise Sarló és Kalapács (« La Faucille et le Marteau ») dans la maison du même nom. En outre il écrit des nouvelles, des essais, un roman de reportage, un roman d'intrigue et devient collaborateur d'une entreprise cinématographique. En 1938 il est arrêté pour propagande des idées de Béla Kun et envoyé dans un camp de concentration soviétique. Après la Seconde Guerre mondiale, il est exilé en Sibérie où il travaille comme veilleur de nuit dans un kolkhoze. En 1955, réhabilité et libéré, il peut retourner en Hongrie où il obtient le prix Kossuth en 1963.

Atteint d'un cancer, il s'éteint en 1975 et repose au cimetière de Farkasrét à Budapest.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1930 : Visegrádi utca (« La rue de Visegrád ») narre la formation du parti communiste en 1919.
  • 1937 : Prenn Ferenc hányatott élete (« La Vie mouvementée de Ferenc Prenn »), roman publié en 1958
  • 1963 : Elejétől végig (« Du commencement à la fin »)
  • 1965 : Mit bír az ember (« Endurance humaine ») contient deux récits :
    • Újra a kezdet (« La boucle se referme »)
    • Trend Richárd vallomásai (« Les cahiers de Richard Trend »)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • De nombreux renseignements ont été relevés dans un encart et dans la postface rédigée par József Szabó dans le livre Endurance humaine [« Mit bír az ember »] (trad. du hongrois), Budapest, Corvina Kiadó, (ISBN 963-13-3500-3). Cet ouvrage renferme deux courts romans : La boucle se referme (Újra a kezdet) et Les Cahiers de Richárd Trend (Trend Richárd vallomásai).
  • (en) Raphael Patai, The Jews of Hungary, Détroit, université de Wayne State Press, , 730 p. (ISBN 0814325610)

Liens externes[modifier | modifier le code]