Péter Esterházy

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Péter Esterházy
Peter Esterhazy by Kubik 02.jpg

Péter Esterházy en 2007.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
BudapestVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Famille
Père
Mátyás Esterházy (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Frère
Autres informations
Membre de
Distinctions
Liste détaillée
Prix Sándor Márai
Prix Vilenica (en)
Prix AEGON d'art (d)
Prix Alföld (d)
Commandeur de l'ordre du Mérite hongrois
Prix Ernő Szép (d)
Prix du salon du livre de Győr (d)
Prix d'art Gundel (d)
Prix Milán Füst (d) ()
Prix Tibor Déry ()
Prix Attila József ()
Prix Kossuth ()
Commandeur des Arts et des Lettres‎ ()
Prix Herder ()
Prix de la paix des libraires allemands ()
Prix Prima Primissima (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres réputées
Harmonia Caelestis (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Péter Esterházy, né le à Budapest et mort le dans la même ville[1],[2], est un écrivain hongrois, descendant de la célèbre famille des comtes Esterházy de Galánta. Son frère, Márton Esterházy, est un ancien footballeur international hongrois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Péter Esterházy à Varsovie (Pologne) en 2007.

Après avoir suivi des études de mathématiques à l'université de Budapest de 1969 à 1974, Péter Esterházy commence à prendre goût à la littérature. Ses premiers écrits sont publiés dès 1974, mais ce n'est que depuis 1978, après avoir quitté l'institut d'informatique du ministère de l'Énergie, qu'il se consacre pleinement à l'écriture.

Dans son pays natal, il est considéré comme la figure la plus importante de la « nouvelle prose hongroise ».

Abondamment traduit, Péter Esterházy est aujourd'hui reconnu à l'étranger comme l'un des plus grands écrivains d'Europe.

Péter Esterházy a été découvert en France en 1988 grâce à son roman Indirect [3].

Dans Harmonia Caelestis, publié en 2001, il prend pour thème son illustre famille et les relations avec son père, qu'il admire. Quelques années plus tard, il effectue une brutale mise au point avec Revu et corrigé, où il raconte comment il découvre que son père était devenu un informateur de la police communiste.

Il reçoit le prix Tibor Déry en 1984, le prix Attila József en 1986, le prix Kossuth en 1996 et le prix Sándor Márai en 2001.

Péter Esterházy a été nommé Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres par le gouvernement français en 1998 et élu membre de l'Académie des arts de Berlin la même année[4].

En 2002, il s'est exprimé au sujet de ses relations avec la France et la littérature française dans la Revue des deux Mondes.[5]

Péter Esterházy a ouvert en juin la Semaine du Livre de Budapest où il a présenté son dernier ouvrage, "Journal intime du pancréas" qui évoque sa bataille contre la maladie.

"Il est difficile d'imaginer la littérature hongroise, ainsi que la vie publique hongroise, sans lui, tant il était un acteur important des deux", a déclaré son éditeur hongrois à l'AFP après l'annonce de sa mort.


Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Indirect, Souffles, 1988
  • Trois anges me surveillent, Gallimard, 1990
  • Les verbes auxiliaires du cœur, Gallimard, 1992
  • Le livre de Hrabal, Gallimard, 1994
  • Une femme, Gallimard, 1998
  • L'œillade de la comtesse Hahn-Hahn, Gallimard, 1999
  • Harmonia Caelestis, Gallimard, 2001
  • Aux gens du livre, Exils, 2005
  • Revu et corrigé, Gallimard, 2005
  • Voyage au bout des seize mètres, Christian Bourgois, 2008
  • Pas question d'art, Gallimard, 2012

Entretien[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. AFP, « Mort de l'écrivain Peter Esterhazy, figure de la littérature hongroise », Le Point,‎ (lire en ligne).
  2. (hu) MTI, « Elhunyt Esterházy Péter » [« Péter Esterházy est décédé »], Népszabadság,‎ (lire en ligne).
  3. Traduit et édité par Ibolya Virag, préface de JL. Scheffer, collection "Europe centrale", éditions Souffles, 1988
  4. (de) Péter Esterházy - Seit 1998 Mitglied der Akademie der Künste, Berlin, Sektion Literatur sur le site de l'Akademie der Künste
  5. « Qui est la France. La forme même. », Revue des deux Mondes,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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