Stéphane Golmann

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Stéphane Golmann
Nom de naissance Stéphane Louis Golmann
Naissance
Montrouge, Drapeau de la France France
Décès (à 65 ans)
Québec, Drapeau : Québec Québec
Activité principale auteur-compositeur-interprète
Genre musical chanson française
Années actives 1946 - 1957

Stéphane Golmann, né le à Montrouge (Hauts-de-Seine) et mort le à Québec (Canada)[1], est un auteur-compositeur-interprète francophone. Il a également été traducteur et journaliste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'un père russe ashkénaze, ingénieur des mines et d'une mère liégeoise, Stéphane Golmann passe son enfance en Tunisie. En 1934, la mort de ses parents le fait rentrer en France. Après des études à la Sorbonne puis à l'école d'ingénieur mécanicien de Rochefort, l'Occupation l'oblige à quitter la France. Il passe alors en Angleterre, où il s'engage dans la Marine britannique. Il participera d'ailleurs au débarquement en Afrique du Nord en 1943.

Démobilisé en 1945, Stéphane Golmann s'intègre à la vie parisienne, en particulier dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés. Guitariste, il entre le 13 mars 1946 au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse, tenu par Agnès Capri, en tant qu'accompagnateur. Il suit celle-ci, lorsqu'elle rouvre son propre cabaret, Chez Agnès Capri, cette fois-ci en tant que chanteur, où il interprète ses propres œuvres.

Pionnier des auteurs-compositeurs du Quartier Latin, il se fait rapidement une place parmi ses personnages marquants, interprétant un répertoire folk avant la lettre et toujours accompagné de sa guitare Aglaé.

En 1946, il chante au Quod Libet de Francis Claude au côté d'autres débutants comme Léo Ferré, Catherine Sauvage ou Jacques Brel.

En juin 1950, il joue pour un mois aux Trois Mailletz, puis à la Rose Rouge, Chez Gilles, fait partie des débuts du cabaret de l'Écluse. Il compose aussi des musiques pour les courts-métrages de Paul Paviot.

En 1951, Yves Montand reprend la chanson Actualités écrite par Albert Vidalie et qu'avait créée Stéphane Golmann. Elle sera reprise l'année suivante par Les Frères Jacques, qui la populariseront.

Une autre de ses chansons : La Marie Joseph met en scène, avec un humour dévastateur, le cafouillages lamentables de plaisanciers sous l'œil goguenard de marins bretons qui se gaussent des "éléphants" qui oublient même de remonter leur ancre au moment d'appareiller. Écrite dans le contexte de la popularisation de la voile et de l'expansion du centre nautique des Glénans, à la fin des années 50, elle est reprise par les Frères Jacques et deviendra une sorte d'hymne dans les écoles de voile durant les années 60 et 70.

À partir de 1952 et 1960, les éditions Costallat publient sous label Erato, trois 45 tours comprenant chacun 6 titres et quatre 25 cm de Stéphane Golmann.

En 1954, Juliette Greco reprend la chanson C'est à s'aimer, et Stéphane Golmann double la voix de Jiminy Cricket dans la version française du dessin animé Pinocchio de Walt Disney.

En 1955, il passe en vedette américaine de Roger Pierre et Jean-Marc Thibault à Bobino.

En février 1957, il donne trois récitals successifs au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, où il exécute une grande partie de son répertoire enregistré, mais aussi des chansons inédites jusque-là ("Le malentendu", "Les visons",...) et une qui ne sera jamais enregistrée ("La belle lurette").

À partir de là, sa présence à Paris devient sporadique, il s'installe à Londres, où il devient expert pour des missions d'assistance technique en Afrique, et réapparait furtivement en avril 1957 pour l'enregistrement de son troisième disque pour Erato avant de disparaitre définitivement de la scène.

On sait qu'en 1959, il tient des fonctions au ministère des Affaires étrangères britanniques, qu'en 1963 il est au secrétariat des Nations Unies et qu'il enseigne le français à New York. Sans nouvelles de lui à Paris, on le croit mort, une rumeur le fait devenir clochard, on ne parle plus de lui qu'au passé.

En 1964, la firme Barclay reprend ses enregistrements Erato pour les publier sur un disque sous le label Bel Air.

En 1967, Stéphane Golmann se marie à Québec où il s'est installé. Il se produit une dernière fois sur scène à Québec en 1968.

En octobre 1986, à la tête d'une agence de presse franco-québécoise, il revient à Paris, bien vivant, pour demander la réédition de l'intégrale de ses chansons. Mais cette intention ne se concrétisera pas avant sa mort. Le vendredi 8 avril 1987, il décède d'une crise cardiaque à Québec. Son épouse Marcelle Gagnon gérera cette réédition en CD, qui sortira en 1989.

Discographie[modifier | modifier le code]

33 tours[modifier | modifier le code]

Simples[modifier | modifier le code]

  • 1952 (Erato, EV 102)
    1. La Marie-Joseph
    2. Les impondérables
  • 1952 (Erato, EV P 104)
    1. Mon Paris
    2. C’est à s’aimer que le temps passe
    3. La cigale et la coccinelle
    4. La Marie-Joseph
  • 1952 (Erato, EV P 105)
    1. Ma guitare et moi
    2. La conscience
    3. Les impondérables
    4. Les comédiens
    5. Le caissier
    6. Le cheval dans la baignoire
  • 1954 (Erato, EV P 106)
    1. Je crois en toi
    2. Chant des patrouilles
    3. À la claire fontaine
    4. Dodili
    5. Anapana dode
    6. Les Juifs

Réédition en CD[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mort du chanteur Stéphane Golmann [PDF], article du 19 avril 1987 dans le quotidien montréalais La Presse.