Indo-Européens

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Indo-Européens est le nom donné à un peuple dont est issu partiellement un ensemble de peuples d'Eurasie : les Albanais, les Arméniens, les Baltes, les Celtes, les Germains, les Grecs, les Indiens, les Iraniens, les Italiques et les Slaves. L'hypothèse des Indo-Européens a été élaborée au XIXe siècle à partir des travaux de grammaire comparée ayant débouché sur le constat d'une parenté entre de nombreuses langues dites indo-européennes, qui remontent à une langue, l’indo-européen commun, partiellement reconstituée. Aucune culture archéologique ne leur est attribuée avec certitude à l'heure actuelle.

Problématique[modifier | modifier le code]

Ce peuple n'a laissé aucun texte et aucune culture archéologique ne peut lui être attribuée avec certitude à l'heure actuelle. L'existence des Indo-Européens comme peuple est une hypothèse au second degré. Elle découle de l'hypothèse d'une langue indo-européenne et donc d'une communauté linguistique, c'est-à-dire d'un peuple avec une identité ethnique, culturelle et religieuse, qui parlait cette langue. C'est l'idée d'un peuple migrateur dont la communauté se serait étendue depuis l'âge de pierre jusqu'à l'âge du cuivre qui est généralement retenue par les spécialistes. En effet, outre les langues indo-européennes, de nombreux autres indices religieux, culturels, traditionnels, anthropologiques et même certains savoir-faire techniques, suggèrent l'existence d'un ancien peuple « indo-européen » qui se serait répandu avec sa langue, ses connaissances propres, son identité ethnoculturelle avant de se différencier géographiquement et de subir des influences diverses dans ses différentes régions d’expansion[1],[2]. Les hypothèses concernant le foyer originel de ces Indo-Européens sont discutées.

Le foyer originel, différentes hypothèses[modifier | modifier le code]

L'hypothèse kourgane[modifier | modifier le code]

Article détaillé : hypothèse kourgane.

L'hypothèse kourgane, formulée pour la première fois par Marija Gimbutas, est de nos jours la plus étayée, la plus développée et la plus fréquemment admise par les spécialistes. Bien qu'elle reste encore à l'état de théorie non démontrée, elle est fréquemment exposée comme un fait avéré dans les ouvrages de vulgarisation[3].

D'après cette hypothèse, le foyer originel des Indo-Européens serait localisé en Europe de l'Est, dans la steppe pontique, située au nord de la mer Noire. Depuis ce berceau, l'expansion indo-européenne se serait faite essentiellement à partir du 4e millénaire av. J.-C. selon un mode guerrier, par colonisation et souvent soumission de populations d'agriculteurs préexistantes, vers l’ouest pour les Européens actuels, vers le sud pour les anciens Anatoliens et vers l’est pour une partie des Indiens actuels, les Iraniens actuels, et pour les peuples disparus des Scythes et des Tokhariens en Asie plus orientale.

Plusieurs études génétiques réalisées depuis 2009, dont la première étude systématique paléogénétique de l'ADN des populations préhistoriques européennes publiée en 2015, semblent confirmer l'hypothèse kourgane[4],[5],[6],[7],[8]

L'hypothèse anatolienne[modifier | modifier le code]

Cette hypothèse, développée par Colin Renfrew en 1984, situe le foyer originel des Indo-Européens en Anatolie (actuelle Turquie), dans la zone où le blé pousse toujours à l'état sauvage. Les proto-Indo-Européens auraient été à l'origine de la culture du blé. Depuis ce berceau, l'expansion indo-européenne se serait faite à partir d'environ 8000 av. J.-C., de manière pacifique, soutenue par l'explosion démographique que permet l'agriculture, qui aurait submergée les populations environnantes de chasseurs-cueilleurs mésolithiques, peut-être cinquante fois moins nombreux, à raison d'une trentaine de kilomètres par génération.

Les premiers à quitter le berceau auraient pris la direction du Caucase (Arméniens) et de l'Asie centrale (Tokhariens), puis une seconde vague aurait traversé la mer Égée pour se répandre en Europe (Grecs, Thraces Illyriens, Italiques, Celtes, Germains, Slaves), avant qu'une fraction installée dans la steppe pontique ne prenne le chemin de l'Iran et de l'Inde, donnant naissance aux peuples scythe, sarmate, perse, mède, et à tous les peuples de l'Inde du nord parlant des langues cousines ou nièces du sanskrit.

Cette hypothèse de la migration d'un peuple paysan a trouvé peu d'échos chez les linguistes et les comparatistes, qui rappellent que la tradition formulaire des Indo-Européens n'a strictement rien à voir avec un peuple de paysans, mais montre au contraire l'image d'un peuple guerrier dont les idéaux se rapprochent de ce qu'on appelle la société héroïque de l'âge du bronze. Enfin, le refus de tenir compte des indications du vocabulaire pose des problèmes insurmontables pour cette hypothèse. Ainsi, par exemple, le substantif désignant le cheval est présent dans les différentes langues indo-européennes alors que Renfrew fait venir les Indo-Européens d'une région où le cheval a été introduit beaucoup plus tard.

L'hypothèse balkanique[modifier | modifier le code]

Récemment, Renfrew s'est rallié à la proposition d'Igor Diakonov (en) qui suggèrait en 1985 le sud-est de l'Europe comme berceau des Indo-Européens[9]. La région balkano-danubienne a en effet l'avantage d'être le centre des différentes voies d'une immigration progressive des Proto-Indo-Européens. Kalevi Wiik (en) est aussi un des tenants de cette théorie[10]. Les premières manifestations du Gravettien[11], précurseur des microlithes du Magdalénien qui se généralisent au Mésolithique, proviennent d'ailleurs de cette région avec le site de Kozarnika (Kozarnikien), qui semble également le berceau de l'haplogroupe I du chromosome Y (voir origine des Valaques).

L'hypothèse de la culture des gobelets en entonnoir de l'Europe du Nord[modifier | modifier le code]

Cette hypothèse, mise en avant par Hermann Hirt (en) et d'autres chercheurs, a été reprise par Carl-Heinz Boettcher. La présence du nom du cuivre dans le vocabulaire reconstruit tend à resserrer les possibilités dans une culture du néolithique final ou cuprolithique.

Pour Boettcher, le mouvement des populations qui aboutit à la formation du peuple indo-européen commence dès la fin du paléolithique, lorsque le réchauffement du climat permet aux chasseurs de rennes de suivre le gibier dans la partie nord de l'Europe, débarrassée des glaces. Ils sont à l'origine de la culture de Hambourg (13500 ans à ) et des groupes à Federmesser. Dans ces régions, ils font la connaissance des phénomènes boréaux qui marqueront leurs mythes[12]. Ces groupes de chasseurs pêcheurs sont à la base de la culture de Maglemose (environ 9000 à ). La remontée du niveau des mers en Europe du Nord entraîne la submersion de certains territoires occupés par les Maglemosiens (Doggerland) et les repousse vers le sud. Les héritiers de cette culture créent les cultures d'Ertebölle et d'Ellerbek[13]. Boettcher compare leurs activités à celles des vikings quelques siècles plus tard. Il décrit une société guerrière qui développe le compagnonnage, qui se livre au commerce et à la piraterie en remontant les cours d'eau des contrées occupées par des agriculteurs qu'ils rançonnent d'abord puis soumettent ensuite en devenant leurs chefs. Ils constituent avec eux une nouvelle culture celle des gobelets en entonnoir (-4 200 à -2 600 ans) qui constitue selon lui l'habitat originel des Indo-Européens, ce qui expliquerait les mythes de « guerres de fondation » étudiés par Georges Dumézil (Enlèvement des Sabines à Rome, guerre entre les Ases et les Vanes de la mythologie nord-germanique...) qui montrent l'union d'un groupe de guerriers avec ses chefs à un groupe de « producteurs ». La première culture indo-européenne serait ainsi issue de la néolithisation de culture d'Ertebölle et de la soumission de formes récentes de la culture de la céramique linéaire[14].

Plus tard, la culture des sépultures à ocre (territoire de Dniepr-Donets) aurait été l'habitat originel des Indo-Iraniens, les Celtes, Italiques, Slaves, Germains et Baltes provenant de la culture de la céramique cordée, la culture de Baden étant quant à elle le berceau géographique des Grecs et des Hittites.

L'héritage littéraire indo-européen[modifier | modifier le code]

C'est essentiellement par l'étude de l'héritage littéraire indo-européen que les spécialistes, linguistes, comparatistes et philologues se sont penchés sur la vision du monde que cet héritage transmettait, notamment pour l'organisation sociale avec les travaux de Georges Dumézil, les institutions (Émile Benveniste) ou encore la religion (Jean Haudry),

L'idéologie trifonctionnelle des Indo-Européens[modifier | modifier le code]

Selon l'anthropologue Georges Dumézil, l'idéologie sociale de ces peuples était originellement structurée autour de trois fonctions :

  1. la « fonction sacrée » qui regroupe ceux qui prient, qui détiennent la connaissance (les prêtres, le clergé) ;
  2. la « fonction militaire » qui regroupe ceux qui combattent, qui dominent militairement (les guerriers, la noblesse) ;
  3. la « fonction productive » qui regroupe ceux qui travaillent, qui produisent les richesses (agriculteurs, artisans, commerçants, etc.).

Les religions des peuples descendants des Indo-Européens sont également structurées autour de ces trois fonctions.

Critiques[modifier | modifier le code]

Critiques linguistiques[modifier | modifier le code]

Nikolaï Troubetskoï dans les années 1930 ou le linguiste italien Vittore Pisani dans les années 1960-70 ont remis en cause l'existence d'un indo-européen commun et d'une communauté linguistique[15]. Troubetskoï écrit ainsi en 1939 : « L'hypothèse d'un indo-européen primitif n'est pas totalement impossible. Mais elle n'est nullement nécessaire, et on peut très bien s'en passer »[16]. Il avance que les correspondances entre les langues indo-européennes s'expliqueraient par emprunt mutuel.

Plus récemment (2013), sans contester le modèle indo-européen comme modèle d'origine linguistique et de relations entre langues, le linguiste James Clackson se dit très réservé sur les hypothèses proposées concernant le foyer originel des Indo-Européens : « à partir des seules données linguistiques, sans tenir compte de la preuve de l'archéologie ou de textes anciens, il est impossible de tirer des conclusions définitives sur le homeland des locuteurs du proto-indo-européen, ou même sur l'âge de la famille des langues »[17]. Ces vues ont été discutées par d'autres linguistes[18].

Critique de l'existence d'un foyer unique des Indo-Européens[modifier | modifier le code]

L'archéologue Jean-Paul Demoule a fait valoir à plusieurs reprises que l'existence d'un foyer unique des Indo-Européens reposait sur des postulats non démontrés. Après avoir publié en 1980 un article intitulé « Les Indo-Européens ont-ils existé ? »»[19], puis en 1998 un autre article intitulé « Les Indo-Européens, un mythe sur mesure »[20], il souligne en 2014, dans un essai intitulé Mais où sont passés les Indo-Européens ?, ce qu'il estime être les faiblesses, notamment au plan archéologique, des deux principales thèses contemporaines, l'hypothèse anatolienne et l'hypothèse kourgane[21],[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Haudry, Les Indo-Européens, PUF, coll. « Que sais-je »,‎ , p. 4-5
  2. I. Lebedynsky, Les indo-européens, faits, débats, solutions,‎ , 3e éd., chapitre IV, V, VI
  3. I. Lebedynsky, Les indo-européens, faits, débats, solutions,‎ , 3e éd., chapitre VIII
  4. Sur la piste controversée des Indo-Européens, Stéphane Foucart, lemonde.fr, 19 juin 2009
  5. (en) Massive migration from the steppes is à source for Indo-European langages in Europe, W. Haas et al., Nature, 2015, doi:10.1038/nature14317.
  6. (en) Car Zimmer, The New York Times, 10 juin 2015.
  7. (en) Ann Gibbons, Revolution in human evolution, Science, 24 juillet 2015, Vol. 349, p. 362-366.
  8. (en) DNA data explosion lights up the Bronze Age, nature.com, 10 juin 2015
  9. (en) “On the Original Home of the Speakers of Indo-European.”, Journal of Indo-European Studies. Volume 13, 1985, p. 92
  10. (en) Indo-European in Southeast Europe, Dienekes Pontikos, 2mai 2008
  11. Marcel Otte, « Les Indo-Européens sont arrivés en Europe avec Cro-Magnon », in Daniel Le Bris (dir.), Aires linguistique Aires culturelles. Étude de concordances en Europe occidentale : Zones Manche et Atlantique CRBC/UBO, Brest, 2012, pp. 19-51 [texte intégral]
  12. Boettcher 1999, p. 28.
  13. Boettcher 1999, p. 68.
  14. Boettcher 1999, p. 148.
  15. L'arrivée des Indo-Européens en Europe, Jacques Freu, Bulletin de l'Association Guillaume Budé, Année 1989, Volume 1, Numéro 1, pp. 3-41
  16. (de) N.S. Troubetskoï, Gedanken über das indogermanenproblem, Acta linguista 1, 1939, p.81-89
  17. (en) ‘The Origins of the Indic Languages: the Indo-European model’, James Clackson, in Angela Marcantonio and Girish Nath Jha (eds.) Perspectives on the origin of Indian civilization, New Delhi, 259-287., 2013
  18. Asya Pereltsvaig et Martin W. Lewis, The Indo-European Controversy. Facts and Fallacies in Historical Linguistics, Cambridge University Press, 2015, p. 37 et suiv
  19. Jean-Paul Demoule, Les Indo-Européens ont-ils existé ?, L'Histoire, 28 novembre 1980
  20. Jean-Paul Demoule, "Les Indo-Européens, un mythe sur mesure", La Recherche, Avril 1998
  21. (en) Gérard Fussman, « Mais où sont passés les Indo-Européens? Le mythe d’origine de l’Occident », Journal of Indo European Studies, vol. 43, no 3-4,‎
  22. Jean-Loïc Le Quellec, « Mais où sont passés les Indo-Européens ? - Le mythe d’origine de l’Occident », Science et pseudo-sciences,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) David Anthony, The horse, the wheel, and language, Gollancz,‎ (ISBN 0691058873)
  • Émile Benveniste, Le vocabulaire des institutions indo-européennes, Paris, Les Éditions de Minuit,‎ (ISBN 978-2707300508 et 978-2707300669)
  • Gabriel Bergounioux, "« Aryen », « indo-européen », « sémite » dans l'université française (1850-1914)", dans Histoire Épistémologie Langage, vol. 18-1, 1996, p. 109-126.
  • (de) Carl-Heinz Boettcher, Der Ursprung Europas : Die Wiege des Westens vor 6000 Jahren, Röhrig,‎ (ISBN 3861102005)
  • Jean-Paul Demoule, Mais où sont passés les Indo-Européens ? : Le mythe d'origine de l'Occident, Paris, Seuil, coll. « La bibrairie du XXIe siècle »,‎ , 742 p. (ISBN 978-2-02-029691-5) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Georges Dumézil, Mythe et Épopée I. II. III., Paris, Gallimard,‎ (ISBN 978-2070736560)
  • Gérard Fussman, Jean Kellens, Henri-Paul Francfort et Xavier Tremblay, Aryas, Aryens et Iraniens en Asie Centrale. : I : Grammaire comparée et grammaire historique : quelle réalité est reconstruite par la grammaire comparée? (Xavier Tremblay). II : Entre fantasme, science et politique (Gérard Fussman). III : Les Airiia ne sont plus des Aryas : ce sont déjà des Iraniens (Jean Kellens). IV : La civilisation de l'Oxus et les Indo-Iraniens et Indo-Aryens en Asie Centrale (Henri-Paul Francfort)., Paris, Collège de France,‎ , 346 p. (ISBN 2-86803-072-6)
  • (en) Russell D. Gray et Quentin D. Atkinson, « Language-tree divergence times support the Anatolian theory of Indo-European origin », Nature, no 426,‎ , p. 435-439
  • (de) Harald Haarmann, Die Indoeuropäer. Herkunft, Sprachen, Kulturen., Munich, C. H. Beck oHG,‎ (ISBN 9783406606823)
  • Jean Haudry, Les Indo-Européens, PUF, coll. « Que sais-je ? »,‎ (ISBN 213037090X)
  • Iaroslav Lebedynsky, Les Indo-Européens : Faits, débats, solutions, Paris, Errance,‎ (ISBN 978-2877723961)
  • James Patrick Mallory, À la recherche des indo-européens, Paris, Seuil,‎ (ISBN 2020143909)
  • André Martinet, Des steppes aux océans : l'indo-européen et les indo-européens, Paris, Payot,‎
  • (en) Asya Pereltsvaig et Martin W. Lewis, The Indo-European Controversy. Facts and Fallacies in Historical Linguistics, Cambridge University Press, 2015
  • (en) Edgar C. Polomé, Indo-Europeans in the Fourth and Third Millennia. Ed by E.C. Polome. Proceedings of the Conference Held Feb 4-5, 1980 in Austin, Tx (Lin), Ann Arbor, Karoma,‎ , X-186 p. (ISBN 0897200411)
  • Colin Renfrew, L'énigme indo-européenne : Archéologie et langage., Paris, Flammarion, coll. « Champs Flammarion »,‎ 1990 (édition française) (ISBN 978-2080813039) Document utilisé pour la rédaction de l’article(Compte rendu critique par plusieurs spécialistes dans Topoi n°2, 1992. [lire en ligne])
  • Merritt Ruhlen (trad. Pierre Bancel, préf. André Langaney), L'origine des langues : sur les traces de la langue mère [« The Origin of language: tracing the evolution of the mother tongue »], Paris, Belin, coll. « Débats »,‎ (ISBN 9782701117577)
  • Bernard Sergent, Les Indo-Européens - Histoire, langues, mythes, Paris, Payot,‎ (ISBN 2228889563)
  • Bernard Sergent, « Penser - et mal penser - les Indo-Européens », dans Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 37e année, n°4, 1982, p. 669-681.[lire en ligne]

Génétique[modifier | modifier le code]

  • W. Haak, I. Lazaridis, N. Patterson, N. Rohland, S. Mallick, B. Llamas, G. Brandt, S. Nordenfelt, E. Harney, K. Stewardson, Q. Fu, A. Mittnik, E. Bánffy, C. Economou, M. Francken, S. Friederich, R. G. Pena, F. Hallgren, V. Khartanovich, A. Khokhlov, M. Kunst, P. Kuznetsov, H. Meller, O. Mochalov, V. Moiseyev, N. Nicklisch, S. L. Pichler, R. Risch, M. A. Rojo Guerra et C. Roth, « Massive migration from the steppe was a source for Indo-European languages in Europe », Nature,‎ (DOI 10.1038/nature14317, lire en ligne)
  • Eppie R. Jones, « Upper Palaeolithic genomes reveal deep roots of modern Eurasians », Nature (journal),‎ (DOI 10.1038/ncomms9912, lire en ligne)
  • Iosif Lazaridis, « Ancient human genomes suggest three ancestral populations for present-day Europeans », Nature (journal), vol. 513,‎ , p. 409–413 (DOI 10.1038/nature13673, lire en ligne)
  • Karl Zimmer, « DNA Deciphers Roots of Modern Europeans », New York Times,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]