Université de Leyde

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Université de Leyde
UniversiteitLeidenLogo.svg
Histoire et statut
Fondation
Type
Nom officiel
Universiteit Leiden
Régime linguistique
Fondateur
Président
Carel Stolker
Recteur
Carel Stolker
Localisation
Localisation
Pays

Géolocalisation sur la carte : Hollande-Méridionale

(Voir situation sur carte : Hollande-Méridionale)
Point carte.svg

Géolocalisation sur la carte : Pays-Bas

(Voir situation sur carte : Pays-Bas)
Point carte.svg
Chiffres-clés
Étudiants
25 800 (2015-2016)
Effectif
5 500 ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Budget
588 millions (2016)
Divers
Devise
Libertatis Praesidium
(Bastion de la liberté)
Membre de
Groupe de Coimbra, ORCID inc (d), IIIF Consortium (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

L'université de Leyde ou de Leiden (en néerlandais, Universiteit Leiden, UL) est la plus ancienne des universités néerlandaises. Basée à Leyde mais possédant un campus à La Haye, elle est l'une des universités les plus réputées au monde.

L'université a été fréquentée au cours du temps par des membres de la famille royale néerlandaise depuis Guillaume Ier, plusieurs grandes figures politiques aussi bien néerlandaises (comme Johan Rudolf Thorbecke ou Jaap de Hoop Scheffer) qu'étrangères, tel le Premier ministre britannique John Stuart Bute, le théologien islamique Nasr Hamid Abu Zayd et le président américain John Quincy Adams. Y ont également étudié des scientifiques, notamment les lauréats de prix Nobel Albert Einstein, Enrico Fermi, Hendrik Lorentz et Igor Tamm, et des artistes et penseurs à l'image du peintres Rembrandt ou des philosophes René Descartes et Thomas Browne.

Pour l'année scolaire de 2015 à 2016, l'université est classée parmi les 100 meilleures du monde selon les classements THE (67e), QS (95e), et ARWU (82e)[1],[2],[3] et dans les 10 meilleurs au monde pour l'archéologie ainsi que pour les humanités et l'histoire ancienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour remercier les habitants de Leyde de leur résistance héroïque contre les Espagnols, le prince Guillaume d'Orange leur offrit une université en 1575. L'université de Leyde fut la première université néerlandaise et ouvrit officiellement le [4] : le dies natalis.

L’Observatoire de Leyde, créé en 1633, est l'un des plus vieux observatoires universitaires du monde.

À partir de 1681, sous l'impulsion de Charles Drelincourt le jeune, l'université de Leyde se mit à enseigner la médecine d'une nouvelle manière : les cours magistraux ne s'organiseraient plus autour des Anciens (au sens médiéval du terme), mais autour de sujets médicaux, illustrés par l'examen clinique des malades et par des autopsies[5]. Ce fut Hermann Boerhaave qui développa pleinement cette pratique nouvelle, ce qui le fait regarder comme le fondateur de l'hôpital universitaire moderne et de la médecine clinique, ou plus exactement de l'enseignement médical au chevet des malades. Sa renommée parmi ses contemporains fut immense : lorsque Pierre le Grand vint dans les Pays-Bas en 1715, il assista à ses cours.

Organisation[modifier | modifier le code]

En 2006, l'université compte neuf facultés et une école de gestion :

Faculté d'archéologie[modifier | modifier le code]

Faculté d'archéologie de Leyde.

L'Université de Leyde est renommée internationalement pour sa faculté d'archéologie. Ainsi, en 2018, le classement mondial des universités QS la classe comme la 1re faculté d'archéologie d'Europe continentale et la 8e mondiale (derrière l'Université Stanford aux États-Unis). Elle n'a fait qu'augmenter dans le classement depuis 2016 passant de 10e mondiale à 9e en 2017 puis à sa position actuelle aujourd'hui[6].

La faculté d'archéologie de Leyde a été fondée par Caspar Reuvens (1793-1835), un des pionniers de l'archéologie moderne, à une époque où l'archéologie en tant que discipline distincte commence à peine à se développer. En effet, le 13 juin 1818, le roi Guillaume Ier signe un décret autorisant Reuvens à devenir professeur d'archéologie à Leyde, faisant ainsi de lui le premier professeur d'archéologie des Pays-Bas et même le premier professeur d'archéologie du monde[7].

Plus récemment, deux professeurs d'archéologie à l'Université de Leyde ont remporté le Prix Spinoza (respectivement en 2007 et en 2014) : Will Roebroeks, professeur d'archéologie du Paléolithique, et Corinne Hofman, professeure d'archéologie des Caraïbes. Parmi les autres professeurs actuels de la faculté ont compte aussi Sada Mire, un archéologue suédoise et somalienne célèbre pour sa lutte pour la sauvegarde des antiquités menacées au Somaliland, ou Maarten Jansen, renommé pour ses découvertes sur la civilisation Mixtèques, ainsi que Jean-Jacques Hublin, paléoanthropologue français également membre du Collège de France. On peut aussi noter l'étruscologue Lammert Bouke Van der Meer qui fut professeur d'archéologie classique à Leyde dans les années 1990. Parmi les étudiants célèbres de la faculté ont peut notamment citer Senarath Paranavithana (1896-1972), un des « pères de l'archéologie » au Sri Lanka, ou encore Peter von Dommelen, professeur à l'Université Brown aux États-Unis. Henri Frankfort (1897-1954), égyptologue néerlandais, a obtenu son doctorat à l'Université de Leyde. Le botaniste et archéologue Thomas van der Hammen (1924-2010) a aussi étudié à Leyde.

Le Rijksmuseum van Oudheden (musée national des Antiquités des Pays-Bas), situé à Leyde, est rattaché à la Faculté d'archéologie avec laquelle il coopère étroitement. Il contient des collections provenant des civilisations étrusque, romaine, grecque et médiévale européenne ainsi que de l'Égypte antique (dont le Temple de Tafa, un temple égypto-nubien du Ier siècle démonté en 1960 puis offert aux Pays-Bas, qui y est ainsi conservé intégralement).

Classement mondial par sujet
source : QS World University Ranking
2013 2014 2015 2016 2017 2018
Archéologie en stagnation 28e en stagnation 28e en diminution 29e en augmentation 10e en augmentation 9e en augmentation 8e
Études classiques et histoire ancienne en stagnation 6e
Histoire en stagnation 19e en augmentation 17e en augmentation 15e

Personnalités associées à l'université[modifier | modifier le code]

Un cours magistral d'Hermann Boerhaave à Leyde en 1715.
Leçon inaugurale (2008).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Leiden University », sur Times Higher Education (THE), (consulté le 27 juillet 2016).
  2. « Leiden University », (consulté le 27 juillet 2016).
  3. « Leiden University | Academic Ranking of World Universities - 2015 | Shanghai Ranking - 2015 », sur www.shanghairanking.com (consulté le 27 juillet 2016).
  4. Frédéric Attal, Les universités en Europe du XIIIe siècle à nos jours: espaces, modèles et fonctions, Publications de la Sorbonne, , p. 248.
  5. (en) A. Wear, Medicine in Early Modern Europe, 1500-1700., Cambridge University Press, (ISBN 0-521-47564-3), p. 361
    dans The Western Medical Tradition, 800 BC to AD 1800.
  6. « Archaeology ranking », (consulté le 30 mai 2018).
  7. (en) « Leiden Classics: Caspar Reuvens, the world’s first professor of archaeology », (consulté le 30 mai 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Publications[modifier | modifier le code]