Michel Lancelot

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Michel Lancelot
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 46 ans)
Paris 16e
Nom de naissance
Michel Yves Lancelot
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour

Michel Lancelot, né le à Lognes (Seine-et-Marne)[1], et mort le dans le 16e arrondissement de Paris, est un journaliste français de télévision et de radio.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé de psychologie et d'histoire-géographie, Michel Lancelot a d'abord été journaliste à Combat, L'Aurore et Minute (où il se lie d'amitié avec Jean Montaldo, son compagnon de fête à Saint-Germain-des-Prés), puis reporter à l'ORTF (5 colonnes à la une).

Il entre à Europe no 1 au printemps 1968 où, à la demande de Lucien Morisse, il anime l'émission Campus[2], créée le 28 mars 1968 par le journaliste François Jouffa, qui restera à l'antenne durant quatre ans du 15 avril 1968 au 8 septembre 1972.

En 1983, il entre à Paris Fréquence Montparnasse qui deviendra 95.2. Il y anime les émissions "Cosmos" et "Le live show".

Campus[modifier | modifier le code]

« L’émission se fait la tribune de tous les événements étudiants, un pot-pourri d’actualités, de petites interviews, de documents sonores comme des enregistrements du Printemps de Prague, et bien sûr de musique, venue d’Outre-Atlantique et d’Outre-Manche. Un pot-pourri qui, après avoir été bâillonné pendant l’été, prend toute sa dimension au mois de septembre 1968 avec les émissions spéciales qui font sa réputation[3]. »

Contexte[modifier | modifier le code]

L'émission Campus se démarque de l'autre émission-phare d'Europe 1 destinés à un jeune public, Salut, les copains !, qui s'adresse de 17h à 19h aux lycéens et choisit de ne mentionner que des variétés musicales et des publicités s'adressant à ce jeune public (magazines, cosmétiques simples, accessoires de mode). Campus, après 20h30, cible plutôt les jeunes étudiants et ne recule pas devant des sujets bien plus sérieux comme la vie, la mort, la recherche spirituelle. Les chansons et textes de Simon & Garfunkel rencontreront la faveur des deux émissions.

Audience[modifier | modifier le code]

L'émission avait en moyenne 1,2 million d'auditeurs chaque jour. Lors des Campus spéciaux, ce chiffre pouvait dépasser les sept millions[4]. Aux créations de ces années 1960-1970 dont plusieurs deviendront des classiques[5], l'animateur n'hésite pas à mêler des passages classiques ambitieux comme Le Tombeau de Couperin de Ravel.

Après Campus[modifier | modifier le code]

En 1973, il joue le rôle d'un professeur d'histoire dans Vivre ensemble, film d'Anna Karina[6].

En 1975, il anime Un jour futur[7] sur Antenne 2 et une émission culturelle, La Mémoire courte[8].

Il apparaît dans le DVD De Serge Gainsbourg à Gainsbarre. 1958-1991 en tant qu'interviewer[9].

Victime d'une crise cardiaque alors qu'il assiste à un match de football au Parc des Princes[10], il meurt dans l'ambulance qui l’emmène à l’hôpital. Il est inhumé au cimetière de Garancières.

Famille[modifier | modifier le code]

Michel Lancelot est le père d'une fille (Sandra Amanda Lancelot — auj. Sandra Danet Aldrin) née le 22 novembre 1971 à Boulogne-Billancourt (92) issue de sa relation avec Agathe Daems Morisse (auj. Agathe Danet).

Postérité[modifier | modifier le code]

Léo Ferré lui rend un hommage appuyé dans une chanson écrite en 1969, intitulée « Michel » (voir album Métamec, 2000)[11] :

Ce qu'il ne faut pas dire en fait toi tu le dis Michel
Ce qu'il ne faut pas faire en fait toi tu le fais Michel
Chaque soir à Campus
Avec dans l'œil et dans l'oreille
Les chants perdus du bout de la terre
Et de Nanterre…

Publications[modifier | modifier le code]

  • Anton Bruckner : l'homme et son œuvre, Seghers, coll. « Musiciens de tous les temps », Paris, 1964
  • Je veux regarder Dieu en face : vie, mort et résurrection des hippies, Albin Michel, Paris, 1968[12]
  • Campus : violence ou non-violence, Albin Michel, Paris, 1971
  • Le jeune lion dort avec ses dents : génies et faussaires de la contre-culture, Albin Michel, Paris, 1974
  • Julien des fauves : roman, Albin Michel, Paris, 1979

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]