Organisation de représentation étudiante

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Les organisations de représentation étudiante ont pour but de défendre les intérêts des étudiants, d'exprimer leurs opinions sur la gestion des infrastructures universitaires, que ce soit la recherche scientifique, la restauration universitaire, les logements étudiants. Certaines interviennent au-delà en intervenant sur les problèmes de discriminationetc. En France, leur structure est associative (loi de 1901 ou droit local).

France[modifier | modifier le code]

Les associations reconnues par le ministère comme représentatives le sont en fonction des résultats aux élections du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche et du Centre national des œuvres universitaires et scolaires.

En 2018, elles sont quatre (classées ici en fonction de leur nombre d'élus au CNESER et au CNOUS) :

  • FAGE (5 élus au CNESER, 5 élus au CNOUS)
  • UNEF (4 élus au CNESER, 3 élus au CNOUS)
  • PDE (1 élu au CNESER)
  • UNI (1 élu au CNESER)

Cela leur permet au-delà de voter, d'exprimer leur avis au sein du conseil, d'obtenir des subventions publiques . Les organisations considérées par représentatives au niveau du CNOUS, sont les seules habilitées à siéger lors des commissions électorales de préparation des CROUS.

Suisse[modifier | modifier le code]

Organisations faîtières fédérales[modifier | modifier le code]

Les associations d'étudiants des universités et des hautes écoles spécialisées (HES) se regroupent au sein d'une fédération, l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES, [1]) créée en 1920, est largement majoritaire: elle représente les étudiants des Universités de Fribourg, Lausanne, Neuchâtel, Berne, Lucerne, Genève et Zurich, des Hautes écoles spécialisées de Berne et Zurich, ainsi que de la Schule für angewandte Linguistik de Zurich, soit en tout plus de 78 000 étudiants sur 160 000.

Une autre structure, l’Association des étudiants des hautes écoles suisses (AES, [2]) essayait de concurrencer la première. Fondée en 2003 et dissoute peu après, à l'initiative des associations des étudiants des Ecoles polytechniques de Zurich et Lausanne ainsi que la Haute école de Saint-Gall, les deux dernières n'ayant d'ailleurs jamais fait partie de l'UNES. L'AES se veut politiquement neutre et se distingue de son aînée par une approche plus restrictive et exclusivement institutionnelle de la défense des étudiants. L'UNES, si elle ne refuse pas actuellement la participation et se déclare par ailleurs politiquement indépendante, se veut plus militante et défend des positions claires (gratuité des études, système national de bourses, refus de leur remplacement par des prêts et de la privatisation de la formation).

Organisations locales[modifier | modifier le code]

À l'exception de la Conférence universitaire des associations d'étudiant-e-s de l'Université de Genève (CUAE), qui a quitté l'UNES récemment et n'est pas non plus membre de l'AES, les organisations locales (fédérations ou associations générales en Suisse romande, Studierendenschaften en Suisse alémanique) ne se considèrent pas à proprement parler comme des syndicats à la française. Il est vrai que la majeure partie d'entre elles sont des personnes morales de droit public (et non des associations privées) auxquelles les étudiants sont affiliés automatiquement.

Cela étant, il y a presque toujours une structure unique à chaque niveau (filière, faculté, université), même à Genève. En revanche, les membres des Conseils des étudiants (Studierendenräte) de l'Université de Zurich et de l'Association des étudiants de l'Université de Berne (Studierendenschaft der Universität Bern), ainsi que, depuis peu, ceux de l'assemblée de délégués de la Fédération des associations d'étudiants de l'Université de Lausanne, sont élus sur des listes présentées par des structures concurrentes (souvent des associations), rattachées ou non à des partis ou à leurs organisations de jeunesse. Ces structures ne sont pas organisées au niveau national.

Les seuls syndicats des étudiants en Suisse sont le Syndicat Indépendant des Écoliers, des Étudiants et des Apprentis (SISA) et l'Action des Étudiants Désobéissants (AUS). Le premier, de tendance communiste, est actif avec 200 membres dans la Suisse italienne et dès 2011 même en Suisse romande avec la création du SISA-NE dans le canton de Neuchâtel; le second de tendance anarchique est présent seulement à l'Université de Berne.

Belgique[modifier | modifier le code]

En Belgique, la représentation étudiante concerne exclusivement l'enseignement supérieur, qu'il soit de type universitaire, de haute-école (bacheliers professionnalisants), d'école supérieure d'art ou d'école de promotion sociale. L'enseignement supérieur étant une matière communautaire, la représentation étudiante qui y est liée est scindée entre une représentation francophone et une représentation néerlandophone, ou flamande.

Le décret de 2003 relatif à la représentation étudiante dans l'enseignement supérieur en Fédération Wallonie - Bruxelles, réactualisé en octobre 2012, détermine deux niveaux de représentation étudiante :

  • un niveau local, incarné par les Conseils étudiants (CE) propres à chaque établissement ;
  • un niveau communautaire, formés de syndicats (dénommés Organisations de représentations communautaires, ORC) auxquels s'affilient les Conseils étudiants.

Pour être légalement reconnu, un Conseil étudiant doit comprendre au minimum un tiers de membres élus par et parmi l'ensemble des étudiants régulièrement inscrits dans l'établissement d'enseignement supérieur considéré. D'autres membres peuvent être cooptés. Les CE ont pour mission d'assurer la représentation étudiante en interne à un établissement, avec notamment la désignation de représentants au sein des organes de gestion de l'établissement, ceux-ci devant comprendre un minimum de 20 % de représentants mandatés par le CE (voir 50 % minimum pour les organes chargés de gérer les affaires sociales de l'établissement). Une fois par an, le CE choisit de s'affilier à un des deux syndicats communautaires, ou de rester indépendant. À cette occasion, les deux syndicats doivent se présenter lors d'une réunion contradictoire. Un CE dans son ensemble est affilié à l'ORC remportant la contradictoire, tandis que les étudiants de l'établissement sont affiliés au prorata du nombre de voix obtenu par l'ORC lors de la contradictoire.

Deux ORC existent en Fédération Wallonie Bruxelles :

Les ORC ont quant à elle pour mission de représenter les étudiants au niveau communautaire. En particulier, elles doivent légalement être consultées par le cabinet de l'enseignement supérieur chaque fois qu'un arrêté ou décret doit être pris par ce dernier, lors d'une réunion de concertation. Elles assurent également la représentation étudiante au sein de chaque conseils et commissions de l'Académie de Recherche et d'Enseignement Supérieur, qui doivent elles aussi comprendre un minimum de 20 % de représentants étudiants désignés par les ORC.

Les représentants étudiants ont des devoir vis-à-vis des étudiants qu'ils représentent, mais disposent également de droits inaliénables à leur fonctions. En particulier, ils ne peuvent subir de préjudice lors de l'exercice de celles-ci.

Pour faciliter leurs tâches, tant les CE que les ORC disposent de droits, notamment matériels (allocations financières de fonctionnement, mise à disposition de locaux et de salariés permanents,...).


En Flandre, c'est la Vlaamse Vereniging van Studenten qui est l’organisation de représentation étudiante.

Canada[modifier | modifier le code]

Fédérations et organisations étudiantes fédérales ou nationales (canadiennes):

Québec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mouvement étudiant du Québec.

Les organisations de représentation étudiante au Québec sont généralement régit par la Loi sur l'accréditation et le financement des associations d'élèves ou d'étudiants. Cette loi leur donne le droit d'avoir un local et de percevoir des cotisations selon la formule Rand. Le mouvement étudiant québécois comprend principalement quatre regroupement d'associations étudiantes :

Nouveau-Brunswick[modifier | modifier le code]

Ontario[modifier | modifier le code]

Alberta[modifier | modifier le code]

Nouvelle-Écosse[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Il existe des structures européennes, comme l'ESU (Union des étudiants d’Europe), qui regroupe 43 organisations de 33 pays. La France y est représentée par l'UNEF et la FAGE.

Les organisations libérales et conservatrices, dont l'UNI se regroupent dans l'European Democrat Students (EDS).

International[modifier | modifier le code]

Il a existé plusieurs organisations internationales étudiantes :

Il existe des associations internationales d'étudiants, pour les catholiques (JECI - Jeunesse étudiante chrétienne internationale), les juifs (UMEJ - Union mondiale des étudiants juifs), les musulmans (IIFSO - International Islamic Federation of Student Organizations), ou encore les protestants (FUACE - Fédération universelle des associations chrétiennes d'étudiants).

En Irak, un Syndicat des étudiants progressistes a récemment[Quand ?] été fondé, suite aux mouvements de grève du printemps 2004. Il est associé à la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Iraq.

Le Mediterranean Network of Student Representatives, créé en 2003, rassemble des organisations étudiantes des pays bordant la mer Méditerranée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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