Gwendal Rouillard

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Gwendal Rouillard
Gwendal Rouillard en 2014.
Gwendal Rouillard en 2014.
Fonctions
Député de la 5e circonscription du Morbihan
En fonction depuis le
(6 ans, 4 mois et 17 jours)
Élection 17 juin 2007 (suppléant)
Réélection 17 juin 2012
18 juin 2017
Législature XIIIe, XIVe et XVe
Groupe politique SRC puis SER
Prédécesseur Françoise Olivier-Coupeau
Biographie
Date de naissance (41 ans)
Lieu de naissance Pontivy (Morbihan)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste (1998-2017)
REM (depuis 2017)
Diplômé de Université de Bretagne-Sud[1]
Profession Cadre du secteur public

Gwendal Rouillard, né le à Pontivy (Morbihan)[2], est un homme politique français, membre du Parti socialiste puis de La République en marche !.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Gwendal Rouillard est le fils de Glenn Hoel, personnalité active dans la lutte contre l'enfance maltraitée. Il étudie à l'Université de Bretagne-Sud à Lorient où il obtient en 2001 une maîtrise d'histoire contemporaine. Il attribue à l'un de ses professeur de l'époque, François Chappé, un proche de Jean-Yves Le Drian, l'une des origines de son engagement[1].

Il adhère au Mouvement des jeunes socialistes de Lorient en 1998 où il commence à militer. Il est élu en 2002 premier secrétaire fédéral du Parti socialiste pour le Morbihan, et est réélu à cette fonction en 2005 et en 2008[1].

De 2001 à 2004, il est chargé de mission dans le groupe de gauche d'opposition au Conseil général du Morbihan[3].

Il a été le collaborateur parlementaire de Jean-Yves Le Drian[3] puis a travaillé dans son cabinet au sein du Conseil régional de Bretagne à partir de 2007[1].

Député des XIVe et XVe législatures[modifier | modifier le code]

Il est le suppléant de Françoise Olivier-Coupeau lorsque celle-ci est élue avec 55,27 % des voix[4] dans la cinquième circonscription du Morbihan lors des élections législatives de 2007, et lui succède en à la suite de son décès. Il est alors l'un des trois plus jeunes députés de la législature, et exerce moins d'un an à l'Assemblée. Il est notamment actif sur la question du financement des universités[5].

Il se présente au élections législatives de 2012, et est alors présenté comme favori par la presse locale. Il fait face à dix autres candidats, dont Brigitte Mélin (UMP) et Joëlle Bergeron (FN) alors qu'une élection triangulaire est anticipée par certains observateurs[4]. Il est élu avec 62,35 % des voix[6].

Lors de la XIVe législature, Gwendal Rouillard est secrétaire de la commission de la Défense nationale et des Forces armées[7]. En 2013, il rédige un rapport sur la revue capacitaire, contribution à la préparation de la loi de programmation militaire 2014-2019[8], suivi d'un rapport sur le dispositif militaire français en Afrique[9] à l'été 2014. Nommé rapporteur du budget de la Marine nationale en 2015[10], il a commis deux rapports pour le projet de loi de finances pour 2016[11] et pour le projet de loi de finances pour 2017[12].

Il est réputé proche de François Hollande[7] qu'il dit soutenir[1] « depuis plus de 15 ans ». Lorsque celui-ci renonce à se présenter à l'élection présidentielle de 2017, Gwendal Rouillard déclare en soutenir la candidature de Manuel Valls[13]. Ce dernier battu lors de la primaire socialiste, Gwendal Rouillard prend position avant le premier tour de la présidentielle en faveur d'Emmanuel Macron, indiquant que selon lui « Emmanuel Macron est le mieux placé pour faire gagner nos valeurs » et faisant de sa prise de position « un acte de combat contre le Front national »[14]. Il annonce le son départ du Parti socialiste et son ralliement à En marche ! dans le cadre des élections législatives de juin 2017[15].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Institutions[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du redécoupage régional, il se prononce en avec quinze autres parlementaires en faveur de la réunification de la Bretagne, soutenant ainsi une initiative de Pierrick Massiot, alors président de la région Bretagne[16],[17].

Il prend aussi position contre ce qu'il décrit comme du « jacobinisme ambiant » et déclare viser un « pacte républicain centré sur les territoires » et souhaiter « donner des prérogatives législatives et réglementaires aux régions, à l'image du Pays de Galles ». Il qualifie par ailleurs ce courant de pensée comme étant « minoritaire au PS »[1].

Défense nationale[modifier | modifier le code]

Lors du conflit qui oppose Emmanuel Macron au chef d'état-major Pierre de Villiers au début de sa présidence, il prend position en faveur de ce dernier et se dit « révolté » : « Soit nous garantissons à nos militaires les moyens de leurs missions et la proposition de Bercy doit être recalée. Soit nous actons le retrait des troupes françaises et on doit l’assumer »[18].

Pêche[modifier | modifier le code]

Lors d'une cérémonie à l'Institut océanographique de Paris le lundi 20 octobre, alors que la Ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie Ségolène Royal se prononçait en faveur de l'arrêt du chalutage en eaux profondes, Gwendal Rouillard s'est montré au contraire favorable à la poursuite de cette activité[19]. Le , lors des discussions à propos du projet de loi sur la biodiversité, il se prononce avec Frédéric Cuvillier pour le rejet d'une mesure d'interdiction du chalutage en dessous de 800 mètres[20] ; l'amendement établissant cette interdiction est finalement rejeté.

Santé[modifier | modifier le code]

Il est actif sur les questions liées à l'autisme, et est co-président de la « commission autisme » à l'Assemblée nationale[21]. Il prend position contre le financement public de la psychanalyse pour traiter cette affection[22] et s'engage contre la pratique du packing[23].

Mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Régis Nescop, « Gwendal Rouillard. A l'école Le Drian », sur Le Télégramme, (consulté le 31 mars 2014)
  2. « Gwendal Rouillard, député de la 5e circonscription du Morbihan », consulté le 8 février 2013.
  3. a et b Nicolas Gros-Verheyde, Le Drian, le monsieur « Défense » de F. Hollande. Portrait d’un Européen, Bruxelles 2, le 7 mai 2012, consulté le 3 octobre 2012
  4. a et b Régis Nescop, « Législatives. Gwendal Rouillard surfe sur la vague rose », dans Le Télégramme, 31 mai 2012, consulté sur www.letelegramme.fr le 9 décembre 2016
  5. « Député. La courte mandature s'achève ». dans Le Télégramme, le 8 mars 2012, consulté sur www.letelegramme.fr le 9 décembre 2017
  6. Résultats des élections législatives 2012, dans L'Express, consulté sur www.lexpress.fr le 9 décembre 2016
  7. a et b Anne-Sophie Mercier (avec Hélène Bekmezian et Thomas Wieder), « Les "hollandais" historiques cherchent leur place au PS », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  8. « N° 1233 - Rapport d'information de MM. Yves Fromion et Gwendal Rouillard déposé en application de l'article 145 du règlement, par la commission de la défense nationale et des forces armées relatif à une revue capacitaire des armées », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 6 décembre 2016)
  9. « N° 2114 - Rapport d'information de MM. Yves Fromion et Gwendal Rouillard déposé en application de l'article 145 du règlement, par la commission de la défense nationale et des forces armées en conclusion des travaux d'une mission d'information sur l'évolution du dispositif militaire français en Afrique et sur le suivi des opérations en cours », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 6 décembre 2016)
  10. « Le député morbihannais Gwendal Rouillard nommé rapporteur du budget de la marine », Mer et Marine,‎ (lire en ligne)
  11. « N° 3115 tome V - Avis de M. Gwendal Rouillard sur le projet de loi de finances pour 2016 (n°3096) », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 6 décembre 2016)
  12. « N° 4130 tome V - Avis de M. Gwendal Rouillard sur le projet de loi de finances pour 2017 (n°4061). », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 6 décembre 2016)
  13. « Lorient. Le député Rouillard salue "la décision lucide" de Hollande », dans Le Télégramme, le 2 décembre 2016, consulté sur www.letelegramme.fr le 3 décembre 2016
  14. « Lorient. Député PS, Gwendal Rouillard se rallie, lui aussi, à Macron », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  15. « Législatives à Lorient. Gwendal Rouillard, investi par En Marche, quitte le PS », dans Le Télégramme, le 11 mai 2017, consulté sur www.letelegramme.fr le 11 mai 2017
  16. Nicolas Corbard, « Des députés bretons soutiennent le président de la région Bretagne », dans France 3 Bretagne, le 30 mai 2014, consulté sur france3-regions.francetvinfo.fr le 3 décembre 2016
  17. René Perez, « Réunification. Bras de fer en coulisses », dans Le Télégramme, le 2 juin 2014, consulté sur www.letelegramme.fr le 3 décembre 2016
  18. Lénaïg Bredoux, « Démission du chef d’état-major: une crise politique et militaire », sur Mediapart, (consulté le 19 juillet 2017).
  19. « Ségolène Royal à contre-courant de la position gouvernementale sur la pêche de grands fonds », (consulté le 24 octobre 2014)
  20. « Pêche en eau profonde : le maire PS de Boulogne monte au créneau contre le gouvernement », (consulté le 18 mars 2016)
  21. « Ça vous regarde. Autisme : les oubliés de la République ? », sur La Chaîne parlementaire, (consulté le 20 juin 2017).
  22. « Autisme : deux parlementaires demandent la fin des subventions à la psychanalyse », sur Vivre FM (consulté le 17 décembre 2015)
  23. « Collectif Soutenons Le Mur », sur Collectif Soutenons Le Mur (consulté le 17 décembre 2015)
  24. Gwendal Rouillard passe la main

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]