Escouloubre

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Escouloubre
Escouloubre
Blason de Escouloubre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Limoux
Canton Quillan
Intercommunalité Communauté de communes des Pyrénées Audoises
Maire
Mandat
Jacques Petit
2014-2020
Code postal 11140
Code commune 11127
Démographie
Population
municipale
76 hab. (2015 en diminution de 20 % par rapport à 2010)
Densité 2,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 44′ 24″ nord, 2° 07′ 30″ est
Altitude Min. 599 m
Max. 2 323 m
Superficie 31,14 km2
Localisation

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Escouloubre

Escouloubre (en occitan Escolobre) est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Escouloubrais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village d’Escouloubre est l’un des plus hauts de la montagne audoise (960 m dans les Pyrénées). Il est situé aux confins de l'Aude, à la limite de l’Aude, de l’Ariège et des Pyrénées-Orientales. Appartenant au canton d’Axat, Escouloubre se trouve à la confluence avec l'Aude et de la Bruyante à environ 20 km d'Axat, chef-lieu de canton, à environ 35 km de Quillan, quelque 50 km de Limoux, la sous-préfecture et 88 km de Carcassonne, la préfecture.

La commune s'étend depuis l'Aude jusqu'au massif de Madrès, où on peut voir, sur le col de la Maranne, une pierre marquant la limite des 3 départements (Aude, Ariège et Pyrénées-Orientales).

Situation de la commune

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Escouloubre[1]
Fontanès-de-Sault Aunat Bessède-de-Sault
Rouze (Ariège),
Le Puch (Ariège),
Carcanières (Ariège),
Quérigut (Ariège)
Escouloubre Le Bousquet
Puyvalador
(Pyrénées-Orientales)
Réal
(Pyrénées-Orientales, par un quadripoint)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

« Il s'agit d'un lieu qui était hanté par les couleuvres. »

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire d'Escouloubre apparait dans l'histoire avec la mention de l'église Saint-Jean de Combret (aujourd'hui lieu-dit Crombet) dans les possessions de l'abbaye de Saint-Martin-Lys en 910 et par une lettre du Pape à cette abbaye en 946. Dans un autre document de 958, le lieu d'Escouloubre est cité pour la première fois comme touchant au territoire de Combret[2]. À cette époque ces territoires font partie de la vicomté de Fenouillèdes et de la seigneurie de Casteldos (aujourd'hui au Bousquet) et ceci jusqu'à sa disparition en 1258, entérinée lors du traité de Corbeil. Combret aurait été déserté au XIIe siècle[3]. Le seigneur de Casteldos Bernard de Sauton est brulé pour hérésie cathare à Perpignan en 1259 en présence du roi d'Aragon[4].

Une tour fortifiée y est établie au XIe siècle.

En 1255, Géraud de Niort s'installe à Escouloubre après sa défaite à Niort et y meurt en 1256. Ses descendants vivront occasionnellement à Escouloubre : on trouve deux apothicaires et le premier maire du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le premier maire de la commune est Jean-Paul de Niort, descendant direct de Géraud de Niort, de 1790 à 1805.[réf. nécessaire]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? ? Elie Paychenq    
1971 1977 Marcel Bonneric    
1977 1989 Achille Vidal    
1989 1995 Jean Bonneric    
mars 1995 en cours Jacques Petit    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2015, la commune comptait 76 habitants[Note 1], en diminution de 20 % par rapport à 2010 (Aude : +2,94 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
725712751707749809814853851
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
806773793798759626710680665
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
585600508450384351330273220
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
181137858611490979477
2015 - - - - - - - -
76--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Pays d’élevage, de forêts et de vastes étendues propices aux randonnées, à la chasse aux sangliers et à la cueillette des champignons. Ses eaux chaudes sulfureuses sodiques, aux propriétés anti-rhumatismales, font la renommée de sa station thermale au début du siècle.

Deux usines hydroélectriques fonctionnent sur la commune. La plus ancienne est celle du Carcanet, une des premières apparues dans la région au début du XXe siècle, construite par la Société Méridionale de Transport de Force, avec ses diverses conduites forcées amenant l'eau depuis le Capcir et le barrage de Matemale, construit en 1959. Cette eau traverse ensuite la montagne sous le Bousquet pour être turbinée à nouveau dans l'usine de Nentilla. L'autre usine est située à côté d'Usson (commune de Rouze, en Ariège)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de l'Invention-Saint-Étienne (Logo monument historique Classé MH (1982)) : église du XVIIIe siècle remaniée au XIXe siècle et au XXe siècle.
  • Une statue en marbre blanc de l'abbé d'Esperonnat, bienfaiteur du village qui de 1853 à 1866, reconstruisit l'église et fertilisa le pays en faisant creuser un canal pour irriguer les champs autour du village. La statue est peu expressive, l'abbé droit tient son bréviaire de la main gauche et le manche de sa pioche de la main droite, le fer reposant à terre.
  • Monument aux morts : Un poilu bleu en fonte, présentant son fusil Lebel et foulant au pied l'aigle de l'empire allemand. Une quarantaine de noms sont gravés dans le marbre du piédestal. Vu le nombre actuel d'habitants, ce monument rappelle que le village fut beaucoup plus peuplé au temps où les mines de Soumairac fonctionnaient, où Escouloubre-les-Bains hameau du village sur la vallée de l'Aude, était une station thermale aux eaux sulfureuses et sodiques appréciées. Deux plaques de marbre blanc portent les noms des quelques hommes du village décédés lors de la Seconde Guerre mondiale.
  • La.Grotte de l'Aguzou : grotte classée et protégée, gérée par l'ONF. Le réseau est constitué de 6 kilomètres de galeries semi-aménagées, avec une diversité et une profusion de concrétions. Visites autorisées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'abbé d'Esperonnat, bienfaiteur de la commune.
  • L'abbé de Roquelaure, chroniqueur.
  • Michel Flanzy (1902-1992), œnologue né sur la commune

Héraldique[modifier | modifier le code]

Escouloubre

Son blasonnement est : D'or à la fasce de gueules accompagnée de deux losanges du même.

Randonnée[modifier | modifier le code]

Le sentier de grande randonnée 7 (sentier européen E4) passe par Escouloubre dans l'étape de Mirepoix à Andorre-la-Vielle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « L'inventaire Rocque, Patrimoine Numérique en Ligne », sur mediatheques.legrandnarbonne.com (consulté le 20 février 2018)
  3. Poudou, Francis., Communauté de communes du canton d'Axat : Artigues, Axat, Bessede-de-Sault, Cailla, Counozouls, Escouloubre, Gincla ..., Vilatges al país-Ciném'Aude 2000, (ISBN 2950817866, OCLC 469824870, lire en ligne)
  4. Grau Torras, Sergi,, Berga Salomó, Eduard, et Cingolani, Stefano, 1949-, L'herètica pravitat a la Corona d'Aragó : documents sobre càtars, valdesos i altres heretges (1155-1324) (ISBN 9788499756998, OCLC 939396339, lire en ligne)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.