Famille Dax

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Famille Dax,
de Dax d'Axat et d'Ax de Cessales
Image illustrative de l'article Famille Dax
Armes

Blasonnement D'azur, au chevron d'or, chargé d'une quintefeuille de gueules ; l'écu timbré d'un casque d'argent taré de front montrant sept grilles d'or orné de ses lambrequins suivant les émaux de l'écu et surmonté d'une couronne de marquis (baron, branche d'Ax de Cessales); supports : un dragon au naturel à dextre et un lion aussi au naturel à senestre ; cimier : un blaireau au naturel taré de front issant la couronne, d'après [1]
Devise Decus et tutamen in armis
Branches Existantes : de Dax d'Axat et d'Ax de Cessales
éteintes : (de) Dax de Leuc, (de) Dax de La Serpent, (de) Dax de Colombiers
Période XVe siècle au XXIe siècle
Pays ou province d’origine Languedoc
Allégeance Royaume de France Royaume de France
Fiefs tenus Axat, Leuc, La Serpent, Cessales, Colombiers, Laprade, Cailla, Croux, Trèbes, Conilhac-de-la-Montagne, Saint-Martin-le-Vieil, Roquetaillade, Bouriège, Artigues, Aragon, Le Clat, Bourigeole, Montpeyroux, Saint-Félix-de-Pallières, Les Gardies, Le Lion, Mornac, Uhlac, Vayra, Ressan, Teissonière, Argentière, La Rouvière, Les Deux-Vierges, La Garrigue
Demeures châteaux : Axat, La Serpent, Leuc, Colombiers, Montpeyroux, Saint-Félix-de-Pallières, Les Gardies
Charges Consul de Carcassonne
Viguier de Carcassonne
Lieutenant du Sénéchal de Carcassonne
Conseiller du roi
Grand prévôt des maréchaux de France au royaume de Sicile
Gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi
Lieutenant des maréchaux de France dans l’étendue de la Sénéchaussée de Limoux
Pages du roi en sa Grande écurie et en sa Petite écurie
Premier page du roi
Maire de Montpellier
Conseiller-membre du gouvernement de l'Algérie Française
Consul général de L'Uruguay en suisse.
Fonctions militaires Gouverneur militaire des diocèses de Limoux et d'Alet
Capitaine de cent hommes d'armes des Compagnies d'ordonnance du roi
Capitaines des armées du roi et commandant de régiment
Officier supérieur de la Garde royale
Colonel, chef de bataillon et capitaines
Fonctions ecclésiastiques Évêque d'Alet
Abbés
Aumônier du roi
Grand vicaire et vicaire général, archidiacre et chanoines du chapitre de la cathédrale de Carcassonne
Récompenses civiles Ordre de Saint-Michel
Décoration du Lys
Légion d'honneur
Ordre des Arts et des Lettres
Ordre d'Isabelle-la-Catholique
Ordre royal de Léopold de Belgique[2].
ordre de Saint-Grégoire-le-Grand
Récompenses militaires Ordre royal et militaire de Saint-Louis
Légion d'honneur
Médaille militaire
Croix de guerre 1914-1918
Ordre royal et militaire de Saint Ferdinand d'Espagne
Preuves de noblesse
Autres Anoblissement par lettres patentes en 1457
Jugement de maintenue de noblesse en 1668[1].

La famille Dax ou d'Ax est une famille subsistante de la noblesse française originaire du Languedoc[3]. Elle possédait une branche aînée de Dax, aujourd'hui éteinte, et une branche cadette, maintenant séparée en deux rameaux : la famille d'Ax de Cessales et la famille de Dax d'Axat

Origine[modifier | modifier le code]

D'après Gustave Chaix d'Est-Ange, la filiation suivie de la famille Dax remonte à Roland Dax ou Days, bourgeois de Carcassonne[4], consul de cette ville en 1437 et 1443 et qui épousa Berthemine de La Jugie. Jougla de Morenas donne le même personnage comme premier auteur connu de cette famille[5].

Patronyme[modifier | modifier le code]

French heraldic crowns - marquis v2.svg
DECUS
ET TUTAMEN
IN ARMIS

(Énéide, Livre V, v. 262)
armes et devise de la famille
(de) Dax d'Axat et de Cessales

Le patronyme de cette famille s'est écrit de façon variable au cours des siècles. On trouve en effet à la fois : « Dax », « de Dax », « d'Acqs »[6], « Dacqs » « d'Ax » et « D'ax » et même « d'Achs » ou « d'Achy » [7] et enfin très anciennement sur la liste des consuls de Carcassonne: Daix (1433), d'Ays (1437) puis Days (1443).

Un jugement de 1824, autorisa Ange-Jean Michel d’Ax à modifier en son nom en celui de : de Dax[4]. Le rameau aîné de Cessales a conservé l'orthographe "d'Ax" et porte à l'état-civil "d'Ax de Cessales".

Noblesse : anoblissement en 1457[modifier | modifier le code]

Arnaud Dax (fils de Roland Dax, bourgeois de Carcassonne), consul de Carcassonne en 1452, 1458, 1465 et 1492 acquit en 1457 la seigneurie de Leuc dont il reçut l’investiture par lettres d’anoblissement de juillet 1457. Il avait épousé Jordanne Taverne, fille d’un marchand drapier de Carcasonne[4].

Titres portés :

  • Marquis d'Axat en 1776 pour une branche éteinte :

- Éric Thiou dans le Dictionnaire des titres et des terres titrées en France sous l’Ancien Régime indique qu'une branche de la famille Dax fut titrée marquis d'Axat en 1776[8].

- Charondas dans "A quel titre?" indique que le titre de marquis d'Axat est un titre emprunté et de courtoisie[9].

- Gustave Chaix d'Est-Ange indique : « Ange-Jean Michel d’Ax recueillit en 1788 l’héritage de son cousin, Marc Antoine de Dax, marquis d’Axat, dernier représentant de la branche aînée. Il prit alors le titre de marquis de Dax d'Axat. Il fut maire de Montpellier sous la restauration, obtint le 19 juillet 1824 un jugement du tribunal civil de cette ville décidant que son nom patronymique serait celui de : de Dax »[4].

  • Baron de Cessales :

- Titre de courtoisie d'après Charondas[10].

Généalogie simplifiée[modifier | modifier le code]

  • Roland Dax, bourgeois de Carcassonne, consul de cette ville 1437 et 1443. Marié à Bethemine de la Jugie[5], il teste en 1445.
    • Son fils Arnaud Dax, consul de Carcassonne en 1452, 1458, 1465 et 1492. Sgr de Leuc. Marié à Jordanne Taverne. Anobli en juillet 1457. Il teste et meurt en 1478[4].
      • Leur fils, Jean Dax I, damoiseau, Sgr d'Axat, de Leuc et de la Serpent. Lieutenant du sénéchal de Carcassonne, viguier de Carcassonne en 1491. Il servit dans l'armée du roi Charles VIII contre le roi de Naples et de Sicile. Teste en 1494. Tué en 1495 au siège de Gaète. Marié en 1476 à Constance de Narbonne ; il en eut : François qui suit, Pierre et Antoine, abbé de Saint-Polycarpe et évêque d'Alet en 1565[4].
        • François Dax I, écuyer, Sgr d'Axat, de Leuc et de la Serpent, épousa en 1514 à Marguerite de Narbonne-Pelet et en 1524 Geoffrine de Saint-Julien. Du premier lit il laissa Jean qui suit, et du second lit il eut trois autres enfant : Pierre, écuyer, chevalier de l'ordre du roi, Sgr de La Serpent, gouverneur des diocèses de Limoux et d'Alet auteur d'un rameau maintenu dans sa noblesse en 1668 et éteint au XVIIIe siècle ; Arnaud, archidiacre d'Alet et chanoine de Carcassonne en 1567 ; Paul, écuyer ; et Isabeau, religieuse[4].
          • Jean Dax II, Sgr de Leuc et de Trevas, chevalier de l'ordre du roi. Il acquit en 1591 une partie de la seigneurie de Cessales. Il épousa en 1551 Marguerite de Saint-Félix dont il eut : François qui suit ; Pierre ; et Geofrine[1].
            • François Dax II, écuyer, Sgr de Trévas, marié en 1578 à Anne d'Astorg, dont : Paul ; et Raymond qui suit[1].
              • Raymond Dax, Sgr d'Axat, d'Artigues et du Caila. Marié en 1614 à Delphine de Monstron, il eut : Jean ; et Anne qui suivent[1].
                • BRANCHE AINEE (éteinte) :
                • Jean Dax III, écuyer, sgr d'Axat et de Leuc, dit « le baron d'Axat », lieutenant des maréchaux de France dans l'étendue de la sénéchaussée de Limoux en 1666. Marié en 1661 à Isabeau de Bruyeres-Chalabres. Il teste en 1673. Dont François qui suit[1].
                  • François Dax III, écuyer, sgr d'Axat et d'Artigues, connu sous le titre de Marquis d'Axat, allié en 1701 à Isabeau de Bruyères-Chalatre, et père de Guillaume-Tranquille qui suit et Jean-Aimeri[5].
                    • Guillaume-Tranquille Dax, né en 1705, chevalier, dit le Marquis d'Axat, page de la Grande Ecurie du Roi en 1722. allié en 1726 à Henriette de Grégoire des Gardies dont Marc-Antoine qui suit[5].
                      • Marc-Antoine Dax, dit le Marquis d'Axat, reçu page de la Grande Ecurie du Roi en 1743. épousa en 1756 Mlle de Saint-Priest. Il mourut sans postérité dernier de sa branche en 1788[5].
                • BRANCHE CADETTE:
                • Anne Dax, , sgr de Cessales, allié en 1678 à Isabeau d'Esperonnat de Saint-Ferriol, fut père de Jean qui suit[5].
                  • Jean Dax, sgr baron de Cessales, allié en 1719 à Marthe-Paul de Cezat eut Jean-César et Jean qui suit[5].
                    • Jean Dax, Chevalier, comparait en 1789. De Marie-Thérese Chiavary il eut Ange-Jean-Michel qui suit[5].
                      • Ange-Jean-Michel Dax, il recueillit en 1788 l’héritage de son cousin, Marc Antoine de Dax, dit le marquis d’Axat, dernier représentant de la branche aînée. Il fut maire de Montpellier sous la restauration et mourut en 1847[5].

Personnalités[modifier | modifier le code]

(Section à compléter avec des références à des sources secondaires précises pour les informations aux personnages indiqués.)

  • Jean Dax (décédé en 1494), seigneur de Leuc de la Serpent, d’Axat. Lieutenant du Sénéchal de Carcassonne puis viguier de ladite ville. Nommé conseiller et grand chambellan du roi Charles VIII, grand prévôt des maréchaux de France au royaume de Sicile[1].
  • Arnaud Dax, archidiacre d'Alet et chanoine de Carcassonne en 1567[1].
  • Antoine Dax, chanoine et préchantre d’Alet, abbé de Saint Polycarpe. Nommé le 26 septembre 1564 évêque d’Alet. Il vivait encore en 1571[11]. Il présida l'assemblée du 2 novembre 1569 des États de Languedoc[12].
  • Pierre Dax, écuyer. sgr de La Serpent, chevalier de l'Ordre du Roi, gouverneur des diocèses de Limoux et d'Alet[1].
  • Jean Dax, seigneur d’Axat et de Leuc, lieutenant des maréchaux de France dans l’étendue de la Sénéchaussée de Limoux en 1666[1].
  • Marc-Antoine Marie-Thérèse Dax d’Axat, dit marquis d’Axat (1728-1788). Reçu page du roi en sa Petite écurie en 1743. Représentant du prince de Conti aux États généraux de Languedoc en 1761. À cette occasion sa noblesse fut soumise à la vérification des États, ce qui donna lieu à la rédaction d'un rapport favorable lui permettant d'être reçu par les États et d'y siéger. Il fut nommé par lettres des États de Languedoc du 18 janvier 1788 « Commissaire à l'effet de procéder à la vérification des titres de la noblesse de la province ». Il fonda les forges d'Axat pour la création desquelles il obtint un arrêt du conseil du roi du 8 juin 1756 et des lettres patentes du 16 août 1756 autorisant leur construction. Il avait épousé en 1756 Mathurine Guignard de Saint-Priest (fille du vicomte de Saint-Priest, intendant du Languedoc et conseiller d'État) dont il n’eut pas d’enfants. En lui s'éteignit la branche aînée des Dax.
  • Ange-Jean Michel Bonaventure de Dax d'Axat (1767-1847) dit marquis d’Axat. Cadet gentilhomme à l'École militaire en 1782, sous-lieutenant en 1784, il émigre en 1792 en Espagne et fait les campagnes de 1793-1794-1795 dans l'Armée des émigrés. Incorporé en 1796 dans le régiment de Bourbon, il rentre en France en 1797. Chef de bataillon en 1817, il est fait chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis en 1814, chevalier de la Légion d'honneur, décoré du Lys. Maire de Montpellier de 1814 à 1830, il est exilé aux Cent-Jours. Il donne sa démission en 1830 lorsque Louis-Philippe Ier monte sur le trône en tant que roi des Français. Premier président de la Société des beaux-arts de Montpellier, il encourage la création du musée Fabre, principal musée d'art de Montpellier, ouvert au public en 1828 à la suite d'une donation du peintre et collectionneur François-Xavier Fabre. Il agrandit les forges et laminoirs d'Axat créés avant la Révolution par son cousin de la branche aînée Marc-Antoine de Dax d'Axat dont il sera l'héritier en 1788.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Chevaliers de l'ordre du roi, de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, plusieurs décorés du Lys, de la médaille militaire, de la croix de guerre 1914-1918. Un chevalier : de l'ordre d'Isabelle-la-Catholique, de l'ordre royal et militaire de Saint-Ferdinand d'Espagne, de l'ordre royal de Léopold de Belgique[2], de l'ordre des Arts et Lettres, un commandeur et une dame de l'ordre pontifical de Saint-Grégoire-le-Grand.

Les Dax furent aussi reçus pages du roi en sa Grande écurie en 1722 et en sa Petite écurie en 1743.

Armoiries[modifier | modifier le code]

"D'azur, au chevron d'or, chargé d'une quintefeuille de gueules", l'écu timbré d'un casque d'argent taré de front montrant sept grilles d'or orné de ses lambrequins suivant les émaux de l'écu et surmonté d'une couronne de marquis (baron, branche d'Ax de Cessales); supports : un dragon au naturel à dextre et un lion aussi au naturel à senestre; cimier : un blaireau au naturel taré de front issant la couronne[1].

Devise[modifier | modifier le code]

« Decus et tutamen in armis » (parure et protection sous les armes, Énéide, livre V, v. 262)

Plusieurs

Alliances[modifier | modifier le code]

Arnaud de Neffièes, de Narbonne, de Pelet, de Sarret, de Saint-Felix, de Montesquiou, d’Astorg, d’Astarac, de Bénavent, de Monstron d’Escouloubre, de Bruyères de Chalabre, de Castéras de Villemartin, de Grégoire des Gardies, Guignard de Saint-Priest, de Saunhac, Lannes de Montebello, de Chiavary, Durand de Fontmagne, de Fréjacques de Bar, du Puy d’Alverny, de Génibrouse, de Villeneuve, de Saint-Jean, de Béon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Louis-Pierre d'Hozier « Armorial général de la France », Firmin-Didot 1738, volume 1, page 187.
  2. a et b voir "Le livre d'or de l'ordre de Léopold et de la croix de fer, Supplément" : [1] et J. Vilain, La France moderne, tome III, 1, p.730.
  3. E. de Séréville, F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1977.
  4. a, b, c, d, e, f et g Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, vol. 13 (lire en ligne), p. 17(-177
  5. a, b, c, d, e, f, g, h et i Henri Jougla de Morenas "Grand Armorial de France, tome 3, page 156.
  6. La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique,1765, tome 7, col. 480.
  7. Claude de Vic, Joseph Vaissete, Ernest Roschach, Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificatives, 1876, vol. 4, p. 424.
  8. Éric Thiou, Dictionnaire des titres et des terres titrées en France sous l’Ancien Régime, éditions Mémoire et Documents, Versailles, 2003, page 58.
  9. Charondas À quel titre ?, vol. 36, 1970
  10. Charondas, À quel titre ?, vol. 36, 1970 : « Baron de Cessales et marquis d'Axat : Titres empruntés ».
  11. Claude de Vic, Joseph Vaissete, Ernest Roschach « Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificatives », 1876, volume 4, page 424.
  12. Joseph Vaissète, Du Mège « Histoire générale de Languedoc » 1840, page 59.