Environnement en Chine

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L'environnement en Chine est l'environnement de la Chine, à savoir l'ensemble des composants naturels du pays, et l'ensemble des phénomènes et interactions qui s'y déploient. C'est une source très sérieuse de préoccupation depuis que la République populaire de Chine s'est lancée dans un développement sur le modèle occidental. Depuis les années 1980, la Chine a en effet privilégié un modèle de développement qui donne la priorité à la croissance économique tirée par les exportations, similaire à celui de nombreux autres pays émergents d'Asie de l'Est. La Chine a de ce fait de piètres performances sur le plan environnemental : elle se classe en effet en 2012 au 116e rang mondial de l'Environment Performance Index de l'Université de Yale[1]. La Chine est le 1er émetteur de gaz à effet de serre sur Terre, devant les États-Unis[2], et 75 % de la production de bois mondiale est importée en Chine.

Une des conséquences négatives sérieuses du développement économique chinois de ces dernières décennies est la surexploitation des ressources naturelles, l'augmentation de la pollution et du smog. De nombreux déchets encombrants ne sont pas convenablement éliminés. Les pollutions (pollution de l'eau, pollution atmosphérique, pollution de l'air intérieur...) sont une source importante de problèmes de santé à travers le pays, et entraînent de 750 000[3] à 2,2 millions[4] de morts prématurées chaque année. L'environnement pollué de la Chine est pour l'essentiel un résultat du développement rapide du pays et donc d'une grande augmentation de la consommation d'énergie primaire, qui est principalement fournie par les centrales électriques au charbon. La Revue Forbes rapporte que 10 des 10 villes les plus polluées dans le monde étaient en Chine en 2006[5].

La biodiversité en Chine[modifier | modifier le code]

La Chine est un des 17 pays mégadivers identifiés en juillet 2000 par le programme des Nations unies pour l'environnement[6]. La Chine couvre en effet sept zones climatiques et une grande variété d’habitats, qui abritent un huitième des espèces de la Terre. Les provinces occidentales sont arides ou connaissent des périodes de sécheresse (bassins intérieurs, désert de Gobi, Désert du Taklamakan). Une partie du pays est en zone montagneuse (Himalaya, Tian Shan, Qilian Shan...) ou à une géographie de plateaux de hautes altitudes (Tibet).

La situation est cependant critique, avec un taux de disparition de la biodiversité particulièrement élevé[7].

Il existe un certain nombre d'espèces endémiques telles que Ottelia acuminata (plante aquatique à fleur blanche), le renard du Tibet...

La Chine compte un certain nombre de parcs nationaux, de réserves nationales, et de sites classés à l'UNESCO, dont les Sanctuaires des pandas géants du Sichuan regroupant sept réserves naturelles et neuf parcs paysagers et abritant plus de 30 % de la population de pandas géants.

Pollutions[modifier | modifier le code]

Les émissions de gaz à effet de serre (GES)[modifier | modifier le code]

La Chine est le 1er émetteur de gaz à effet de serre sur Terre, devant les États-Unis[2]. Ces deux pays représentent plus de 40 % du total des émissions[8]. En 2015, la Chine annonce avoir produit près d’un milliard de tonnes de plus de dioxyde de carbone par an par rapport aux calculs initiaux[9]. Les émissions de dioxyde de carbone contribuent massivement au réchauffement climatique, avec un impact majeur de celui-ci sur l'environnement. Le charbon est de loin la source d’énergie qui contribue le plus au réchauffement climatique (pour la même production d'énergie).

La pollution de l'air[modifier | modifier le code]

L'air de Pékin un jour après la pluie (gauche) et un jour ensoleillé mais avec le smog (droite)

Le développement industriel rapide de la Chine provoque une augmentation de la pollution atmosphérique, en particulier dans les grandes agglomérations du pays[10]. 29 villes chinoises, rassemblant 90 millions de citadins, ont ainsi connu plus d'un mois d'alerte à la pollution en 2013 (seuil d'alerte déclenché à partir de 150 microgrammes par mètre cube d'air de particules fines)[11]. Dans ce contexte, Li Keqiang, Premier ministre chinois, a déclaré le 13 mars 2014 que « le gouvernement punira sévèrement les émetteurs (polluants) illégaux » et ajouté que « nous allons déclarer la guerre à notre propre modèle de développement et notre mode de vie non durable et inefficace »[12].

Une étude, publiée en juin 2013, réalisée par l’ONG Greenpeace et des experts américains, est centrée sur les 196 centrales à charbon situées à la périphérie de Pékin. Cette pollution a fait mourir près de 2 000 Pékinois en 2011, et environ 8 000 dans la province du Hebei (au nord-est du pays)[13]. Cette province était, en 2014, la plus polluée de Chine[14].

Dans le nord de la Chine, où l’usage du charbon est le plus élevé, alors que l’Organisation Mondiale de la Santé recommande une concentration en particules fines PM 2.5 inférieure à 12,5 µg.m-3, ce seuil est dépassé plus de 300 jours par an[2]. Pour cette zone, de 1981 à 2001, la pollution liée au chauffage gratuit au charbon a diminué de 5 ans et demi l'espérance de vie[15]. Au total, la pollution de l'air en Chine aurait provoqué 1,2 million de morts prématurées en 2010, soit près de 40 % du total mondial des morts prématurées dues à la pollution dans le monde[11].

Selon une étude de l'Académie américaine des sciences, les pluies acides générées par l'industrie chinoise seraient responsables de près d'un quart de la pollution aux sulfates constatée dans l'ouest des États-Unis[16].

La présence de particules fines à Pékin est liée :

  • pour 31 % aux gaz d'échappement ;
  • pour 22 % à la combustion du charbon ;
  • pour 18 % aux rejets industriels ;
  • et pour 14,3 % aux émissions de poussière. Ce chiffre atteint plus de 20 % à Nanchang et Jinan[17].

La pollution de l'eau[modifier | modifier le code]

Chaque année, la Chine consomme 600 milliards de mètres cubes d'eau, soit les trois-quarts des ressources hydriques exploitables. Cette situation se traduit par d'importantes pénuries d'eau, une augmentation de la pollution des cours d'eau et la dégradation des écosystèmes aquatiques. En 2011, selon le ministère chinois des ressources hydrauliques, 40 % des cours d'eau du pays ont été sérieusement pollués par le déversement de 75 milliards de tonnes d'eaux usées et de déchets divers[18].

Le cadmium présent dans l'eau, qui sert à l’arrosage des rizières, se retrouve dans une partie importante de la production de riz[19].

Tibet : pollution de l'eau et protection[modifier | modifier le code]

Avant 2011, les eaux usées de Lhassa étaient rejetées sans traitement dans les rivières. En juillet 2011, la première usine de traitement des eaux usées, conçue pour traiter 50 000 tonnes d'eaux usées par jour, a été mise en service[20].

La pollution des sols[modifier | modifier le code]

Dix millions d’hectares de terres cultivées (soit 10 % du total) sont pollués par des métaux lourds[21].

La gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Depuis 2005, la Chine est le pays qui produit le plus de déchets industriels ou municipaux avec 300 millions de tonnes par an[22]. Les villes chinoises produisent chaque année 149 millions de tonnes d’ordures (2007), dont moins de 20 % sont recyclées[23].

En raison de leur mode de vie et aussi parfois pour des raisons d'hygiène, les Chinois utilisent une part d'objets jetables en plastique, comme les couverts jetables (la production de couverts jetables atteindrait 50 milliards de pièces[24]) qui contribuent au volume de déchets.

On estime par ailleurs à 8,8 millions de tonnes par an le volume de déchets plastiques rejeté par la Chine dans les océans[25]. C'est ainsi le pays qui a le rejet le plus important au monde[25].

Impacts sur les milieux naturels[modifier | modifier le code]

Activités humaines[modifier | modifier le code]

Culture de riz en terrasses, avant plantation, dans le Yunnan (Chine)
Vue du Barrage des Trois Gorges, sur le Yangzi Jiang, en 2009.

L'agriculture, l'industrie et les transports ont un impact important sur le territoire.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Agriculture en Chine.
Riziculture dans le Guangxi

La Chine occupe le premier rang de la production agricole, notamment de céréales. De nos jours, 10% du PIB de la Chine provient de l'agriculture. C'est également le premier producteur de tabac et de loin : 2,5 Mt en 2011. Il s'agit aussi du premier pays producteur de riz (28 % de la production mondiale), de thé (33 %), de blé (17%) et du deuxième producteur de maïs (21 %). 90 % des productions agricoles se concentrent dans la moitié est du pays, et seulement environ 15 % de la superficie nationale est cultivable.

Entre 1991 et 2002, la consommation de viande des Chinois a été multipliée par quatre. Les élevages industriels de porcs et de volailles se concentrent sur le littoral et en accentuent la pollution[26].

La Chine est le premier producteur mondial de coton, avec un impact environnemental important. Il est en effet très consommateur en eau et en pesticides. Par ailleurs, au cours des années 2000, le coton chinois est majoritairement un OGM. Un article de Nature paru en juin 2012 indique néanmoins que cette utilisation d'OGM a entrainé une diminution de l'utilisation d'insecticides chimiques, ce qui a entrainé une augmentation des populations de coccinelles, araignées et chrysopes[27].

Chasse, pêche et braconnage[modifier | modifier le code]

Le tigre est principalement menacé au niveau international par le braconnage et le commerce illégal, destiné notamment au marché chinois. Depuis près d’un millénaire, il est utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise[28].

Industries[modifier | modifier le code]

Le secteur de l'industrie chinoise consomme énormément de ressources naturelles mondiales (matières premières). 75 % de la production mondiale de bois part pour la Chine, une grande partie des forêts étant exploitée illégalement. Le bois est exporté brut vers la Chine où il est transformé avant d’être réexporté essentiellement vers l’Europe[29]. L'impact carbone est double, avec d'une part la diminution de la surface forestière mondiale, et d'autre part le bilan carbone lié au transport des marchandises.

L'industrie textile est également extrêmement développée, avec des exportations très importantes. Dans un rapport récent, Greenpeace révèle des taux de pollution élevés et la présence de cinq métaux lourds dans les eaux de deux villes de la province de Guangdong, au sud-est du pays : Xintang, la « capitale du monde des jeans », et Gurao, une ville industrielle où 80 % de l'économie tourne autour de la confection de sous-vêtements. Pour l'ONG, les pollutions auxquelles sont confrontées ces deux villes sont emblématiques de l'industrie textile chinoise dans son ensemble, qui devrait revoir ses pratiques et sa réglementation.

Transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport en Chine.

Impacts de l'urbanisation[modifier | modifier le code]

L'artificialisation des sols est très importante à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle. D'après Jean-François Doulet[30], dans les années 2010, la surface urbanisée en Chine a quasiment quadruplé depuis le début des années 1980. L'artificialisation est estimée[Quand ?] à l'équivalent de deux fois la surface de l'Île-de-France chaque année ; et une estimation à 15 ans porte sur une surface équivalente à la surface actuellement urbanisée de l'Europe[31].

L'urbanisation consomme énormément de ressources non renouvelables (pétrole, eau, sable...). Elle s'est réalisée en grandes zones monofonctionnelles et en infrastructures imposantes, ce qui a créé un surcroît de mobilité avec un impact négatif sur le bilan environnemental. De plus, la construction des logements s'effectue sans adéquation avec la demande réelle, certaines villes devenant des villes fantômes[31]. On estime à 65 millions le nombre de logements vides en Chine[32].

Les politiques de villes nouvelles ou de grands projets d'infrastructures se réalisent souvent sans aucune prise en compte du site, avec des impacts environnementaux très forts (en termes de destruction de paysage, de perturbation du fonctionnement hydrologique (par exemple du Yangzi Jiang ou Yangtsé)[33], géologique et climatique local et donc du fonctionnement écologique des sites) : montagnes arasées (par exemple 700 sommets à Baidaoping près de Lanzhou !)[34], plaines forestières ou agricoles inondées (Barrage des Trois-Gorges dans les années 2000)... Les impacts sociaux sont également importants : populations déplacées (plus de 1,8 million d'habitants pour le barrage), destruction de sites historiques et archéologiques...

Enfin, la Chine pratique plutôt la démolition pour reconstruire que la réhabilitation, même pour son patrimoine bâti remarquable. Mais il existe aussi des projets d'écovilles et d'écoquartiers.

Impacts de la déforestation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : déforestation en Chine.
Déforestation dans la province du Yunnan

La Chine a connu durant des siècles une déforestation croissante, accélérée par l'industrialisation, et en particulier lors du Grand bond en avant. Confrontée à de graves problèmes d’érosion des sols, d’inondations et de désertification, la Chine met en œuvre depuis 1998 une véritable politique forestière à travers le « National Forest Protection Program ». La superficie des forêts est ainsi passée de 12 % du territoire en 1990 à 20 % en 2010, totalisant 195 millions d’hectares (2/3 de forêts naturelles, 1/3 de forêts plantées)[7].

Mais dans le même temps, la Chine amplifie la déforestation mondiale. 75 % de la production mondiale de bois part pour la Chine, une grande partie des forêts étant exploitée illégalement, notamment en Afrique[29].

Impacts sur la santé publique[modifier | modifier le code]

Troubles de la santé au quotidien[modifier | modifier le code]

La forte pollution de l'environnement entraîne une baisse du niveau de qualité de vie pour l'ensemble de la population chinoise. Il s'agit aujourd'hui d'un problème de santé publique majeur. La pollution atmosphérique, la plus visible au quotidien, est devenue une des principales préoccupations des chinois, et une grande source de mécontentement. La qualité médiocre de l'air respiré engendre l'apparition de symptômes tels que les maux de tête, une gêne respiratoire, de la toux...

Morts prématurées[modifier | modifier le code]

La pollution est aussi à l'origine de nombreux cancers, de problèmes cardiovasculaires et respiratoires. L'estimation du nombre de morts prématurées en Chine en raison des pollutions a varié dans le temps et selon les auteurs et les données analysées[35] :

  • En 2007, un rapport de la Banque mondiale sur la pollution fait état de 750 000 décès prématurés par an en Chine[3], dont 656 000 à cause de la pollution de l'air[36].
  • L'OMS (article du Figaro daté de 2009) a calculé que la pollution atmosphérique provoquerait la mort prématurée de 300 000 personnes par an, et la mauvaise qualité de l'air intérieur 420 000 [37]. Ces chiffres sont revus à la hausse par cet organisme en 2014. Pour l'année 2012, il chiffre la mortalité liée à la pollution de l'air à 2,3 millions de personnes en Asie du Sud-Est (pour un total mondial de 7 millions de décès), dont environ 0,9 millions de décès liés à la pollution atmosphérique et 1,7 à la pollution de l'air intérieur[38].
  • En 2010, la pollution atmosphérique chinoise a causé près de 1,2 millions de décès prématurés d'après un rapport du Healt Effect Intitute (spécialistes chinois de la santé publique) repris dans la revue médicale britannique The Lancet en 2012[35],[15].
  • Chaque année, 350 000 à 500 000 personnes meurent prématurément de la pollution atmosphérique en Chine, selon l’Académie des sciences sociales de Shanghai (revue médicale britannique The Lancet, 2014)[35]. Dans la même revue, la même année, le chiffre global de 2,2 millions de décès prématurés par an liés à la mauvaise qualité de l'air est avancé par le docteur Jeffrey Koplan, de l'Université Emory à Atlanta[4].

Impact économique[modifier | modifier le code]

L'importance des impacts sanitaires de la pollution en Chine conduit à l'augmentation du coût du traitement de ces maladies par les pouvoirs publics dans les grandes villes, comme la capitale Pékin.

Outre la santé publique, la pollution a des conséquences plus générale sur l'économie ; à chaque pic les aéroports, les écoles, les autoroutes sont fermées, les usines sont à l'arrêt forcé, l'image du pays est entachée et l'attraction de touristes, source non négligeables de revenus du pays, déchante.

Le Ministère de l’Environnement chinois (MEP) estime que la pollution réduit annuellement le PIB national de près de 3,1 %[2].

Pression sur les ressources non renouvelables[modifier | modifier le code]

Plaine de la Chine du Nord : pénuries d'eau[modifier | modifier le code]

Dans la grande plaine du Nord de la Chine, la pénurie d'eau s'élève à quelque 5 000 millions de mètres cubes d'eau pour les collectivités et l'industrie, et à 35 000 millions de mètres cubes pour les activités agricoles. Cela représente environ 70 % du débit total moyen à long terme du fleuve Jaune. L'importance des prélèvements dans cette zone et en aval provoque l'assèchement du fleuve avant qu'il n'atteigne la mer pendant environ 200 jours par an[39]. Cela prive l'agriculture du delta de l'eau d'irrigation nécessaire pour porter la production au maximum sur les plaines fertiles en aval, et cela incite à pomper l'eau dans la nappe phréatique, dont le niveau baisse inexorablement[40].

Ressources énergétiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Énergie en Chine.

La Chine est le premier consommateur d'énergie au monde (depuis 2010)[41] et le premier importateur mondial de pétrole (depuis septembre 2013)[42]. La Chine est parvenue à augmenter le taux d'électrification jusqu'à 99 % en 2009.

Hydrocarbures[modifier | modifier le code]

Centrale chinoise à charbon.

Il existe plusieurs champs d'hydrocarbures en Chine, et plusieurs blocs d'exploration offshore.

50 % de la consommation mondiale de charbon se fait en Chine, d'après l'IEEFA (Institute for Energy Economics and Financial Analysis)[43]. L'énergie primaire est principalement fournie par les centrales électriques au charbon. En 2013, la Chine a représenté 50,5 % de la production mondiale de charbon. En 2011, la Chine a brûlé 3,47 milliards de tonnes de charbon quand le reste du monde en consommait 3,9 milliards. Les émissions de GES dus à cette consommation ont de larges répercutions environnementales. Elles sont également responsable du « smog » visible dans les villes tel que Tianjin, Pékin ou Hong Kong.

Haerwusu est la plus grande mine de charbon à ciel ouvert du pays, qui en compte 8 principales[43]. En 2015, La Chine indique que la consommation par combustion de charbon est plus importante que d'après les calculs initiaux (des usines et petites entreprises ayant été oubliées dans ces précédents calculs économiques)[9]. Les nouveaux chiffres ajoutent environ 600 millions de tonnes à la consommation de charbon de la Chine en 2012, soit 17 % de plus[9], pour un total de plus de 4 milliard de tonnes de charbon consommé en 2012.

Ressources minières[modifier | modifier le code]

6 centrales nucléaires sont par ailleurs en activité en 2015, 4 en projet dont 1 EPR[43]. Toutes sont situées sur ou à proximité de la cote. Une mine d'uranium est exploitée au nord-est du territoire chinois.

La Chine exploite également les énergies renouvelables : solaire photovoltaïque individuel et centrales solaires (11 en 2015), parcs éoliens (plus de 20), 12 grands barrages hydrauliques dont le barrage des Trois-Gorges, plus grande centrale hydroélectrique au monde, 6 usines marémotrices[43]...

Les ressources produites par le pays ne suffisent plus, et le régime de Pékin met en place des stratégies d'approvisionnements depuis les pays étrangers pour sécuriser ses réserves et stabiliser ses approvisionnements. Pour cela, elle compte en grande partie sur le voisin russe, mais aussi sur ses nombreuses concessions en Afrique notamment.

Ressources minérales[modifier | modifier le code]

Au début des années 2010, la Chine consomme 1/4 du sable extrait sur la planète, alors qu'elle compte 65 millions de logements vides[32].


Exposition aux risques[modifier | modifier le code]

Catastrophes naturelles[modifier | modifier le code]

  • En Chine, des inondations en août 1954 dans le secteur de Dongting firent près de 40 000 victimes, et en juillet 1959, de nouvelles inondations firent environ 100 000 morts[44].
  • Le 4 janvier 1970, un séisme au sud de la Chine (Yunnan) fit environ 10 000 victimes[44].
  • Le 1er mai 1974, un séisme dans les Provinces de Sichuan et Yunnan fit plus de 10 000 victimes[44].
  • Le séisme de 1976 à Tangshan, au nord-est de la Chine, les 27 et 28 juillet, fit plus de 240 000 à 290 000 victimes[44].

Risques chimiques[modifier | modifier le code]

Greenpeace Asie, une ONG de défense de l'environnement, indique que « 13 accidents liés à des explosions dans des usines de produits chimiques se sont produits en Chine » depuis le 1 janvier 2015. Elle considère que « la gravité des explosions de Tianjin en 2015 doit servir de signal d’alarme pour le gouvernement chinois » et demande de « combler les lacunes de la réglementation en vigueur et de veiller à ce qu’elle soit appliquée de manière effective. »[45].


Politique environnementale en Chine[modifier | modifier le code]

Accords internationaux[modifier | modifier le code]

La Chine n'était pas concernée par le Protocole de Kyoto, alors qu'elle était alors le 2e plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde, derrière les États-Unis. La Conférence de Copenhague de 2009 sur le climat est l'occasion de renégocier un accord international sur le climat remplaçant le protocole de Kyoto. Les pays émergents sont alors intégrés au processus.

Depuis 1981, la Chine a adhéré à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction[28].

Une politique attendue des populations locales[modifier | modifier le code]

La population, de plus en plus consciente de la gravité du problème lié à la pollution par les centrales énergétiques et les transports, s'indigne de la dégradation de l'air lié aux particules produites par les chauffages au charbon et les gaz d'échappements, parfois au point de porter officiellement plainte contre le département local de la protection environnementale. C'est en effet ce qu'a fait, au mois de février 2014 un habitant du Hebei. « La province du Hebei (nord) a enregistré le plus grand nombre de plaintes du public concernant la pollution, a révélé jeudi le ministère de la protection de l'environnement » selon le site http://french.peopledaily.com.cn/ dans un article consacré à la forte proportion de plaintes enregistrées dans la ville. Hebei est une des plus grandes productrices d'acier en Chine, souvent confronté au smog. L'augmentation des plaintes de ce type met en lumière la lassitude des citoyens face aux dangers que représente le mode de production d'énergie utilisés par le pays et du « développement sale » de celui-ci.

Réformes mises en place[modifier | modifier le code]

De nouvelles réformes sont mises en place par les autorités depuis 2012 pour favoriser la diminution de la pollution de l'air, et qui rend plus drastiques les normes de mesures de la qualité de l'air. Le 13e plan quinquennal, formellement adopté en mars 2016, reprend les deux points d’articulation de la nouvelle stratégie climatique : atteindre en 2030 au plus tard son pic d’émissions et porter à cette même date à 20 % la part des énergies non fossiles dans le mix énergétique chinois[46].

Déplacements[modifier | modifier le code]

Sur les 50 villes de plus de 2 millions d’habitants, 17 ont au moins une ligne de métro[2].

Les systèmes de vélos en libre service se développent.

Information sur la qualité de l'air[modifier | modifier le code]

La ville de Shanghai a pris l'initiative de mettre en place un site internet d'information sur la qualité de l'air. La population peut donc utiliser ce genre d'application pour prendre ses précautions et ainsi limiter les déplacements superflus les jours d'alerte.

Énergies renouvelables[modifier | modifier le code]

Les installations photovoltaïques individuelles sont vigoureusement soutenues par le gouvernement[43]. La Chine a décidé de devenir le leader mondial de la production d'énergie solaire photovoltaïque, en dépassant l'Allemagne[14].

La Chine a la plus grande production éolienne en 2012, avec 63 GW d'installations capables de fournir 100 térawattheures.

Néanmoins, la production d'électricité issue d'énergies renouvelables représente moins de 3 % du total en Chine[43].

Réduction du recours aux énergies fossiles[modifier | modifier le code]

La consommation de charbon a diminué de 2,1 % en 2014[43]. - A vérifier, cf. déclaration d'émissions supplémentaires en novembre 2015.

Recherche[modifier | modifier le code]

Des centres de recherche étudient les pollutions (eau, sol...) afin de trouver des solutions adaptées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Environment Performance Index établi par l'Université de Yale
  2. a, b, c, d et e « La ville durable : axes majeurs en Chine », sur china-europa.org (consulté le 20 juin 2015)
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  4. a et b Claude Leblanc, « Face à la pollution, les Chinois commencent à changer de ton », lopinion.fr,‎ (lire en ligne)
  5. http://www.forbes.com/logistics/2006/03/21/americas-most-polluted-cities-cx_rm_0321pollute.html
  6. Biodiversity Theme Report Prepared by: Dr Jann Williams, RMIT University, Authors Published by CSIRO on behalf of the Department of the Environment and Heritage, 2001 ISBN 0 643 06749 3
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  8. Petar Kujundzic, « Un accord historique entre les États-Unis et la Chine - Les gros pollueurs ont peur de l'effet de serre », Paris Match,‎ (lire en ligne).
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  10. Chine : la très forte pollution suscite une irritation croissante Le Monde, 14 janvier 2013
  11. a et b Audrey Garric, La carte des villes chinoises les plus touchées par la pollution, blog du Monde "Chroniques pour une économie sociale et durable", le 26 mars 2014, consulté le 28 mars 2014
  12. La Chine veut relever un triple défi: emploi, corruption et environnement , dépêche AFP, site Le Point.fr, le 13 mars 2014, consulté le 13 mars 2014
  13. Pékin empoisonné à l'arsenic, cadmium et autre nicke Libération, juin 2013
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  17. Song Lei, Xie Minmin, Zhao Enche, « Chine : trop de chantiers, trop de poussières », Jingji Guancha Bao (Courrier international), no 1277,‎
  18. Yang Jian, China's river pollution 'a threat to people's lives, Shangai Daily, repris par People's Daily Online, consulté le 28 août 2013
  19. Le riz au cadmium sème la panique en Chine Le Point, juin 2013
  20. Chine : fin de la construction de la première entreprise de traitement des eaux usées à Lhassa, Le Quotidien du peuple en ligne, 15 juillet 2011.
  21. Xu Qi, « Des terres chargées en métaux lourds » Courrier international no 853, du 8 au 14 mars 2007, p. 37
  22. Alain Faujas, « Les ordures, source de pollution et de matière secondaire », dans Courrier international du 14-06-2009, [lire en ligne], mis en ligne le 13-06-2009
  23. Liaowang Xinwen Zhoukan, « Ces milliards perdus à cause de la pollution », dans Courrier international, no 853, du 8 au 14 mars 2007, p. 36 : extrait du « Rapport 2004 sur l’évaluation de l’économie nationale verte en Chine » écrit par l’Administration nationale pour la protection de l’environnement (SEPA)
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  36. (en) Chinese Air Pollution Deadliest in World, Report Says. National Geographic News. 9 juillet 2007.
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  39. Eau et agriculture, sur le site de la FAO
  40. Lester Brown, Éco-économie, une autre croissance est possible, écologique et durable, Seuil, 2001, p. 69
  41. La Chine est le premier consommateur d'énergie en valeur absolue, mais, par habitant, elle reste loin derrière les États-Unis (quatre fois plus) ou certains États du Golfe arabo-persique.
  42. Jean-Michel Bezat, « La Chine, premier importateur de pétrole du monde », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  43. a, b, c, d, e, f et g Zhu Yue, « Les énergies fossiles doivent céder la place », Courrier international (Caijing), no 1283,‎ (lire en ligne)
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  45. « Vidéo. Explosion de Tianjin : Greenpeace dévoile de nouvelles images filmées par drone », sur Huffington Post,‎ .
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Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jia Wang, Liu Junhui, L'environnement en Chine, Pages ouvertes,‎ , 176 p. (ISBN 2875920286)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]