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Présence italienne en France

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Catherine de Médicis (1519-1589).

La présence italienne en France remonte au Moyen Âge avec les marchands établis dans les villes des foires de Champagne et avec les banquiers lombards. Dès la Renaissance, affluent artisans et artistes toscans, peintres ou architectes, attirés par les papes avignonais et les princes mécènes. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont le temps des danseurs, des musiciens, des troupes de la commedia dell'arte et des comédiens italiens de l'Hôtel de Bourgogne. La France offre dès le début du XIXe siècle un refuge aux révolutionnaires se rassemblant pour préparer l'unité italienne qui prendra forme dans la deuxième moitié du siècle. Une autre révolution de ce siècle, industrielle celle-là, provoque un changement de deux ordres dans les flux migratoires qui deviennent un phénomène de masse et, s'ils sont encore le fait d'artistes et d'intellectuels, concernent plus largement des artisans, principalement dans le secteur du bâtiment, et des ouvriers des usines et des mines comme l'illustre l'exemple de Villerupt. Les deux guerres mondiales du XXe siècle et leurs suites amènent à la fois une immigration politique et une arrivée de populations agricoles nécessaires au repeuplement des campagnes désertées mais aussi l'installation d'Italiens dans les domaines du commerce et des services. À partir des années du miracle économique italien, le phénomène de l'immigration se réduit, concerne des travailleurs qualifiés et beaucoup d'Italiens qui vivaient déjà en France s'élèvent socialement[1].

Parmi les près de quatre millions d'Italiens et descendants d'Italiens vivant au XXIe siècle dans l'Hexagone, nombreux sont ceux qui « ayant fait souche en France se sont illustrés et ont illustré leur pays d'adoption ». Pierre Milza reprend, pour définir ces personnalités, la définition donnée par le Who's Who in France : ce sont celles qui du fait de leur « notoriété, honorabilité, mérite, talent, compétence, contribuent à l'activité et au rayonnement de la France ». Au fil des pages de son Voyage en Ritalie, Milza évoque la présence innombrable de ces figures « qui constituent une fraction [...] de l'establishment hexagonal » dans le domaine des arts, des lettres, du spectacle, des sports, de la politique ou de l'industrie, et revendiquent leur « italianité », leurs origines italiennes ou franco-italiennes, en même temps que leur attachement à la culture française[2].

Au cours de l'histoire[modifier | modifier le code]

Dès avant les grandes vagues migratoires des XIXe et XXe siècles, des personnalités originaires des régions qui ne constitueront que plus tard l'unité italienne ont traversé les Alpes ou la Méditerranée, appelées par les princes ou parties chercher fortune, quittant la péninsule pour s'installer en France et participer à son rayonnement dans le domaine des arts, de la finance, de la politique, des armes ou de la religion[3].

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

La fontaine de Vaucluse chère à Pétrarque (1304-1374).
Christine de Pisan (1364-v. 1430)
L'escalier à vis du chateau de Chambord attribué à Léonard de Vinci (1452-1519)
La fameuse salière réalisée pour François Ier par Benvenuto Cellini (1500-1571).
Le chariot du Ballet comique de la reine de Baldassare da Belgioioso (v. 1535-1587).
Isabella Andreini (1562-1604).
Illustration du Cantus circaeus, l'un des ouvrages écrits à Paris par Giordano Bruno (1548-1600).

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Le cardinal Mazarin (1602-1661)
Salle méridienne de l'Observatoire de Paris dirigé par la dynastie d'astronomes fondée par Jean-Dominique Cassini (1625-1712).
« Marche pour la cérémonie des Turcs »
Musique de Jean-Baptiste Lully (1632-1687) pour la scène finale du Bourgeois gentilhomme, comédie-ballet de Molière.
Le Mezzetin d'Angelo Costantini (1655-1730), par Antoine Watteau
Les feux d'artifice royaux, spécialité des frères Ruggieri arrivés de Bologne en 1730

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

La lutte contre l'occupant autrichien et la préparation de l'unité italienne amènent les révolutionnaires à se réfugier ou à se rassembler en France en ce début de siècle. La transition démographique provoquée par l'industrialisation du pays unifié a ensuite été la source de plusieurs flux migratoires dès les années 1880. Le destin de millions d'immigrés se réalise notamment en France et le nom d'un grand nombre de personnalités qui ont contribué à l'éclat du pays dans le domaine des arts, des lettres ou des spectacles, des sciences ou de l'industrie, du sport ou de la politique reste dans les mémoires[3].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Issus de ce que Pierre Milza nomme des « dynasties », les enfants de ces personnalités au « destin hors série » vivent toujours dans l'Hexagone. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, d'autres Italiens se sont encore déplacés lors de la vague d'émigration de 1945, ou individuellement au cours des années plus récentes. Descendants de ces dynasties ou destins invidivuels, nombre de personnalités riches de leurs origines italiennes et de leur double culture participent toujours, au XXIe siècle, au rayonnement de la France[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Milza 1993, p. 161-217 : « Métiers italiens »
  2. Milza 1993, p. 435-492 : « Mobilité et réussite sociales »
  3. a, b et c Milza 1993

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]