Commando de Montfort

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Commando de Montfort
image illustrative de l’article Commando de Montfort
Insigne du commando de Montfort.

Création 1947 à aujourd'hui
Pays Drapeau de la France France
Branche Marine nationale
Type Forces spéciales
Rôle Appuis spéciaux
Effectif environ 80
Fait partie de FORFUSCO
Garnison Lorient
Nommée en l’honneur de Louis de Montfort, tué en Indochine le

Le commando de Montfort est l'un des sept commandos marine de la Marine nationale française.

Historique[modifier | modifier le code]

Basé à Lorient, le commando de Montfort est spécialisé dans l'appui et la destruction à distance. Dans ce cadre, il dispose de tireurs d’élite et de matériel lourd (mortiers, postes de tirs anti-chars…) ainsi que de moyens de désignation et d'éclairage pour conduite d'appui-feu aériens ou d'artillerie terrestre, qu'il peut mettre au profit des six autres commandos marine.

Du 11 au 23 octobre 2014, Djibouti a été le théâtre de la campagne internationale de tireurs d’élites longue distance (International Concentration for Advanced Sniping in Djibouti ou ICASD). Organisé par le Groupement de Forces Spéciales (GFS) avec le soutien des forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj), du GIGN, des forces spéciales italiennes et américaines (Navy Seals). Ces forces spéciales se sont mesurées durant 15 jours sur 13 épreuves de tireur d'élite. La première place par équipe a été décernée au commando de Montfort suivi des Navy Seals et du commando Hubert.

Héritier direct du 1er Bataillon de fusiliers marins commandos qui s'était constitué durant la Seconde Guerre mondiale en Grande-Bretagne, le commando de Montfort porte le nom de l'enseigne de vaisseau Louis de Montfort, chef de la compagnie Jaubert, mortellement blessé le lors des combats de Haïphong, en Indochine française.

Constitué au centre Sirocco (Algérie) au printemps 1947, le commando de Montfort embarque sur le porte-avions Dixmude pour l’Indochine le 19 septembre 1947, et en débarque le 20 octobre sous les ordres du Lieutenant de Vaisseau Pascalidis qui sera tué au combat le 18 décembre de la même année.

Avec un équipage théorique de 72 hommes, et avec un effectif réel moyen de 60 hommes, il combat sur tous les théâtres d’opérations d’Extrême-Orient jusqu’à la fin de novembre 1954.

Il s’est particulièrement illustré :

  • En 1948 - au Tonkin (région de Fhu-Ly)
  • En 1949 - en Cochinchine
  • sur le Mékong (île de Mocay)
  • En 1950 - Sur la rivière de Saïgon
  • Sur les côtes d’Annam
  • Au Tonkin
  • En 1951 - Dans le delta du Tonkin (bataille de Tien Yen Doug Binh)
  • à Doug Tsien
  • De mai à septembre 1952 au centre Vietnam (région de Hue et Kim Gao).

Le commando est dissout le 1er décembre 1954, son personnel européen est affecté au commando Jaubert, le personnel autochtone au commando Ouragan. Durant sa présence en Indochine le commando sera cité 4 fois à l’ordre de l’Armée de Mer et recevra la fourragère de la médaille militaire aux couleurs de la Croix de guerre T.O.E le 1er mars 1954. Son dernier commandant « Indochine » sera le Lieutenant de Vaisseau Daube. Trois officiers, un officier marinier, cinq quartiers-maîtres et marins du commando sont « morts pour la France » durant les opérations d’Indochine.

Reconstitué début 1955, le commando débarque en Afrique du Nord sous les ordres du Lieutenant de Vaisseau Demay. Son successeur le Lieutenant de Vaisseau Sulpis est tué au combat le 16 août 1959. Il combat alors surtout en Oranie dans le secteur de la Demi Brigade de Fusiliers Marins puis dans les secteurs de Geryville, d’Alfou, d’Ain Sefra. Durant ses campagnes en Afrique du Nord, il infligera de lourdes pertes à l’ennemi.

Il s’est illustré particulièrement :

  • Le 5 août 1960 dans le djebel Goursifane.
  • Durant sa dernière campagne du 6 février au 20 août 1961, durant les engagements du Djebel Beni-Smir (le 3 mars), du Djebel Haimoun (le 20 mars), et du Djebel Tennissane (le 25 avril).

Son dernier commandant en Algérie sera le Lieutenant de Vaisseau Cucherat. Deux officiers, quatre officiers mariniers, dix-huit quartiers-maîtres et marins du commando sont « morts pour la France » durant les opérations d’Algérie. De retour en France le commando rallie le C.A.M (Corps Amphibie de la Marine) sur le Dixmude à Saint-Mandrier. En 1963, il est intégré au Groupement de Commandos, prend le nom de 5e compagnie des Fusiliers Marins Commandos, et devient commando dit « lourd » ou d’appui.

Le commando est redissout en octobre 1967, seule une section d’appui sera conservée et aura la garde du fanion du commando de Montfort. Le commando est recréé en 1969 à partir de la section d’appui et de la section de « protection du Groupement », les services du groupement lui sont adjoints (commando de Montfort, CCAS). En 1971 est créée la B.O.A (Base Opérationnelle Avancée). La compagnie porte le nom de Commando de Montfort B.O.A En 1972, la B.O.A devient indépendante du commando. De Montfort est un commando d’appui à part entière.

De septembre à février 1984, le commando de Montfort participe à la mission de pacification de Beyrouth au sein de la Force Multinationale de Sécurité. En 1988, chaque escouade du commando se spécialise, le commando d’assaut prend la forme qu’il gardera jusqu’en 2001.

Il est rattaché au COS (Commandement des opérations spéciales), depuis 1992 il a participé à toutes les opérations majeures conduites par les commandos marines.

Le commando de Montfort a aussi été déployé en Afrique de l'Ouest et Centrale. A l'issue des exercices bilatéraux « ELEPHANT » (Côte d'Ivoire), « NANGBETO » (Bénin-Togo), le commando a été engagé après un passage au Gabon, au sein du COS dans le cadre de la planification de l'opération Pélican I et de l'opération Pélican II d'évacuation de ressortissants au Congo-Brazzaville avec le 1er RPIMa et le commando Hubert (1997).

Le commando de Montfort a également été engagé pour l’exécution de l'opération Espadon en Sierra Leone. Le 2 juin 1997, 20 hommes du commando de Montfort sont envoyés à Freetown pour évacuer près d'un millier de personnes de 21 nationalités différentes. Ces personnes seront rapatriées sur l’aviso Jean Moulin et la FS Germinal pour être débarquées à Conakry, en Guinée.

Il a aussi effectué une mission dans les TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises) avec le commando de Penfentenyo (1997), la mission SFOR en Bosnie-Herzégovine avec le commando Hubert (1997).

Plus récemment, les hommes des commandos de Montfort et de Hubert se sont illustrés au sein de l'Extraction Force en Macédoine avec leur camarades de la 1re compagnie de combat du 17e RGP.

Deux drames ont endeuillé le commando en 1996. Le quartier-maître Bodson a disparu en mer lors d'un exercice de nuit ainsi que le quartier-maître Burns lors d'un exercice à bord d'un VLRA.

En novembre 2001, son commandant, le lieutenant de vaisseau Henri Thiers, a disparu en mer. Une stèle a été dressée par les hommes du commando de Montfort sur l'îlot de la passe du Ghoubbet-el-Kharab au fond du golfe de Tadjourah, là où Henri Thiers a plongé pour la dernière fois.

Actions notoires[modifier | modifier le code]

  • De septembre à février 1984, participation du commando à la mission de pacification de Beyrouth au sein de la Force Multinationale de Sécurité.
  • Évacuation de ressortissants occidentaux lors des troubles au Yémen (1994) ;
  • Exercices militaires internationaux « Nangbeto » et « Eléphant ».
  • Opération Pélican I : Extraction du Personnel gouvernemental Zaïrois de Kinshasa depuis Brazzaville, suite à la rébellion menée par Désiré Kabila. Le Zaïre deviendra la République Démocratique du Congo après la prise du pouvoir par Kabila.
  • Opération Pélican II : Extension de la mission Pélican suite au coup d'état survenu au Congo Brazzaville. Coup d'état étant survenu alors que le dispositif COS de Pélican était toujours sur zone, en République démocratique du Congo (évacuation de ressortissants).
  • Opération Espadon (évacuation de 1000 ressortissants en Sierra Leone (1997) ;
  • Participation du commando à la surveillance du trafic commercial dans l'océan Atlantique sur le RHM Malabar (1997).
  • Mission dans les TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises) avec le commando de Penfentenyo (1997) ;
  • Participation à la traque des criminels de guerre dans le cadre de la SFOR en Bosnie-Herzégovine avec le commando Hubert (1997) ;
  • Participation à la mission AZALE du 3 au 9 octobre 1995 aux Comores.
  • Participation à la mission Iroko en 1999.

Fanion[modifier | modifier le code]

Le 24 mai 2012, son fanion est décoré de la croix de la valeur militaire avec une palme. Il porte également la croix de guerre des théâtres d'opérations extérieurs avec 4 palmes et la fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire.

Autres commandos marine[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]