Force maritime des fusiliers marins et commandos

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Force maritime des fusiliers marins et commandos
Image illustrative de l’article Force maritime des fusiliers marins et commandos
Logo de la Force maritime des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO)

Création 2001
Pays Drapeau de la France France
Allégeance Flag of France.svg Armée française
Branche Logo of the French Navy (Marine Nationale).svg Marine nationale
Type Commandement organique
Rôle Infanterie de marine
Forces spéciales
Effectif 2 700 hommes[1]
Surnom FORFUSCO

La Force maritime des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO) a été créée en 2001[2] aux côtés des trois grandes forces organiques de la Marine nationale : Force d'action navale pour les bâtiments de surface, Forces sous-marines pour les sous-marins, Aéronautique navale pour les aéronefs. Elle regroupe les sept commandos marine qui forment la composante "marine" des forces spéciales des armées françaises ainsi que trois bataillons et 6 compagnies de fusiliers marins. Cette force maritime indépendante est commandée par un amiral (ALFUSCO) et son état major est basé à Lanester. La FORFUSCO compte environ 2 700 hommes[2], dont l'état-major de 80 hommes[3].

La FORFUSCO fait partie du nombre restreint d'unités de l'armée française à porter leurs bérets "à l'anglaise", c'est-à-dire à gauche.[4]

Cette force participe :

  • aux opérations aéromaritimes,
  • aux opérations spéciales,
  • au dispositif de protection et de défense des installations sensibles de la Marine nationale,
  • au renforcement éventuel de la protection des intérêts nationaux[5].

Fusiliers marins[modifier | modifier le code]

Insigne de béret des fusiliers marins
Insigne de béret des fusiliers marins

Les bataillons et compagnies de fusiliers marins sont des formations entrainées et spécialisées de la marine nationale pour contribuer à la protection des sites stratégiques de la Marine Nationale (port militaire, base d'aéronautique navale, station de transmissions, dépôt de munitions).

Depuis le 1 septembre 2020, ces bataillons et compagnies

Un bataillon de fusiliers marins (BFM) contribue à l'intervention armée au sein du port militaire de Toulon, de la base d'aéronautique navale d'Hyères Le Palyvestre, de la station de transmissions du Fort de Six Fours. Un autre bataillon de fusiliers marins est implanté au sein du port militaire de Brest, et contribue à la protection de la base d'aéronautique navale de Landivisiau, de la station de transmissions de Kerlouan. Le dernier bataillon est implanté au sein de la Base sous-marine de l'île Longue et pyrotechnie de Guenvénez,

Les compagnies de fusiliers marins sont au nombre de six. Elles contribuent à la protection des sites suivants :

Ces neuf formations et unités envoient des détachements qui se relaient tous les quatre à six mois en mission de courte durée en Martinique, Nouvelle Calédonie, Papeete et la Réunion.

Elles contribuent également aux renforcements des équipages des bâtiments de la marine nationale lors des opérations militaires conduites dans le cadre de l'action de l'État en mer (narcops) ou des opérations maritimes sous mandat international (embargo).

Commandos marine[modifier | modifier le code]

Insigne de béret des commandos marine
Insigne de béret de commando marine

Les Commandos marine sont entraînés à mener des actions ciblées en des lieux où il n'est pas envisageable de déployer une force dans son ensemble. Ils sont prioritairement employés par le Commandement des opérations spéciales (COS) depuis 1992. Ils sont au nombre de sept : Commando Hubert, Commando Jaubert, Commando Kieffer, Commando de Montfort, Commando de Penfentenyo, Commando Ponchardier, Commando Trepel.

Début 2014, l'effectif théorique des six commandos (sans Commando Ponchardier) est de 721 hommes, l'effectif réel étant de 674[3].

La FORFUSCO contenait autrefois la composante anti-terroriste de la Marine nationale sur la façade maritime atlantique — contrepartie du commando Hubert (situé lui en région maritime Méditerranée) — l'Escouade de Contre-Terrorisme et de Libération d'Otages (ECTLO) — anciennement connue sous l'appellation d'Équipe Légère d'Intervention Spéciale (ÉLIS), puis de Groupe de Combat en Milieu Clos (GCMC) — et qui est intégrée depuis 2001 au sein des commandos Jaubert et Trépel.

Insigne de béret appui opérationnel commando (pour les membres des commandos marines n'ayant pas passé le STAC (stage commando) mais malgré tout employé en leurs seins en raison de leurs compétences, en particulier dans les commandos d'appui comme Kieffer et Ponchardier.)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sirpa Marinet, « Force maritime des fusiliers marins et commandos », sur www.defense.gouv.fr, .
  2. a et b Roch Pescadère et Frank Jubelin, Commandos Marine : L'élite des forces spéciales, Rennes, Marines Editions, , 155 p. (ISBN 978-2-35743-087-7), p. 8
  3. a et b Daniel Reiner, Jacques Gautier, Gérard Larcher, « Le renforcement des forces spéciales françaises, avenir de la guerre ou conséquence de la crise ? », sur Sénat français, (consulté le 1er juin 2014)
  4. « Insigne bérets commando marine », sur Forum Militaire (consulté le 25 mai 2019)
  5. Instruction du 16 juin 2005 relative à l'organisation de la FORFUSCO
  6. Ministère de la Défense, Marine nationale, « Prise de commandement de la compagnie des fusiliers marins de Lanvéoc-Poulmic » (consulté le 19 juillet 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]