Force d'action navale

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La force d'action navale (FAN) est le nom donné dans la Marine française à la flotte de surface. Cette force est placée sous le commandement d'un amiral (ALFAN), dont la responsabilité est d'assurer la disponibilité, la préparation et l'entraînement des unités pour leur emploi opérationnel. C'est une autorité organique placée sous la tutelle du chef d'état-major de la marine.

La FAN comprend 10 500 marins et environ 90 bâtiments de surface[1]. Elle fournit l'essentiel de la contribution de la marine aux missions de prévention et de projection.

L'état-major de la FAN est basé à Toulon. L'amiral dirigeant la FAN se relaie également avec ses homologues de trois autres pays à la tête de la Force maritime européenne.

Composition de la force d'action navale[modifier | modifier le code]

En 2016 elle comprend huit grandes catégories de bâtiments de surface :

  • Le groupe aéronaval (GAN) rassemblé autour du porte-avions nucléaire (PAN) Charles de Gaulle. Acteur principal de la projection de puissance, il comprend, autour du porte-avions, au moins une frégate anti-aérienne et un pétrolier-ravitailleur, auxquels peuvent se joindre selon la menace et les missions des frégates de lutte anti-sous-marine, un sous-marin nucléaire d'attaque, des avions de patrouille maritime. Le groupe aérien embarqué est composé d'une trentaine d'aéronefs : avions Rafale et Hawkeye, hélicoptères NH-90, Dauphin Pedro et Alouette III. Le groupe aéronaval participe également à la dissuasion nucléaire avec la composante aéroportée Force Aéronavale Nucléaire (FANu)[2] et sa capacité d’emport du missile ASMPA opérationnelle sur les Rafale de la Flottille 12F depuis 2010[3]. Avec une capacité de projection en opération extérieure de 24 à 30 chasseurs, le GAN offre la même puissance de projection que l'Armée de l'Air qui est estimée par le chef d'état-major air à son maximum en décembre 2014 avec 25 chasseurs déployés en opérations extérieures[4]. Un second porte-avions, le PA 2, devait rejoindre la flotte d'ici la fin des années 2010, mais la décision de sa construction n'a pas été retenue dans le livre blanc de la défense 2013.
  • Des bâtiments de combat :
    • 2 frégates anti-sous-marines (FASM) de classe Georges Leygues disposant de sonars remorqués et d'hélicoptères, ainsi que de fortes capacités de lutte anti-navire et d'autodéfense antiaérienne.
    • 1 frégate anti-aérienne (FAA) de classe Cassard destinée à assurer la protection des forces maritimes, essentiellement le groupe aéronaval, contre les missiles et la menace aérienne. En général, la frégate antiaérienne évolue entre 2 et 10 nautiques de l'« unité précieuse ». La frégate Jean Bart permettent de contrôler l'espace aérien sur un rayon qui peut atteindre 360 km, et d'engager les cibles aériennes entre 10 et 45 km[5].
    • 2 frégates furtives de défense aérienne (FDA) de classe Horizon devant assurer la protection d'une zone, d'un convoi ou d'un groupe aéronaval contre les missiles et la menace aérienne. Ce sont les deux plus puissants bâtiments de surface de la Marine nationale après le Charles de Gaulle. Les frégates Forbin et Chevalier Paul[6] apportent à la Marine nationale plusieurs capacités nouvelles : contrôler l'espace aérien (plus de 2 000 pistes) à plus de 500 km, engager les cibles aériennes à plus de 100 km, les missiles antinavires à 30 km et les cibles navales ou côtières à 180 km, tout en s'assurant une autoprotection ASM efficace contre les sous-marins jusqu'à une profondeur de plus de 800 m.
    • 5 frégates furtives multi-missions (FREMM) de classe Aquitaine sur 8 frégates commandées: les 6 premières sont destinées à remplacer les frégates anti-sous-marines de classe Georges Leygues et les 2 dernières sont destinées à remplacer les frégates antiaériennes de classe Cassard. Les FREMM apporteront à la Marine nationale une capacité stratégique de tir de missile de croisière indépendante du PAN Charles de Gaulle.
    • 5 frégates légères furtives (FLF) de classe La Fayette principalement destinées au règlement des crises hors d'Europe.
  • Des bâtiments de souveraineté principalement dédiés aux missions de sauvegarde des approches maritimes et à l'action de l'État en mer :
    • 6 frégates de surveillance (FS) de classe Floréal basées outre-mer (2 aux Antilles, 2 à La Réunion, 1 en Nouvelle-Calédonie, 1 en Polynésie Française)
    • 18 patrouilleurs hauturiers:
      • 7 patrouilleurs de haute mer (PHM) de classe d'Estienne d'Orves (3 en Océan Atlantique, 4 en Mer Méditerranée)
      • 3 patrouilleurs de service public (PSP) de classe OPV 54 en Manche et Mer du Nord
      • 2 patrouilleurs de classe P400 en Nouvelle-Calédonie
      • 2 patrouilleurs Antilles Guyane (PAG) de classe La Confiance en Guyane
      • 3 patrouilleurs de service public (PSP) de type divers:
      • 1 patrouilleur polaire (PP) L'Astrolabe en Terres Australes et Antarctiques Françaises
  • La force de guerre des mines qui a pour mission d'assurer la sécurité des SNLE aux abords du port de Brest, de maintenir l'accès simultané à un port de la façade Atlantique-Manche et aux ports de Toulon et Marseille-Fos, de fournir une protection à une force amphibie projetée:
  • Des bâtiments de soutien logistique fournissant aux navires et bases militaires combustible, vivres, munitions, assistance, réparation :
    • 3 bâtiments de commandement et de ravitaillement (BCR) de classe Durance
    • 2 bâtiment de soutien et d'assistance métropolitain (BSAM) de classe Loire
    • 3 bâtiments de soutien et assistance outre-mer (BSAOM) de classe d'Entrecasteaux (1 à La Réunion, 1 en Nouvelle-Calédonie, 1 en Polynésie Française)
    • 1 bâtiment de soutien de plongée (BSP) (Alizé)
  • Des bâtiments de formation et entraînement :

Renouvellement de la Force d'action navale[modifier | modifier le code]

  • Le programme FREMM (8 FREgates Multi-Missions) est en voie d'achèvement. Il reste à livrer une frégate de lutte anti-sous-marine et deux frégates de défense aérienne.
  • Le programme FDI (Frégate de Défense et d'Intervention) qui prévoit la mise en service de 5 frégates de premier rang à partir de 2023, en remplacement des actuelles frégates légères de classe La Fayette.
  • Le programme BATSIMAR (BATiment de Surveillance et d'Intervention MARitime) qui prévoit la construction de patrouilleurs hauturiers à partir de 2024, en remplacement des actuels avisos de classe d'Estienne d'Orves.
  • Le programme Espadon qui vise à préparer le système de lutte anti-mines futur (SLAMF), destiné à remplacer à partir de 2022 les unités actuelles de guerre des mines.
  • Le programme BRF (Bâtiment Ravitailleur de Forces) qui vise à remplacer les 3 pétroliers ravitailleurs de classe Durance actuellement en service par 4 nouveaux bâtiments à partir de 2022.

ALFAN[modifier | modifier le code]

  • 1er janvier 1992 : vice-amiral d'escadre Jean-Charles Lefebvre
  • 1er janvier 1994 : vice-amiral d'escadre Patrick Lecointre
  • 1er juillet 1996 : vice-amiral d'escadre Philippe Mallard
  • 19 décembre 1997 : vice-amiral d'escadre Alain Witrand
  • 28 juin 2000 : vice-amiral d'escadre Jean Moulin
  • 1er octobre 2002 : vice-amiral d'escadre Alain Dumontet[7]
  • 20 juillet 2005 : vice-amiral d'escadre Philippe Sautter[8]
  • 18 septembre 2008 : vice-amiral d'escadre Bertrand Aubriot[9]
  • 8 septembre 2011 : vice-amiral d'escadre Xavier Magne[10]
  • 2 septembre 2013 : vice-amiral d'escadre Philippe Coindreau[11]
  • 1er septembre 2015 : vice-amiral d'escadre Denis Béraud[12]
  • 1er septembre 2016 : vice-amiral d'escadre Marc de Briançon[13]
  • 1er septembre 2017 : vice-amiral d'escadre Jean-Philippe Rolland

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]