Engin de débarquement amphibie standard

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Engin de débarquement amphibie standard
Type Embarcation de débarquement
Histoire
A servi dans Ensign of France.svg Marine nationale
Commanditaire Délégation générale pour l'Armement
Chantier naval CNIM et Socarenam (Saint-Malo) , alliés à CNN MCO et Mauric
Lancement mai 2019
Équipage
Équipage 4 personnes
Caractéristiques techniques
Longueur 28,5 mètres
Maître-bau 7 mètres
Propulsion 2 moteurs Diesel, 2 hélices propulsives, 1 pump-jet à l’avant
Vitesse 16 nœuds à vide, 11 nœuds à pleine charge
Caractéristiques militaires
Armement 3 mitrailleuses de 12,7 mm
Rayon d'action 350 nautiques (650 kilomètres)

L'engin de débarquement amphibie standard (EDAS) est une embarcation de débarquement de type classique monocoque. Elle a été commandée à quatorze exemplaires par la Direction générale de l'Armement (DGA) pour équiper la Marine française à partir de 2020 aux Constructions industrielles de la Méditerranée (CNIM) concepteur du projet qui a sous-traité la production au chantier naval français Socarenam à Saint-Malo[1].

Conception[modifier | modifier le code]

L'architecture de type monocoque avec une rampe à l'avant et une autre pliable à l'arrière qui facilite les manœuvres d'embarquement et de débarquement comme sur certains ferry-boat dit « Roll on-Roll off » (RO-RO). La coque est réalisé en acier et donne un navire plus imposant (28,5 mètres de longueur pour une largeur de 7 mètres) et plus rapide (13.5 nœuds à vide, 11 nœuds à pleine charge avec une autonomie de 350 nautiques (650 km) ) que les anciens chalands de transport de matériel (CTM) mis en service entre 1982 et 1992[1],[2],[3].

Contrairement au CTM, qui ne peut être chargé et déchargé que par sa rampe avant, l'EDAS possède un pont de travail occupant toute la longueur du navire. Deux portes basculantes, à l'avant et à l'arrière, permettent aux véhicules d'embarquer indifféremment d'un côté ou de l'autre. Le navire a une capacité de chargement de 65 tonnes pouvant être portée exceptionnellement à 80 tonnes, ce qui leur permet de transporter n’importe quel type de véhicule de l'armée de terre française, y compris les plus lourds comme le char de combat Leclerc et l'ensemble des véhicules du programme Scorpion[1],[2],[3].

L'EDAS est doté de deux moteurs Diesel, de deux hélices propulsives sous tuyère et d’un pump-jet à l’avant. Il est capable de naviguer en haute mer, et il a une « manœuvrabilité accrue » par rapport au CTM, d'après la Direction générale de l'Armement (DGA)[2].

Son équipage est de quatre marins[1]. Il possède un armement défensif d'une mitrailleuse de 12,7 mm au-dessus de la timonerie avec un battage de 360° et de deux de 7,62 mm, l'une à l'avant et l'autre à l'arrière.

L'EDAS est doté de deux moteurs Diesel, de deux hélices propulsives sous tuyère et d’un pump-jet à l’avant. Il est capable de naviguer en haute mer, et il a une « manœuvrabilité accrue » par rapport au CTM, d'après la Direction générale de l'Armement (DGA)[2].

Son équipage est de quatre marins. Il possède un armement défensif d'une mitrailleuse de 12,7 mm au-dessus de la timonerie avec un battage de 360° et de deux de 7,62 mm, l'une à l'avant et l'autre à l'arrière [3].

Engagements[modifier | modifier le code]

Une première commande de 6 EDAS a été notifiés en février 2019 par la DGA avec une tranche conditionnelle de 8 autres EDAS. Les 2 premiers seront livrés avant fin 2020, les 4 autres seront livrés avant juin 2021. Le globale du projet est de 65 millions d'euros[3] :

  • Huit d'entre eux sont destinés à la flottille amphibie de Toulon. Ils remplaceront les chalands de transport de matériel (CTM) existants. Ils constitueront la batellerie embarquée à bord des Porte-hélicoptères amphibies (PHA) de la classe Mistral, en complément des matériels déjà en service, comme les 4 EDAR catamaran. Les PHA (ex-BPC) gagneront ainsi en modularité : selon les besoins, ils pourront partir en mission avec 4 EDAS ou plus généralement 2 EDAS et 1 EDAR, les tirants d'eau des ESAS et des EDAR sont identiques ce qui permet ce ne pas avoir à changer le niveau d'eau lors des opérations, ce qui n'est pas le cas avec les anciens CTM dont le tirant d'eau différent de celui des EDAR oblige à corriger le niveau d'eau dans le radiers des PHA[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e « Engins de débarquement amphibie », sur Ministère des Armées, (consulté le 29 mai 2019).
  2. a b c d e et f Laurent Lagneau, « La Marine nationale recevra 14 nouveaux engins de débarquement amphibie », (consulté le 29 mai 2019).
  3. a b c d et e « CNIM et Socarenam réaliseront les nouveaux chalands français | Mer et Marine », sur www.meretmarine.com (consulté le 30 mai 2019)
  4. Philippe Chapleau, « Les 14 futurs "engins de débarquement amphibie standard" seront fabriqués à Saint-Malo pour la CNIM », sur Lignes de defense, (consulté le 29 mai 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]