Bill McKibben

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Bill McKibben
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William Ernest Bill McKibben (né le à Palo Alto[1]) est un journaliste, auteur et militant écologiste américain. Il a consacré l'essentiel de sa carrière journalistique à l'environnement et plus particulièrement au réchauffement climatique. En 2007, il fonde l'association 350.org et remporte pour cela le Prix Nobel alternatif.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé d'Harvard, Bill McKibben commence sa carrière au New Yorker où il écrit cinq années durant pour la rubrique « Talk of the Town », pour laquelle il parcourt New York ; il crée alors un foyer pour les sans-abris[2]. Il quitte le magazine lorsque son rédacteur en chef William Shawn est forcé de partir en 1987. Âgé de 26 ans, il devient alors journaliste et essayiste indépendant[3].

Il commence à militer ouvertement contre le réchauffement climatique au début des années 2000 et crée en 2007 l'organisation non gouvernementale à vocation internationale 350.org.

Dans les années 2010, il s'engage contre le projet d'oléoduc Keystone ; il est arrêté en septembre 2011, lors de manifestations réclamant l'arrêt de la construction de cette infrastructure pétrolière et emprisonné 3 jours.

En 2012, The Boston Globe dit de Bill McKibben qu'il est « devenu la nouvelle star des écologistes », dont l'homme politique Al Gore « loue “la passion, la sincérité et les connaissances impressionnantes” »[2], tandis que le magazine Time le qualifie de « meilleur journaliste environnemental au monde »[4]. Le journaliste Stéphane Foucart du Monde estime en 2015 que Bill McKibben est « devenu l’une des personnalités les plus influentes de la lutte contre le réchauffement »[3]. Selon The Boston Globe, malgré son succès, le militant écologiste est apprécié pour sa simplicité et son humilité. Il est néanmoins vigoureusement critiqué par certains animateurs de radio ou de télévision conservateurs tels que Rush Limbaugh ou Glenn Beck[2].

Pendant la campagne pour les Primaires présidentielles du Parti démocrate américain de 2016, Bill McKibben sert de remplaçant politique au sénateur du Vermont Bernie Sanders, l'unique candidat face à Hillary Clinton[5]. Bernie Sanders nomme d'ailleurs Bill McKibben au sein du comité chargé d'écrire le programme politique du Parti démocrate pour 2016[6].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Bill McKibben réside dans le Vermont, est marié à l’écrivaine Sue Halpern et a une fille, née en 1993[2].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Ouvrages et publications[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Bill McKibben: An Inventory of His Papers, 1971-2001 and undated, at the Southwest Collection/Special Collections Library », Université du Texas (consulté le 28 décembre 2015)
  2. a, b, c et d « Bill McKibben, héros écolo malgré lui », Courrier international,‎ (lire en ligne), traduit de (en) Barbara Moran, « The man who crushed the Keystone XL pipeline », The Boston Globe,‎ (lire en ligne)
  3. a et b Stéphane Foucart, « Bill McKibben, bête noire des énergies fossiles », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. (en) Bryan Walsh, « The Skimmer. Book Review: Eaarth by Bill McKibben », Time,‎ (lire en ligne)
  5. (en) Dan Merica, « For messages Clinton can't deliver, campaign taps surrogates », sur CNN, .
  6. (en) Anne Gearan, « Sanders wins greater say in Democratic platform; names pro-Palestinian activist », sur The Washington Post, .
  7. (en) « Bill McKibben: 2013 Gandhi Peace Award Laureate », sur pepeace.org, (consulté le 28 décembre 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]