Damien Carême

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Damien Carême
Damien Carême Maire de Grande-Synthe Sharing Lille 2016 a1.JPG
Damien Carême en 2016.
Biographie
Naissance

Damien Carême, né le 16 novembre 1960 à Jœuf (Meurthe-et-Moselle), est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste (PS) puis d'Europe Écologie-Les Verts (depuis 2015), il est maire de Grande-Synthe (Nord) depuis 2001.

Biographie[modifier | modifier le code]

Originaire de Lorraine, sa famille s'installe à Grande-Synthe en 1968. Son père, René, engagé dans le milieu syndical, est élu maire de la commune en 1971 et conserve ce mandat jusqu'en 1992[1].

Damien Carême travaille d'abord comme animateur socioculturel, notamment avec des handicapés moteurs, puis informaticien[2]. En 2001, il est élu maire de Grande-Synthe à son tour, sous l'étiquette socialiste. Réélu en 2008 et en 2014, il mène une politique sociale et écologique ambitieuse : gestion différenciée et raisonnée des espaces verts, introduction de l’éco-pâturage, création de jardins partagés, d’une université populaire, passage au 100 % bio dans les cantines, construction de logements sociaux économes en énergie. Ces actions valent à la ville d'être désignée « Capitale de la biodiversité » en 2010[3].

Élu aux élections régionales de 2004 et réélu en 2010, il siège comme conseiller régional jusqu'en 2015, d'abord avec le groupe d'Union de la gauche, puis avec les écologistes. Il est également vice-président de la Communauté urbaine de Dunkerque, chargé de la transformation écologique et sociale, de l'environnement et des transports. Fin 2014, après les élections municipales, Carême quitte le Parti socialiste[4] et adhère à Europe Écologie Les Verts (EELV) début 2015[5].

En 2015-2016, la ville de Grande-Synthe est confrontée à l'arrivée de milliers de réfugiés, principalement originaires du Kurdistan irakien. En collaboration avec Médecins sans frontières[6], Carême décide de gérer cet afflux en faisant construire un camp humanitaire doté de sanitaires et de locaux permettant aux associations d'aider les réfugiés, malgré l'absence de financement de la part de l'État[1],[7],[8]. Cette position, qui tranche avec celle d'autres maires de la région, lui vaut l'admiration et le respect du monde politique et associatif[2],[9],[7].

En 2014, il succède à Renaud Gauquelin à la présidence de l'association des maires Ville & Banlieue de France (AMVBF)[10]. En 2016, il est finaliste du concours de « meilleur maire du monde », un titre honorifique décerné par la City Mayors Fondation[11].

Au printemps 2017, il interpelle le gouvernement sur la gestion des réfugiés en exigeant que celui-ci prenne ses responsabilités[12],[13].

Lors de l'élection présidentielle de 2017, il soutient Benoît Hamon[2]. Il se réclame de la social-écologie[14].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • On ne peut rien contre la volonté d'un homme, Stock, 2017

Références[modifier | modifier le code]