Vouneuil-sur-Vienne

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Vouneuil-sur-Vienne
Vouneuil-sur-Vienne
Une vue du village.
Image illustrative de l’article Vouneuil-sur-Vienne
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grand Châtellerault
Maire
Mandat
Johnny Boisson
2020-2026
Code postal 86210
Code commune 86298
Démographie
Gentilé Vouneuillois, Vouneuilloises
Population
municipale
2 237 hab. (2018 en augmentation de 6,88 % par rapport à 2013)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 43′ 04″ nord, 0° 32′ 27″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 139 m
Superficie 36,80 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Châtellerault
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Chauvigny
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Vouneuil-sur-Vienne
Liens
Site web http://www.vouneuil-sur-vienne.fr

Vouneuil-sur-Vienne est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Cette ville est située au cœur de l'ancien Haut-Poitou, dans la vallée de la Vienne. La Vienne y déroule ses larges méandres et ses rives ombragées.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Vouneuil-sur-Vienne présente un paysage singulier de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées.

Le terroir se compose de terrasses alluviales (22 %), de vallées calcaires (8 %), de champagnes ou aubues sur les collines calcaires (24 %), d'argile sur les collines et dépressions sableuses des bordures du Bassin parisien (8 %) et enfin de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) (38 %) sur les plateaux du seuil du Poitou[1].

En 2006, 50 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 45 % par des forêts et des milieux semi-naturels, 2 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie) et 3 % par des surfaces d'eau[2]. La présence de milieux naturels et semi-naturels riches et diversifiés sur le territoire communal permet d’offrir des conditions favorables à l’accueil de nombreuses espèces pour l'accomplissement de leur cycle vital (reproduction, alimentation, déplacement, refuge). Forêts, landes, prairies et pelouses, cours d’eau et zones humides … constituent ainsi des cœurs de biodiversité et/ou de véritables corridors biologiques.

La forêt privée, en 2007, représente 1 552 hectares soit 42 % du territoire communal[3]. Les espaces boisés (la moyenne sur la région Poitou-Charentes est de 15 %, et 29,2 % pour la France) sur le territoire communal contribuent à assurer des fonctions de production (bois d’œuvre mais aussi bois énergie), de protection (espèces, qualité des eaux) et sociales (accueil du public). Les forêts les plus anciennes ou implantées dans des conditions écologiques particulières (pentes, bords de cours d'eau, etc.) abritent en général la biodiversité la plus forte. Mais, au cours de l’histoire, pour répondre aux besoins d'une population rurale importante, la forêt poitevine a été intensément défrichée et sur-exploitée jusqu’à la révolution industrielle. Environ la moitié des forêts actuelles du Poitou n'existait pas il y a 200 ans[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Vienne sur une longueur de 7 km et par le Clain sur une longueur de 2 km.Comme pour l'ensemble de la région Poitou-Charentes, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles. Ainsi, la commune se situe en zone de répartition des eaux, où l'on observe une insuffisance chronique des ressources en eau par rapport aux besoins. Par ailleurs, elle est concernée par le classement en zones sensibles, où une élimination plus poussée des paramètres azote et/ou phosphore présents dans les eaux usées est nécessaire pour lutter contre les phénomènes d’eutrophisation[5].

281 mares ont été répertoriées sur l’ensemble du territoire communal (30 000 recensées dans le Poitou et les Charentes). Ces mares ont été créées par l'homme, notamment pour répondre aux besoins en eau des habitants (mares communautaires), du cheptel ou à la suite d'activités extractives (argile, marne, pierres meulières). Très riches au niveau botanique, elles jouent un rôle majeur pour les batraciens (tritons, grenouilles), les reptiles (couleuvres) et les libellules. Elles sont un élément symbolique du patrimoine rural et du maintien de la biodiversité en zone de plaine et de bocage[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[7]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[8].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[9]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[7]

  • Moyenne annuelle de température : 11,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 676 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[11] complétée par des études régionales[12] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Naintre », sur la commune de Naintré, mise en service en 1985[13] et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[14],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 12,4 °C et la hauteur de précipitations de 687,1 mm pour la période 1981-2010[15]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Poitiers-Biard », sur la commune de Biard, mise en service en 1921 et à 24 km[16], la température moyenne annuelle évolue de 11,5 °C pour la période 1971-2000[17] à 11,7 °C pour 1981-2010[18], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[19].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Vouneuil-sur-Vienne est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[20],[21],[22].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chatellerault dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 44 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[23],[24].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (49,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (50,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (35,7 %), terres arables (24,9 %), zones agricoles hétérogènes (20,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,7 %), prairies (3,6 %), zones urbanisées (2,7 %), eaux continentales[Note 7] (2,5 %)[25].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Vodenogilo en 909 et Vonodolium en 950.

Le nom du bourg proviendrait de vodonialo qui aurait signifié le champ, du gaulois Vodano. Le suffixe gaulois ialo indique, en effet, un terrain défriché[26].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , il est possible que ce soit sur le territoire de la commune, au hameau de Moussais (rebaptisé depuis Moussais-la-Bataille), que les Francs commandés par Charles Martel aient repoussé une razzia menée par Abd el Rahman, lors de la bataille de Poitiers.

Vouneuil-sur-Vienne accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole d'affranchissement. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme les commémorations de la prise de la Bastille ou de la fondation de la première République française ()[27].

Le sous-sol en calcaire a longtemps constitué une importante source de revenus pour la population villageoise de Vouneuil-sur-Vienne. Les pierres de meulière ont été extraites depuis le Moyen Âge jusqu’au XXe siècle. Le travail des carriers était particulièrement difficile. Il demandait une grande force physique. En effet, pour dégager le banc du sol argileux des plateaux forestiers dominant la Vienne, les carriers ou « pierreyeux » creusaient sur une profondeur pouvant atteindre 3 m. A coup de pics, ils découpaient des dalles circulaires et creusaient un trou en leur centre. A l’aide d’un pieu engagé dans le trou et faisant levier, la pierre était tirée à force d’homme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Paul Billard (futur maire) et Robert Villermé créèrent un petit réseau de passeurs : « Le rond du chêne » en raison de la proximité de la ligne de démarcation qui passait entre Poitiers et Chauvigny[28],[29].
Le , le château du Fou, qui était utilisé par la Wehrmacht, fut bombardé par 18 Mosquitos, dont dix-sept type FB-VI du 107e squadron et un de la FPU (chargé de filmer les opérations de la RAF)[30]. Les tours d’angles sont démolies, les toitures soufflées par les explosions, la tour polygonale éventrée de haut en bas. Les soldats allemands mis en fuite sont mitraillés[31].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Jules Fernand Joseph Guillon (1877-)    
octobre 1947 mars 1971 Paul Billard   Résistant, co-fondateur du réseau de passeurs « Le Rond du Chêne »[33]
mars 1971 mars 1983 Guy Rubi[34] PS Médecin
Conseiller général du canton de Vouneuil-sur-Vienne (1976 → 1991)
mars 1983 mars 2001 Yves Texier[35]   Professeur d'histoire
mars 2001 mars 2014[36] Gérard Barc PS Retraité de l'Éducation nationale
Conseiller général du canton de Vouneuil-sur-Vienne (1991 → 2015)
mars 2014 aout 2014[37]
(démission)
Charles Porquet de la Ferronnière SE Retraité
aout 2014[38] En cours Johnny Boisson[39] SE Agriculteur

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[41].

En 2018, la commune comptait 2 237 habitants[Note 8], en augmentation de 6,88 % par rapport à 2013 (Vienne : +1,47 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2001 2661 3011 3441 3261 3861 4211 4181 249
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4291 4471 4941 4111 4721 5571 6291 4841 539
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5491 5151 4401 2861 2401 2061 1101 1461 195
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 2121 2571 2181 4581 6061 8351 9231 9942 171
2018 - - - - - - - -
2 237--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 52 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt[44], il n'y a plus que 15 exploitations agricoles en 2010 contre 40 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 1 460 hectares en 2000 à 1 224 hectares en 2010 dont 364 sont irrigables. Ces chiffres indiquent toutefois une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[45].

59 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 14 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 7 % pour le fourrage et 4 % restent en herbe. En 2000, 4 hectares (0 en 2010) étaient consacrés à la vigne[44].

Trois exploitations en 2010 (contre sept en 2000) abritent un élevage de bovins (221 têtes en 2010 contre 312 en 2000). Les élevages d'ovins et de volailles ont disparu au cours de cette décennie.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le moulin de Chitré.

Le moulin date des XVIe et XVIIe siècles. Il est en calcaire et en silex du Pinail. Il a été construit sur la Vienne, en bas du château de Chitré. Le moulin et son écluse sont contemporains de ce dernier. Du port de Chitré, dont quelques vestiges subsistent sur la rive gauche, au-dessus de l'écluse, étaient embarquées les meules en meulière du Pinail. Une passe à bateaux permettait de franchir le barrage. De nombreuses barques chaviraient et des meules tapissent encore le fond de la rivière. À la fin du XIXe siècle, le moulin est équipé pour fournir de l'électricité, de l'eau sous pression et de la glace au château. La machinerie de l'époque est toujours en place.

Le moulin est ouvert au public depuis 2006. Il présente une approche croisée non seulement de l'histoire de la pierre de meulière jadis extraite de la réserve naturelle du Pinail, mais également les thèmes environnementaux liés au site de l'eau et de l'énergie. Le belvédère offre une vue splendide sur les bords de la Vienne avec un superbe point de vue sur le barrage du XVe siècle. Le site a pris le nom d'Ecologia.

Une meule est placée devant l'entrée du site Ecologia. C'est un témoin de l'extraction de la pierre meulière. Cette activité a duré du Moyen Âge jusqu'au XIXe siècle. Taillées sur place, les meules étaient transportées jusqu'à la Vienne. Elles étaient chargées, ensuite, sur des barques plates au port de Chitré. Renommées pour leur qualité, elles étaient vendues jusqu'au Canada.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Prieuré de Savigny. Le portail de l'ancienne chapelle est inscrit comme Monument Historique depuis 1930, la chapelle et le porche, depuis 1990.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Réserve naturelle du Pinail[modifier | modifier le code]
La forêt de Moulière[modifier | modifier le code]

Forêt de Moulière : d'une superficie de 5 000 ha, elle est située au nord-est de Poitiers et couvre neuf communes : Bignoux, Bonneuil-Matours, La Chapelle-Moulière, Dissay, Liniers, Montamisé, Saint-Cyr et Saint-Georges-lès-Baillargeaux.

Le bois de la Foye et les brandes de la Dispute[modifier | modifier le code]

Le bois de la Foye et les brandes de la Dispute se situent au sein des bois de Chitré qui constituent un vaste massif boisé s’étendant sur un plateau de la rive droite de la Vienne, au cœur du seuil du Poitou, entre Châtellerault et Chauvigny. C’est un site classé zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique.

Les sols dominant sur les plateaux sont des "bornais", c’est-à-dire des sols acides, plus ou moins imperméables et hydromorphes. Par contraste, sur les pentes et dans le vallon de l’Hordin, les sols argilo-calcaires dominent. Ce contexte explique la grande diversité d’habitats rencontrés sur le site et l’originalité de certains d’entre eux : chênaie calcifuge atlantique et landes sur le plateau, chênaie-charmaie sur les pentes et, surtout, la tourbière alcaline de la Fontaine aux Vaches qui occupe près d’un hectare.

La flore et la faune y sont donc très diversifiées, parmi lesquelles les oiseaux, les amphibiens et les plantes à fleurs représentent les éléments les plus intéressants.

Sur le plan botanique, la zone la plus intéressante est la tourbière de la Fontaine aux Vaches, un type de milieu rare et très localisé au sein de la région Poitou-Charentes. On y trouve des plantes rares comme l’Orchis élevé et l’Epipactis des marais, la Gentiane peumonanthe (représentante isolée dans ces plaines atlantiques d’un genre emblématique des pelouses alpines), des laîches typiques de ces milieux asphyxiants (comme la laîche puce). On pourra aussi découvrir :

Les amphibiens sont biens représentés: le Sonneur à ventre jaune (un petit crapaud que l’on trouve dans les ornières forestières, dont l'espèce est en forte régression partout en Europe de l’Ouest et pour lequel on connait, en 2008, moins de 10 stations dans le département de la Vienne), la Grenouille de Lesson, le Triton marbré, le Crapaud calamite et la Rainette verte. Ces espèces sont protégées en France.

Quant à l’avifaune, elle se singularise par la présence d’un riche cortège d’oiseaux nicheurs propres au biotope constitué par les landes et les boisements ouverts, tels que l’Engoulevent d’Europe, la Fauvette pitchou, le Busard Saint-Martin, Busard cendré, Faucon hobereau, la Bécasse des bois.

Arbres remarquables[modifier | modifier le code]

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[46], il y a trois arbres remarquables sur la commune: un abricotier, un chêne vert et un séquoia géant.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Camille Guérin (inventeur du BCG avec Calmette) qui a longtemps résidé dans sa propriété familiale de Chabonne, à Vouneuil, et auquel le collège d'enseignement général de la commune rend hommage en portant son nom.
  • Gaston Berry[47].
  • Charles Vézien Maisonneuve. Né à Vouneuil-sur-Vienne le et mort à Vouneuil-sur-Vienne le . Il profite des débuts de la Révolution : il devient à la suite de son beau-père l’homme de confiance du marquis de la Roche du Maine ; dès 1790 il est élu juge de paix du canton, puis en 1792 il est un des administrateurs du département, poste qu’il occupe jusqu’à la Convention. Sous la Terreur, lors du procès de son seigneur, Charles d’Appelvoisin, Vézien est suspecté de complicité : il a été vu avec son beau-père, durant une partie de l’hiver, en train de feuilleter les papiers au château, « pour y faire les affaires du marquis ». Son beau-père est accusé d’avoir fourni de l’or et de l’argent au marquis pour émigrer, et d’avoir fait retirer ses bancs de l’église de Vouneuil, afin de les soustraire à la destruction. Si le marquis de la Roche du Maine, seigneur de Chitré et du Fou est guillotiné à Paris le , la participation de Charles Vézien au comité de surveillance de la commune lui permet d’échapper à d’éventuelles poursuites. Il est présenté comme « bon patriote ». Il reste notaire et en l’an VI est choisi comme président du conseil municipal. Notaire royal puis impérial (il est notaire à Vouneuil-sur-Vienne du au ), député nommé par les gardes nationales du district de Châtellerault (), maire, président du canton, c’est une des personnalités marquantes du département et sa fortune est considérable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[10].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  2. Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  3. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente
  4. IFEN-BD CORINE Land Cover® 2006, toutes couches « Forêt », hors espace vert artificialisé non agricole
  5. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  6. Mares répertoriées par maille, d’après cartes IGN, dans l’Inventaire des mares de Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature 2003
  7. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  8. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  9. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  10. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  11. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  12. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  13. « Station Météo-France Naintre - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  14. « Orthodromie entre Vouneuil-sur-Vienne et Naintré », sur fr.distance.to (consulté le ).
  15. « Station Météo-France Naintre - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  16. « Orthodromie entre Vouneuil-sur-Vienne et Biard », sur fr.distance.to (consulté le ).
  17. « Station météorologique de Poitiers-Biard - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
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