Bonneuil-Matours

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Bonneuil-Matours
Bonneuil-Matours
Le pont de Bonneuil-Matours sur la Vienne en mai 2013.
Image illustrative de l’article Bonneuil-Matours
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grand Châtellerault
Maire
Mandat
Franck Bonnard
2020-2026
Code postal 86210
Code commune 86032
Démographie
Gentilé Bonnimatois
Population
municipale
2 104 hab. (2017 en augmentation de 1,06 % par rapport à 2012)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 57″ nord, 0° 34′ 17″ est
Altitude Min. 51 m
Max. 141 m
Superficie 42,80 km2
Élections
Départementales Canton de Chauvigny
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web https://www.bonneuil-matours.fr/

Bonneuil-Matours est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Bonnimatois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Bonneuil-Matours présente un paysage singulier de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose [2] :

  • de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour 51 %, de terres fortes pour 10 % et de terres de brandes pour 9 % sur les plateaux du Seuil du Poitou,
  • de champagnes ou aubues (ce sont des sols gris clair, argilo-limoneux, sur craie et donc calcaires) pour 15 % sur les collines,
  • de calcaires pour 16 % dans les vallées et les terrasses alluviales.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 10 km de cours d'eau dont les principaux sont la Vienne sur une longueur de 6 km et l'Ozon sur une longueur de 4 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[3], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville proviendrait pour Bonneuil, de bonoialo. Ce mot est formé à partir du latin bonus et du suffixe gaulois ialo qui indiquent une clairière défrichée. Matours est une corruption du latin monasterium qui signifie : monastère[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le sous-sol en calcaire jurassique a longtemps constitué une importante source de revenus pour la population villageoise de Bonneuil-Matours. Le calcaire a été utilisé comme pierre de construction dès le XVIe siècle sur le lieu-dit les Fonds de Masseaux. Contrairement à ce que l’on peut découvrir dans d’autres communes du pays châtelleraudais (à Senillé, à Prinçay, ou à Thuré), les carrières ne furent pas creusées dans le sous-sol, mais continuèrent, comme à l’époque gallo-romaine, à être à ciel ouvert. Les pierres extraites, dite pierres de Damasseau, étaient acheminées par charrettes vers le port et embarquées sur la Vienne jusqu’à Châtellerault. Cette pierre dure fut ainsi utilisée pour la construction des piles du pont de Châtellerault mais aussi, au XIXe siècle pour l’édification des soubassements de l’église de Vouneuil-sur-Vienne.

Le travail des carriers était particulièrement difficile. Il demandait une grande force physique. À l’aide d’un pic à long manche, le carrier creusait dans le front de taille une saignée d’environ 60 cm de hauteur pour isoler le bloc à extraire. Il insérait ensuite dans ce sillon des coins en bois dur et sec avec un maillet. Ce coin était mouillé afin de gonfler et, ainsi, par pression, provoquer une rupture à l’arrière du bloc. Le bloc était, ensuite, débité en pierres de construction qui étaient chargées sur une charrette pour être stockées à l’air libre et séchées, avant d’être acheminée sur les bords de la Vienne.

Les carriers à temps plein étaient rares. C’étaient essentiellement des paysans qui travaillaient à la carrière l’hiver pour s’assurer un complément de revenu. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, cette activité disparut à la suite de l’importance de la mortalité masculine pendant la guerre, d’une désertification des campagnes et du fait, aussi, de la concurrence du ciment entrant dans la confection du mortier qui une fois durcit résiste au gel contrairement au tuffeau.

Bonneuil-Matours accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole d'affranchissement. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires[5].

En 1846, un pont suspendu est construit sur la Vienne : il donne passage aux véhicules allant jusqu’à 5,5 t[6]. Il est reconstruit en 1932 selon une nouvelle technique, avec des câbles à torsion alternative (deuxième pont suspendu au monde à utiliser cette technique aujourd’hui généralisée)[6].

Au début de la Seconde Guerre mondiale, des baraquements sont construits sur la rive gauche, au sud du pont suspendu, pour accueillir des réfugiés belges. Dès juillet 1940 et jusqu’à 1944, ces baraquements sont occupés par différentes troupes allemandes. En 1944, c’est un des bataillons de réserve de la 17e division SS qui est installé à Bonneuil-Matours. Il mène diverses opérations contre la Résistance et les SAS de l'opération Bulbasket. En représailles à la mort du lieutenant SAS Stephens, tué à coups de crosse, le camp est bombardé le 14 juillet. C’est le 140e Wing qui est chargé de la mission : il envoie 14 Mosquitos des 21e (Royal Air Force), 464e (Royal Australian Air Force) et 487e squadrons (Royal New Zealand Air Force), armés de bombes américaines M-76 au napalm (c’est la première utilisation militaire du napalm en Europe) et de bombes explosives[7]. Ils sont escortés par 12 Mustang du 65e squadron de la RAF. Le bombardement se fait à 1 000 pieds[7], mais ne place aucun coup au but. Il semble que les aviateurs aient été trompés par les ombres des bâtiments, ou qu’ils aient cherché à épargner le bourg[8]. Cependant, un incendie est tout de même déclenché, et ravage toutes les constructions[9]. Les SS, qui revenaient d’une opération contre les maquis de l’Indre (Bélâbre, attaqué le 11 juillet), s’abritent dans un fossé : les bombardiers effectuent un deuxième passage pour mitrailler les soldats[8]. Sur les 400 Allemands présents, les bilans varient entre 80 et 100 morts et blessés, à 200 morts pour le plus élevé. Le camp est abandonné[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[11]
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 1947 octobre 1954 Joseph Devergne    
octobre 1954 février 1965 Edmond Menecay    
mars 1965 mars 1983 Guy Granger[12] (1911-1996)   Peintre
mars 1983 juin 1995 Jean Bodin[13] (1923-2018)   Agriculteur
Officier du Mérite agricole
juin 1995 novembre 1997
(démission)
Pierre Tranchant[14] (1929-2011)   Secrétaire de mairie
novembre 1997 mars 2001 Bernard Marteau    
mars 2001 mars 2008 Jean-Luc Mathieu DVD  
mars 2008[15] mai 2020 Isabelle Barreau-Enon[16] (1964- ) UMP-LR Chef d'entreprise
Conseillère départementale du canton de Chauvigny (2015 → )
8e vice-présidente de la CA de Grand Châtellerault
mai 2020 En cours Franck Bonnard SE  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2017, la commune comptait 2 104 habitants[Note 1], en augmentation de 1,06 % par rapport à 2012 (Vienne : +1,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2301 3091 4521 2731 3051 4031 4271 4501 508
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5111 5341 5311 4061 5151 4371 4191 3921 417
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3061 3231 3141 2191 2331 1851 1561 1841 211
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 2271 1471 2361 5101 6421 7081 8872 0282 112
2017 - - - - - - - -
2 104--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l'Insee, la densité de population de la commune était de 47 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt, il n'y a plus que 10 exploitations agricoles en 2010 contre 15 en 2000[21].

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté de 17 % et sont passées de 1 hectares en 2000 à 1 hectares en 2010[21]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[22].

29 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi un peu de maïs), 8 % pour les oléagineux (colza et tournesol) , 27 % pour le fourrage et 27 % reste en herbes.

3 exploitations en 2010 (même nombre en 2000) abritent un élevage de bovins (676 têtes en 2010 contre 460 têtes en 2000). Les petits élevages d'ovins et de volailles ont disparu en 2010[21].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Pont suspendu[modifier | modifier le code]

Le pont suspendu est construit en 1846. Sa reconstruction en 1932 utilise les mêmes piles, et la technique dite des câbles à torsion alternative en fuseau, avec des câbles composés de 127 fils d’acier. C’est le deuxième pont au monde à utiliser cette technique, après celui de Vicq-sur-Gartempe[6]. Le tablier mesure 108,67 m de long, et permet le passage de véhicules de 19 t[6].

Château de Crémault[modifier | modifier le code]

Le château de Crémault est inscrit comme monument historique pour sa cour et son portail depuis 1930.

Château de Mariéville[modifier | modifier le code]

Le château de Mariéville est inscrit comme monument historique depuis 1990 pour sa fontaine et son portail.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Monastère Saint-Joseph[modifier | modifier le code]

Le monastère Saint-Joseph est une communauté de sœurs augustines. Cet ordre est fondé en 1644 par le père Pasquier Bourray (1594–1651) ; les sœurs hospitalières augustines de Poitiers se sont rattachées en 1962 à la fédération des augustines de la Miséricorde de Jésus.

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre est citée vers 980 dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Cyprien de Poitiers, sous la mention de Bonolio Monasterio. Administrée par un prieur et quelques moines, elle restera prieuré jusqu'à la Révolution, d'où l'importance de son chœur roman avec ses stalles et son abside.

L'église, à l'exception de la nef moderne construite en 1845, est classée monument historique depuis 1910.

Aspect extérieur[modifier | modifier le code]

La construction de l'édifice actuel daterait du XIIe siècle. Il a conservé de l'époque romane toute sa partie est : chœur et clocher. La nef a été entièrement reconstruite à la fin des années 1850, et son auvent supprimé ; quant à la sacristie, elle date de 1858.

L'église, bâtie sur la rive gauche de la Vienne, présente un plan simple : un vaisseau unique, une travée sous clocher et un sanctuaire avec une travée droite et une abside en léger retrait.

Le chevet rappelle celui de l'église de Bonnes ou de Notre-Dame de Chauvigny. Il présente une baie axiale, accompagnée de deux étroites arcades aveugles et un décor d'ornements géométriques. Sur le parement sud du clocher massif, il est possible de voir quelques étranges signes lapidaires.

Son intérieur[modifier | modifier le code]

La première travée, très étroite, est couverte par la voûte surbaissée de la tribune. La nef proprement dite comporte trois travées et reçoit le jour de six baies garnies de vitraux dus aux frères Guérithault, verriers de Poitiers ; ces vitraux datent de 1876, et représentent : saint Blaise et, en face, sainte Néomaye, puis l'archange saint Michel et, en face, saint Joseph ; le cœur sacré de Jésus au cœur immaculé de Marie.

Dans la nef sont disposées trois statues modernes en plâtre : Thérèse de l'Enfant Jésus, Jeanne d'Arc et une Vierge à l'Enfant. Les fonts baptismaux et le bénitier ont été offerts par le comte de Croy en 1858.

Les murs intérieurs du clocher, pour pouvoir supporter sa masse, ont été doublés par de solides colonnes surmontées de chapiteaux sculptés. Leur décor est assez peu homogène ; il présente des parentés avec ceux de Saint-Pierre de Chauvigny et, surtout, avec ceux du prieuré de Villesalem : oiseaux affrontés devant une coupe (thème ancien inspiré d'Isaïe 12-3 : "Vous puiserez de l'eau avec joie aux sources du salut"), feuilles d'acanthe, lions adossés, serpents...

Entre les baies, des arcades aveugles rythment la paroi de l'abside et de l'ancien chœur. Ce dernier est garni de stalles, témoignage du passé monastique de l'église. La voûte en cul-de-four a été décorée d'une peinture fortement restaurée mais dans un style ancien : le Christ est assis dans une mandorle, le sang de ses cinq plaies rayonne sur l'univers. Les quatre figures du Tétramorphe l'entourent.

Le vitrail de la baie axiale représente saint Pierre délivré de sa prison, tenant dans ses mains ses fers. Le thème du vitrail est tiré des Actes des Apôtres 12,6-8 : "Cette nuit-là, Pierre dormait entre deux soldats, maintenu par deux chaines et des gardes étaient en faction devant la porte. Mais, tout à coup, l'ange du Seigneur surgit et le local fut inondé de lumière... Les chaînes se détachèrent.". Ce vitrail a été offert en 1864 par Camille de Croy. Il a été réalisé par les Ateliers Charlemagne de Toulouse ; une observation attentive montre qu'il a été posé à l'envers !

De part et d'autre du vitrail, les figures de saint Pierre et de saint Paul sont peintes et sont reconnaissables à leurs attributs : les clés pour saint Pierre à droite, l'épée pour saint Paul à gauche. Ces deux peintures ont été retouchées au XIXe siècle ; cependant, leur style et les étoiles qui les entourent évoqueraient le XVIe siècle.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune contient huit zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [23] qui couvrent 89 % de la surface communale:

  • La lande du Pinail qui bénéficie aussi de protections issues d'engagements internationaux relevant de la directive habitats-faune-flore[24].
  • Les Bornais de Bellefonds,
  • Le Mille Bois,
  • la forêt de Mouliere,
  • Les brandes de la Dispute,
  • Les brandes de la Nivoire et les brandes des Tirea,
  • Le massif de Mouliere,
  • Le plateau de Bellefonds.

Ces deux dernières zones sont aussi classées par la Directive oiseaux qui assure la protection des oiseaux sauvages et de leurs biotopes[24] .

La forêt de Moulière[modifier | modifier le code]

D'une superficie de 5 000 ha, la Forêt de Moulière est située au nord-est de Poitiers et couvre neuf communes : Bignoux, Bonneuil-Matours, La Chapelle-Moulière, Dissay, Liniers, Montamisé, Saint-Cyr, Saint-Georges-lès-Baillargeaux et Vouneuil-sur-Vienne.

Le bois de la Foye et les brandes de la Dispute[modifier | modifier le code]

Le bois de la Foye et les brandes de la Dispute se situent au sein des bois de Chitré qui constituent un vaste massif boisé s’étendant sur un plateau de la rive droite de la Vienne, au cœur du Seuil du Poitou, entre Châtellerault et Chauvigny. C’est un site classé zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique.

Les sols dominant sur les plateaux sont des bornais, c’est-à-dire des sols acides, plus ou moins imperméables et hydromorphes. Par contraste, sur les pentes et dans le vallon de l’Hordin, les sols argilo-calcaires dominent. Ce contexte explique la grande diversité d’habitats rencontrés sur le site et l’originalité de certains d’entre eux : chênaie calcifuge atlantique et landes sur le plateau, chênaie-charmaie sur les pentes et, surtout, la tourbière alcaline de la Fontaine aux Vaches qui occupe près d’un hectare.

La flore et la faune y sont donc très diversifiées, parmi lesquelles les oiseaux, les amphibiens et les plantes à fleurs représentent les éléments les plus intéressants.

Sur le plan botanique, la zone la plus intéressante est la tourbière de la Fontaine aux Vaches, un type de milieu rare et très localisé au sein de la région Poitou-Charentes. On y trouve des plantes rares comme l’Orchis élevé et l’Epipactis des marais, la Gentiane peumonanthe (représentante isolée dans ces plaines atlantiques d’un genre emblématique des pelouses alpines), des laîches typiques de ces milieux asphyxiants (comme la laîche puce). On pourra aussi découvrir :

Les amphibiens sont biens représentés: le Sonneur à ventre jaune qui est petit crapaud que l’on trouve dans les ornières forestières (en forte régression partout en Europe de l’Ouest et on connait, en 2008, moins de 10 stations dans le département de la Vienne), la Grenouille de Lesson, le Triton marbré, le Crapaud calamite et la Rainette verte. Ces espèces sont protégées en France.

Quant à l’avifaune, elle se singularise par la présence d’un riche cortège d’oiseaux nicheurs propres au biotope constitué par les landes et les boisements ouverts, tels que l’Engoulevent d’Europe, la Fauvette pitchou, le Busard Saint-Martin, Busard cendré, Faucon hobereau la Bécasse des bois.

Les brandes de la Nivoire et les brandes des Tireaux[modifier | modifier le code]

Les brandes de la Nivoire et les brandes des Tireaux sont situées à mi-chemin entre les villes de Chauvigny et de Châtellerault, soit un peu à l’est de la vallée de la Vienne. Ces sites couvrent une partie des territoires des communes d’Archigny, de Bonneuil-Matours et de Chenevelles.

Des oiseaux protégés ou rares y ont été recensés notamment la Caille des blés, le Courlis cendré, la Huppe fasciée, le Milan noir ou le Vanneau huppé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maurice Fombeure (1906-1981), écrivain auquel un musée est consacré à Bonneuil-Matours.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  3. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  4. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  5. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 195
  6. a b c et d Laurent Pinot, « Le pont de Bonneuil sera rénové pour la fin 2014 », Centre-Presse, 5 février 2011, p. 23
  7. a et b Christian Richard, 1939-1945 : la guerre aérienne dans la Vienne, Geste éditions, , 348 p. (ISBN 2-84561-203-6), p. 205
  8. a et b Richard, op. cit., p. 212
  9. Richard, op. cit., p. 211
  10. Richard, op. cit., p. 213
  11. Les maires de Bonneuil-Matours depuis 1790, sur bonneuil-matours.fr
  12. La fiche généalogique de Guy, Georges, Camille Granger sur Geneanet
  13. « Décès de l’ancien maire Jean Bodin », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  14. « Ancien maire, Pierre Tranchant n'est plus », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  15. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  16. « Isabelle Barreau-Enon », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  21. a b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  22. Agreste – Enquête Structure 2007
  23. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  24. a et b DREAL Poitou-Charentes / MNHN, 2013