Attaque Rossolimo

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abcdefgh
8
Chessboard480.svg
Tour noire sur case blanche a8
Fou noir sur case blanche c8
Reine noire sur case noire d8
Roi noir sur case blanche e8
Fou noir sur case noire f8
Cavalier noir sur case blanche g8
Tour noire sur case noire h8
Pion noir sur case noire a7
Pion noir sur case blanche b7
Pion noir sur case blanche d7
Pion noir sur case noire e7
Pion noir sur case blanche f7
Pion noir sur case noire g7
Pion noir sur case blanche h7
Cavalier noir sur case blanche c6
Fou blanc sur case blanche b5
Pion noir sur case noire c5
Pion blanc sur case blanche e4
Cavalier blanc sur case blanche f3
Pion blanc sur case blanche a2
Pion blanc sur case noire b2
Pion blanc sur case blanche c2
Pion blanc sur case noire d2
Pion blanc sur case noire f2
Pion blanc sur case blanche g2
Pion blanc sur case noire h2
Tour blanche sur case noire a1
Cavalier blanc sur case blanche b1
Fou blanc sur case noire c1
Reine blanche sur case blanche d1
Roi blanc sur case noire e1
Tour blanche sur case blanche h1
8
77
66
55
44
33
22
11
abcdefgh
Position de base de l'attaque Rossolimo

L'attaque Rossolimo[1] est une ouverture du jeu d'échecs qui débute par les coups 1. e4 c5 2. Cf3 Cc6 3. Fb5. C'est une variante de la défense sicilienne classée parmi les anti-siciliennes, car elle évite aux Blancs d'apprendre toute la théorie des lignes plus classiques amenées par le coup 3. d4. Bien que cette variante date du milieu du XIXe siècle, elle a pris le nom du grand maître international franco-américain du XXe siècle, Nicolas Rossolimo. Elle est aussi appelée attaque Nejmetdinov[2] ou attaque hispano-sicilienne[3].

Bien qu'étant classée parmi les anti-siciliennes, la Rossolimo est une ouverture positionnellement correcte. Elle a même été jouée occasionnellement par Garry Kasparov (voir partie ci-dessous).

Exemples de parties[modifier | modifier le code]

Bobby Fischer-Boris Spassky, Sveti Stefan (Monténégro), 1992, 11e partie

1. e4 c5 2. Cf3 Cc6 3. Fb5 g6 4. Fxc6 bxc6 5. o-o Fg7 6. Te1 e5 7. b4! (une nouveauté théorique à l'époque; ce sacrifice de pion permet d'obtenir le contrôle des cases noires) cxb4 8. a3 c5 9. axb4 cxb4 10. d4 exd4 11. Fb2 d6 12. Cxd4 Dd7 13. Cd2 Fb7 14. Cc4 Ch6 15. Cf5! Fxb2 16. Ccxd6+ Rf8 17. Cxh6 f6 18. Cdf7 Dxd1 19. Taxd1 Re7 20. Cxh8 Txh8 21. Cf5+! gxf5 22. exf5+ Fe5 23. f4 Tc8 24. fxe5 Txc2 25. e6 Fc6 26. Tc1 Txc1 27. Txc1 Rd6 28. Td1+ Re5 29. e7 a5 30. Tc1 Fd7 31. Tc5+ Rd4 32. Txa5 b3 33. Ta7 Fe8 34. Tb7 Rc3 35. Rf2 b2 36. Re3 Ff7 37. g4 Rc2 38. Rd4 b1D 39. Txb1 Rxb1 40. Rc5 Rc2 41. Rd6 1-0 (les Blancs n'auront pas de difficulté à gagner, par exemple par 41...Rd3 42. Rd7 Re4 43. e8D+ Fxe8+ 44. Rxe8 Rf4 45. Rf7 Rg5 46. h4+ Rxh4 47. Rxf6 Rxg4 48. Re6 h5 49. f6 h4 50. f7 h3 51. f8D h2 52. Df1).

Garry Kasparov-Vladimir Kramnik, Trophée Immopar 1992, Paris

1. e4 c5 2. Cf3 Cc6 3. Fb5 e6 4. o-o Cge7 5. c3 d5 6. exd5 Dxd5 7. Te1 g6 8. b4! Fg7 9. Fb2 o-o 10. c4 Dh5 11. Fxg7 Rxg7 12. bxc5 Dxc5 13. d4 Db6 14. Cc3 Td8 15. Fxc6 Dxc6 16. De2 a6 17. Tac1 Dc7 18. d5 f6 19. dxe6 Td6 20. Cd5 Dd8 21. Cxf6 Txe6 22. Ce4 Cc6 23. Db2+ Rg8 24. Cfg5 Te5 25. f4 Tf5 26. Tcd1 1-0 (sur 26...Df8 ou 26...De7, il suit 27. Cd6 Dg7 28. Db3 Cd4 29. Db6 avec un énorme avantage des Blancs, et sur 26...Dc7, 27. Cf6+ Txf6 28. Te8+ Rg7 29. Cxh7 Dxf4 30. Cxf6 Dxf6 31. Tg8+ Rxg8 32. Dxf6) .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas Giffard et Alain Biénabe, Le Nouveau Guide des échecs. Traité complet, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1710 p. (ISBN 978-2-221-11013-3), p. 237
  2. Eric Schiller, Standard Chess Openings, Cardoza Publishing, 2002, p. 205.
  3. François Le Lionnais et Ernst Maget, Dictionnaire des échecs, Paris, Presses universitaires de France, , 432 p., p. 181